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 ♫ My life is ripping your heart out and destroying my pain ♫ (Bonnie & Clyde)

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Posté le Mer 31 Jan - 22:20


My life is ripping your heart out and destroying my pain. (Bonnie & Clyde)
Are you ready?! This place inside my mind, a place I like to hide. You don't know the chances. What if I should die?! A place inside my brain, another kind of pain. Another place I find to escape the pain inside. You don't know the chances. To burn, to burn, to burn inside! Live a life that seems to be a lost reality that can never find a way to reach my inner self. I stay alone. How deep can I go in the ground that I lay? If I don't find a way to seek through the gray that clouds my mind. This time I look to see what's between the lines. I can see, I can see, I'm going blind...  ► Korn - Blind

L'espace d'un moment Bonnie elle oublie tout. Elle oublie cette histoire avec Clyde. Oublie que huit années se sont écoulées, qu'elle l'a brisé comme jamais personne auparavant, se brisant également par la même occasion. Elle oublie alors qu'ils font une bataille d'eau comme deux gamins insouciants. Et Bonnie retrouve le sourire. Un sourire sincère, comme elle n'en avait pas esquissé depuis longtemps. Et elle profite surtout, lâche prise, car une petite voix au fond d'elle ne cesse de lui répéter que tout ceci ne durera pas. Répit de courte durée. Calme avant la tempête. Du Bonnie&Clyde en somme. Les choses ne peuvent jamais aller parfaitement, quand ils sont tous les deux. A croire que le destin a décidé de les prendre pour cible constamment. Et il ne faut pas longtemps pour qu'il fasse son œuvre d'ailleurs, et mette un terme à cette situation qui assez durée. Bonnie en a oublié sa cheville foulée, mais son corps est là pour le lui rappeler. Elle manque de tomber dans la rivière. Yeux écarquillés par la surprise, elle tend les bras en avant, espérant que Clyde la rattrape au vol. Ou plutôt priant pour qu'il la rattrape malgré la haine qu'il peut ressentir pour elle. Car la chute sur les cailloux risque de faire affreusement mal. Et c'est presque avec soulagement qu'elle sent ses mains saisir ses poignets et l'attirer à lui. L'action se déroule très rapidement. Quelques secondes à peine. Et si Bonnie se sent soulagée d'avoir évité le pire, lançant même une blague au passage, la réalité la rattrape tout aussi rapidement.

Il lui faut un moment pour comprendre. Comprendre qu'elle est actuellement dans les bras de Clyde. Cœur qui bat la chamade, elle manque d'air alors que ses doigts se resserrent sur les bras du guitariste. Corps légèrement tremblant à cause de leur bataille d'eau, mais surtout par cette proximité retrouvée. Et il ne faut pas grand chose pour que leurs souffles se mêlent alors qu'elle relève la tête vers lui. Et Bonnie ne saurait dire ce qu'elle lit dans les yeux de Clyde. Un mélange de sentiments qu'elle ne parvient pas à déchiffrer ou même cerner. En tout cas, elle a bien remarqué qu'il s'est figé. Et c'est suffisant pour qu'elle finisse par se reculer la brune. Clyde la déteste tellement que cette situation l'a totalement crispé. Voilà ce qu'elle croit la chanteuse, alors qu'elle coupe court à tout contact entre eux, comme si elle s'était pris un coup de jus, le remerciant de l'avoir sauvée au passage. Pas sûr qu'il aie entendu, tellement la voix de Bonnie n'est qu'un murmure à peine audible. Et la gêne prend place, alors qu'elle détourne le regard, cache son visage à l'aide de ses longs cheveux bruns. Le rouge lui monte au joue à Bonnie, en plus des larmes. A croire que c'est devenu une habitude ! Mais non, elle ne craquera pas. Pas une nouvelle fois. Sauf que là, elle ne sait pas quoi faire pour pallier à cette gêne ambiante. Et elle s'apprête à dire quelque chose. Proposer de rentrer, parce qu'elle commence à avoir froid, ou tout autre connerie qui pourrait paraître vrai. Et au fond, ce n'est pas entièrement faux, elle tremble encore un peu Bonnie, à cause de ses vêtements trempées. Et une part d'elle voudrait que Clyde la serre dans ses bras. Qu'il la serre vraiment. Sauf que cette partie d'elle-même est vite rappelée à l'ordre par celle qui est plus rationnelle et raisonnable, et qui sait que ce n'est pas une bonne idée. Celle qui lui souffle a l'oreille qu'elle a bien trop bu. Et bordel, Bonnie le sait ça. Elle le sait parfaitement. Et pourtant...

La suite lui paraît presque irréelle tellement elle la surprend. Clyde s'approche d'elle, repousse les mèches qui tombent devant son visage d'un geste tendre. D'un geste qui lui a manqué depuis huit ans maintenant. En même temps, son autre main se place au niveau de sa hanche pour l'attirer à lui Et Bonnie n'a pas d'autre choix que de le regarder, alors qu'il relève son visage vers lui. Elle voudrait dire quelque chose, s'apprête à le faire d'ailleurs... Mais est coupée dans son élan par les lèvres du guitariste qui se posent sur les siennes. Geste inespéré que Bonnie ne repousse pas, bien au contraire. Mais geste bien trop court qui ne lui laisse pas le temps de réagir et d'y répondre, car déjà Clyde s'éloigne et s'excuse, laissant la chanteuse pantelante et dans l'incompréhension la plus totale. Les questions fusent dans sa petite tête brune alors que Clyde leur trouve des excuses. C'est vrai, elle a trop bu. Beaucoup trop bu. Et peut-être que lui est crevé également. Mais putain, elle en avait envie ! Vraiment envie ! Et pas juste à cause de l'alcool. Ça elle le sait. Elle le ressent dans chaque cellule de son corps qui ne se remet pas encore de ce qui vient de se produire. Figée, elle ne fait rien, ne dit rien, alors que le guitariste s'éloigne, affirmant qu'ils doivent rentrer. Bonnie l'observe sans un mot, alors que sa déesse intérieure (comme l'appelle l'auteure de cette merde de 50 nuances) lui hurle de le retenir, pendant que sa conscience la somme de lui emboîter le pas... Ce qu'elle fait. A distance raisonnable. Sa cheville lui fait encore mal, mais ce n'est rien comparé à son cœur qui bat douloureusement trop fort. Elle boîte Bonnie, lutte et grimace à chaque pas. Accentue très certainement la blessure à chaque fois qu'elle s'appuie dessus. Mais elle tient bon. Parce qu'elle ne veut pas perdre Clyde de son champs de vision. Pas maintenant. Pas après ce qu'il vient de se passer. Après ce qu'il vient de faire. Elle veut des réponses Bonnie, et elle les veut maintenant. Même si elle ne s'en souviendra peut-être pas demain. En tout cas, elle va tout faire pour garder ce moment en mémoire. Ce baiser, elle sait qu'elle ne l'oubliera pas. Elle ne peut pas. Alors, elle presse le pas, Clyde poursuivant sa route, lui tournant toujours le dos. Et quand la distance est suffisamment réduite, Bonnie attrape son t-shirt d'une main pour qu'il s'arrête. Et elle reste comme ça de longues secondes la brune, cherchant les bons mots, la meilleure manière de s'exprimer sans qu'il ne comprenne de travers. Elle voudrait lui dire ce qu'elle ressent en ce moment. Ce qu'elle ressent vraiment. Beaucoup trop de choses à dire, tout s'embrouille dans son esprit. « J'croyais que tu me détestais. » qu'elle parvient finalement à articuler dans un souffle. « Toi... t'as rien pris alors... J'comprends pas. J'comprends pas pourquoi t'as fait ça. Huit ans, je sais que tu me hais alors pourquoi ? » qu'elle poursuit, ne laissant pas le temps à Clyde de réagir. Elle a beau réfléchir à ce qu'elle doit dire Bonnie, les mots sortent comme ils viennent. Et elle n'est pas vraiment sûre de vouloir entendre la réponse, finalement... « J'ai p'tete bu mais.. J'en avais envie. » qu'elle confesse dans un murmure, resserrant sa prise sur le t'shirt de Clyde. Pas sûre que ce soit la meilleure chose à avouer en cet instant, alors qu'elle oublie qu'un autre homme l'attend à l'appartement...

