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 But on the inside it’s you and me And there’s just no stopping.

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Posté le Mar 6 Fév - 22:20


Warzone
Ever since I met you, Ever since the days we were together, Heaven knows that I could never ever forget you
« Ma bonté me perdra ! » qu'elle répond Bonnie, lorsque Clyde parle de son dévouement à le surveiller pour la nuit. Et cette situation la tue à petit feu la brune. Devoir mentir à Clyde, lui faire croire qu'il a inventé cette matinée, ses baisers... Mais comment faire autrement alors qu'il ne se rappelle de rien du tout de ce qui a pu se passer entre eux la veille ? De ce qu'ils ont pu se dire, des baisers échangés, des câlins partagés ? Impossible d'en reparler pour Bonnie. De tenter de raviver la mémoire du guitariste. C'est beaucoup trop douloureux. Et elle l'envierait presque de ne pas se rappeler tout ça... Alors, elle invente toute la soirée Bonnie. Invente des trucs qui pourtant paraissent tenir la route avec les excès dont a fait preuve Clyde, et le méchant black-out qui en a découlé. Et là, tout de suite, elle n'a qu'une seule envie, se casser d'ici le plus vite possible. Encore plus quand Clyde parle de Matthew. Et si elle se fige dans un premier temps la chanteuse, elle finit par lui répondre d'une voix anormalement calme. Le truc, c'est qu'elle l'avait presque oublié Matthew. Ou non, elle l'avait complètement oublié. Dans les bras de Clyde... Bon sang, comment peut-elle être aussi stupide ?

« J'comptais pas rester plus longtemps t'en fais pas ! » qu 'elle rétorque Bonnie lorsque Clyde la chasse presque de sa chambre. Et non pas presque finalement, c'est tout juste s'il ne la pousse pas vers la sortie. « Me remercie pas surtout. La prochaine fois j'te laisserai crever ! » qu'elle lui balance alors qu'il passe devant elle pour ouvrir la porte et se diriger vers la cuisine... Sauf qu'un invité surprise est là. Ou peut-être pas si surprise que ça finalement. Le frère de Bonnie est de retour à l'appartement, et c'est un regard interrogateur qu'il leur lance tour à tour, à défaut de répondre à la question de Clyde qui n'en est pas vraiment une. Mais il y'a de quoi se poser des questions, quand on voit son meilleur ami et sa petite sœur sortir en même temps d'une chambre à coucher non ? Et c'est les joues rosies comme si elle venait d'être prise en flagrant délit que Bonnie se glisse dans le salon. « Eh bah, bonjour à toi aussi. J'suis content de voir que t'es toujours vivant et aussi con avec une gueule de bois ! » que lui rétorque Al alors que Clyde se prépare un café et fouille dans les armoires sûrement à la recherche de quoi apaiser un possible mal de crâne. Et Bonnie pouffe dans le dos de Al. Faut dire que les Turner ont chacun une sacrée répartie quand il faut ! La jeune femme s'approche finalement de son frère pour le serrer dans ses bras et l'embrasser sur la joue en guise de bonjour. « Tu m'revaudras ça. » qu'elle lui souffle à l'oreille, tout en lui lançant un regard menaçant. Mais cette réaction amuse plus qu'autre chose son frère qui lui lance un sourire radieux. Al a parfaitement compris ce qui se tramait entre les deux. Ou du moins, il les connaît tellement qu'il a tout deviné. Et surtout, les révélations de Bonnie quelques mois plus tôt ont confirmé les doutes qu'il avait déjà. Mais c'est surtout des claques qu'il voudrait leur flanquer. Plusieurs. A chacun. Parce que son plan n'était pas qu'ils se déchirent encore un peu plus, mais bien tout le contraire ! Mais les deux sont tellement bornés et têtus qu'il aurait dû se douter que ce ne serait pas si facile... Al observe sa sœur. Un peu trop intensément à son goût. Mais elle le connaît bien Bonnie, et sait parfaitement ce qu'il cherche à voir. « Non, j'ai rien pris. » qu'elle lance catégorique alors qu'il n'a même pas posé de question. Mais la brune n'est pas dupe. Son frère cherche à voir si elle a autant abusé que Clyde. Et c'est en plongeant son regard dans le sien que la belle lui prouve que ses pupilles ne sont pas dilatées et qu'elle est en pleine possession de tous ses moyens. « Par contre, tu te doutes bien que lui... » qu'elle poursuit sans pour autant finir sa phrase, désignant d'un signe de tête Clyde qui leur tourne présentement le dos. « Faudrait qu'il fasse un dépistage MST aussi, je pense. » qu'elle lance d'une voix sérieuse. Parce que, même si c'est une pique envers le guitariste, Bonnie ne plaisante pas, se rappelant la blonde un peu trop provocante à son goût qui est sortie de la salle de bain lorsqu'elle a débarqué dans l’appartement.


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Posté le Mer 7 Fév - 0:53


Warzone
Ever since I met you, Ever since the days we were together, Heaven knows that I could never ever forget you
Vraiment, Clyde aimerait se souvenir de la soirée de la veille. Bordel, il donnerait tout pour s’en souvenir. Et surtout, pour savoir comment ils ont pu passer d’une Bonnie toute câline, à ce merdier. Oui, il sait que c’est lui qui a mis un froid au moment, en ayant cette réaction, mais on ne peut pas lui en vouloir ? Après tout, la chanteuse et lui ne sont pas franchement de supers bons potes, surtout pas suite à leur rencontre à la rivière. Désorienté, Clyde l’est. Et comme à chaque fois qu’il va mal, qu’il ne comprend pas ce qui se trame, ou qu’il se sent en position de faiblesse, ou en passe de souffrir, il fait n’importe quoi. Tout ça pour parvenir à se débarrasser de ce qui le trouble. Et là, en l’occurrence, c’est Bonnie. Bonnie qui en est au point de le piquer en prétendant qu’elle le laisserait crever, la prochaine fois. « Laisse-moi rire : tu débarqueras malgré tout, si ton frangin te l’demande ! », lâche-t-il, amer. Il l’a en travers de la gorge, de se rendre compte que sans Alfred, Bonnie en aurait sûrement rien à cirer, de lui. Néanmoins, il est conscient que s’il n’avait pas un comportement aussi merdique et distant, depuis leur conversation au bord de la rivière, ça ne serait sans doute pas aussi tendu, entre eux. Mais la vérité, c’est que Clyde, il ne sait pas comment agir, avec Bonnie, il ne sait pas comment se comporter en pote, avec elle. Possiblement car il ne veut pas avoir à agir ainsi, à apprendre à le faire. C’est ainsi qu’il fait le con. Et à chaque fois, il se demande ce qu’il aurait fait, si la brune n’avait pas fait savoir avoir un petit-ami. S’il aurait assumé le baiser qu’il lui a donné, ce jour-là. Ou s’il aurait tenté de rattraper les choses, par la suite, en lui faisant comprendre qu’il avait juste la trouille immense de se prendre un râteau de sa part. Ca ne sert à rien, d’agir ainsi, hormis à se tourmenter. Mais c’est plus fort que Clyde, et il faut l’admettre, l’Irlandais excelle dans cet exercice !

C’est bien agacé, dans un sale état mental, que Clyde fini par tomber sur Al. Bien entendu. Il ne pouvait pas rester plus longtemps chez sa nana, lui ? « P’tain mais merde, si j’veux m’torcher la gueule, j’ai pas besoin d’une nounou. », peste-t-il, franchement sur les nerfs que les Turner se mettent visiblement en tête de le baby-sitter de la sorte. Il ne comprend pas leur délire, pas franchement habitué à ce qu’on veille sur lui, mais ça, c’est pas étonnant : il ne laisse pas vraiment les gens s’occuper de lui, en général. Il s’est mis en tête assez tôt d’être autonome, une fois le divorce parental prononcé, quand il s’est retrouvé seul avec son père. Il se refusait à être un poids pour cet homme qui se voyait contraint à refaire sa vie, dans un autre pays que celui où il avait vu le jour. Et il voulait aussi prouver à son père qu’il pourrait l’aider, pour les diverses tâches ménagères auxquelles il n’était pas forcément habitué, vu que c’était son épouse qui s’occupait de la plupart de celles-ci. Clyde continue à râler, tout en se préparant un café bien corsé, et en faisant fondre une aspirine. Putain, la machine a café a toujours été si longue que ça, ou quoi ? En attendant que le café soit prêt, il se sort un grand bol (oui, il y va à coup de bol de café, lui, après une telle cuite !), dans lequel il met non pas 1, non pas 2 ni même 3, mais bien 4 sucres. Clyde et le café super sucré. Une grande histoire. « Tu sais où tu peux te la foutre, l’idée d’me faire passer un dépistage ? », grommelle-t-il à l’intention de Bonnie. « J’ai la gueule de bois, j’suis pas encore sourd ! », explique-t-il, après s’être tourné pour faire face au duo. Et le regard peu amène d’Alfred le laisse froid. Clyde l’interprète juste comme de la consternation de voir que son meilleur pote et sa petite amie continuent encore à se chamailler, comme avant. En réalité, Al est juste dépité de voir à quoi est réduit le duo, et se demande ce qu’il va lui falloir mettre en œuvre, pour qu’ils se retrouvent pour de bon. « T’es de bonne humeur, ce matin, toi ! », rétorque Al, préférant ne pas mettre de l’huile sur le feu. Pas quand il a vu la main bandée de son meilleur pote, et remarqué l’état de la fenêtre…

