AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  

Partagez | 
 

 In this blues I'm singing, there's a lesson to be learned you go round smoking, you're gonna get burned

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
avatar
“ Invité ”
Invité
Posté le Dim 4 Fév - 20:25


   
Seth, Bonnie & Clyde
⚜️ I got opium in my chimney, no other life to choose. Nightmares made of hash dreams, the devil in my shoes ⚜️

   
Depuis maintenant 2 semaines, le groupe fondé par Alfred et Clyde est sur les routes. Les jeunes musiciens profitent de la période estivale pour faire divers petits concerts, un peu partout. Ils ont quelques dates de prévues, et s’arrangent pour en trouver d’autre, un peu partout, là où on veut bien leur laisser une chance de se produire. Ils jouent ainsi un peu partout : dans des bars, dans quelques salles des fêtes, de très rares salles de concerts, quelques festivales les accueillent, parfois… Il arrive souvent qu’ils improvisent des concerts, en plein air. C’est surtout ceux-là, que Clyde préfère. Ca se fait sur un coup de tête, le message est passé avec 3 fois rien, il n’y a pas forcément grand monde, et pourtant, le guitariste prend son pied, à ses moments-là. C’est un excellent moyen pour le groupe, de se faire connaître. Et les trucs trop organisés, trop préparés, ça casse les couilles de Clyde, car faut se coller à un planning emmerdant. Sauf que Clyde aime pas ça, il aime pas qu’on lui dise ce qu’il doit faire, quand, comment, pourquoi, et combien de temps il a pour le faire.

Aujourd’hui, ils sont dans un petit bled, dont Clyde a déjà oublié le nom. Ou il le sait, mais il s’en fout. Du Clyde tout craché. Il sait juste qu’ils ont prévu d’y dormir. Et que là, ça parait compromis. Ils sont à quelques kilomètres du motel où ils ont réservés des chambres. Ouais, dormir à la belle étoile, ça va bien de temps à autre, mais parfois, ils s’offrent le luxe d’une vraie piaule. Très miteuse, la piaule, mais ça fait le boulot malgré tout. Mais voilà, un pneu a eu la fausse bonne idée de dire merde. Faut dire que le groupe s’est tiré un peu trop rapidement du parking abandonné où ils s’étaient posé, pour un concert improvisé. Tout se passait très bien, jusqu’à ce que les flics ne débarquent. Il avait fallut remballé leurs matos à la va-vite, tout balancer dans la bagnole en vrac, et démarrer au quart de tour. Un rassemblement non-autorisé, avec des mineurs et de l’alcool, en général, les forces de l’ordre apprécient moyen. Et dans la précipitation, faut croire qu’ils avaient roulés sur une merde. Et le pneu avait rendu l’âme. « Bonne nouvelle : on nous a menti, la pluie ne va pas débarquer dès maintenant. Mauvaise nouvelle : on a oublié de reprendre une roue de secours. », constat Clyde, après avoir fouillé la caisse en quête de la roue de secours. Sauf que bien entendu, ils s’en sont déjà servis. Au tout début de leur séjour. Et ils n’avaient pas de thunes pour en reprendre une autre. Ils se sont dit qu’ils n’en auront pas besoin. Ils ont trop crû que leur bonne étoile les aiderait.

Clyde pousse un soupir. Là, il a juste la flemme, en fait. Le concert clandestin qu’ils ont donné précédemment l’a mis sur les rotules. Ce séjour le met progressivement sur les rotules. Clyde est pas du genre à faire semblant, quand il joue, il se donne à fond, met toute l’énergie dont il dispose dans sa façon de jouer et de « bouger » sur ce qui fait office de scène. Ils font pas mal la fête, en plus de ça. Ils se couchent tard, et ne dorment pas forcément correctement ni assez. Sans oublier les éventuelles rencontres qu’ils peuvent faire, et les quelques nanas que Clyde s’amuse à se taper, pour taper sur les nerfs de Bonnie. Qui le lui rend bien. Et il y a aussi les instants où les amants terribles parviennent à se retrouver, seuls, à l’abri des regards du groupe. Alors Clyde est loin d’être chaud, là, pour tenter de partir à pied, en quête d’un garage, ou d’une âme charitable. Car bien entendu, leur voiture les a lâché sur une route, en plein milieu de nulle part. Ca n’aurait pas été drôle, sinon ! Il a bien son portable, mais il n’est pas utilisable, il a besoin d’être rechargé. Et c’est là où la seule autre nana du groupe, qui s’occupe des claviers, dit qu’elle a peut-être une solution. Avant leur dernier concert, celui qui a tourné court à cause des flics, elle a fait la rencontre d’un mécano. Ils ont échangés leur numéro, car elle n’était pas contre le fait de le revoir. Alors, elle veut bien tenter de l’appeler, espérant qu’il soit disponible.

L’Irlandais hausse les épaules. L’idée peut être bonne. Sinon, faudra que quelqu’un appelle les renseignements, ça pourrait leur être utile. Alors que sa comparse s’éclipse pour appeler son joker, Clyde s’assied sur le capot de la bagnole, après s’être allumé une clope. Les minutes passent, la musicienne revient en disant qu’elle a laissé un message sur le répondeur, car le type n’a pas répondu. « Au pire, on peut planter la tente dans l’champ juste là…. » Si jamais ils doivent rester ici, c’est une idée. Ca l’emballe pas pour autant. Il a bien envie d’avoir un vrai lit, ce soir. Enfin, il veut surtout pouvoir prendre une vraie douche, pendant de longues minutes, pas un truc à la va-vite, dans un camping qui manque méchamment d’eau chaude. « Par contre, pitié : qu’on n’laisse plus Bonnie tenter d’faire à manger ! », raille-t-il, faisant allusion à ce que ça a donné, l’avant-veille. Et elle a eut la main bien lourde sur le sel. Elle n’était visiblement pas concentrée sur ce qu’elle faisait, ou n’a pas l’habitude de cuisiner, ça, Clyde n’en sait rien. Il prend juste un malin plaisir à la vanner. Comme d’hab’.
   