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Posté le Jeu 1 Fév - 1:06


My life is ripping your heart out and destroying my pain. (Bonnie & Clyde)
Are you ready?! This place inside my mind, a place I like to hide. You don't know the chances. What if I should die?! A place inside my brain, another kind of pain. Another place I find to escape the pain inside. You don't know the chances. To burn, to burn, to burn inside! Live a life that seems to be a lost reality that can never find a way to reach my inner self. I stay alone. How deep can I go in the ground that I lay? If I don't find a way to seek through the gray that clouds my mind. This time I look to see what's between the lines. I can see, I can see, I'm going blind...  ► Korn - Blind

Il a fait une connerie, Clyde. C’est ce qu’il ne cesse de se répéter, pour se convaincre de ne pas se retourner. De ne pas faire de nouveau face à la brune. De ne pas l’embrasser de nouveau. Réellement, cette fois. Comme il l’avait fait tant de fois, de par le passé. Ou comme il a rêvé de le faire des millions de fois, depuis. Il ne peut pas, toutefois. En fait, il ne doit pas, ça serait plus proche de la réalité de dire ça ainsi. Parce qu’ils ne sont plus les gosses qu’ils ont été. Qu’ils ont changés, que leur relation a changée, profondément, totalement, et très probablement définitivement. Il a déjà pu commencer à se le graver à l’esprit, en ayant la brune contre lui. Le corps d’une femme, non plus d’une ado commençant à devenir progressivement une femme. Le corps d’une femme, qui se moulait un peu trop à son goût, dans l’espace de ses bras. Il l’a réalisé un peu plus, durant leur fugace baiser. C’étaient les lèvres de Bonnie, celles dont il avait l’habitude, sans être les mêmes. Etrange. Déroutant. Loin d’être désagréable. Et il sait parfaitement, en cet instant précis, il a un semblant de lucidité, que s’il l’embrasse de nouveau, ça ne sera pas un bref baiser. Il en voudra plus. Pas forcément au point de la déshabiller ici-même, bien que ça ne le dérangerait sans doute pas ! Mais il voudra un vrai baiser, puis un autre, et encore un autre. Jusqu’à épuisement. Jusqu’à pouvoir redécouvrir, même si ça n’est que partiellement, son corps. Ou le découvrir, du moins, vu qu’il a dû changer, mine de rien. Rien que partir à sa conquête, du bout des lèvres, du bout des doigts. Mais ça serait la pire idée au monde. Car elle est bourrée, et le regrettera sans doute, le lendemain. Ou l’oubliera. Et il ne sait pas ce qui est le pire, entre ces 2 possibilités, Clyde. Car lui, il regrettera, mais qu’à peine, car il en meurt d’envie, de l’embrasser, sa Bonnie. Tout comme il sait qu’il ne supportera pas qu’elle oublie ça. Ni la possibilité qu’elle feigne avoir oublié. S’il s’en fout, de se retrouver avec une nana, quand il a trop bu, qu’elle a trop bu, qu’ils sont bourrés tous les deux, qu’ils ne s’en souviendront qu’à peine le lendemain, avec elle, c’est différent. Ouais, avec Bonnie, c’est différent. Il ne veut pas que l’alcool foute tout en l’air. S’il devait se laisser aller à céder, il voudrait qu’ils soient sobres, tous les deux, qu’ils aient les idées claires, la conscience de ce qui se passe.  Pas que ça soit juste comme ça. C’est assez étonnant de découvrir une telle chose, sur l’Irlandais, lui qui collectionne les nanas comme certains collectionnent des bibelots à la con. Ca n’a jamais de sens. De simples baisers, comme une partie de jambes en l’air. Ca n’a pas de sens, à part assouvir un besoin, ressenti à un moment précis. Parce que l’occasion se présentait. Afin d’oublier sa vie qui tourne autour d’une nana qui s’en tape, de lui, et qui n’a même pas conscience qu’il est encore raide dingue d’elle. Mais avec Bonnie, non, il ne veut pas de ça. Il n’a jamais voulu de ça, d’ailleurs. A l’époque, c’était déjà ainsi. C’est grâce à ça, à cette différence qu’il faisait sans s’en rendre compte, entre les instants passés avec la bassiste, et ceux passés avec des filles rencontrées un peu partout, qu’il avait fini par ouvrir les yeux. Par comprendre. Admettre qu’il tenait à elle. Vraiment. Qu’il en était amoureux. Qu’il ne voulait plus la partager, la savoir entre les bras d’autres gars que lui. Qu’il ne pouvait plus être avec une autre fille, sans vouloir que ça soit elle, dans son lit, dans ses bras, en train de l’embrasser. Et c’est grâce à cette prise de conscience, en ce moment précis, qu’il réalise. Que c’est toujours là. Que c’est pas juste une page qu’il arrive pas à tourner, car il a pas eu son mot à dire, sur la fin de leur histoire. Que c’est plus profond que ça. Plus grave que ça, en un sens. Putain, Clyde, il est encore amoureux de Bonnie, il est encore accro à elle. Jusqu’alors, il en avait conscience, en quelque sorte, mais c’était lointain, il parvenait à se voiler la face. Là, maintenant, c’est mort, il pourra plus prétendre que c’est rien, juste des relents de ce qu’il éprouvait pour elle.

Il ferme sa gueule, Clyde. Comme il aimerait fermer son cœur, à triple tour, non pas sans avoir débarrasser cet imbécile de ce qu’il continue à éprouver pour la Turner. Une seule envie loge dans l’esprit de Clyde : partir de cette maudite rivière. Ne plus jamais y revenir. Ou tourner les talons, si jamais il y croise de nouveau la petite sœur de son meilleur pote. Aller picoler aussi. Il a une méchante envie de se torcher la gueule, là. Et de réfléchir à un moyen de faire comme si rien ne s’était passé. Ca le soulage presque, de savoir qu’elle aura possiblement tout oublié demain, Bonnie. Même si ça le flingue, d’un autre côté. Mais au moins, comme ça, elle ne devrait pas réaliser ce qu’il a tenté de lui cacher, la veille, quant à ce qu’il peut bien éprouver pour elle. Elle ne saura pas qu’elle est encore et toujours en position de le détruire, si elle le souhaite. Il est tendu, quand il marche. Ses poings sont crispés, sa mâchoire est serrée, son regard est noir. La colère paraît l’habiter, là. Alors qu’à l’intérieur, c’est une autre chose, qui se trame. Frustration de s’être détourné d’elle aussi rapidement. Dégoût de lui-même et de sa faiblesse. Agacement contre la brune d’être encore la seule qu’il veuille. Tristesse de savoir que ça sera oublié pour Bonnie demain, et que ça sera sans doute préférable. Il souffre, mais n’en montre rien. Il ne sait pas gérer sa peine, Clyde. Il sait juste la noyer, sous l’alcool, avec bien trop de clopes, en se roulant quelques joints, dans les bras de pétasses sans intérêt, en se bagarrant au point de finir à l’hosto quand pas en cellule. La colère, c’est un truc qu’il connaît, qu’il maîtrise. Alors il sort la carte de la colère. Mais colère contre lui, pas contre elle. Sauf qu’elle ne peut le savoir, Bonnie, ça. Et ça lui va bien, à Clyde. Aussi, les poings qu’il serre, ça n’est pas parce qu’il la méprise, mais parce qu’il tente de lutter contre son envie de se retourner. Pas forcément pour l’embrasser, mais au moins pour lui offrir son aide, vu qu’elle est blessée. Il n’en fait rien. Il se tait. Marche comme un con. Et se fige de nouveau, quand elle attrape son haut. Il soupire. Fortement. Pour bien faire comprendre qu’il est agacé. Comme s’il y avait besoin de ça.

Il se fige. Tétanisé. Visiblement en colère, alors qu’en réalité, il a presque peur. Peur de ce qu’elle s’apprête à lui dire. Va-t-elle le railler, sur les sentiments qu’elle a sans doute pu détecter, du guitariste à son encontre, précédemment ? Va-t-elle lui demander s’il a pas trop picolé, ou s’il n’a pas halluciné en se croyant revenu 8 ans en arrière ? Va-t-elle lui coller une tarte, pour s’être permis un tel geste ? Il s’attend à tout. Et à rien. Il est blasé. Mais son cœur ne cesse de battre à toute vitesse, dans l’expectative. Oh combien douloureuse, par ailleurs ! Et le verdict arrive, après de longues secondes de silence. Des secondes qui lui ont semblés être de longues minutes. Elle se questionne. Bien entendu, qu’elle s’interroge sur ce qu’il vient de faire. Il soupire, se passe une main dans sa tignasse brune, que son père ne cesse de qualifier de bien trop longue pour un gars, plus encore pour un type qui s’approche des 30 piges. Ca a toujours été un sujet de conflit, entre le père et le fils, la chevelure du guitariste. Clyde ne s’est jamais préoccupé de l’avis paternel. Ses yeux se ferment, alors qu’il tente de trouver une explication. Et vite. Sa main retombe mollement contre son flanc, quand la chanteuse ajoute qu’elle en avait envie, malgré l’alcool. Pas vraiment le truc à dire, pour aider Clyde à utiliser correctement la fonction basique de « réfléchir ». Il se mord l’intérieur de sa joue, pour repousser ce qu’il veut vraiment lui dire. Ou ce qu’il aimerait faire, en cet instant précis. Il mord tellement fort sa joue, qu’il finit par en saigner, ce sombre imbécile. Sans faire face à la brune, il commence alors : « T’as oublié que j’suis qu’un connard ? ». Il attrape la main de la jeune femme, celle qui le retient encore pour l’instant, et la déloge de son t-shirt. Rapidement. En claquant sa langue contre son palais, d’un air de dégoût. Enfin, il tente de paraître dégoûté. Dans le même temps, il tourne la tête dans sa direction, à défaut de tourner l’ensemble de son corps vers elle. La regardant ainsi, en biais, il poursuit : « J’voulais juste vérifier si t’avais pas changée, non plus. » Son regard se fait plus moqueur, alors qu’il se force à ajouter : « Alcool ou pas, t’es toujours la même, 8 ans plus tard. Même pire qu’avant, en fait, vu que t’es sensée avoir un mec. » L’insulte est là, sans être prononcée. Elle est sensée être en couple, d’après ce qu’elle lui a dit. Que ce soit sérieux ou pas, il s’en fout, elle a dit qu’elle voyait quelqu’un. Alors oui, le salope, ou le traînée, ou tout autre mot du même type, il flotte dans l’air, bien qu’il ne le prononce pas. Il se doute parfaitement qu’elle comprendra l’allusion, vu qu’ils en ont parlé hier. « A croire que rien n’change, Turner. » Et il assène le coup final, le coup de grâce, sans élégance pourtant. Il agit comme un con. Encore. Il fait en sorte qu’elle le méprise. Qu’elle ne cherche plus à voir plus loin que ce qu’il vient de dire, de sous-entendre. Il remet en avant la distance qui existe entre eux, en parlant des années écoulées, en revenant à l’utilisation de son patronyme pour l’interpeller. Il détruit le vague rapprochement qui a pu s’effectuer entre eux. Il fout tout en l’air. Pour qu’elle ne foute pas tout en l’air, qu’elle ne le brise pas, en lui faisant savoir, dans quelques jours, qu’en fait, c’est uniquement l’alcool, qui l’a poussé à feindre vouloir ce baiser.