« Navré d’pas sauter d’joie alors qu’on m’prend la tête dès l’réveil ! », crache Clyde, à l’intention des Turner, avant de les délaisser, car le café est enfin prêt. La cafetière a à peine le temps de sonner pour indiquer cela, que Clyde la prend déjà pour se servir. Posant la machine sur la table de la cuisine, il se contente de faire savoir au duo que : « Si vous voulez boire un coup : vous êtes assez grands pour vous servir. », tout en touillant sa surdose de sucre à faire fondre dans son café. Et comme il ne supporte pas d’être debout, il se vautre sur une chaise. Et c’est d’un air songeur qu’il fixe son bandage, tâchant de se souvenir des circonstances qui l’ont mené à en avoir besoin. Mais rien ne lui vient, à part le sentiment d’avoir tenté de faire partir la brune. Et d’avoir échoué, visiblement. Se mordillant la lèvre, Clyde tente de se motiver à ingérer son eau médicamenteuse, mais ça l’enchante pas des masses. Ses sourcils se froncent, alors qu’il se passe la langue sur les lèvres. C’est… étrange… Pas le « goût » habituel. Il secoue la tête. Non, ça doit être parce qu’il a roulé des pelles à l’autre connasse, ou qu’il a bu bien trop de mélange, dont des infimes particules sont restées sur ses lèvres. Il est bien loin d’oser imaginer qu’en fait, c’est à cause de Bonnie, ça, de ce qu’elle porte sur les lèvres. Les pensées du brun sont perturbées par une chaise qui grince contre le sol, quand Al la recule pour s’y asseoir, après avoir sorti des tasses pour sa sœur et lui. Autre tentative du batteur d’apaiser l’ambiance entre les deux amants terribles. L’aîné des Turner regrette que les choses ne soient pas aussi simples pour Bonnie&Clyde que ça peut l’être entre lui et sa fiancée. Et lui aussi, il est bien loin de se douter que sa propre vie n’est pas aussi facile qu’il n’y paraît…


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Posté le Mer 7 Fév - 16:08


Warzone
Ever since I met you, Ever since the days we were together, Heaven knows that I could never ever forget you
« Franchement, si c'est pour être accueillie comme ça, j'me déplacerai plus. » qu'elle rétorque, lorsque Clyde mais en avant la dévotion de Bonnie envers son frère. A croie qu'il pourrait lui demander n'importe quoi qu'elle le ferait, la brune. Sauf que c'est entièrement faux. Il n'y a bien que pour ce p'tit con de guitariste qui fait battre son cœur bien trop vite qu'elle se déplace. Même si à chaque fois ça lui coûte beaucoup d'énergie et qu'elle sait qu'elle finira par le regretter. Et ce matin ne fait malheureusement pas exception, alors qu'elle s'est rhabillée en quatrième vitesse et qu'ils se prennent déjà la tête. Elle n'a qu'une envie là Bonnie, c'est de quitter les lieux. Et à croire que le destin ne s'amuse pas encore assez avec les deux musiciens, Al débarque pile en cet instant, les prenant tous les deux au dépourvu. Et alors que Bonnie s'apprête à lui dire qu'il ne s'est rien passé, elle se ravise. Parce que ce n'est pas le cas. Il s'en est passé des choses, même si Clyde ne s'en souvient pas le moins du monde. Et ça la bouffe Bonnie, car depuis tout à l'heure, elle ne cesse de ressasser ce qu'ils se sont dit et surtout, ses caresses, ses lèvres sur les siennes et son odeur si familière.. Et c'est bien pour ça que ça lui est insupportable de rester là. En plus de l'attitude détestable de Clyde. « T'es un putain d'ingrat, tu sais ça ? » qu'elle lui répond Bonnie en croisant les bras alors qu'il se prépare non pas une tasse mais un bol de café, ce qui la fait légèrement sourire bien malgré elle. Mais elle l'efface tout aussi rapidement, ce sourire, face à l'attitude de Clyde. Passablement excédée de ces gamineries, alors qu'il parle de nounou. Et heureusement qu'elle s'est déplacée au final, car Dieu seul sait dans quel état aurait fini le guitariste. Sans aucun doute aux urgences, même s'il ne semble pas le réaliser. Et la vision de la blonde avec qui il était revient comme un boomerang dans l'esprit de Bonnie qui serre les dents, avant de faire une réflexion sur les possibles merdes qu'il a pu se chopper. Et comme elle s'en doutait, Clyde réagit au quart de tour, lui faisant lever les yeux au ciel. « C'est bien parc'que t'es pas sourd que j'le dis à voix haute ducon ! » qu'elle répond presque instantanément, alors qu'émane d'elle une aura négative. S'ils étaient dans un manga à l'heure actuelle, un énorme nuage noir flotterait au dessus d'elle. « Oh là, temps mort. Vous allez vous calmer oui tous les deux ? C'est quoi votre problème sérieux ? A peine j'arrive et c'est la troisième guerre mondiale ! OH ! » tente de tempérer Al, en les regardant tour à tour, haussant le ton au fur et à mesure des mots prononcés. Bonnie ne réplique rien, croisant les bras et détournant le regard comme une enfant qui viendrait de se faire gronder pour une bêtise faite. Mais bien sûr, ça en suffit pas à calmer Clyde, tout le contraire même ! Le guitariste ne perd pas de temps pour ouvertement exprimer le fait que Bonnie l'emmerde plus qu'autre chose. « Excuse-moi de m'inquiéter pour toi ! » qu'elle lance avec amertume, osant enfin lever les yeux vers lui. « J'espère pour toi que t'as mis une capote parc'que vu la nana qui était là, c'est sûr que c'est pas sur Tinder que tu l'as chopée celle-là ! » qu'elle ajoute, l'intonation de sa voix haussant quelque peu sous l'emportement. Mais bien sûr, elle exagère Bonnie, la jalousie qui la ronge sortant à présent par tous les pores de sa peau, jalousie qu'elle a bien du mal à réprimer. Parce que cette blonde, si outrageusement maquillée, restait superbe malgré tout. Bien plus sexy elle, sans aucun doute possible... Et ça la fout en l'air, Bonnie, de s'imaginer Clyde prendre du bon temps avec cette greluche... « Quelle nana ? » demande Al qui ne comprend très certainement rien à cette discussion (ou plutôt engueulade) entre les deux musiciens, les regardant tour à tour, et surtout Clyde avec plus d’insistance. Mais c'est Bonnie qui finit par répondre, presque dans la seconde. « Une blondasse bien trop jeune pour lui. » Et on peut sentir toute l'amertume et la rancœur qui gronde en elle de par ces mots. « Faut que j'y aille. » qu'elle ajoute sans attendre la moindre réponse de Al, ou pique de la part de Clyde, claquant la porte dans son dos. Sur le pallier, Bonnie ferme les yeux, inspire un grand coup avant de bloquer sa respiration, au bord du gouffre...

Dans l'appartement, Al s'approche de Clyde, comme s'il voulait du café. Mais à la place de se servir, c'est une claque derrière la tête du guitariste qu'il assène. « T'as été trop secoué quand t'étais gosse ou tu l'fais exprès ? » qu'il demande sans réellement attendre de réponse. Et face au regard interrogateur de son ami, il ajoute. « T'attends quoi bordel ? » faisant un signe de la main vers l'entrée de l'appartement, et donc vers Bonnie...C'est qu'il perdrait patience le grand frère, face au peu de jugeote de son meilleur pote.


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Posté le Mer 7 Fév - 18:30


Warzone
Ever since I met you, Ever since the days we were together, Heaven knows that I could never ever forget you
Cette journée l’emmerde déjà, le Clyde, il en a déjà sa claque, et rêve déjà de retourner dans son lit. Même s’il sait qu’en y retournant, il risquerait d’avoir du mal à s’endormir, sachant que quelques heures plus, une certaine brune s’y trouvait. Comment parvenir à trouver facilement le sommeil quand vous savez qu’un peu plus tôt, la seule nana que vous voulez vraiment dans votre pieu, y était réellement ? Et pourtant, ça n’est pas pour la raison qu’il voudrait que ça soit, qu’elle a fini par s’y installer, bien au contraire. Bref, c’est le gros merdier, comme d’habitude, de toute façon. Levant les yeux au ciel, il se demande ce qu’il a bien pu faire pour mériter que la vie se joue ainsi de lui. « Comme ça te va bien, de parler d’ingratitude, quand on voit la façon avec laquelle j’ai été viré d’mon propre groupe, y’a 8 ans, sans même qu’mon meilleur pote n’lève son putain de p’tit doigt ! », crache Clyde. Agacé. Bien agacé. Sinon, il n’aurait pas été jusqu’à mêler Al à cette histoire. Car il a réussi à pardonner à Al, après avoir passé des heures à parler avec lui de cette maudite époque. Enfin, il a été en mesure de comprendre ses motivations, car, dans le fond, il ne lui a pas vraiment pardonné, n’ayant vraiment pas apprécié que son meilleur pote, son frère de cœur, le vire de la sorte, au détriment de leur amitié. Si encore, l’Irlandais avait fait des grosses conneries, il aurait pu comprendre, mais même pas… Donc, ce matin, le guitariste remet le sujet sur le tapis. Notamment parce qu’il ne se souvient pas de la conversation de la veille, où il a pardonné Bonnie. Beau retour en arrière. Triste retour en arrière, surtout.