⇜ code by bat'phanie ⇝
Revenir en haut Aller en bas
avatar
“ Invité ”
Invité
Posté le Mar 6 Fév - 21:48


   
Seth, Bonnie & Clyde
⚜️ I got opium in my chimney, no other life to choose. Nightmares made of hash dreams, the devil in my shoes ⚜️

   
Voilà quinze jours qu'ils arpentent les routes, à la recherche d'endroits où se produire. Quinze jours que leur vie est rythmée par les festivals, les manifestations en plein air et les concert clandestins. Quinze jours que Bonnie touche enfin son rêve du bout des doigts, espérant qu'un producteur finirait par les repérer et leur fasse signer un contrat. Loin d'avoir la grosse tête, Bonnie sait qu'ils ont du talent. Vraiment. Et pour passer pro, la belle donne tout ce qu'elle a, à chaque concert. Mais voilà. A trop forcer, sa voix en pâtit et si elle a adoré ces deux semaines, il est temps pour elle de souffler un peu. Et à croire que le destin ou n'importe quelle autre force supérieure l'a entendu, qu'un pneu se met à crever sur une route de campagne perdue au milieu de nul part. Clyde, au volant, finit par faire une embardée sous la surprise du pneu qui éclate, faisant pousser un cri à Bonnie qui s'accroche à son frère assis derrière avec elle. Et ce n'est que quand la voiture est à l’arrêt, stabilisée, qu'elle le relâche enfin, en soupirant. Alors que Clyde sort de la voiture pour voir les dégâts, et sûrement changer le pneu (enfin, c'est ce que Bonnie se dit), Al en profite pour la vanner sur la réaction qu'elle vient d'avoir. « Ta gueule », qu'elle rétorque sans attendre, lui assénant un coup dans l'épaule. Au même moment, Clyde revient vers eux pour leur annoncer la mauvaise nouvelle : ils n'ont pas de roue de secours. « Génial » qu'elle lance dans un soupire, alors que sa tête vient mollement se reposer sur l'appui-tête. Mais c'était sans compter sur l'aute nana du groupe qui propose une idée, à savoir appeler un mec qui bosse dans un garage et à qui elle a taxé le numéro. Et c'est sans attendre que Bonnie la pousse à le faire, cette dernière sortant de la voiture pour passer son coup de fil. C'est plein d'espoir que le reste du groupe l'observe s'éloigner, le téléphone collé à l'oreille.... pour la voir revenir plus tard, avec une légère moue. Personne n'a décroché, elle a laissé un message. Et bien évidemment, Clyde n'a pas son pareille pour vanner Bonnie dans les pires circonstances. « J't'emmerdes ! Et si t'es pas content, tu peux bouffer d'l'herbe, j'm'en fous ! » qu'elle balance, avant de rabaisser le siège conducteur et ouvrir la portière pour sortir de la voiture.


Une fois dehors, la jeune femme en profite pour s'étirer, quelques os craquant au passage. Puis, elle observe de gauche à droite, l'horizon. Rien. Ils ont vraiment crevé au milieu de nul part. Y'a pas à dire, le groupe est vraiment verni quand il s'agit d'avoir la poisse ! « Qu'est c'que t'as encore fait toi hein ? Quelle sorcière t'as baisé encore et qu't'as jamais rappelée mh? » qu'elle balance à Clyde alors qu'elle écarte les bras pour désigner où ils se trouvent. Évidemment, Bonnie plaisante, et c'est uniquement en réponse à sa remarque d'avant sur sa cuisine qui laisse à désirer. Faut dire, difficile de se concentrer quand le guitariste s’amuse ouvertement à draguer les nanas devant elle. Certes, la relation entre les deux n'a rien d'officiel, et le reste du groupe n'est pas au courant, mais tout de même. Ça l'emmerde profondément Bonnie, en plus de la ronger de jalousie. Et le pire, c'est qu'elle doit faire bonne figure, doit faire comme si de rien était pour que les autres ne se doutent pas de quelque chose...

Les minutes s'écoulent, lentement. Bonnie s'ennuie, s'amuse à suivre la ligne pointillée de la route sur plusieurs mètres, avant de refaire la même chose dans l'autre sens jusqu'à la voiture, puis repartir en sens inverse. Elle fait ça plusieurs fois, jusqu'à se stopper, détectant un bruit au loin. « Hé, vous entendez ? » qu'elle demande aux autres, alors qu'elle est concentré sur le brut en question. Pivotant dans sa direction, la belle met ses mains en visière au dessus de ses yeux afin d'avoir une meilleure vue d'ensemble... quand elle repère ce qui ressemble à un camion, ou une dépanneuse, au loin. En tout cas un véhicule est en approche ! Et elle ne compte pas le laisser passer devant eux sans rien faire. Alors, Bonnie se met à courir dans la direction du véhicule. Se postant sur le côté de la route, à plusieurs mètres de la voiture, elle remet son soutien-gorge bien en place, avant de tendre son bras et lever le pouce. (sa tenue)

   
⇜ code by bat'phanie ⇝
Revenir en haut Aller en bas
avatar
“ Invité ”
Invité
Posté le Mer 7 Fév - 9:53

C'est un drôle de hasard qui a fait que Seth logeait au garage au moment où un appel lui étant destiné a fait vibrer le boitier électronique sur la table en bois. (Le soleil haut de le ciel brûle le macadam qui fait onduler ses ondes à la surface) "Eh Jaeger ! Décroche !" Ouais ouais, qu'il fait d'une bouille nonchalante, tirant ses jambes du canapé de cuir mal léché mal soigné. Ah, le relief sur sa colonne vertébrale c'était ce ressort ? Il a dormi avec ses pompes nouées au pied, le vagabond.