Il est habitué, pourtant, à en dire, des horreurs, aux autres. Mais en dire à Bonnie, ça le tue. Ils se sont pourtant engueulés violement, autrefois. Mais jamais au point de se dire de telles choses, ça se limitait à des banalités, du genre « Tu me fais chier ! », « T’es con ! », ou autre. Rapidement, il détourne la tête. Il fuit sa connerie. Il fuit son envie de lui dire qu’il vient de raconter de la merde, qu’il voulait l’embrasser, et qu’il le veut toujours. Il fuit sa pulsion à lui offrir son aide, pour qu’elle arrête de se bousiller encore plus la cheville. Mais Clyde a remis sa carapace. Clyde le connard est de retour. Bien décidé à ne plus laisser Bonnie le briser. Refusant de réaliser qu'il est bien assez grand, et plus que doué, pour se briser lui-même. Et briser la brune, au passage.

Peut-être qu'en fait, le monde ne veut plus autoriser une histoire entre une Bonnie et un Clyde, que les deux célèbres malfrats à l'histoire d'amour tumultueuse qui a traversée le temps, ont foutu bien trop de bordel, pour que la vie laisse une telle connerie se reproduire. Ou peut-être que ces prénoms entraînent un certain nombre de complications en tout genre....

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“ Invité ”
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Posté le Jeu 1 Fév - 19:54


My life is ripping your heart out and destroying my pain. (Bonnie & Clyde)
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Bonnie ne s'attendait pas à ça. A cette réaction de la part de Clyde. Du dégoût, une remarque mesquine ou qu'il la repousse prestement oui. Mais  qu'il vienne passer une main sur sa hanche pour l'attirer à lui et l’embrasser ? Sûrement pas. Et l'espace d'un instant, la chanteuse se demande si elle n'est pas en train d'imaginer tout ça... Ce ne serait pas la première fois, après quelques excès. Et pourtant, même si elle doute, une partie sait qu'elle n'a pas tant bu que ça. Qu'elle ne peut pas tout inventer à ce point et surtout, qu'elle ne l'oubliera pas le lendemain. Sous le choc, la belle n'a pas le temps de réagir, de répondre à ce baiser. De montrer à Clyde qu'elle ressent la même chose. Car déjà ce dernier s'éloigne, s'excuse. Laissant Bonnie pantelante et dans un flou intersidéral. Pire que ça, il s'en va. Sans se retourner. Affirmant qu'il est temps de rentrer. Sauf que Bonnie n'a pas envie de partir. Pas comme ça. Pas alors qu'elle est encore plus perdue que d'habitude et que son cœur tambourine affreusement fort dans sa poitrine. Pas alors qu'elle se sent toute déboussolée, les jambes en coton, après ce qu'il vient de se passer. Non. Clyde n'a pas le droit de lui faire un coup pareil. Alors. La brune le suit en claudiquant, la douleur s'intensifiant à chaque pas. Mais elle s'en fout. Elle ne le laissera pas fuir. Heureusement, le guitariste ne marche pas si vite que ça. Et la brune parvient à le rejoindre. Un court instant, elle hésite. Doit-elle vraiment le retenir ? Est-ce une bonne idée ? Mais sa raison finit par se faire la malle lorsque enfin, sa main empoigne le t-shit trempé de Clyde pour l'obliger à s'arrêter. Et elle reste comme ça de longues secondes Bonnie. Peut-être même des minutes. A ne pas savoir quoi lui dire. Enfin si, elle le sait. C'est surtout la manière de lui dire qui lui échappe. Elle réfléchit, à cent à l'heure, mais rien ne vient. Quand enfin, après une profonde inspiration, elle se lance.

Elle ne comprend pas Bonnie, pourquoi il a fait ça. Parce qu'il lui a bien fait comprendre qu'il la détestait. De la haine pure et simple, le pire sentiment que vous pouvez éprouver pour quelqu'un. La haine engendre la colère, et la colère le mépris. Ou quelque chose du genre. Bonnie ne sait plus vraiment. En tout cas, elle sait ces trois sentiments intimement liés, et surtout dangereux. Enfin, d'une certaine façon. Alors, elle s'était fait une raison Bonnie, même si de son côté, les choses sont bien plus compliquées. Page pas vraiment tournée, elle s'est mise à espérer avec ce baiser inattendue. Et elle redoute la réponse de Clyde, Bonnie. Parce qu'elle le sait imprévisible. Et parce qu'elle a peur de faire fausse route... Le truc, c'est qu'elle est prête à tout lâcher la bassiste. Tout plaquer pour être avec lui. Mais cela dépendra de ce qu'il va dire... les mots ont un impact tellement fort pour elle, qu'elle craint ceux de Clyde plus que n'importe quoi en cet instant. Plus que la vue du sang, plus que sa phobie irrationnelle pour les profondeurs. Son cœur bat vite et fort, mais cette fois, d'angoisse. Mais avant, elle finit par avouer que, ce baiser, elle en crevait d'envie. Et ce, malgré l'alcool qu'elle a ingurgité une bonne partie de la nuit. Malgré la bouteille à moitié entamé qui se trouve quelque part sur la berge. Ce baiser,  elle en a rêvé de longues années Bonnie, avant de finalement se faire une raison.

Et une raison.... elle va devoir s'en faire une, une fois de plus. Elle est partie dans ses délires Bonnie. Toute seule. Car Clyde se décide enfin à réagir. Et de la manière dont elle redoutait le plus. Il pivote, légèrement. Suffisamment, pour retirer de manière un peu sèche la main de la jeune femme toujours agrippée à son haut. Et c'est en biais, qu'il finit par lui dire la vérité. Sa vérité. Une vérité qui lui éclate à la gueule comme une bombe, et dont les morceaux se planteraient dans sa chair, certains se frayant un chemin jusqu'à son cœur, laissant des plaies à vif. Des éclats qui la transpercent de part en part avec une lenteur insupportable. Elle se fige Bonnie, alors que Clyde lui crache ce qu'il pense d'elle. Poison mortel qui s'insinue dans ses veines. Et le pire arrive, lorsqu'il met son petit copain sur le tapis. Petit copain qu'elle était prête à plaquer si cela voulait dire donner une nouvelle chance au Bonnie&Clyde. Sauf que voilà, la chanteuse s'est fait des films toute seule visiblement... Dur retour à la réalité, surtout quand celui qui fait battre votre cœur laisse sous-entendre que vous êtes une traînée.

Si Bonnie ne réagit pas dans l'instant car choquée des propos du guitariste, un sourire vient finalement lentement étirer ses lèvres. Un sourire carnassier, presque effrayant. Une réaction bien contradictoire avec celle qu'elle a eu quelques instants plus tôt. Comme si une toute autre personne faisait à présent face à Clyde. Pourtant, il s'agit bien de Bonnie. Elle a juste remis son masque d'indifférence. Celui qui lui colle à la peau depuis maintenant huit ans. Celui qui laisse croire au reste du monde que rien ni personne ne peut l'atteindre. « Bravo, tu m'as eu. J'y ai cru putain. » qu'elle commence d'une voix neutre, sans se départir de son sourire en coin. « T'es vraiment bon. Le rôle du parfait connard te va à ravir, y'a pas d'doute ! » qu'elle poursuit d 'une voix qui laisse penser qu'elle le félicite vraiment. Et sans attendre une quelconque réaction de sa part, elle passe devant lui Bonnie pour poursuivre sa route, toujours en boitant. Et si la douleur qui pulse au niveau de sa cheville est difficile à supporter, celle de son cœur qui saigne l'est encore plus. Mais elle ne craquera pas Bonnie. Non, elle ne lui fera pas ce plaisir. Pas après ce qu'il vient de faire. Sauf qu'elle ne peut plus le regarder en face désormais. Ne désire plus non plus être en sa présence. Elle qui voulait passer le reste de l'après-midi  avec lui ici, au bord de la rivière, ne souhaite désormais plus qu'une seule chose : partir, le plus loin et le plus vite possible de lui. Sauf que voilà, son corps lui fait bien comprendre qu'il n'est pas d'accord et que ce ne sera pas si facile. Et la distance entre chaque pas que fait Bonnie se fait de plus en plus courte. Pas sûre qu'elle parvienne à rentrer chez elle toute seule... Alors, elle s'arrête. Et elle aurait préféré mourir de la main du tueur de Maplewood plutôt que de demander de l'aide à Clyde. Sauf qu'elle n'a pas le choix. Parce qu'en plus, elle n'a pas pris son téléphone pour ne pas être emmerdée. Sinon, elle l'aurait appelé, lui. Mais elle n'a plus le choix maintenant. Inspirant un grand coup pour prendre sur elle, Bonnie pivote vers Clyde resté en arrière. « Bon, tu vas m'aider ou tu comptes jouer le connard jusqu'au bout ? » qu'elle lui lance d'une voix dure et pleine de jugement. Et ça ne l'étonnerait même plus maintenant, qu'il la laisse ici en plan.
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Invité
Posté le Jeu 1 Fév - 20:47