Et bien entendu, celui qui en fait indirectement les frais, c’est bien Al, qui fait de son mieux pour faire comprendre aux deux qu’ils font n’importe quoi. Mais il en faudra sans doute bien plus que ça, pour que ça fonctionne. Quand le duo est lancé, il ne s’arrête pas facilement, bien au contraire. Car le vrai problème, il ne faut certainement pas compter sur Clyde pour en parler à qui que ce soit. A quoi ça servirait, d’avouer à quiconque qu’il en a marre, de refouler ses sentiments pour la brune ? Sentiments qui sont, à ses yeux, encore et toujours à sens unique ? Alors il ne dit rien, et se contente de rajouter de l’huile sur le feu. « Elle était majeure, quand même ! Et la morale sur l’âge, t’es mal placée pour la faire ! », qu’il s’écrie, quand bien même la brune s’éclipse. Oh, faut pas être un génie pour entendre la jalousie qui transpire dans les mots du musicien ! Franchement sur les nerfs, il s’apprête à boire son verre d’aspirine, quand Al ne trouve rien de mieux que de lui foutre une claque sur la tête. « Mais merde ! », peste le guitariste, foudroyant Al du regard, alors qu’il tente de le secouer pour aller rattraper Bonnie. Le regard de l’Irlandais se fait encore plus agacé. Franchement ? Il est sérieux, le Turner ? « Qu’elle soit moins chiante ! », répond-t-il à son pote. Non mais, Al l’a bien vu ? Clyde n’a jamais couru après une nana, ça va pas commencer maintenant ! La seule fois où il a fait des efforts pour une fille, bah, ça s’est terminé par un Clyde avouant en être amoureux, et la fille se barrant, sans rien dire, avant de lui briser complètement le cœur, quelques jours plus tard. Cependant, Alfred est têtu, et il va même jusqu’à pousser son meilleur pote vers la porte d’entrée, râlant sur le fait que Clyde pourrait au moins faire l’effort de se montrer un minimum reconnaissant envers la brune. Le batteur ouvre la porte à la volée, poussant son pote par la suite, mais Clyde garde les lèvres fermées. Les bras croisés sur le torse, il n’a franchement pas l’intention de dire quoi que ce soit. Dépité, Al pousse un soupir : « Bonnie ! Prends au moins ton p’tit déj’ ici ! ». Bien entendu, cette idée déplaît à Clyde. Mais Al ne lui laisse pas l’occasion d’en placer une, allant jusqu’à prétendre : « Moi, je vous laisse, j’ai déjà mangé avec Lexa, j’voulais juste récupérer des trucs avant d’aller bosser ! ». Ce qui lui vaut d’avoir un beau doigt d’honneur, de la part de Clyde, quand Al lui lance un regard noir et moralisateur, soufflant à son pote de lancer un petit remerciement à Bonnie. « Aller, Turner, ramène tes fesses ici ! P’tain, t’as bien mérité un p’tit déj’, pour avoir pourrir une soirée à perdre ton temps avec moi ! ». Voilà tout ce qu’il parvient à dire. Que Bonnie en fasse ce qu’elle en veut, ou pas, lui, il s’en tape. Alors qu’Al pousse un gros soupir et se glisse dans l’appart’ pour récupérer sa veste, Clyde retourne dans la cuisine. Tandis qu’il boit une gorgée de son café, Al s’éclipse enfin, claquant la porte derrière lui. Ouais, pour le coup, il en veut assez au duo, et espère franchement que les quelques mots de Clyde auront motivé sa sœur à revenir ici. Ca n’a l’air de rien, ce que l’Irlandais a dit, mais vu le râleur, c’est ce qui ressemble le plus à des excuses ainsi qu’à un merci. Clyde, ou la finesse à l’état pure !


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Posté le Mer 7 Fév - 19:23


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« Qu'est c'que t'en sais qu'elle était majeure? T'as aucun souvenir abruti ! » qu'elle lui rétorque d'une voix qui s'envole dans les décibels. Folle de rage, sa colère transpire par tous les pores de sa peau. Et le fait que Clyde remette sur le tapis leur histoire passée n'arrange rien, bien au contraire. Surtout qu'il n'a aucun souvenir d'avoir pardonné à la brune, et c'est peut-être bien ça le pire pour elle qui se souvient d'absolument tout de la veille. En plus de ne pouvoir rien dire. Enfin si, elle le pourrait. Mais ça compliquerait beaucoup trop la situation qui semble déjà à son paroxysme. Sans parler de son frère qui fait désormais partie de l'équation pour la matinée ! D'ailleurs, ce dernier paraît de plus en plus intrigué maintenant que sa sœur a abordé le sujet d'une belle blonde avec qui Clyde a passé une partie de la nuit... Alors, Bonnie, elle s'en va. Ne supportant plus tout ce merdier, toute cette comédie. C'est trop pour elle qui est sur le point d'exploser de rage, de désarroi mais aussi de tristesse. Et elle les sent les larmes, grimper jusqu'à ses yeux alors que ses poings se serrent furieusement. Des larmes qui coulent avec beaucoup trop de facilité ces derniers temps. Un trop plein de huit ans qui s'évacue soudainement... mais pas ce matin. Hors de question que cela se produise maintenant ! Alors, elle sort de l'appartement, claque la porte à en faire trembler les murs, reste un moment sur le pallier pour reprendre ses esprits et se calmer. Bien évidemment, elle n’entend rien de la conversation entre les garçons, de son frère qui tente d'ouvrir les yeux à son meilleur ami, jouant les entremetteur pour les deux musiciens aussi bornés l'un que l'autre. Al se met en danger, à agir ainsi, car ses réactions laissent à supposer qu'il est au courant des sentiments qu'ils ont l'un pour l'autre...

C'est quand Bonnie s'apprête à déguerpir de là que la porte de l'appartement s'ouvre sur Al qui la retient, prétextant un petit déjeuner. Sauf que sa sœur est la pire tête de mule qui soit, pire que Clyde quand elle le veut, il devrait pourtant le savoir ! Et, à défaut de répondre quoique ce soit, son attitude parle pour elle : bras croisé, le tournant à moitié le dos, visage fermé. Le truc, c'est qu'elle réfléchit à une réplique Bonnie, mais rien ne lui vient. Quant à son frère, il peut être pire qu'elle parfois et, sans qu'elle ne s'y attende, et après qu'il aie récupéré ses affaires dans l'appartement, l'aîné Turner la pousse à l'intérieur, avant de refermer la porte derrière lui, laissant ainsi Bonnie et Clyde seuls... Sauf que sa sœur n'a pas dit son dernier mot et, rouvrant la porte à la volée, elle lui hurle un magistral « J'te déteste ! » auquel Alfred répond d'une grimace, accompagnée d'un « Moi aussi je t'aime ! » pour finalement s'engouffrer dans les escaliers. La chanteuse soupire, referme la porte avant de lâcher bruyamment son sac et s'affaler dans le canapé du salon. Le silence se fait, un moment. Mais la tension paraît palpable entre les deux. Une tension bien différente de celle de la veille. Et en y repensant, Bonnie en a des frissons... « T'as du thé ? » qu'elle finit par demander après un long moment de silence, appuyant sa tête sur le dossier du canapé tout en pivotant son regard vers le guitariste. Le café, très peu pour elle qui trouve ça dégueux. Reste à voir si Clyde a ce qu'il faut et surtout, s'il s'en souvient... « J'suis désolée OK ? » qu'elle lance Bonnie après que le silence se soit de nouveau installé. « Mais qu'tu sois même pas foutu de te rappeler le moindre truc, ça m'fout en rogne putain ! » qu'elle poursuit, alors qu'elle réfléchit à tout allure sur quoi embarquer pour ne pas que Clyde se pose des questions sur cette phrase si ambiguë. « Parc'que ça m'laisse penser que c'est pas la première fois... » qu'elle continue, d'une voix plus douce, alors qu'elle se redresse, à moitié mal à l'aise, le visage de la blonde s'imposant dans son esprit, ainsi qu'un Clyde complètement défoncé. « Et j'comprends pas pourquoi tu te flingues comme ça... » qu'elle termine à voix plus basse, se passant une main dans les cheveux. Mensonge. Car Bonnie a sa petite idée sur le pourquoi Clyde se détruit ainsi. Ou en tout cas, elle pense savoir. Pour elle, c'est à cause de ce qu'elle lui a fait subir il y 'a huit ans. L'avoir fait viré du groupe, la seule chose à laquelle il tenait le plus au monde selon elle. D'ailleurs, qu'il en ait reparlé quelques minutes plus tôt alors que Al était encore là, la conforte dans cette idée. Et ça la fout en l'air Bonnie. Encore plus alors que le pardon qu'il lui a accordé la veille, n'était finalement que du vent...