En fait, il patauge encore à moitié dans les limbes. Il avait presque réussi à atteindre le téléphone, manque de chance, la sonnerie mourut avant qu'il n'arrive à poser les doigts dessus. Ses yeux papillonnent et, lentement, il réalise ce qu'il vient de manquer quand la fenêtre d'un message s'affiche sur l'écran. On est coincé en pleine campagne sans roue de secours, come on come on! que ça réclamait avec insistance. Trois appels manqués, un message vocal et du harcèle par textos. Des gens perdus en pleine campagne, sans roue de secours ni station ni nourriture ni endroit pour dormir. La totale ! On n'a pas idée. Tout doucement, le motif de l'appel trace son sillon dans les neurones du chirurgien de métal. Nous avons besoin de ton aide, héros.

Tintement des clés de voiture. "J'connais le client, Blake. Vas-y, je fonce. M'attends pas pour ce midi." Et automatiquement le chien Bob s'extirpait de son lit de coton pour emboiter le pas avec son maitre de fortune. Bob c'est le chien trouvé dans un Texaco, solo comme lui du temps où il parcourait les plaines sauvages de la grande nation américaine, un sac sur le dos et la casquette vissée sur le crâne. Ben ça n'a pas tellement changé depuis cette époque, et ce serait pas surprenant qu'il reprenne ses sales habitudes, le mécano. Il a la fâcheuse tendance à poser ses RTT au pire moment, faut dire.

Oui le soleil il frappe beaucoup là-haut perché dans son écran bleu. C'est l'été, quelque chose comme ça. Il savait que si c'était que pour un pneu, il pouvait se permettre de grimper dans le pick-up de Dan le Blake (son pote de garage) et d'y jeter le matos de soin mécanique à l'arrière du véhicule. Le chien il a fait son nid sur la place du mort, veillant au grain à ce que son maître ne fasse pas de bêtise sous la chaleur de plomb. Pas de combine bleu électrique refermée sur le dos, rien que son treillis de travail et un tee shirt blanc prêt à croiser le fer avec le cambouis. J'arrive, mes enfants. Bob, attache ta ceinture. "Sois sage." Gratte gratte sous le menton. Un petit jappement adorable lui répond alors que deux yeux marrons suppliants se lèvent en sa direction. Puis y a My Way de Sinatra qui vient jouer sa mélancolie dans tout l'habitacle.

Le pied sur la pédale tout du long, ça lui fait progressivement rejoindre la position géographique des âmes en détresse, arpentant le bitume brûlant de l'Idaho. À droite à gauche les crêtes de champs de blé, ployant sous la caresse du vent. Un vent qui ne porte que les degrés chauds avec lui, on préférerait foutre la clim et fermer les fenêtres pour se rafraichir la cervelle un bon coup. Le chien resta silence, roulé en boule sur lui-même, jusqu'à ce que le transport s'arrête. Une fille à la crinière brune s'est élancée vers le pick-up comme si elle voulait se jeter par-dessous, pouce levé et l'air d'exiger l'arrêt définitif du convoi.

Coude sur la portière, casquette un peu relevée et les gants sur les poignes. Son regard charbon cherche la responsable de sa présence, et Seth imagine que l'appel émane soit de cette fille qui s'approche de la fenêtre, soit de l'autre un peu plus loin. Il reconnait finalement qu'il s'agit de cette dernière.

Baissons un peu le volume. Pardon Frank, tu chantes admirablement bien, mais je n'entends pas la demoiselle. "C'est l'garagiste, bonjour." Oui c'est un sourire qui se décoche sur ses lèvres. Pendant qu'on lui résume vite fait la catastrophe, il prend déjà l'initiative d'analyser rapidement ce qui s'est passé pour le véhicule en arrêt près de la fosse, avant de sauter lui-même de son moyen de transport, le clébard à sa suite. "Pas d'panique, il est gentil." La truffe humide allait chercher les paumes dans lesquelles quémander des papouilles. Le mécano il salue un peu toute l'assemblée d'un petit geste de casquette comme les cow-boys faisaient aux dames. Dans la foulée il oublie un peu de se présenter, sans doute que ça les importe pas. Il voit les visages rebelles et rock'n'roll qui lui font face, Seth. Un gars aux cheveux longs et noirs, lunettes posées sur le nez ; la nana qui a voulu se jeter sous son véhicule et la fille qu'il connait déjà d'un concert datant de... plusieurs mois, il dirait. Il comprend par la force des choses qu'il est en présence d'une troupe de musiciens. Salut, salut, salut. C'est toi qui m'a appelé ? Je me souviens de toi. Rejoins-moi plus tard. "Alors, vous voulez bien m'faire un topo d'la situation ? Quoique, je devine facilement." Les mains sur les hanches, position du mécanicien qui décrypte le dédale de ferraille sous lui. En l'occurrence, il est question d'un pneu éventré par des clous laissés au sol. Rien d'autre ?