My life is ripping your heart out and destroying my pain. (Bonnie & Clyde)
Are you ready?! This place inside my mind, a place I like to hide. You don't know the chances. What if I should die?! A place inside my brain, another kind of pain. Another place I find to escape the pain inside. You don't know the chances. To burn, to burn, to burn inside! Live a life that seems to be a lost reality that can never find a way to reach my inner self. I stay alone. How deep can I go in the ground that I lay? If I don't find a way to seek through the gray that clouds my mind. This time I look to see what's between the lines. I can see, I can see, I'm going blind...  ► Korn - Blind

Clyde est acculé, entre sa peur de s’ouvrir de nouveau à Bonnie pour se prendre au final une claque dans la gueule, maintenant ou plus tard, et sa difficulté à parler à cœur ouvert. Pris entre deux feux, il panique. Comme une bête sauvage, capturée dans un piège qui ne lui laisse guère d’espoir de s’en tirer un jour. Alors il laisse son instinct premier guider sa réaction. Là où un animal sortirait les griffes, ou montrerait les crocs, ou gronderait, bref, tout pour montrer son mécontentement, Clyde, lui, il utilise son arme favorite. Et non, son arme à lui, c’est pas ses poings, mais les mots. Sa carapace remise en place, il crache un venin qu’il s’efforce de ressentir en cet instant précis, pour ne pas chanceler, et bafouiller une vérité qui l’effraie. Il ment, comme il respire. Il est doué pour ça. Il l’a toujours été. Et pourtant, si on prend la peine de réfléchir à son attitude, dès lors qu’on le connaît, on voit à travers le masque, on comprend que ses mots ne sont pas forcément en adéquation avec ses pensées. L’amoureux des mots qu’il est a en effet un gros souci : il ne sait pas les manier, ces mots, quand il est question de parler de ce qu’il peut éprouver. Peut-on décemment lui en vouloir, quand on se souvient que la seule fois où il a pris le risque de se montrer d’une franchise désarmante au sujet de ses émotions, il n’a eut qu’un silence. Puis une éviction du groupe qu’il avait pourtant fondé avec son meilleur pote. Alors Clyde, il ne veut plus vivre ça. Et il ment. Il sort des horreurs à Bonnie. Sans les dire réellement, il préfère les sous-entendre, et c’est peut-être bien là le pire. La vérité, c’est qu’il est incapable d’insulter Bonnie. Pas directement. Pas en utilisant les mots qui font mal. Déjà, la veille, à aucun moment, il n’a utilisé les mots de salope, ou de traînée, ni tout autre équivalent. L’idée a été avancée, dans les phrases qu’il a formulées. Il connaît l’impact que les mots peuvent avoir sur les gens. Pour lui, l’usage d’un mot est plus violent que le sous-entendu du mot en question. N’est-ce pas plus agréable d’entendre quelqu’un vous dire qu’il vous aime, que de le laisser à entendre ? Alors, dans le sens inverse, pour des mots cruels, ça marche aussi. Clyde, il ne dit que ce qu’il pense. Il réfléchit bien, avant de prononcer certains mots. Ou de ne pas les prononcer. Et ça, si on connaît Clyde, si on le connaît vraiment bien, ça indique pas mal de choses sur ce qu’il peut penser réellement ou non. Alors, en un sens, il se trahit, là, mais encore faut-il que Bonnie puisse passer outre les horreurs qu’il lui balance, pour comprendre qu’en aucun cas, les termes insultants ne sortent du guitariste.

Ses poings se serrent plus fortement, quand la Turner fini par prendre la parole. Et il ne sait pas s’il est soulagé ou pas, de voir qu’elle tombe dans le panneau, la bassiste. Un espoir subsistait en lui, qu’elle le connaisse encore assez pour le comprendre. Mais 8 ans se sont écoulés. Le temps a fait son œuvre. Si autrefois, ils se connaissaient par cœur, ou pas loin, les années passées loin l’un de l’autre ont fait d’eux de parfaits inconnus. Clyde ne comprend pas, en effet, qu’elle a pu être réellement blessée par ce qu’il vient de lui cracher à la gueule. « Merci de le reconnaître ! », dit-il, quand elle le « félicite » d’être un tel connard. Il hausse les épaules, comme s’il en avait rien à foutre. Comme s’il en était fier. Comme si ça ne le touchait pas le moins du monde, qu’elle ait une telle image de lui. Les yeux de Clyde se lèvent au ciel, en voyant que la musicienne a repris la route, pour retourner sur le rivage. Il soupire, Clyde, en prenant sur lui pour ne pas la retenir, pour ne pas lui dire ce qu’il a tellement peur de lui dire. Il passe une main sur son visage, pour y effacer la fatigue qu’il sent lui tomber soudainement sur la tronche. Fatigue mentale, bien entendu, mais bien présente. C’est pas rien, de devoir dire de telles choses à celle qu’on aime. On ne sort pas indemne d’une situation dans laquelle on a soi-même allégrement piétiné son cœur. Cœur qui n’avait clairement pas besoin de ça. S’il se sentait de nouveau vivant, durant le bref instant qu’a duré leur baiser, là, il se sent mort. Pire qu’il n’a pu l’être, à l’époque. Il a mis du temps, à s’en sortir, il a fini par avoir l’impression de n’être qu’une marionnette, un misérable zombie, qui bouge machinalement. Quand un zombie meurt, que devient-il ? Il aimerait bien le savoir, l’Irlandais. Ou il aimerait juste faire demi-tour, s’enfoncer dans cette putain de rivière, et s’y noyer, volontairement. Offrir son corps de poupée de chiffon à ces eaux sauvages. Mais il n’en fait rien. Pas suicidaire, Clyde. Pas directement, du moins. Car il ne se prive pas pour rouler comme un fou, sur sa moto. Ni pour se flinguer la santé, en usant de diverses addictions. Ni même à prendre des risques insensées en se bagarrant.

Il quitte ses pensées plutôt morbides, quand la voix sèche de Bonnie brise le silence. « Va t’faire ! », lui renvoi-t-il, se motivant toutefois à avancer pour la rejoindre. Il s’efforce de lui envoyer un regard noir. Et sans lui laisser l’occasion de dire ou de faire quoi que ce soit, il l’attrape. « J’ai pas d’temps à perdre avec une éclopée, alors tu m’excuseras. Ou pas, j’m’en cogne ! », lui fait-il savoir, alors qu’il la soulève. Oui, il veut en finir au plus vite, alors il la prend dans ses bras, pour qu’elle ne marche pas, et ne les ralentisse pas. C’est pas une idée de génie, cependant, car la proximité est toujours là, différente. Pire, en un sens, que s’il se contentait de la soutenir. Il ne décroche pas un mot durant le trajet. Il regarde droit devant lui, refusant d’observer la brune qu’il tient contre lui. Qu’elle se soit débattue ou pas, il ne s’en est pas soucié. Quand Clyde a une idée en tête…. Il la repose finalement sur la terre ferme, quand ils sont arrivés au niveau de leurs chaussures. « T’es venu comment ici ? », l’interroge-t-il, en se chaussant, sans même prendre la peine d’essuyer sommairement ses pieds. Il a pas de temps à perdre. Et pourtant, il sait qu’il en perdrait, du temps, s’il fallait la reconduire quelque part. Que ce soit en la portant, ou en appelant quelqu’un pour qu’on vienne la récupérer, mais en attendant avec elle, jusqu’à ce que les « secours » débarquent. Il serait même prêt à la ramener en voiture. Mais il n’a pas sa bagnole à proximité : il est venu en courant, le guitariste, après tout ! Et bien entendu, il veille à ne toujours pas la regarder, feignant d’avoir fort à faire avec ses chaussures à remettre, pour ne pas s’emmerder avec de tels détails d’une politesse qui l’emmerde.