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Posté le Mer 7 Fév - 22:32


Warzone
Ever since I met you, Ever since the days we were together, Heaven knows that I could never ever forget you
Perte de temps. Voici ce que se dit Clyde, en voyant que, décidemment, entre lui et Bonnie, ça fini toujours par partir en live. Il n’a donc pas de temps à perdre à tenter de rétablir la vérité, comme lui faire savoir qu’avant d’être défoncé, il a parlé à la blondasse, et sait donc qu’elle a déjà 23 ans. A quoi ça servirait, de préciser ça ? A part envenimer la situation ? Ou donner l’impression qu’il est obligé de se justifier, devant la brune ? A ce qu’il sache, il est majeur et vacciné ! Jamais il n’a autorisé quiconque à lui donner des directives, quant à ce qu’il devait faire ou non. Il ne compte pas commencer aujourd’hui. Si un jour, Bonnie aurait pu avoir son mot à dire sur les faits et gestes de Clyde, ça n’est désormais plus le cas. En choisissant d’écouter le producteur à la con, plutôt que laisser une chance à leur relation de devenir sérieuse, elle a perdue tout « droit » sur l’Irlandais. Et la réciproque est vraie, même si ça le tue d’y penser. Alors lui, quand il rentre dans l’appart’, il ne s’attend pas vraiment à ce que la bassiste daigne repointer le bout de son nez, pas après leur prise de tête matinal. Et ça, ça lui fait mal, mine de rien, à Clyde, même si, à cause de sa putain de fierté, il ne l’avouera pas. Il ne le dira sans doute jamais, que ça lui manque, des moments du quotidien, avec Bonnie, comme des petits-déjeuners pris ensemble, comme autrefois.

Se massant la tête, se demandant si ses cheveux lui font mal parce qu’il les sent pousser ou si c’est juste l’alcool qui parle, il se motive à boire son verre d’aspirine. Mais voilà que c’est la voix de Bonnie qui se fait entendre, râlant après son grand frère, après qu’il l’ait poussé dans l’appartement. « P’tain, y’en a qu’ont mal au crâne, merde ! », râle-t-il, se demandant s’ils se sont fait passer le mot : entre l’aîné qui lui fout une claque sur la tronche, et la cadette qui fait entendre sa douce voix… Il ignore soigneusement la brune, par la suite. Il a déjà fait son quota d’efforts pour la matinée, pire, pour un lendemain de soirée ! Aussi se contente-t-il de boire son remède, qu’il espère en mesure d’atténuer au plus vite sa tête douloureuse. Il grimace. C’est vraiment dégueulasse, surtout de bon matin, quand on n’a franchement pas envie d’avaler grand-chose, ou encore, c’est très soigneusement. Là, tout ce que Clyde veut, c’est un bol de café (idéalement, une piscine, mais il se contentera de ce bol, voire d’un 2nd, possiblement !). Et des tartines beurrées, aussi. Un œuf au bacon, ça ne serait pas de trop, mais il a juste la flemme, alors, il se contente de tartines. Il est en train de s’en faire une, quand Bonnie se manifeste enfin. « Ouais. », se contente-t-il de répondre. Comme elle a fait l’effort de briser le silence, Clyde décide de faire un geste à son tour. Aussi finit-il par se lever, pour aller chercher l’assortiment de thés qu’ont les colocataires. Un observateur avisé s’étonnerait de l’absence de thé pouvant contenir de la cannelle, ou n’importe quelle autre saveur que la Turner n’apprécie pas. Alfred n’a réalisé cet étrange fait que bien récemment, après que sa sœur lui ait parlé de son histoire passée avec le guitariste. Il n’est pas con, Al, il a compris que ça n’était pas un hasard, il a vu d’autres signes, un peu partout, preuve que Clyde a assimilé les goûts de sa sœur. Il n’y a pas grand-chose, après tout, dans ce qu’ils peuvent consommer, que la brune déteste réellement (hormis 2-3 produits que Clyde peut adorer, comme le café, mais vous avez compris !). C’est bien pour cela que, bien que l’Irlandais n’ait jamais avoué au batteur être amoureux de Bonnie, le Turner sait parfaitement que son meilleur ami n’a pas oublié son amour caché de jeunesse. Tout comme il a bien vu que des groupes que Clyde adorait autrefois, sont devenus des trucs qu’il déteste, depuis près de 8 ans. La raison ? Bonnie les appréciait, aussi. Beaucoup. Bien entendu, ça ne concerne pas tous les groupes que le guitariste affectionnait avant, mais certains en ont pâtis, Clyde ne peut plus les écouter sans que son cœur ne se brise de nouveau, car ses pensées s’égarent trop du côté de la brune. Le brun pose le coffret contenant un vaste assortiment de thés, avant de soupirer, quand Bonnie s’excuse. Surpris, il se fige, observant la chanteuse, ne comprenant pas son soudain volte-face. La suite des propos de la jeune femme le rendent encore plus confus.

Il secoue la tête, ne comprenant pas pourquoi elle se soucie de lui. Maintenant. Là où elle ne semblait pas vraiment lui accorder le moindre intérêt. Prenant le prétexte de mettre de l’eau à bouillir, il se détourne, remplissant la bouilloire. « J’ai plus le droit de célébrer le fait que ma vie est bien loin d’être celle dont j’rêvais, gamin ? ». Sa mâchoire se crispe, il se concentre sur l’eau qui rempli la bouilloire, haussant les épaules. Il n’y a pas d’ironie, dans ses mots, juste une triste conscience qu’il a raison. Gosse, il rêvait de parcourir les routes, déchaîner les passions des amateurs et connaisseurs de musique. Et au final, il est toujours dans cette ville merdique. Un boulot qui ne l’enchante guère mais qui a le mérite de lui donner un salaire régulier. Loin d’être dégueu, ce salaire, en plus. Mais Clyde, l’argent, il s’en fout, pour lui, ça ne fait pas le bonheur, loin de là. Le bonheur de Clyde, c’est la musique, mais, en réalité, ça fait un moment que la musique ne lui suffit plus vraiment. Il est toujours aussi bon qu’avant, mais plus mécanique. Autrefois, il mettait son âme dans sa façon de jouer, dans ses compositions aussi. Là, il se contente de jouer. Point. Refermant rapidement la bouilloire, il la met sur son socle, avant de la mettre en marche. Tout en sortant une tasse, il ajoute : « Perds pas ton temps à me psychanalyser ! » Car c’est une perte de temps, pour Clyde. Il est une perte de temps. Il se fait lui-même perdre son temps, c’est dire à quel point il n’est pas intéressant, à ses propres yeux. Il se tourne, la tasse en main, pour l’apporter sur la table. « Et puis, tu sais d’avance que j’dirais rien. ». Et c’est ça, le problème avec Clyde. Il ne parle pas beaucoup de ce qui le ronge réellement. Par exemple, c’est à peine si Al est au courant du fait que l’Irlandais est en passe d’enterrer sa mère, celle-ci étant rongée par une maladie qui l’affaiblie de plus en plus. Mais Clyde s’en fout, de ça. Et c’est triste. Il estime que sa mère n’est qu’une étrangère. Il ne la connaît pas, et ne veut pas la pleurer. Elle l’a abandonnée, il y a longtemps. Pourquoi lui, il reviendrait vers elle ? « De toute façon, j’ai rien de bien intéressant à ne surtout pas oublier. » Il ne le dit pas, mais il pense que c’est le cas. Que ce soit au quotidien, comme dans ces soirées trop arrosées. Tout en continuant à parler, il sort tout ce qu’il faut, pour le thé, et même de quoi grignoter. « J’suis désolé, si j’ai merdé, hier soir. », finit-il par souffler. Elle s’est excusée. Autant qu’il en fasse de même. Bien qu’il ignore ce qu’il a pu faire. Mais il a dû bien merder, hier, pour qu’elle soit autant sur les nerfs. Non ? « J’ai fait quoi, comme conneries ? ». Il demande, espérant qu’elle lui répondra, craignant qu’elle ne l’envoi chier. Mais il veut savoir, putain.

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Posté le Jeu 8 Fév - 19:33


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Elle n'avait qu'une envie Bonnie, quitter les lieux. Partir le plus vite possible et le plus loin d'ici. Sauf que, et comme à chaque fois, quand il s'agit de Clyde c'est plus facile à dire qu'à faire. La voici donc qui fait demi-tour, hurlant des mots d'amour à son frère qui en profite pour s'éclipser et les laisser tous les deux, ses actes bien trop évident et que pourtant les deux musiciens ne percutent pas... Ou bien peut-être que si, mais ils préfèrent se voiler la face comme toujours...  

Bonnie referme la porte, lâche son sac qui atterrit lourdement sur le sol avant d'aller dans le salon et se laisser tomber sur le canapé. Le silence prend place, faisant son nid. A croire que c'est devenu une habitude entre eux. Sauf qu'en réalité, Bonnie cherche quelque chose à dire. N'importe quoi qui pourrait briser ce silence qui la gêne plus qu'autre chose. Et tout naturellement, elle demande du thé la brune, détestant le café. Ne s’attendant pas vraiment à ce que Clyde en aie. Mais contre toute attente, c'est le cas et, quand il s’approche d'elle, c'est pour déposer sur la table basse tout un assortiment. « Bah, tu t'es mis au thé toi maintenant ? » qu'elle demande, surprise de voir autant de goûts différents, car généralement, les gens se contentent du classique thé vert menthe ou citron. « Ou c'est pour faire bonne impression les lendemains de baise ? » qu'elle ajoute bien trop vite et sans réfléchir. Et elle regrette presque aussitôt ces mots Bonnie, car elle sait qu'ils vont ajouter de l'huile sur le feu. Comme s'il n'y en avait pas déjà assez....