Le pro il retourne près du pick-up, y abandonnant d'abord son couvre-chef précieux et piochant un triangle de signalisation qu'il vient poser une trentaine de mètres après le cul du dernier véhicule en file. Suite à la manœuvre de sécurité, il rafle une clé puis le cric, retourne auprès du public qui n'a pas d'autre choix que de suivre ce qui se passe, impuissant.

"Prêt à foutre les mains dans l'cambouis ?" Sourire sourire. "J'vais ôter les écrous. La roue de rechange est dans la benne du pick-up, si quelqu'un pouvait me l'apporter..." ... C'est que j'ai les pattes un peu occupées, là.


Dernière édition par Seth Jaeger le Lun 19 Fév - 18:58, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar
“ Invité ”
Invité
Posté le Mer 7 Fév - 11:45


   
Seth, Bonnie & Clyde
⚜️ I got opium in my chimney, no other life to choose. Nightmares made of hash dreams, the devil in my shoes ⚜️

   
Ca l’emmerde, Clyde, de se retrouver piégé en pleine cambrousse. Une douche, putain, il veut une douche. Plus qu’il ne veut un vrai lit, en fait, ou même un vrai repas, et pas un truc préparé à la va-vite, avec de la bouffe de merde, acheté à la superette la plus proche. Pour s’occuper, il dit de la merde, Clyde, à sa cible préférée : Bonnie. Et bien entendu, elle le lui rend bien. Hilare, il lui rétorque un simple : « J’les rappelle jamais, alors bon, la liste est longue ! ». Il ne rappelle jamais ses conquêtes, c’est un fait. Il est très rare qu’il les revoit. S’il le fait, c’est parce qu’il a rien d’autre de mieux à foutre, et qu’il sait où les retrouver. Il prétend toujours avoir perdu leurs numéros, et il sait assez les embobiner pour que ça marche. Il n’y a bien qu’une nana qu’il revoit régulièrement, et avec qui il reste en contact. Bien entendu, c’est Bonnie. Et évidemment, il se voile la face : ça n’est lié qu’à leurs places dans un même groupe, et parce qu’elle est la petite sœur de son meilleur pote. Il se voile tellement la face qu’il interprète de toutes les façons possibles la jalousie qu’il peut éprouver quand il la voit avec d’autres. De toutes les façons possibles. Mais jamais de la bonne. Quel con.

Et ce con pousse un soupir bien sonore, quand la bassiste va à la rencontre du véhicule en approche. Il lève les yeux au ciel, en la voyant remettre un peu d’ordre dans sa tenue, pour inciter l’automobiliste à s’arrêter. Putain, elle va le rendre cinglé, à faire ça. A faire sa belle, dans une telle tenue, pour qu’un possible gars vienne à leur secours. Non mais vous avez vu la tenue de la brune ? Clyde, lui, il l’a bien vu, en tout cas. Un peu trop à son goût. Et c’est un vrai effort qu’il doit prodiguer, pour ne pas trop la dévorer du regard. Une Bonnie portant un peu de dentelles transparentes, et paf, y’a des neurones de Clyde qui partent en vacances ! Et bien entendu, la bagnole s’arrête. Clyde réprime un grognement en voyant un type sortir de la caisse, accompagné d’un clébard. Va falloir qu’il l’ait à l’œil, s’il s’est arrêté que dans le but de filer un coup de main à Bonnie dans l’idée de la foutre dans son pieu. On ne touche pas à sa Bonnie, compris ? Il se détend, l’Irlandais, quand l’inconnu prend la parole. Ah, le garagiste ? Celui qui a été appelé ? Il respire mieux, d’un coup. Etrangement. Il n’est pas là pour Bonnie, au moins. Et Clyde va veiller à ce que ça ne change pas ! Le guitariste ne bouge pas du capot sur lequel il est assis, se contentant de saluer le nouvel arrivant d’un petit signe de la main. Ne cachant pas le bâillement qui l’agite, Clyde fini par répondre un simple : « J’crois qu’le pneu a voulu rompre avec son dernier amant en date, un clou à la con, et c’clou a pas apprécié la rupture ! » Pure connerie. Du grand Clyde. Et l’Irlandais n’ajoute rien, préférant flatter l’clébard qui quémande des caresses. Lui, il aime bien les bestioles. Il en a pas, mais il les apprécie tout de même. Pour mieux saluer le chien, il a même fini par sauter du capot, pour s’agenouiller vers lui. Un vrai gosse, pour le coup, le musicien qui a toujours râlé auprès de son père, de n’avoir jamais voulu un chien ou un chat.

« J’m’en charge ! », fait-il savoir, concernant le besoin de coup de main du mécano. Cependant, il s’empresse d’ajouter un petit : « Par contre, j’te préviens, les nanas risquent de chercher à te décourager. Sans doute en t’montrant leurs seins ! » Et cette connerie lui vaut une tape derrière le crâne de sa comparse qui a appelé le garagiste. Clyde hausse les épaules. C’est pas loin de la vérité. Dans ce groupe, il n’y en a pas un pour rattraper l’autre. Sauf peut-être Al, qui est déjà casé. Mais sinon, les autres, dès qu’ils peuvent tenter de séduire quelqu’un, ils ne s’en privent pas. Et là, pour le coup, Clyde n’a pas envie que Bonnie joue de ses charmes sur ce gars. Mais il sait qu’elle va le faire. Elle le fait à chaque fois. Pour l’emmerder. Et elle y arrive bien. Mais il le lui rend bien. Deux cons, voilà ce qu’ils sont. Alfred balance un regard consterné à son meilleur pote, non sans se jurer d’avoir sa frangine à l’œil. Elle fait ce qu’elle veut de sa vie, il l’a compris, l’aîné des Turner. Mais il n’apprécierait pas forcément qu’elle se tape un type bien plus vieux qu’elle. Pauvre aveugle d’Al, incapable de percuter que Bonnie se tape déjà un type plus âgé, que le batteur connaît même très bien. Sans rien ajouter, le guitariste se rend vers la benne, ayant toujours sa clope au bec. Et c’est sans se presser, qu’il prend le pneu, et le ramène vers le mécano. « Merci d’être venu aussi rapidement, au fait. », dit-il, en déposant le pneu vers le type. Ouais, parfois, Clyde sait être poli. Parfois seulement. Pas dit que ça continue ainsi, notamment si Bonnie tente de le séduire.