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Posté le Jeu 1 Fév - 21:37


My life is ripping your heart out and destroying my pain. (Bonnie & Clyde)
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Elle tente de faire bonne figure Bonnie, face à un Clyde qu’elle ne reconnaît pas. Ou peut-être est-ce juste l'alcool qui altère sa perception. Parce que si elle était un peu plus attentive Bonnie, elle verrait et comprendrait la vérité qui se cache sous cette attitude et sous ces paroles. Elle la cernerait parfaitement. Mais il n'en est rien. Elle prend les mots de Clyde comme ils viennent, au premier degré. Et ça fait affreusement mal venant de sa bouche putain. Alors, elle s'éloigne, parce que la vérité est trop douloureuse à supporter, et sa présence encore plus. Mais surtout, elle se se conne. Tellement conne d'avoir cru que les choses étaient restées comme avant entre eux. Que rien n'avait changé ou presque. Des œillères sur la gueule qui viennent de tomber. Ils ont changé, l'un comme l''autre. Physiquement, et mentalement. Et elle se sent idiote d'avoir cru que la flamme allait se raviver entre eux. Elle y a cru. Parce que Bonnie&Clyde putain ! Mais Bonnie&Clyde, elle l'a tué Bonnie, y'a maintenant huit années. Elle s'en rend compte maintenant. Vraiment compte. Car si elle a toujours su que recoller les morceaux entre eux serait difficile, désormais elle sait que c'est impossible... Et alors qu'elle avance avec de plus en plus de difficulté, elle se fait une promesse. Arracher cette page qui n'a jamais voulu se tourner.

Des talents d’actrices, elle en a Bonnie. Suffit de voir comment elle agit présentement. Comment elle masque la vérité avec une attitude nonchalante et égale. Comme si les mots de Clyde ne l’avaient pas touchée. Une vraie comédienne ! Même pire que ça. Elle avoue avoir cru à ce baiser et affirme qu'elle n'est qu'une putain. Clyde ne l'a pas dit ouvertement, mais c'était sous-entendu pas vrai ? En tout cas, elle le pense la bassiste. Mais elle n'en a cure. Du moins, elle prend sur elle pour garder cet air suffisant plaqué sur la gueule alors qu'elle se tourne vers le guitariste pour lui faire comprendre qu'elle a besoin de son aide. Les mots sont haineux, pleins de dédain et le regard qu'elle lui lance est sans équivoque. Mais Clyde lui renvoie la pareille d'une œillade noire, alors qu'il s'approche d'elle. « Si j'te fais chier, dis le tout de suite et tir... » mais elle n'a pas le temps de finir Bonnie, qu'elle sent son corps se soulever et quitter le sol alors qu'un petit cri de surprise s'échappe d'entre ses lèvres. Et elle se débat la brune, pour que Clyde la relâche. Hors de question d'avoir une telle proximité entre eux. C'est trop pour elle, surtout après ce qui vient de se passer. Mais le guitariste s'en fout royalement et poursuit sa route, Bonnie dans ses bras. Alors, la chanteuse rend les armes, cesse de batailler. Et elle se retient, surtout, pour ne pas enfouir son visage dans le cou de Clyde et humer son parfum. Elle prend sur elle Bonnie, se mordant l'intérieur de la joue pour ne pas céder, gardant irrémédiablement la tête haute, les yeux rivés droit devant eux alors que Clyde presse le pas pour les ramener à leurs chaussures.

Assise dans l'herbe, Bonnie essaye de remettre sa chaussette... mais finit par se raviser en esquissant une grimace de douleur. Putain, même son corps a décidé de lui rendre la vie impossible aujourd'hui ! Et elle prie intérieurement Bonnie, pour ne ps subit le plâtre durant des jours ou des semaines. Manquerait plus que ça tiens ! La belle souffle, alors qu'elle fourre sa chaussette dans sa boots qu'elle ne peut visiblement pas remettre. Et surtout, elle évite soigneusement de couler des regards vers Clyde, qu'elle perçoit s'agiter dans sa périphérie. Et quand il demande comment elle est arrivée ici, Bonnie ferme les yeux. Insulte mentalement le guitariste parce qu'elle a tout sauf envie de faire la causette présentement. Quand en fin, elle percute pourquoi il lui demande ça. Idiote qu'elle est. Évidence qui saute aux yeux. Il ne veut pas s'encombrer plus longtemps d'elle, alors devoir la ramener jusqu'à chez elle ? « A vélo. BB est au garage » qu'elle répond d'une voix égale, en parlant de la BatBonnie, sa poubelle mobile qui a encore une fois décidé de lui rendre la vie impossible. « Pis t'façon, si j'avais pris le volant, j'me serais flinguée. » qu'elle ajoute, comme si elle parlait d'une banalité telle que la pluie et le beau temps. Prendre le volant en état d'ébriété, elle l'a déjà fait, mais sur de courtes distances. Pas suicidaire la petite, faut pas déconner. Enfin.. sauf en cet instant, alors qu'elle se dit que ça aurait peut-être mieux valu pour elle de prendre le volant et percuter un arbre. « Casse-toi. J'me débrouille. Au pire, j'ramperai jusqu'à mon vélo. » qu'elle termine sur le même ton neutre et, semble-t-il, sans émotion manifeste, alors qu'elle se lève avec beaucoup de mal.

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Posté le Jeu 1 Fév - 22:09


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Pour le coup, Clyde se sent maso. Il veut instaurer une distance entre Bonnie et lui, et pourtant, cette distance, il la pulvérise, en quelques secondes. Rien qu’en la prenant dans ses bras, pour la ramener sur la rive. Et ça le tue, de faire ça. De faire ça, d’afficher un air morose, alors qu’il a juste la sensation d’agoniser lentement. Il a eu Bonnie contre lui, tout à l’heure, là, il l’a carrément dans les bras, et il en crève, de devoir faire son con. Mais il le faut bien. Il prend sur lui et tient son rôle. Deux acteurs à baffer, dans un film des plus agaçants à voir, voici ce que sont les deux musiciens, en cet instant précis. Mais ça, bien entendu, ils ne le savent pas, qu’ils jouent un putain de rôle, l’un comme l’autre. Et peut-être que, si ça n’était pas le cas, ça ne changerait rien. Car ils ont trop de fierté, et ça risque de les mener à leur perte. Ca les a déjà mené à leur perte, il y a de trop longues années de cela.

A mesure qu’il lace ses baskets, il a la sensation de s’enfermer lui-même dans un rôle qu’il ne tient pourtant pas à assumer. Celui du con. Celui du type capable de laisser à entendre des horreurs à Bonnie. Celui qui s’inquiète pourtant de son état. Même s’il ne le dit pas réellement. Bien que ça soit là. Si on tend l’oreille. Si on n’est pas en colère contre lui, comme l’est la brune. Brune qui lui fait savoir qu’elle est venue en vélo. Bien entendu. Ca ne serait pas marrant, sinon. Toutefois, il est soulagé d’entendre qu’elle ne s’est pas amusée à prendre le volant, alors qu’elle devait sans doute déjà avoir bu avant d’être ici, au vu de sa gueule et des lunettes qu’elle portait au préalable. Il secoue la tête, négativement. « J’vais certainement pas te laisser te débrouiller seule… » Il râle. Il ronchonne. Il est furax, l’Irlandais. Il en veut à la terre entière, là. Il en veut à l’humanité entière, de ce merdier qui existe entre lui et la Turner. Il s’en veut d’être ainsi. Il lui en veut à elle de ne pas le comprendre et de l’avoir marqué au point qu’il l’aime toujours. Il en veut aux autres, à ceux qui sont plus doués que lui pour l’amour, pour l’admettre, pour en parler à l’autre. Il en veut à Alfred aussi, pour l’avoir convaincu d’intégrer ce putain de groupe. Il s’en veut à lui, pour avoir accepté. Mais bordel, il s’était pris un coup sur la tête, pour accepter ça ? Il fusille la bassiste du regard, avant de lui faire savoir : « J’suis p’têtre un connard, mais j’ai pas envie de me mettre ton frangin à dos car je t’ai laissé seule. Et éclopée. » Seule. Non loin d’une scène de crime. Eclopée et possiblement en train d’empirer sa blessure, en se traînant sur une distance dont il ignore l’importance. Il s’approche d’elle, le regard toujours furieux, toujours le corps des plus tendus. Il la fixe dans les yeux, alors qu’il lui fait savoir, déterminé : « Soit j’te ramène, soit t’appelles quelqu’un et j’attends ici son arrivée. Mais compte pas sur moi pour… » Et il marque un temps de silence. Comme s’il cherchait son mot. Alors qu’il n’en est rien. Il a le mot idéal. Celui qui fera mouche, à ses yeux. Ne l’oubliez jamais : Clyde et les mots, c’est une grande histoire ! « ...t’abandonner. » Mot choisi avec soin. Allusion à peine voilée à l’abandon auquel elle l’a condamné, 8 ans auparavant. A cette hantise de l'abandon qu'il a toujours tâché de dissimuler, mais que les Turner ont fini par détecter chez lui, à force de le côtoyer. Nouvelle provocation. Car Clyde ne sait faire que ça, quand il est avec Bonnie. Comme pour prolonger le moment. Comme pour s’assurer que, l’espace de quelques instants, elle ne pense qu’à lui. Car il lui fait trop mal pour qu’elle pense à une autre personne. Car elle le déteste trop pour pouvoir faire autre chose que le maudire et vouloir le faire taire. « La balle est dans ton camp ! », termine-t-il, prêt à lui filer son portable si jamais elle n’a pas pris le sien, ou qu’il est déchargé. Le prince pas si charmant que ça n’est pas le parfait connard qu’il s’efforce d’être, devant sa princesse casse-couilles, blessée et blessante. Bonnie & Clyde, ou le duo qui se déchire sans s'entretuer véritablement. La subtilité des chieurs qui ne savent pas mettre leur putain de fierté de côté.