Alors, quand elle commence à fouiller la boîte pour voir ce qu'il y a à disposition, elle s'excuse. Pour ce matin, pour sa hargne, pour ses remarques déplacées, pour tout en fait. Et elle comprend pas la chanteuse, pourquoi Clyde se détruit comme ça. Parce qu'elle se doute que ce n'est pas la première fois qu'il abuse à ce point et se met minable comme il a pu l'être hier soir. Même si un moment il a sacrément bien brouillé les pistes... jusqu'à ce que la réalité ne les rattrape le lendemain matin... Mais quand il finit par répondre, Bonnie s'arrête net, un sachet de thé dans les mains alors qu'elle pivote son visage vers le guitariste pour voir s'il plaisante ou s'il est sérieux. Visage fermé, Clyde s'active à faire bouillir de l'eau, sans prêter la moindre attention à la brune qui retourne à sa boîte à thé pour en choisir un aux fruits rouges et le mettre de côté. « Rien ne t'empêche d'aller refaire ta vie ailleurs. » qu'elle lâche au bout d'un moment, après réflexion sur ce que vient de dire Clyde. C'est vrai non ? Si sa vie ne lui convent pas ici, le guitariste peut très bien tenter sa chance ailleurs. Et pourquoi pas même à New York ? « J'suis sure que tu passes à côté de plein d'choses » qu'elle ajoute après quelques secondes, l'air envieuse avant qu'un voile ne vienne obscurcir son regard. Le truc, c'est que c'était l'un de ses rêves à Bonnie. Partir d'ici, refaire sa vie ailleurs. Recommencer à zéro. De nombreuse fois, elle y a pensé la brune. Et quand elle était adolescente, c'était la finalité recherchée. Sauf que ce plan là, elle voulait le réaliser avec Clyde. Tout plaquer et refaire leur vie loin de cette ville pourrie. Et c'est peut-être bien pour ça qu'elle est encore là aujourd'hui. Bien trop lâche pour réaliser ce rêve toute seule... Et l'espace d'un fugace instant, elle se demande si Clyde s'en souvient. S'il n'a pas oublié leurs soirées à refaire le monde et faire des plans sur la comète. Plans qu'elle a totalement foutu en l'air en se laissant manipuler par un producteur peu scrupuleux...

Clyde s'approche de Bonnie pour lui apporter la tasse fumante, affirmant que de toute façon, il ne dirait pas un mot. Et elle sourit bien malgré elle la chanteuse, alors qu'elle plonge le sachet de thé dans l'eau bouillante, parce qu'elle le savait parfaitement. Certaines choses ne changent pas malgré les années qui passent. « C'est bon, j'demande plus rien » qu'elle répond en levant les mains au ciel pour signifier qu'elle laisse tomber. Et à la dernière remarque du guitariste, Bonnie ne peut s'empêcher de rouler des yeux. « N’importe quoi. » qu'elle souffle plus pour elle que pour lui, alors qu'il semble affirmer que sa vie est de la merde pure et simple et qu'il n'y a absolument rien à en retenir. Et que, par conséquent, se torcher tous les week-end – du moins, c'est ce que Bonnie suppose – ne le dérange pas du tout. « A force, tu vas griller le peu de neurones qu'il te reste » qu'elle lance pour plaisanter et détendre l'atmosphère, alors qu'elle fait une légère grimace à Clyde.

Son thé infusé, Bonnie met de côté le petit sachet, avant de porter la tasse à ses lèvres, souffler et finalement... se brûler. « Putain c'est chaud ! » qu'elle s'exclame alors qu'elle repose la tasse sur la table basse. Et alors qu'elle s'attend à ce qu Clyde se foute de sa gueule, il s'excuse à son tour pour son comportement d'hier soir, cherchant à savoir où il a pu merder pour que Bonnie s'emporte comme elle l'a fait au réveil. Et elle ne sait pas quoi répondre sur le coup la brune. Parce que elle, évidemment, elle n'a absolument rien oublié de leurs échanges de la veille... Et après un dilemme intérieur pour savoir si elle doit lui dire la vérité ou pas, elle se décide enfin. « Pas grand chose. A part t'éclater la main sur la fenêtre... » qu'elle répond au bout d'un moment, désignant la dite fenêtre du doigt pour ensuite poser ses yeux sur la main de Clyde et le bandage rougi de sang. « De toute façon tu te rappelles de rien donc ça sert à rien d'en parler... » qu'elle ajoute d'une voix où semble percer une certaine déception. « Tu devrais laisse respirer » qu'elle ajoute après quelques secondes. Et sans attendre et surtout, sans demander la permission, Bonnie attrape la main blessée de Clyde et commence à retirer le bandage.

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Posté le Jeu 8 Fév - 21:14


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Le silence, Clyde n’aime pas. Ca lui rappelle son enfance, les silences qui rassemblaient ses parents, alors que leur couple agonisait. Il n’aime donc pas le silence qui peut apparaître, entre lui et Bonnie, bien que ça ne l’étonne pas réellement. Alors même si ça l’emmerde de se lever pour sortir ce qu’il faut pour la brune, il le fait, et est presque content que cela relance la conversation. Bien entendu, il n’esquisse pas l’ombre d’un sourire, faut pas pousser non plus. « Tu sais que parfois, avec Al, ça nous arrive de recevoir des gens… », se contente-t-il de répondre, n’ayant même pas la force d’aller plus loin. Qu’elle pense ce qu’elle veut, il n’a vraiment pas envie de se prendre la tête, de nouveau, avec elle. Les 2 colocataires veillent à avoir ce qu’il faut, pour que leurs éventuels convives se sentent le plus à l’aise possible. Cela étant dit, c’est le guitariste qui veille à prendre un beau panel de thé, c’est plus fort que lui. Et l’interrogation de la brune le met mal à l’aise, en plus de l’énerver à cause de ce qu’elle sous-entend. Ou c’est l’ensemble de cette conversation, qui le met mal à l’aise. Car s’il a un tel choix de thés, c’est uniquement à cause de Bonnie. Et c’est toujours à cause de la Turner qu’il est incapable de quitter cette putain de ville. Il a beau s’être fait une raison, s’être convaincu qu’il ne se passerait plus rien entre eux, il ne peut pas partir. Partir, ça serait tourner la page. Pour de bon. De manière définitive. Et il ne sait pas vraiment s’il est prêt à cela. Pas plus qu’il ne veut voir s’il est prêt à franchir le pas. Et pourtant, ça ne l’empêche pas de rétorquer : « C’est en réflexion, après l’mariage d’Al et de Lexa. Faut juste savoir où poser mes valises ! ». Il commence à y réfléchir, c’est vrai, mais ça n’est pas pour maintenant. Il s’est laissé jusqu’au mariage, quand Al aura bien trop à faire pour construire sa nouvelle vie, que de s’occuper de son vieux pote. L’Irlandais ne sait pas où. Il n’y réfléchit pas trop, il faut bien l’avouer. « Peut-être en Europe. ». Car il ne se voit pas rester dans le pays. Ca le ramènera trop à Bonnie, à leur groupe d’antan, aux rêves qu’il faisait alors, aux lieux qu’il voulait arpenter avec eux, à ceux qu’ils ont pu découvrir ensemble. L’Europe, c’est  bien plus loin, c’est bien mieux. On ne viendra pas le faire chier. Son regard glisse vers la bassiste, quand il dit ça, comme pour voir un semblant de réaction de la part de la Turner. Mais il ne s’attarde pas, sa raison lui souffle qu’il cherche une illusion.

La conversation se poursuit, et le brun indique clairement qu’il ne parlera pas plus que de raison sur les éventuelles motivations qui le pousse à boire de la sorte. « J’crois que ça fait longtemps qu’ils ont rendu l’âme ! », dit-il dans un léger sourire, dans la continuité de la boutade de la brune. Son sourire se fait plus franc, quand la jeune femme peste contre la chaleur de sa boisson. Il pourrait la vanner. Mais il s’en abstient, se contentant de lever les yeux au ciel, réprimant un petit rire. Ce moment de « détente » lui permet de trouver en lui la force nécessaire pour s’excuser. Loin d’être facile pour lui. Mais il le fait. Avant de chercher à savoir ce qu’il a bien pu faire, la veille. Un soupir est la seule réaction face à l’annonce de son coup de gueule sur la fenêtre. Sa curiosité reste présente, tandis que la brune reste floue, quant à ce qu’il pu faire. Pris au dépourvu, il l’est, quand elle joue à l’infirmière, avec son bandage. Fermant les yeux, poussant un soupir, il lâche un léger : « Bonnie. », à voix plutôt basse, sachant bien que ça devrait être suffisant pour attirer l’attention de la brune, qu’il l’appelle pour son prénom. Toutefois, pour être bien sûr d’attirer son attention, il pose sa main valide sur la main de Bonnie, occupée à lui défaire son bandage. « J’ai fait quoi ? J’ai p’têtre la gueule de bois, mais j’vois bien que tu m’en veux. » Il a bien noté qu’elle parait furax qu’il ait oublié la soirée passée. Et ça l’inquiète, Clyde, il se demande vraiment ce qu’il a pu faire. « On s’est pris la tête, c’est ça ? » Si elle sait qu’il a pété une fenêtre, elle a dû assister à la scène. A savoir si la blonde était encore là ou pas. Mais là, Clyde a peur qu’il ait pu être tellement furieux et con, au point de lever la main sur la chanteuse. Ca n’est pas dans ses habitudes, même s’il a trop bu et fumé, mais… La situation est tellement tendue entre les anciens amants, Clyde garde tellement de choses pour lui, que, comme une cocotte-minute, ça aurait pu exploser. Et il est inquiet, on le voit au regard qu’il lance à la brune, dont il vient de libérer la main. Il est sans doute dans un piteux état, mais pas assez pour ne pas redouter de franchir des limites, en se montrant plus tactile qu’il ne le faudrait, avec elle. Pour masquer tout ça, il attrape son bol de café, et en boit une gorgée, attendant le verdict de la brune, craignant le pire.