   
⇜ code by bat'phanie ⇝
Revenir en haut Aller en bas
avatar
“ Invité ”
Invité
Posté le Mer 7 Fév - 19:59


   
Seth, Bonnie & Clyde
⚜️ I got opium in my chimney, no other life to choose. Nightmares made of hash dreams, the devil in my shoes ⚜️

   
Le dépanneur s'arrête près de Bonnie qui esquisse un sourire ravi, non sans une œillade en arrière pour voir si Clyde continue de la regarder faire ses manigances ou pas. Et c'est le cas. Alors, Bonnie ne compte pas s'arrêter en si bon chemin. Quand l'homme descend de sa voiture, la belle se redresse, prête à user de ses atouts féminins pour le saluer... mais ne s'attendait pas à ce qu'un chien soit sur ses talons et vienne la renifler. Surprise, Bonnie recule de quelques pas. Si elle aime les animaux, elle doit bien vouer que les chiens ce n'est pas tellement son truc. Mais celui-là risque bien d 'être l’exception qui confirme la règle. Alors que la bestiole se frotte pour obtenir des câlins, son maître affirme qu'il est gentil, ce qui insiste la belle à le caresser... Et il n'en fallait pas plus pour que le clébard frétille de joie ! « Trop mignon. C 'est quoi son nom ? » qu'elle demande, alors que l'homme se dirige vers la voiture, Bonnie et le chien sur ses talons, jouant l'un avec l'autre. Clyde tente un brin d'humour pour expliquer la situation, faisant rouler des yeux Bonnie. Et quand il passe à côté d'elle, la belle lui assène un coup de poing dans l'épaule. « Idiot » qu'elle lui souffle avec une grimace alors qu'il s'éloigne pour aller chercher le pneu de secours. Pendant ce temps, al deuxième demoiselle de la troupe, qui semble connaître le garagiste, lui explique vite fait la situation, même si, la scène parle d'elle-même : voiture sur le bas côté, pneu avant éclaté... Il ne faut pas être devin pour comprendre de quoi il retourne !

Ce n'est que quand Clyde rapplique avec le pneu qu'il laisse près du garagiste, avant de s'éloigner, que Bonnie se décide à aller vers l'homme, faussement intéressée par ce qu'il est en train de faire. Et même si ce n'est que pour faire enrager un certain guitariste qu'elle agit ainsi, histoire de lui rendre la monnaie de sa pièce par rapport à la veille au soir où il ne s'est pas fait prier d'embrasser goulûment une nana devant elle, Bonnie se pose quand même une question pour le moins pertinente. « Le pneu ira ? J'veux dire, vous aviez aucune info sur la voiture, c'est pas un modèle particulier qu'il faut ? » qu'elle demande finalement, même si elle sait qu'elle risque de passer pour la première des idiotes. Surtout que pour le coup, elle ne se dit pas que sa collègue et amie lui a sûrement déjà fourni toutes les informations nécessaires par téléphone ou texto...  Et elle le regarde faire la brune, son intérêt prenant un peu plus d’ampleur au fur et à mesure des gestes effectuées par le garagiste. Parce que pour le coup, elle se dit que ça pourrait lui être utile de savoir changer une roue en cas de pépin ! Enfin, ça, c'est pour quand elle se décidera à passer le permis ! « Fais pas l'intéressante Bonbon, t'as même pas le permis » que lui lance Al pour la taquiner. Et bien évidemment, ça marche du premier coup quand il s'agit de son frère. Pivotant dans sa direction, c'est un regard faussement mauvais qu'elle lui lance, avant de se diriger vers lui.  « Un problème peut-être ? » qu'elle demande alors qu'elle se plante devant son frère, pas du tout impressionnante alors que lui la dépasse d'une tête facilement. Et après quelques échanges dont seuls eux ont le secret, une petite bagarre amicale entre frangins éclate. Besoin de décompresser après ces heures de routes, pour finalement finir avec un pneu crevé.

« Okok, t'as gagné, j'me rends! »
qu'elle lance pour que Al finisse par la lâcher. Comme à chaque fois, ce dernier a pris le dessus. Mais viendra un jour où les rôles seront inversés, Bonnie en est persuadée. S'allongeant dans l'herbe, la demoiselle tente de reprendre sa respiration. Visage tourné vers le ciel, bras écartés comme une scène biblique bien connue. « Y'en a pour longtemps ? » qu'elle lance à voix haute à l'intention du garagiste, alors que son frère retourne près des autres musiciens. « J'ai besoin d'une douche... » qu'elle lance à voix haute, plus pour elle que pour les autres alors que le chien - qu vient de remarquer qu'elle était allongée - accourt vers elle.

Spoiler:
 

   
⇜ code by bat'phanie ⇝
Revenir en haut Aller en bas
avatar
“ Invité ”
Invité
Posté le Mer 21 Fév - 11:45

La remarque sur les seins le fait lever des épaules sous le coup du rire. Huhu. Alors comme ça on est du genre à être entouré de nanas aguicheuses, mon grand ? Il en doute pas Seth, quand il croise ces jolies bouilles féminines prêtes à découvrir les corps pour un peu de plaisir fugace. En fait, il en connait déjà une sur les deux. Celle qui fiche une tape à la Gibbs sur la nuque du type aux cheveux longs.