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Posté le Jeu 1 Fév - 22:47


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C'est insupportable de devoir rester près de lui après ce qu'il vient de dire. Après la claque qu'elle vient de se manger. Alors, Bonnie lui fait savoir qu'elle ne le retient pas. Tout sauf ça. Plus maintenant en tout cas. Pourtant, c'est pas l'envie qui lui manquait juste avant. Encore plus quand il l'a embrassée. Mais après ? Après.. elle aurait préféré être six pieds sous terre plutôt que de subir tout ça. Et elle a honte putain. Oui, Bonnie se sent honteuse d'avoir espéré en un plus avec Clyde. Comment a-t-elle pu être conne à e point ? Il vient à peine de refaire irruption dans sa vie. Et même pas pour elle, mais pour le groupe. Pour ce désir de strasses et paillettes qu'ils partagent. Ça n'a jamais été pour elle, n'est-ce pas? Et pourtant elle y a cru Bonnie, le court instant où les lèvres du guitaristes se sont collées au sienne. Douce illusion qui a volé en éclat par la suite. Et là, Bonnie elle ne souhaite qu'une chose. Se tenir loin de lui, le plus tôt et le plus vite possible. Se retrouver seule, et pleurer toutes les larmes de son corps. Évacuer ce stress et ce trop plein d'émotions qu'elle retient difficilement, douloureusement. Et s'il faut ramper pour atteindre son vélo, elle le fera. Pur sûr, elle le fera, quitte à finir pleine de boue. Elle s'en fout. Sauf qu'encore une fois, Clyde la surprend. Et dans le bon sens cette fois. Affirmant qu'il ne va pas la laisser. « C'est pourtant pas c'que tu laissais entendre tout à l'heure. » qu'elle lance acerbe, bien trop vite, sans réfléchir, prise dans l'instant. Mais après tout, n'a-t-elle pas raison ? Clyde n'a-t-il pas laissé entendre qu’elle le faisait chier plus qu'autre chose ? Et puis, cette fâcheuse tendance à parler de Al à chaque fois. Se cacher derrière lui. Le prendre comme justification... ça commence à sérieusement l'emmerder, la brune. « T'en as pas marre de tout ramener à Al sérieux ? » qu'elle rétorque une nouvelle fois bien trop vite. Et elle devrait tourner sept fois sa langue dans sa bouche la bassiste, car elle sait qu'elle va le regretter... Surtout qu'elle le sent Bonnie, tout cet agacement qui émane de Clyde... Alors, quand il s'approche pour planter ses yeux dans les siens, c'est un regard noir plein de défis qu'elle lui rend, la chanteuse. Mais Clyde ne compte pas se laisser faire. Ce serait trop beau. Le guitariste n'a pas dit son dernier mot et appuie une nouvelle fois là où ça fait mal, choisissant les mots qui font mouche avec soin. Et ça marche. Car instantanément, Bonnie détourne les yeux. La belle a très bien compris là où il voulait en venir. Mais la belle reprend le contrôle tout aussi vite qu'elle vient de le perdre. « J'ai pas d'téléphone, alors à moins d'faire des signaux d'fumée, ça m'semble compliqué. » qu'elle répond, lorsqu'il parle d'appeler quelqu'un pour venir la chercher. Et elle tend la main Bonnie, pour qu'il lui file son portable. Balle dans son camp... Elle a fait son choix Bonnie. Et au bout de quelques secondes, Clyde se décide enfin à le lui passer, non sans râler au passage. Mais elle n'y prête plus attention la brune, car déjà, ses doigts s'activent sur les touches. Composent un numéro qu'elle se surprend à connaître par cœur. Et au bout de deux ou trois sonneries, il décroche. « C'est moi. Tu peux v'nir me chercher ? J'suis près d'la rivière et j'me suis foulée la cheville. Non ça va... Oui par là... Non... Mais j'le sais bien ça !... Non... Commence pas... Écoute, j't'expliquerai après mais s'il te plaît viens me chercher ok ?.. . Ok... Bisous. » Et elle raccroche, rendant le portable à Clyde. « Tu peux y aller, on s'verra aux répet' » qu'elle lance d'une voix neutre, faisant un signe de la main à Clyde sans lui lancer un seul regard, les yeux tournés vers la rivière devant elle. Puis, elle remonte ses jambes contre sa poitrine en grimaçant, avant de les encercler de ses deux bras, calant son menton sur ses genoux. Et là, tout de suite, elle a juste envie de se réveiller de ce mauvais rêve Bonnie. Se réveiller pour se rendre compte que tout ça n'a pas vraiment eu lieu et que ce n'est que le fruit de son imagination alcoolisée bien trop débordante. Mais encore une fois, elle prend ses rêves pour la réalité. Surtout qu'elle doit sentir l'alcool à des kilomètres, et elle sait qu'il va encore lui faire des remontrances... En cet instant, elle voudrait juste disparaître de la surface de cette foutue planète.

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Posté le Ven 2 Fév - 1:44


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Il soupire, Clyde, agacé par ce que la brune lui dit, par son semblant d’incompréhension de savoir qu’il compte rester. C’est douloureux, pour l’Irlandais, qu’elle le prenne véritablement pour un tel connard. Car Clyde, le type qui donne la méchante impression de s’en foutre, de tout et de tout le monde, il est loin d’être comme ça, en réalité. Mais pour le savoir, pour le voir, faut parvenir à s’en faire apprécier. A le convaincre de vous laisser voir qu’il y a du bon, qui réside, au fond de son être, fortement blasé et écorché vif. Faut réussir à le supporter assez longtemps pour ça, aussi. Et prouver qu’on en vaut la peine, qu’il reste dans votre entourage, qu’il se dévoile au moins partiellement. Et même alors, on peut seulement voir qu’il peut être agréable et attentionné, par moment. Que l’égoïste prétentieux et râleur qu’il semble être n’est qu’une putain de carapace, visant à maintenir le reste du monde éloigné de lui, et de ses failles, qu’il n’assume pas le moins du monde ! Car Clyde s’en fout, de tout, et de tout le monde. Oui, mais il ne s’en fout pas, d’Alfred. Ni de Bonnie. Et, dans une moindre mesure, à l’époque, il ne s’en foutait pas, des autres membres de leur groupe. Mais les Turner, il faut  l’admettre, avaient une place toute particulière dans le baromètre d’attention du guitariste. Il se souciait d’eux, presque bien plus qu’il ne se souciait de lui-même. L’égoïste ne l’est pas tant que ça, en réalité. Toutefois, c’est un truc subtil, chez lui. Il ne dit pas qu’il veille sur certaines personnes. Ca serait admettre qu’il tient à eux. Non, lui, il veille simplement sur eux. Il est là pour eux, en cas de besoin. Même quand il a envie de les étriper. Comme il est là pour Bonnie, en ce moment, alors qu’elle fait sa tête de cochon. Mais il reste là. Car il sait qu’elle lui en veut à cause de ses conneries à lui. Il n’empêche qu’il restera vers elle, jusqu’à ce qu’elle ait trouvé un moyen de rentrer chez elle. « J’t’emmerde, Turner, mais j’veux pas pour autant t’laisser pourrir seule ici alors que ça craint ! » Et sa phrase est balancée avec colère. Il la déteste de le considérer comme un gros connard. Il n’avoue cependant pas qu’il fait ça parce qu’il tient à elle. Et parce qu’il ne veut surtout pas qu’elle réalise qu’il n’a sans doute pas autant changé qu’on pourrait le croire, il sort la carte du type qui se contente juste de veiller sur la petite sœur de son meilleur pote. Bien entendu, ça ne plaît pas à la bassiste, qui s’énerve de voir qu’Al revient à nouveau. Après avoir été la raison du retour de Clyde dans la vie de Bonnie, voici qu’il légitime le fait que l’Irlandais s’efforce de veiller sur elle.