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Posté le Jeu 8 Fév - 22:35


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Elle n'a jamais compris Bonnie, pourquoi Clyde n'est pas parti après ce qu'elle avait fait. En tout cas, à sa place, et même si ça aurait été la chose la plus difficile à faire, n'ayant plus rien pour la retenir, elle se serait tirée. Serait repartie de zéro pour commencer une nouvelle vie. Alors non, elle ne comprend pas vraiment ce qui retient Clyde ici, bien loin de se douter qu'il s'agit d'elle en réalité. Du coup, quand il parle de son frère et de son futur mariage, Bonnie n'est pas vraiment surprise, bien qu'elle esquisse une légère grimace quand le sujet est évoqué. Son frère va se marier... ça, elle a encore beaucoup de mal à s'y faire, même si elle est ravie pour lui. Mais ça lui rappelle affreusement à quel point le temps file à toute allure. Et ça ne l’étonnerait même pas qu'Al annonce devenir papa dans la foulée ! Bonnie tata... drôle de tableau auquel elle ne préfère pas songer pour le moment ! « Paris, ça a l'air chouette... » qu'elle lance la brune, quand Clyde parle d'explorer l'Europe. La France, c'est un pays qui l'a toujours attirée malgré les avis et remarques négatifs qu'elle a bien pu lire ou entendre. Bonnie souhaite se faire sa propre idée de la ville des amoureux. « On fait pas plus cliché je sais » qu'elle s'empresse d’ajouter avec un léger rire. Mais elle est comme ça Bonnie. Malgré ses airs de jeune femme sûre d'elle et forte, se cache un côté fleur bleue.

Bonnie plaisante, tente de détendre l'atmosphère avec quelques remarques taquines. Se brûle avec son thé et peste, sourit. Comme si tout était redevenu comme avant. Huit ans plus tôt. Sauf que rien n'est comme avant et subsiste une certaine gêne qu'elle ne parvient pas à faire disparaître. Et quand Clyde souhaite savoir ce dont il ne se souvient pas de la veille, ça n'arrange rien, bien au contraire. Car Bonnie ne peut rien lui dire, rien du tout. Ne voulant pas encore plus compliquer les choses entre eux et surtout, elle en vient à se dire que ses mots et ses actes n'étaient pas voulus. L'alcool parlait pour lui et Bonnie est tombée dans le panneau comme une idiote, prenant tout ça bien trop à cœur. Du coup, elle se contente du stricte minimum Bonnie. De ce qui ne la mettra pas dans une position délicate, comme le fait que Clyde a passé ses nerfs sur la fenêtre un peu plus loin. Et c'est sans rien ajouter de plus, après avoir bu quelques gorgées de son thé refroidi, qu'elle s'approche de lui Bonnie, et commence à défaire son pansement pour voir l’étendue des dégâts. Et son prénom dans la bouche de Clyde la fait frisonner bien malgré elle. Ce n'est que quand le guitariste pose son autre main sur les siennes que la jeune femme se fige instantanément, levant les yeux vers lui. « Rien...C'est rien... » qu'elle parvient difficilement à articuler alors qu'elle détourne les yeux pour se remettre à la tâche. Mais bien évidemment, Clyde ne compte pas la laisser s'en tirer si facilement et insiste un peu plus. « Oui... Non... Fin vite fait. Mais c'est rien j't'assure. » qu'elle répond lorsqu’il demande s'ils se sont disputés. Quelle question. Bien évidemment qu'ils se sont disputés. N'est-ce pas là toute l'essence même de leur duo ? Bien que Bonnie s'en serait passée bien volontiers hier soir... « On oublie OK ? » qu 'elle demande finalement avec un sourire quelque peu forcé alors qu'elle redresse ses prunelles vers lui. Sauf que Bonnie, elle, elle oubliera pas ce qu'ils se sont dit et surtout les baisers échangés. Elle n'oubliera pas non plus que ce n'était que du vent et qu'elle s'est emballée pour rien. Car finalement, Clyde lui en veut toujours et lui en voudra toujours. Ce n'est pas pour rien qu'il a remis ce qu'elle a fait sur le tapis alors que Al était là. Jamais elle n’obtiendra réellement son pardon. Il faut qu'elle avance Bonnie... « Enfin, toi, c'est déjà fait ahah. » qu'elle rétorque rapidement d'un air taquin pour changer de sujet alors qu'enfin, elle retire le bandage dans lequel était enroulée la main de Clyde. Et instinctivement, ses doigts viennent effleurer en douceur la blessure de Clyde. Geste tendre qu'elle esquisse naturellement. « Ça a l'air d'aller... » qu'elle souffle finalement, osant enfin relever ses prunelles vers lui. Et elle s'y perd Bonnie. Quelques secondes. Avant de retrouver ses esprits, rompre tout contact et reprendre la tasse sur la table du salon pour boire de longues gorgées de thé.

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Posté le Ven 9 Fév - 0:43


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Il a l’embarras du choix, Clyde, quant aux pays où il peut s’exiler. Parlant plusieurs langues, il a de multiples choix possibles. Ne reste plus qu’à choisir. Se motiver à le faire. Au lieu de repousser encore et encore son départ. Peut-être qu’il lui fallait juste recroiser Bonnie, refaire parti de sa vie, pour réaliser qu’il ne pouvait décemment plus rester ici sans en perdre la raison. Elle a refait sa vie, Alfred est en passe de poursuivre la sienne avec la blonde qui l’obsède depuis des années, il est plus que temps, pour Clyde, de se barrer également ! L’Europe parait être le meilleur choix, pour l’Irlandais, étant donné que les langues qu’il maîtrise sont européennes. Reste le Japon, sinon. Il verra bien. « C’est plutôt chouette, en effet. », se contente-t-il de souffler. Il ne s’attarde pas sur le sujet, c’est trop douloureux. Combien de fois ont-ils parlés de voyager à travers le monde, avec Bonnie ? Combien de fois ont-ils dépeints leur voyage idéal, les destinations qu’ils voulaient voir ? Non, Clyde n’est pas surpris par la réplique de la brune. Il se souvient bien de leurs débats enflammés, à l’époque, quand ils croyaient encore que tout était possible, que le monde leur tendait les bras. Mais Clyde a été contraint de faire sans la brune. Il a un peu voyagé, notamment pour perfectionner sa maîtrise de quelques langues. Des voyages qui lui ont coûtés chers, mais qu’il s’est offert, comme une putain de bouffée d’air, avant de revenir se terrer dans cette maudite ville affreusement ridicule et sans éclat. Des voyages qui, pour certains, lui ont fait mal, car il les a fait seul, là où il s’était imaginé les faire en compagnie de Bonnie. Mais il n’allait pas s’interdire entièrement de vivre, tout de même, déjà qu’il s’est enfermé tout seul à Maplewood, en se montrant incapable d’en partir… Il s’illusionne, il le sait : qu’il reste en Amérique ou qu’il aille plus loin, au final, il y aura toujours quelque chose qui le ramènera à la bassiste. Et ça contribue à le tuer à petit feu, cette atroce certitude qu’il restera toujours enchaîné, partiellement à défaut d’entièrement, à cette histoire qui s’est terminée d’une manière bien trop abrupte. D’un seul coup, sans qu’il ne l’ait vu venir, sans qu’il ne parvienne à en faire son deuil, par la suite.