"T'en fais donc pas pour moi, j'reste pro quoiqu'il arrive. Même quand j'ai deux bons gros potentiels postés devant moi." Les mécanos ont toujours eu des blagues un peu beauf. "Merci pour le coup d'main. Pour le reste, j'me débrouille, ça va aller." Il a déjà ôté les écrous, comme promis, après avoir bien installé le cric. Puis le pneu crevé il se fait transférer avec une roue toute belle toute propre. Et tout se passe bien, jusqu'à ce que la brune de tout à l'heure plie des genoux comme pour l'accompagner dans la procédure. Montrer les seins, hein. Elle pose une question un peu lambda, mais dans le fond, il snife un peu que tout est fait pour perturber le petit ami qu'est resté bras sur les hanches à observer le garagiste à l’œuvre. Vilaine fille, va. "Les pneus vont, tant qu'on a les bonnes dimensions. La demoiselle là a pensé à tout au moment d'm'appeler." Un clin d’œil, qu'il lui fait au loin. Oui oui. "Au fait, le chien, il s'appelle Bob. Il m'suit partout où je vais, c't'un bon. Il a jamais mordu qui qu'ce soit." Seth il peut pas encore sortir les gants de la voiture pour caresser le chien mais c'est presque fini. Il replace les écrous, s'assure que tout est bien fixé et serré, puis effectue une petite tape sur le caoutchouc du pneu comme si c'était un bon vieux pote. "It's all okay now." Maintenant on retire le cric, on redescend le véhicule (t'imagine, repartir comme ça) et tout est bon.

Il pourrait déjà se barrer. Un pneu ça demande pas grand-chose. Juste le trajet pour arriver jusqu'aux âmes en peine. Jaeger il remballe le mauvais pneu défectueux dans la benne de son pick-up puis le cric-ascenseur, et revient auprès du groupe esseulé. Son chien fait un peu l'intéressant à tourner autour de tout le monde, la queue qui fouette dans l'air pour dire "Je suis très content de vous voir ! Il est gentil mon maitre, non ?". Sacré toi. Papouilles sous le menton et il retourne lécher les paumes de la brune à la question de tout à l'heure. Quant à l'autre fille qu'il connait déjà, elle le regarde l'air un peu équivoque. Oui, je t'ai pas oubliée ma douce.

Comme un tour de magie il récupère son couvre-chef qu'il visse à nouveau sur son crâne. Sans lui, il se sent nu le mécano. Là-haut le soleil tape toujours aussi fort sur les pare-brises et les fronts humides.

"Z'avez bien fait de m'appeler. Ah, ouais, vous pourrez régler ça avec le garage." Il sort une carte de visite sortie de nulle part. Une poche arrière de pantalon peut-être. "Bob, viens-là, tu déranges la madame. S'cusez." Un genou posé au sol il couvre le monstre de câlins. Il dirait qu'il traine avec ce canin depuis qu'il est né. Et puis il se redresse, rencontre tout le monde du regard. Surtout le boy aux cheveux longs et ses lunettes. Eh dis, je ne vois pas tes yeux, garçon. "Ça m'regarde pas, mais vous alliez où comme ça ?" Là il dirait : "Hippies du voyage" ou quelque chose comme ça. La troupe de musiciens, puis la gamine qu'il connait. Seth il est à peu près sûr qu'ils sont en tournée pour quelque chose. C'est la période beatnik ? Y en a qui oublient jamais l'âme des seventies, faut croire. Mais il aime bien. Il est le premier à écouter du Sinatra, après tout.

Petit hochement de tête, il redresse la visière de sa casquette, comme les cow-boys toujours. En fait il a pas encore décliné son identité. C'est la claviériste qui lui rappelle ce fait, quand elle lui sourit en coin. Mm mm. Attends, tu permets que je fume. (Il dégaine un roulé qu'il coince d'anticipation entre ses lèvres) (Pas sûr qu'il amorce de suite compte tenu du fait qu'il est pas encore sur la route) (et que c'est pas forcément très poli de faire ça devant la clientèle) (En fait il s'en fout mais ça reste pas très poli quand même) Seth il s'éloigne souvent des relations conventionnelles clients/employé. Il sait très bien, mais il n'en a cure. Le job de chirurgien de métal ça permet de se déplacer, de voir les autres arriver. Et ceux qui parcourent les routes et bouffent des kilomètres au compteur ont souvent un million d'histoires à raconter, ça il sait aussi. C'est pour ça qu'il aime son boulot le mécano. Il aime apprendre, entendre les vécus qui vibrent à travers les moteurs. Si les bagnoles pouvaient parler, elles dégueuleraient pléthore d'anecdotes.

Là par exemple, le quatre roues de la troupe du son, il dirait de ses proprios qu'ils ont fui quelque chose un peu trop vite. Sans qu'il mette son nez dans des affaires qui le regardent pas, Seth il parierait pour une échappée à la vite fait des forces de l'ordre. Encore une fois il préfère juger de rien, garder les suppositions pour lui sous sa précieuse casquette abimée.