Il sait jouer le con, Clyde. Il est doué. Il poursuit son jeu de l’enfoiré, avec Bonnie. Elle lui tient tête, refuse de lui céder la victoire, sur le duel qu’ils s’offrent. Deux têtes à claques, voici ce qu’ils sont. Impulsion de Clyde de gagner un peu plus de terrain, de bouffer un peu plus la résistance de Bonnie. Et il joue sur les mots, pour ça. Comme pour les opposer, sur un plan moral. Elle l’a lâchée pour sa carrière, il restera à ses côtés parce que ça peut être dangereux de la laisser seule. Si elle a détourné le regard, accusant le coup, elle ne tarde pas à revenir à la charge. Rien de nouveau, en somme, Bonnie reste telle que Clyde l’a connu. Telle qu’il l’a aimé. Et putain, même là, alors qu’ils sont en train de voir qui sera le plus chiant, il ne peut s’empêcher de se dire qu’il l’aime, avec son caractère aussi merdique que celui qu’il a lui-même. « P’tain, c’est pas la politesse qui va t’écorcher les lèvres hein ! », peste-t-il, en lui tendant son téléphone. Geste qu’il ponctue d’autres petits râlages en tout genre, histoire de bien montrer que ça le fait chier, de l’aider. Oui, il continue à faire son petit con, alors même qu’il était déjà prêt à lui filer son téléphone. Il ne faut pas chercher à comprendre Clyde, surtout pas face à la Turner, car lui-même ne se comprend pas toujours ! Il fait quelques pas, comme pour se dégourdir les jambes ou s’éloigner quelque peu de la brune, tandis que celle-ci compose un numéro, et attend qu’on décroche, à l’autre bout du fil. Le regard du brun se pose parfois sur la jeune femme, profitant du fait qu’elle ne le regarde pas, pour la contempler. Ca ne dure jamais bien longtemps, toutefois. Il est prudent, l’Irlandais. Mais il est curieux, aussi. Il se demande qui elle a appelé. Vu qu’elle semble avoir composé un numéro en entier, ça ne peut être Al. Pour la simple et bonne raison que son numéro, il est enregistré dans le téléphone de Clyde. Alors si elle avait commencé à le composer, son portable lui aurait aussitôt proposé la suite. Mais elle a tapé un numéro dans son ensemble. Ca n’est donc pas Alfred. Que ce soit le portable, le fixe ou le numéro à son boulot. Clyde a les 3 numéros sur son mobile. Et ne pas savoir à qui elle finit par parler, ça le ronge, Clyde. Bien entendu, qu’il est jaloux. Il sait que ça peut n’être qu’une pote, qu’elle contacte. Mais il en doute. Il est sans doute trop rongé par la jalousie, plus encore en sachant qu’elle a un mec, mais il craint que ça ne soit lui. Ou un autre mec qu’elle doit sans doute se taper. Bonnie et l’exclusivité, ça n’a jamais été le grand amour. Il le sait bien. Il a été longtemps dans une relation non-exclusive avec elle. Relation non-exclusive qui a été la plus longue relation dans laquelle Clyde ait jamais été. Il est tendu, le musicien. Son corps crie la tension qui l’habite, la colère qui l’habite, colère jalouse, même si ça, on ne peut le deviner. Bordel, qu’il est jaloux de ce mec qu’elle appel au secours. Il se demande s’il était autant jaloux que maintenant, à l’époque. Il ne sait plus trop. Ca parait si loin. Et tout est sans doute accentué, par les années écoulées, le manque qui se fait ressentir, et tout le merdier qui s’ajoute à tout ça ! C’est cependant le mot final, employé par la chanteuse, qui le fait voir rouge. Ouais, clairement, si elle vient de parler à un mec, il aime pas ce genre d’au revoir. Même s’il sait que ça peut n’être qu’un mot très anodin, très enfantin, sans un sens des plus poussé. Mais il sait aussi et surtout que les amitiés entre les filles et les gars, ça reste rarement du domaine purement amical. Plus encore avec Bonnie. Pas forcément parce qu’il la prend pour une traînée. Juste parce qu’il est comme elle, sur ce niveau-là. Sans oublier qu’il n’a que peu d’amis, dans le fond, et ce, peu importe leur sexe !

« De rien ! », qu’il raille, en récupérant son portable, mettant en avant la politesse dont Bonnie sait faire preuve, en lui rendant son téléphone. Téléphone qu’il remet dans sa poche, luttant contre son envie de le balancer à la flotte, après qu’il ait servi à appeler ce qu’il redoute servir de mec à Bonnie. C’est avec un soupir qu’il accueille la façon avec laquelle la bassiste l’invite à disposer. Il s’assied finalement, à distance prudente de la brune, pour lui faire savoir : « T’es sourde, en plus d’être blonde ? J’ai dit que j’restais jusqu’à c’qu’on vienne te chercher ! ». Faut pas être devin pour voir que ça l’emmerde. Faut être attentif, par contre, pour percuter que ce qui l’emmerde, c’est pas forcément de prolonger l’instant avec Bonnie, mais juste d’attendre l’autre. A l’instar de sa comparse, Clyde regarde la rivière. Il se perd dans ses pensées, aussi torturées que ce maudit cours d’eau. Il soupire. Le temps est long, plus encore quand on garde les dents serrées, parce qu’on est un putain de débile de guitariste. Au bout de quelques minutes, les pieds de l’Irlandais se mettent à battre la mesure, d’une chanson qu’il se joue dans l’esprit. Car Clyde déteste le silence, surtout les silences gênés, et que la musique ne le quitte jamais réellement. Et il se met même à chantonner. Clyde sait en effet chanter. Il se débrouille pas trop mal, pour ça. Avant, il lui arrivait de chanter, dans leur groupe, ou de faire les chœurs, ça dépendait des morceaux. Comme tous les musicos, Clyde, il est multitâche. Et comme tous les musicos, il a ses vices. Preuve en est avec le paquet de clopes qu’il sort de sa poche. Quitte à tuer le temps, autant le faire en se tuant à petit feu, n’est-ce pas ? « T’en veux une ? », qu’il demande à l’intention de sa comparse, en lui tendant le paquet et son briquet. Clyde peut s’avérer partageur. Parfois. Pas sur tout. Bien entendu.

D’autres minutes défilent. Clyde ne saurait dire combien. En temps de fumage de clope, il en est à présent à la moitié de celle qu’il s’est allumé précédemment ! De devoir garder la tête froide, et sa raison hors de l’eau. Et ne pas céder à son envie d’embrasser Bonnie. Putain, il aurait jamais dû le faire, tout à l’heure, maintenant, il a dû mal à penser à autre chose ! Frustration, quand tu nous tiens… Et soudain… Soudain, on entend des bruits de pas. D’un gros balourd, si on doit demander à Clyde de les décrire. Et un raclement de gorge ponctue le tout. Alors, et seulement alors, Clyde se tourne, pour voir qui vient d’arriver. Il ne sait pas qui c’est. Il ne sait pas s’il l’a déjà vu ou pas. Il s’en fout. Y’a un truc chez lui, dans sa façon d’être, qui lui plaît pas. Comme si l’autre cherchait à faire son mâle alpha, face à la femelle qu’il considère comme la sienne. Et Clyde ne croit pas si bien, non pas dire, mais penser, car le nouveau venu ne dit pas un mot. Non, il ne dit rien. Il se contente de s’approcher de la bassiste. Et de l’embrasser. Mais bien correctement hein. De quoi ne pas laisser le moindre doute sur ce que lui et Bonnie sont l’un pour l’autre. Oh, c’est qu’il veut jouer, l’autre ? Bah, il sait pas à qui il à a faire, en fait, là… L’Irlandais est doué pour ça. Il a déjà une petite idée d’un truc à lui foutre dans la gueule, dans pas bien longtemps. Il attend juste le moment propice pour sortir sa réplique, qui devrait le calmer. Le calmer, tout en montrant que Clyde est jaloux. Mais encore faut-il parvenir à déchiffrer la jalousie du musicien….

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Posté le Ven 2 Fév - 18:40


My life is ripping your heart out and destroying my pain. (Bonnie & Clyde)
Are you ready?! This place inside my mind, a place I like to hide. You don't know the chances. What if I should die?! A place inside my brain, another kind of pain. Another place I find to escape the pain inside. You don't know the chances. To burn, to burn, to burn inside! Live a life that seems to be a lost reality that can never find a way to reach my inner self. I stay alone. How deep can I go in the ground that I lay? If I don't find a way to seek through the gray that clouds my mind. This time I look to see what's between the lines. I can see, I can see, I'm going blind...  ► Korn - Blind

Le choix. Le lui laisse-t-il vraiment a final ? Car à observer Clyde, il est évident qu'il n'a qu'une hâte, se barrer. Tout comme Bonnie qui désormais, souhaite se retrouver le plus loin possible de lui, contrairement à il y a plusieurs minutes. Il n'a fallu que quelques mots pour qu'elle change d'avis, un mélange de sentiments dérangeant s'emparant de son corps. Elle qui pensait connaître Clyde se rend compte que finalement elle s'était trompée. Mais comment lui en vouloir pour sa manière d'agir après ce qu'elle a fait. Oui, huit ans se sont écoulés. Et la belle comprend que le guitariste lui en veuille toujours au point d'aller même jusqu'à la tester pour voir si elle a changé. Et finalement non, elle n'a absolument pas changé. Toujours la même. Sauf qu'elle n'est plus une adolescente. Physiquement, elle n'est plus la même. Mais mentalement... c'est une autre histoire. Et il semblerait que Clyde soit différent en tout point de celui qu'elle a pu connaître quand ils étaient encore amoureux... Un étranger, voilà ce qu'elle a l’impression d'avoir près d'elle. Alors, quand il affirme que la balle est dans on camp, il ne faut pas longtemps à Bonnie pou réagir et appeler son copain pour qu'il vienne la chercher. Et pourtant... si elle se concentrait un petit peu. Si elle ne laissait pas l'alcool altérer à ce point son jugement. Si elle réfléchissait un minimum.... Elle aurait compris que tout ça n'est que factice. Que le Clyde qu'elle a connu est là, tapis tout au fond, mais bien là. Que cette attitude n'est qu'une manière de se défendre et de se protéger. Tout comme elle lorsqu'elle enfile son masque d'indifférence et qu'elle fait genre que rien ne peut l'atteindre. Mais Bonnie ne réfléchit plus désormais. Les mots de Clyde l'ont trop bouleversée pour qu'elle puisse lire entre les lignes.