Il se sent mal, ce matin, Clyde. Et c’est pas uniquement parce que son crâne parait abriter une tonne de marteau-piqueur. Il sent une certaine distance, imposée par Bonnie. Il interprète possiblement mal les choses, vu que la situation est déjà bien compliquée, avec la brune. Mais c’est l’impression qu’il en a, de son attitude, des mots qu’elle a employés. Ca peut aussi n’être qu’une crainte de la part du guitariste. Une trouille d’avoir trop parlé, de l’avoir incendié, la Turner, pour le mal fait 8 ans plus tôt. C’est qu’il se sait capable de trop de franchise, avec trop d’alcool ou de cannabis consommé, l’Irlandais. Cocktail détonnant, qui fait qu’il craint le pire, et réfléchi déjà à comment faire, pour se mettre la tête à l’envers, à l’avenir, sans qu’Al ne s’en mêle et ne mêle sa sœur. Logiquement, il cherche à tirer les vers du nez, à Bonnie, sur ce qu’il a bien pu faire, la veille, pour qu’ils en soient à un tel point, aujourd’hui. La réponse fournie par Bonnie veut tout et rien dire à la fois, une fois encore. Il pousse un soupir, délaissant enfin son bol de café, avant d’hocher la tête. A contre-cœur, mais il n’en saura pas plus, et très sincèrement, il doute qu’il soit judicieux de chercher à en savoir plus. Il se force à esquisser un sourire, en retour à sa petite plaisanterie, ne pouvant s’empêcher de trouver dommage qu’il n’existe pas un moyen de choisir ce qu’on peut oublier ou non. Le regard de Clyde se pose sur sa main, une fois le bandage retiré. Non pour voir la blessure. Juste pour voir les doigts de Bonnie glisser dessus. Il a comme une impression de déjà-vu. Il ne sait pas si quelque chose de similaire s’est produit hier, après tout, c’est bien possible que ça doit déjà elle qui l’ait soignée. Il ne sait pas si c’est juste une réminiscence d’un événement bien plus lointain. Combien de fois, après tout, s’est-il battu, à l’époque, « obligeant » Bonnie à prendre le rôle de son infirmière ? Trop de fois, bien trop de fois.

« Ca devrait aller. », rétorque-t-il, relativement sceptique, ne sachant pas vraiment s’il parle de sa main, de son état d’esprit, ou de leur relation. Jamais il n’a autant eu le sentiment qu’ils ne se comprenaient pas le moins du monde. Ayant besoin de bouger, de s’éloigner un peu de la brune qui le trouble bien trop, plus encore en cette matinée où son esprit est embrumé, il se dirige vers la fenêtre qui a eu à subir sa colère, quelques heures plus tôt. « Pas que j’sois pas reconnaissant pour ce que t’as fait, mais envoie chier ton frère, la prochaine fois qu’il te mandate pour veiller sur moi. », souffle-t-il, s’adossant contre le mur, fixant la chanteuse. « J’ai pas envie qu’tu m’vois dans un tel état. » Il passe une main dans ses cheveux, en parlant, les dégageant de son regard. Il se fige quelques secondes, ayant comme un goût de déjà-vu, dans les mots qu’il vient de dire. Et pour cause, il l’a déjà dit, la veille au soir, à Bonnie. Mais c’est flou, dans sa tête, même si ça lui « parle » bien. Mais il l’a dit ivre, il le redit au petit matin, comme un signe inconscient adressé à Bonnie, visant à lui faire comprendre qu’il pensait les mots qu’il a pu proféré, quelques heures plus tôt, même s’il ne s’en souvient plus. « Pas plus que j’ai envie qu’on se prenne encore plus la tête qu’en temps normal ! Pas dit qu’ça soit bon pour le groupe ! », ajoute-t-il, pour dissiper l’instant de flottement, de trouble, qu’il vient de vivre. Il se rabat sur le groupe, mais c’est vrai. Si les autres ne vont pas devenir chèvres de leurs prises de tête, c’est lui, qui ne va plus les supporter. Déjà que là, il se demande grandement s’il ne serait pas mieux pour lui, pour elle aussi, qu’il lâche le groupe de la Turner. Ils ne savent pas se parler, et vu qu’il n’a pas l’intention de lui parler trop honnêtement, rien ne changera jamais. Ils sont bloqués dans un cercle infernal.

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Posté le Ven 9 Fév - 14:23


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Bonnie ne dit pas un mot. Rien de la soirée qu’ils ont passé, des échanges qu’ils ont eu. La belle garde tout ceci pour elle, presque jalousement. Le problème c’est qu’elle ne sait pas comment aborder la chose. Mais est-ce vraiment nécessaire alors que Clyde ne se rappelle de rien du tout ? A quoi cela servirait-il ? A rien. Et c’est la conclusion qui s’impose à elle lorsque le guitariste se montre curieux et souhaite raviver ses souvenirs. Bonnie minimise la chose, affirmant que rien d’important n’est arrivé. Sauf que tout ce qui est arrivé a son importance pour elle. Cruellement. Et elle n’est pas sûre de pouvoir faire comme si rien ne s’était passé. Pourtant, il va bien falloir…

Alors, pour détendre encore une fois l’atmosphère, Bonnie joue la carte de l’humour, ses doigts parcourant ceux de Clyde, et sa blessure, de manière un peu trop douce et sûrement beaucoup trop familière. Ce pourquoi, lorsqu’elle s’en rend compte, la brune s’éloigne presque brusquement comme si elle avait subitement une envie irrépressible de boire son thé alors qu’elle se saisit justement de la tasse, rompant ainsi tout contact avec Clyde qui finit par se lever et aller examiner la fenêtre qui a subi son excès de violence de la veille. Et la scène a comme un air de déjà vu alors que Clyde affirme qu’il ne souhaite pas que Bonnie le voit ainsi. Et elle sourit la chanteuse, faiblement, un voile triste venant obscurcir ses prunelles. « J’t’ai déjà vu pire que ça. » qu’elle lance encore une fois sur le ton de la plaisanterie, bien que ce qu’elle affirme soit vrai. Combien de fois a-t-elle dû prendre soin de lui alors qu’il finissait en piteux états, le visage en sang et plein de contusions suite à une bagarre ? Combien de fois l’a-t-elle vu abuser de la boisson en soirée, et autres substances ?  Mais elle tente de minimiser les choses Bonnie, comme elle le peut. Parce qu’elle sent bien que ça n’a rien avoir avec leurs expériences passées. Que Clyde picole pour étouffer quelques choses. Sûrement son ressentiment vis-à-vis d’elle et le fait qu’il va devoir la côtoyer presque tous les jours maintenant qu’il est de retour dans le groupe… « J’t’ai pas forcé à revenir… » qu’elle souffle à voix basse plus pour elle que pour lui. Et quand elle se rend compte de ses mots Bonnie, elle espère que Clyde n’a rien entendu… D’ailleurs, elle ne comprend pas la brune, pourquoi le guitariste a décidé de retenter sa chance dans le groupe, huit ans après qu’elle l’ait éjecté. Certes, c’est le meilleur guitariste qu’ils n’ont jamais vu et elle doit bien reconnaître qu’ils ont affreusement besoin de lui s’ils veulent s’améliorer mais… Lui ? Après tout, Clyde ne leur doit rien, c’est même tout le contraire. « Pourquoi t’es revenu ? » qu’elle finit par lancer subitement d’un ton sérieux, alors que ses pensées partent dans tous les sens. Toujours assise sur le canapé, Bonnie pivote sa tête vers le brun. « Me dis pas que c’est parc’que Al te l’a demandé. Pourquoi t’es revenu Clyde ? » qu’elle insiste à nouveau, alors qu’elle repose sa tasse de thé à moitié vide sur la table du salon et qu’elle se lève pour aller rejoindre Clyde. Pour lui faire face. « Je sais que tu m’détestes plus que n’importe qui sur cette foutue planète. Que j’suis l’ennemie numéro un. Tu savais parfaitement que j’étais toujours dans le groupe. Tu savais que t’allais devoir faire avec ma présence. Alors pourquoi t’es venu à cette foutue audition ? » qu’elle surenchérit, alors qu’on sent une pointe d’agacement percer. Mais ce n’est pas contre Clyde qu’elle s’emporte, mais d’avantage pour son incapacité à le cerner et comprendre. Pourquoi a-t-il décidé de revenir, huit ans plus tard ? Et fond, bien caché. Elle espère Bonnie. Une infime lueur que ce serait pour elle qu’il est revenu, malgré tout… « Et y’a un truc que j’comprends pas non plus. T’aurais pu recruter les autres. Remonter le groupe sans moi. Ils t’auraient suivi sans souci, ça j’le sais parfaitement. Et les chanteuses, c’est pas c’qu’il manque…. » qu’elle ajoute pour finir, se faisant la réflexion au même moment où elle pose la question.

Mais finalement, Bonnie n’attend pas de réponse de Clyde, se détournant de lui pour retourner vers son sac, pas sûre de vraiment vouloir entendre la réponse à toutes ces questions… « Faut que j’y aille » qu’elle lance alors qu’elle remet sa veste et récupère son sac en bandoulière.