"J'aurais aimé passer plus de temps avec toi, mais vous avez à faire." Il a lancé ça à la fille des claviers hein, pas au garçon ni à sa... copine ? Il sait pas vraiment, mais ça y ressemble. Ils semblent s'évertuer à montrer qu'ils se détestent, mais Seth il connait bien ça, la fausse relation frère/sœur qui dissimule le couple qui s'assume pas. "Tu me rappelles quand tu veux. Cette fois je répondrai, ouais." Dans sa cage thoracique y a l'écho d'un rire. Elle l'amuse, cette fille. Et avant que ça passe pour du flirt trop prononcé il retourne auprès du duo musicien de tête. "Besoin d'autre chose ? La route de l'Idaho vous tend les bras. Oh, j'm'appelle Seth, ravi de vous connaitre." Une petite poigne, l'ami les cheveux longs ?
Revenir en haut Aller en bas
avatar
“ Invité ”
Invité
Posté le Sam 24 Fév - 15:20


   
Seth, Bonnie & Clyde
⚜️ I got opium in my chimney, no other life to choose. Nightmares made of hash dreams, the devil in my shoes ⚜️

   
C’est du grand Clyde, qu’il nous fait, là, de tenter de mettre en garde le garagiste sur les habitudes des nanas du groupe a tout mettre en œuvre pour draguer les mecs qui peuvent à peu près leur plaire. C’est du grand Clyde, car il ne dit pas clairement que ça le gonfle, de voir Bonnie s’adonner à un tel jeu. Elle a beau avoir fêté ses 16 ans que depuis quelques semaines, elle ne fait pas vraiment son âge. Ou peut-être être seulement l’avis de Clyde, depuis qu’il a cessé de la voir de la même façon qu’il la voyait, avant de commencer leur relation non-exclusive. Toujours est-il qu’il n’est pas con, il voit comment les mecs la regardent, et répondent favorablement à ses numéros de drague. Et bordel, que ça l’énerve. Alors même s’il est habitué à prendre sur lui, là, il n’a pas envie de voir la Turner faire du charme au mécano. « Quel pro ! », s’amuse Clyde, alors qu’il sait qu’il serait loin d’être aussi concentré sur ce qu’il fait, à la place du type, si des nanas tentaient de le déconcentrer. Encore pire si Bonnie est dans les parages, là, il voudrait juste craquer pour la faire rager. « Ok. », rétorque-t-il. De toute façon, il n’aurait pas été très utile (changer un pneu, à 2, y’a plus de chances de s’emmerder que de s’entraider, en fait !). Le guitariste se vautre, littéralement, sur le bitume, à proximité de la voiture et du garagiste. Feignant de fumer paresseusement, il garde en réalité l’œil sur une certaine brune qui s’ingénie à faire de l’œil au pauvre mécano. C’est un rire railleur qui échappe au guitariste, quand Al souligne le fait que sa sœur n’ait pas encore son permis, et que, de fait, ses questions ne lui servent à rien. C’est d’une oreille distraite qu’il entend le dépanneur filer le nom de son chien, mettant en avant le fait qu’il soit inoffensif.

Sa clope terminée se voit râcler contre le sol, avant de se voir glisser dans son paquet de cigarettes. Etonnant à voir, mais en effet, Clyde fait assez gaffe à ses mégots, depuis qu’un de ses potes a failli involontairement foutre le feu, alors qu’ils faisaient une fête dehors, en ayant jeté sa clope dans l’herbe. C’est plus par précaution que par envie de ne pas polluer, ce qu’il fait, l’Irlandais. « Cool ! », voici comment Clyde prend la nouvelle du pneu enfin réparé. A l’instar de Bonnie, il serait plus qu’heureux de prendre une douche. Voire de se glisser sous celle de la brune. Ouais, ça, ça serait même bien plus intéressant que de prendre une douche en solo, en fait. Il se relève, pour se dégourdir un peu les jambes, tandis qu’Al attrape la carte de visite du type. Va falloir qu’ils pensent à aller régler le garage, avant de se poser dans le motel et de comater. Ou à y aller dans la matinée, avant de poursuivre leur route. « On va dans un p’tit village, dont j’ai oublié l’nom. », admet Clyde, en haussant les épaules. Les noms des petits patelins qu’ils peuvent bien traverser, ou même ceux où ils peuvent se produire, en général, il les zappe assez régulièrement. « C’est pas loin de Nampa. » Nampa, qui est la plus grande ville où il est prévu qu’ils aillent se produire. S’il n’y a pas d’imprévus entre temps. Avec eux, rien n’est moins sûr. Et c’est ça, qui est le plus marrant. D’avoir des trucs plus ou moins prévus, mais de savoir que des changements pourront survenir, n’importe quand. Enfin, c’est le point de vue de Clyde. Ca met un peu de piment dans la vie, de ne pas vraiment savoir de quoi demain sera fait !