Et si elle avait cru qu'il la laisserait après son coup de fil, elle s'est foutue le doigt dans l’œil jusqu’au coude. Clyde a décidé de rester, jusqu'à ce que son chevalier servant arrive.Et ça l'emmerde Bonnie. D'une force. Parce qu'elle voulait repousser ce moment le plus possible. Elle voulait éviter d'en arriver là aussi vite et pensait que ça lui aurait donné une raison de plus pour la laisser seule. Mais elle avait tord et Clyde s'installe près d'elle, au bord de l'eau. Et si elle ne dit rien Bonnie, se contentant de rouler des yeux, son cœur bat bien trop vite d'angoisse. Redoute plus que tout le moment où elle devra faire les présentations... Mais pour l'heure, elle accepte bien volontiers la clope que Clyde lui tend, histoire de se détendre un peu... toujours sans rien dire. Usant d'un bref signe de la tête pour le remercier. Les minutes s'écoulent avec une lenteur telle que le guitariste a flambé la moitié de sa cigarette et Bonnie a éteint la sienne... Quand enfin, il débarque. Sans un mot. S'approchant de Bonnie telle une ombre que pourtant, elle repère presque instantanément. Alors elle pivote. Il l'embrasse. Et elle tend les bras pour qu'il l'aide à se relever. Face à lui, la belle baisse les yeux, mais de ses deux mains, il saisit son visage pour le redresser et encrer ses prunelles dans les siennes. « Ça va ? » qu'il demande, vraiment inquiet. Parce qu'il voit bien que y'a un truc qui va pas, sans réussir à mettre le doigt dessus... Alors, Bonnie elle hoche faiblement la tête « J'veux juste rentrer » qu'elle lui souffle d'une petite voix. Il lui caresse la joue du bout du pouce, quand enfin, il coule un regard vers Clyde. Et il ne faut pas longtemps pour comprendre que l'attitude de sa copine a avoir avec ce type qu'il ne connaît pas. « C'est notre nouveau guitariste » qu'elle se contente de dire pour expliquer la présence de Clyde,sans pour autant en dire d'avantage. Comme si elle avait lu dans ses pensées. Comme si elle avait compris qu'il commençait à se poser des questions. Et Bonnie espère que cette explications suffira. Mais non. Il s'approche de Clyde, resté assis et... Lui tend la main. « Matthew », qu'il se contente de dire pour faire les présentations. Et nul besoin d'en dire plus car, Matthew sait que Clyde a parfaitement compris qui il est pour Bonnie.

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Posté le Ven 2 Fév - 20:41


My life is ripping your heart out and destroying my pain. (Bonnie & Clyde)
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Il ne sait pas quoi dire, le guitariste, lors de l’attente de cet autre qu’il ne connaît pas, mais déteste déjà. Oh oui, il le déteste, comme il sait détester de tout son être certaines personnes. Et le silence qui suit cette attente n’est pas pour améliorer son état d’esprit. Perdu dans ses pensées, fumant sans vraiment ressentir les bienfaits de sa clope, il attend, son cœur battant à tout rompre. Mais moins fortement qu’il n’a pu s’agiter, quand il avait Bonnie dans ses bras, ses lèvres sur les siennes. C’était plus dans le registre du plaisir, ce qui réveillait son palpitant, tout à l’heure, alors que là, c’est nettement moins agréable. Il y a de la peur, de la souffrance aussi. Il ne veut pas voir ce type. Il ne veut pas le voir toucher sa Bonnie. Mais il ne peut rien faire contre ça, alors il endure cette vision qui a tout d’un cauchemar, pour lui. Il tire la gueule, Clyde, en voyant ce putain de baiser que partage le duo. Il aimerait cacher qu’il n’aime pas ça, mais là, il a trop encaissé, depuis la veille, pour que son masque ne se fissure pas. C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase, comme on dit. Ainsi, le visage de Clyde devient le véritable reflet de ses émotions. Jalousie. Souffrance. Possession. Envie. Mépris. C’est sans pouvoir se contrôler qu’il finit par détourner la tête de ce maudit spectacle. En temps normal, il n’en aurait rien fait. Autrefois, il ne détournait pas le regard, quand Bonnie le provoquait, dans les bras d’un autre, juste sous son nez. Il y avait une lueur de défi, dans le regard de l’Irlandais, comme pour la pousser à jouer encore plus, comme pour prétendre qu’il s’en tapait. Et immanquablement, il en rajoutait une couche, en allant draguer la 1ère nana venue, avec qui il passait forcément la nuit. S’arrangeant pour ne laisser planer aucun doute sur le fait qu’il se la taperait. Mais là, il ne peut juste pas regarder ça. Pas après les derniers mots échangés avec la brune, qui s’ajoutent à ceux de la veille. Là, c’est trop pour Clyde, pour ce qu’il peut supporter, en si peu de temps. Sa défaite est flagrante. Il n’a pas le cœur à la cacher. De toute façon, là, son cœur, il est à l’agonie, alors bon.

Il regarde la rivière, feignant d’y trouver un certain intérêt, pour ne pas voir le couple se retrouver. Pour ne pas le voir la toucher. Pour ne pas la voir lui renvoyer ses gestes de tendresses. Le brun ne revient à ce qui se passe que lorsqu’il entend la bassiste parler de lui. Leur nouveau guitariste. Voici tout ce qu’il est, visiblement. Le regard du musicien se tourne vers la jeune femme, ouvertement agacé. Cachant sa souffrance qu’il ne soit que ça, pour elle, à présent. Et voilà que l’autre connard en rajoute une couche, en venant vers lui, pour se présenter. Clyde soupir, pour se lever, refusant de lui serrer la main en étant assis. Toute est une question d’apparence. Clyde ne veut pas paraître en position de dominé, face à ce rival. C’est con. Mais c’est comme ça. Ca n’est donc qu’une fois qu’il est debout qu’il daigne bien serrer la main de l’autre. Et encore, c’est bref, juste le temps de se présenter à son tour d’un simple : « Clyde. ». Il ne prend même pas la peine d’observer le type, pour voir si ce prénom éveille quelque chose en lui. Il se doute bien que la Turner n’a jamais dû lui parler de lui. Vu la façon avec laquelle elle l’a présenté. Rapidement, il retire sa main de celle du mec de Bonnie, pour la porter à ses lèvres et retirer la clope qui y règne toujours. Cigarette en main, il pose son regard sur Bonnie, qu’il peut voir, depuis derrière l’épaule de son mec, pour balancer une bombe : « J’veux pas me mêler de c’qui m’regarde pas, vieux » car il s’adresse au type, bien qu’il regarde Bonnie, « mais Turner est toujours très ouverte, faudrait qu’tu la surveilles un peu mieux. Sauf si votre relation l’autorise, moi, j’juge pas ! » Et là seulement, son regard se pose sur celui dont il a la méchante envie de refaire le portrait. Encore une fois, le mot utilisé pour définir Bonnie n’a pas été choisi sans raison. On peut facilement s’imaginer que ça a été assez loin, cette capacité à ne pas se montrer farouche, que Clyde prétend détecter en Bonnie. Et ça l’arrange. Qu’il croit le pire, l’autre.

Il n’attend pas une réaction, Clyde, il a à peine terminé de parler, qu’il tourne les talons. Qu’il tourne le dos à ce mignon petit couple qui le fait vomir, mentalement, du moins. D’un geste de la main, lancé alors qu’il leur tourne le dos et se tire, il balance juste un : « On s’retrouve aux répét’, Parker ! ». En parfait petit con. Qui vient, l’air de rien, de marquer son territoire. Si on fait attention à tout ça. A ce qu’il a pu dire, notamment en utilisant le Parker, pour s’adresser à Bonnie. Et non, il ne s’est pas trompé de prénom ou de patronyme. Parker était le nom de famille de la criminelle portant le même prénom que la bassiste, celle qui marqué l’histoire avec sa liaison avec Clyde Barrow. Il n’était pas rare, à l’époque, que les deux musiciens s’interpellent en utilisant les noms de famille de leurs célèbres homonymes. Leur entourage en faisait de même. Ca faisait partie de la « légende » de leur petit groupe, ils en jouaient, de ce hasard des prénoms qui s’harmonisaient si bien. Alors ouais, là, l’air de rien, il vient de la revendiquer comme devant être la sienne. Car Bonnie Parker ne peut qu’être à Clyde Barrow, comme Bonnie Turner ne peut qu’être à Clyde Ó Gríobhtha. Mais lui n’a pas fait attention à grand-chose, sur ce qu’a pu dire ou faire Bonnie, et qui pourrait pourtant lui faire comprendre qu’elle veut la même chose que lui : le retour du Bonnie&Clyde. Et si là, il a agi ainsi, Clyde, c’est pour une simple et bonne raison : il ne supporte pas ce Matthew. S’il n’est pas prêt à avouer qu’il veut la brune, il n’est cependant pas prêt à la laisser lui échapper totalement.


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