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Posté le Ven 9 Fév - 15:53


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Il aimerait savoir quoi faire, et quoi dire, Clyde, pour réduire le gouffre qui parait le séparer de Bonnie, mais il ne sait pas quoi faire. Il doute même que ça soit une bonne idée, de lutter contre la distance qui existe désormais entre eux. Les 15 derniers jours, c’est à peine s’ils se sont parlés. Leurs rares échanges ne concernaient que la musique et le groupe. Le plus étonnant étant qu’ils ne sont qu’à peine pris la tête. En même temps, comment l’auraient-ils pu, vu qu’ils n’ont pas vraiment parlé ? Et c’est étrange à avouer, mais ça manque à Clyde, ces prises de têtes quotidiennes. C’était leur manière bien à eux, d’accaparer l’attention de l’autre, de lui faire comprendre que son regard l’observait bien régulièrement, de communiquer, tout simplement. « Possible. », marmonne-t-il. Oui, bien entendu, elle l’a vu dans des états bien pathétiques, mais jamais comme elle a dû le voir hier. Pour la simple et bonne raison que Clyde ne s’est jamais laissé aller autant qu’il a pu le faire hier, qu’il a pu commencer à le faire depuis quelques temps. Fermant les yeux, fatigué, il tente de se masser les tempes, comme pour dissiper le mal de crâne qui réside à l’intérieur, impatient de le voir partir. Putain, c’est chiant, les lendemains de soirées ! Se peut-il qu’il commence à se faire trop vieux, pour de telles conneries, pour ne plus endurer ces douleurs d’après-beuveries ? Ses pensées n’ont pas le temps de s’épanouir plus que cela, la chanteuse finit par prendre la parole. Et la question qu’elle pose, plutôt banale, en apparence, résonne longuement aux oreilles de Clyde. Il s’interrompt dans son massage, qui ne fait guère d’effet, cherchant une réponse à apporter. Mais il n’en a pas le temps, car le discours de la jeune femme se poursuit, tournant autour de cette même question. Lentement, les mains du brun se détache de son crâne, pour retomber mollement le long de son corps, alors qu’il ne parvient même pas à regarder la Turner. Il flippe, bien trop pour s’y risquer, que la brune lise dans son regard la réponse qu’il ne veut surtout pas lui apporter. C’est pour elle, tout ça, bien entendu. Pour elle qu’il est resté ici. Pour elle qu’il est incapable de se barrer de ce bled minable. Pour elle qu’il a accepté de passer cette audition.

Il aimerait avoir une lueur de génie, quant à la réponse à fournir à la brune. Mais il n’en a pas le temps, car voilà qu’elle fini par manifester son intention de partir. Et ça, là, il s’y refuse. Alors ce con se met à courir vers la porte d’entrée. Encore défoncé de la soirée de la veille. Encore et toujours uniquement vêtu d’un t-shirt et d’un caleçon. Et ce con manque de se vautrer. Pas totalement réveillé, pas les idées entièrement en place. Oui, il manque de se gameller en se prenant les pieds dans les chaussures des colocataires, qui traînent autour du petit meuble qui devraient pourtant les abriter, mais non, les gars les laissent à côté, pour la plupart… Il manque de se vautrer, mais se retient de justesse. En contrepartie, il atterri un peu trop vivement contre la porte, sur laquelle il fini par s’adosser. Sans équivoque, il fait comprendre à la bassiste qu’il n’a pas l’intention de la laisser s’échapper si facilement. Et pour être sûr qu’elle l’ait bien compris, il peste : « Tu comptes fuir la conversation comme y’a 8 ans, c’est ça ? ». Conversation qu’ils n’ont jamais eu, après qu’il lui ait fait savoir être amoureux d’elle, et suite à quoi la jeune femme a préférée partir, sans un mot. « T’en as pas marre, d’faire ça ? D’te barrer à chaque fois ? » Il est en colère, Clyde. Même s’il sait que lui aussi, il fuit. Il a passé des mois entiers à fuir Bonnie et ses sentiments pour elle, dès lors qu’il a enfin percuté qu’il l’aimait, à l’époque. Il a poursuivi leur jeu de la relation non-exclusive, alors que ça lui tapait sur les nerfs, de plus en plus. « J’ai enchaîné les groupes, ces 8 dernières années, plus que t’as enchaîné de shooters de toute ta vie ! » L’exagération est présente, mais la réalité n’est pas si éloignée de ça de ses propos. « Ca n’allait jamais. Je n’allais jamais. J’faisais tout péter, tôt ou tard. Car dans l’fond, l’seul groupe avec lequel j’voulais jouer, c’était l’nôtre. » Et ça lui arrache les lèvres, de l’admettre, l’Irlandais. Poussant un soupir, il  contemple ses pieds nus, pour poursuivre : « J’suis incapable de faire assez confiance à quiconque désormais. » Nul besoin de préciser que c’est depuis que Bonnie l’a viré de leur groupe. Elle doit bien le savoir. « Et encore moins envers nos potes d’avant. ». A part Al, il n’a plus confiance en le reste de leur groupe. Ils l’ont tous viré, après tout. Il n’y a bien qu’Al qu’il voit encore, le guitariste. Les autres, il les a rayés de sa vie. Sans vergogne. « Alors j’fais mon chieur, incapable de trouver ma place dans un groupe, et n’voulant surtout pas en remonter un ! » Clyde fait le chieur, pour éviter qu’on ne lui plante un couteau dans le dos, une fois encore. Clyde se saborde, volontairement. Et le pire, c’est qu’il en a plus que conscience. « J’voulais rejouer avec Al. », admit-il dans un murmure. Et, bien plus légèrement, il ajoute : « Et avec toi aussi. Comme avant. » Et son attention parait absorbé par ses pieds, il se refuse obstinément à fixer la brune. Il ne sait même pas pourquoi il lui dit tout ça. Une peur que, s'il la laisse partir maintenant, il n'ait plus le courage ni l'envie de rester dans le groupe, alors qu'ils sont incapables de se parler. Et s'il est incapable de lui dire ce qu'il continue à éprouver pour elle, il l'est encore plus de la voir partir pour de bon de sa vie, dès à présent.

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Posté le Ven 9 Fév - 16:30


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Une foule de questions lui vient à Bonnie. Et si elle finit par oser poser la plupart comme elles arrivent, sans réfléchir avant de les énoncer, elle n'est ps certaine de vouloir vraiment savoir les réponses qui s'y rapportent. Alors, comme d'habitude quand une situation la met mal à l'aise, elle fuit. Se détournant de Clyde, la brune retourne vers ses affaires pour déguerpir d'ici, comme elle voulait le faire en ce début de matinée. Comme elle aurait déjà dû le faire hier soir au lieu de passer la nuit ici. Et elle regrette, Bonnie, d'être restée et surtout de s'être laissée aller à croire les paroles de Clyde que bien évidemment, ce dernier a totalement oublié. Ce n'était que du vent finalement, et pourtant, Bonnie s'y était accrochée comme une naufragée, jusqu'à ce que la réalité la rattrape ce matin. Pourtant, elle aurait dû s'en douter. Après tout, la personne sobre des deux et aux idées claires c'était bien elle...

Et si elle a cru que Clyde la laisserait partir aussi facilement, elle s'est totalement plantée Bonnie. Rapidement, le guitariste accourt jusqu'à la pour se plaquer contre et empêcher la brune de filer, la faisant ainsi sursauter de surprise au passage. Et il la connaît bien Clyde. Putain ce qu'il la connaît bien. Alors, quand elle se prend dans la gueule qu'elle n'est qu'une lâche, elle ne rétorque rien Bonnie, détournant les yeux comme une petite fille honteuse de ses bêtises. Sauf que ce que Clyde n'a pas compris, c'est que fuir est sa façon à elle de se protéger... Et il s'explique le brun. Explique à Bonnie pourquoi il ne fait toujours pas partie d'un groupe. Pourquoi en huit ans ça n'a jamais fonctionné, et surtout pourquoi, dans un sens, il est resté dans le coin. Bonnie très loin de se douter que c'est aussi pour elle et pas uniquement pour son frère aîné et le groupe. Relevant les yeux vers lui, c'est à son tour d'éviter la confrontation visuelle, alors qu'il fixe le sol au fur et à mesure des phrases prononcées. « Ce sera jamais comme avant. » qu'elle finit par souffler après un silence nécessaire. « Tu m'détestes. Et ça, ça fait toute la différence » qu'elle lance d'une petite voix où perce la tristesse et le désarroi qu'elle peut ressentir. Et si on lui avait fait un coup pareil, elle ferait la même chose Bonnie. Alors elle comprend. Elle comprend aussi que Clyde ne lui accordera jamais le pardon qu'elle attend si désespérément. Cette page de leur histoire qu'elle voudrait déchirer plus que tout et qui semble impossible à enlever. Elle y a cru pourtant hier soir, face aux mots du guitariste qui était plus que convaincant malgré son état. Mais elle s'est fait des illusions la brune...

Nouveau silence. A croire que c'est devenu une habitude entre eux. Les moments passés ensembles à refaire le monde lui paraissent d'une autre époque. Deux connaissances qui se croisent, voilà à quoi leur duo lui fait penser. De simples connaissances... Et putain ce que ça la fait chier ! Elle hésite Bonnie. Sur quoi dire. Et surtout comment le dire. Tellement de choses à avouer à Clyde... Sauf qu'elle n'y arrive pas la chanteuse. Les mots semblent bloqués au fond de sa gorge, l'angoisse de ce qui pourrait se passer reprenant le dessus. A la place, la jeune femme s’active et, sans un mot et sans prévenir, elle vient serrer Clyde dans ses bras, l'obligeant par la même occasion à se détacher de la porte. Et elle reste ainsi un court instant Bonnie, fermant les yeux pour profiter de ce moment qui semble hors du temps. « Tu me manques. » qu'elle murmure à l'oreille de Clyde, comme une façon de s'excuser une nouvelle fois. A noter l'utilisation du présent et non pas du passé, alors que le guitariste fait à nouveau partie de la bande depuis deux semaines.. Et, spontanément et tout aussi rapidement, Bonnie dépose un léger baiser sur la joue de Clyde avant d'ouvrir la porte de l'appartement et disparaître dans le couloir.

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