Alors que le type papote avec l’autre nana du groupe, Clyde a la visite du chien, qu’il gratouille, ne cessant cela que quand il percute que le dénommé Seth lui tend la main. « Clyde. », dit-il, en lui serrant la main, après s’être redressé (plus pratique de s’agenouiller pour caresser un chien !). « Ce grand crétin, c’est Alfred ! », présente-t-il, en désignant son meilleur pote d’un signe de tête. Al, qui lui fait un doigt d’honneur, faussement énervé par la manière avec laquelle il l’a désigné. Clyde, qui lui adresse un grand sourire. « Bonnie, sa p’tite sœur. » Et non, il n’a pas fait exprès de préciser « petite », à peine. Juste pour sous-entendre que la brune était trop jeune pour Seth. Même s’il doit avoir à peu près l’âge de Clyde, ou pas loin. Aussi pour bien indiquer qu'elle est la plus jeune de leur petit groupe, n'en déplaise à la brune. « Et j’suppose que tu connais la dernière membre de notre p’tit groupe, donc, j’te la présente pas ! », termine-t-il en évoquant la nana qui a bien l’intention de revoir Seth, mais sans le reste du groupe, cette fois. « On peut t’offrir une bière ? », propose le musicien, voyant qu’Al s’en est sorti une, de leur glacière, se trouvant dans le coffre, et en propose aux nanas. Après tout, ils peuvent bien rester encore un peu ici, non ? « Oh, et dis voir, t’as pas des bars sympas à nous conseiller, dans les parages ? ». C’est qu’il perd pas le nord, Clyde ! Il va pas se coucher comme les poules, ce soir, même s’il aura enfin un vrai lit. Car faut dire que l’Irlandais a déjà passé une bonne heure, dans un autre bled, à tenter de trouver un bistrot sympa, et encore ouvert, passé 23h. Peine perdue. Ouais, à seulement 11h du soir, ils commençaient à fermer. Quelle plaie. Autant dire que Clyde ne remettra jamais les pieds là-bas ! Trop triste pour lui, un bled où la vie semble s’éteindre, aussi tôt que ça. Il adresse un signe de tête en guise de remerciements à Al’, en attrapant la bière fraîche qu’il lui tend. Ca va le rafraîchir un peu !

   
⇜ code by bat'phanie ⇝
Revenir en haut Aller en bas
avatar
“ Invité ”
Invité
Posté le Dim 25 Fév - 15:28


   
Seth, Bonnie & Clyde
⚜️ I got opium in my chimney, no other life to choose. Nightmares made of hash dreams, the devil in my shoes ⚜️

   
Déjà qu'ils ont passé une semaine de dingue, le dernier jour est des plus intenses alors qu'ils ont dû partir comme des voleurs à la hâte. Et à croire que ça ne suffisait pas, voilà que leur voiture a décidé de faire des siennes, un pneu crevant sur une route paumée au milieu de nul part. Génial Heureusement pour la petite troupe, la pianiste du groupe connaît un type qui saurait les dépanner. Un garagiste, qui a son activité non loin de là. Et effectivement, quelques minutes plus tard, le voilà qui débarque avec sa dépanneuse et son chien pour venir à la rescousse des musiciens. Comme à son habitude, Bonnie se précipite vers lui pour l'accueillir, mettant bien évidemment ses atouts en valeur dans sa tenue de scène qu'elle n'a pas changé. Un ensemble noir un peu rock, qui met ses formes parfaitement en valeur. A la voir, on lui donne facilement deux à trois ans de plus que son âge... Quoiqu'il en soit, la brune ne se démonte pas face au type qui sort de son véhicule et en voyant qu'il est bien plus âgé qu'elle. C'est même tout le contraire. Bonnie flirte un peu avec lui, rien de bien méchant, alors qu'il s'applique à changer le pneu crevé. Mais évidemment, il faut qu'Alfred mette son grain de sel et lui colle la honte face au mécano. Et comme deux enfants, les frangins finissent par se chamailler, avant que Bonnie ne rende les armes pour s'allonger dans l'herbe, à bout de force, affirmant à qui veut bien l'entende qu'elle a besoin d'une douche face à soleil de plomb qui a décidé d'ajouter un peu de difficulté à leur itinéraire. Il n'en fallu pas plus pour que le chien du mécanicien accourt vers elle pour venir lui lécher le visage, prenant la brune par surprise qui pousse un petit cri avant de rigoler et câliner le clébard. Et c'est presque une petite moue qu'elle affiche Bonnie, lorsque le maître du chien le rappelle à l'ordre.

Calmée pour le coup, la jeune femme se redresse, époussetant ses vêtements où quelques brin d'herbe séchés se sont accrochés. L'air de rien, Bonnie s'approche de Clyde et du mécanicien, qui sont en train de faire les présentations. Le guitariste commence à présenter le reste du groupe, désignant Bonnie comme la petite sœur d'Alfred. Mais la belle ne s'en offusque pas. Le fait est qu'elle ne remarque même pas le sous-entendu caché das les mots du musicien, se contentant de faire un signe de main au mécano, le tout avec un sourire dont elle a le secret. Au même moment, son frère s'affaire à sortir des bières, et, quand Bonnie entend Clyde en proposer une à Seth – le prénom n'a pas échappé à la brune – cette dernière prend les devants et en saisit deux pour venir en tendre une au mécano avec un sourire qui n'acceptera aucun refus de sa part. « En remerciement d'être arrivé si vite. » qu'elle se justifie alors que Seth se saisit de la bière proposée. « Tu pourrais p'tete nous y emmener...?» qu'elle rétorque Bonnie quand Clyde demande s'il ne connaîtrait pas des bars sympas dans le coin, le tutoyant ainsi subitement, sans attendre une quelconque approbation de sa part ou lui demander son avis sur la question. Invitation à peine voilée à passer la soirée avec eux. En tout cas, l'attitude de Bonnie ne laisse pas de place au doute quant au fait qu'il lui plaît et qu'elle tente de le séduire. Et elle s'en fout que son frère la voit. Non, ce qui l'importe surtout, c'est que Clyde (qui se trouve justement à côté d'eux) le voit. Relation cachée qu'ils entretiennent depuis quelques semaines maintenant, ils n'ont pourtant pas parlé d'exclusivité. Et si le guitariste s'amuse à draguer des nanas à chaque fin de concert, la provoquant ainsi ouvertement tout en brouillant les pistes vis-à-vis du reste du groupe, elle peut très bien s'amuser aussi à ce petit jeu là. Et c'est ce qu'elle compte bien faire, alors qu'elle lance un regard sans équivoque au mécano, tout en prenant une gorgée de sa bière. Encore un fois, la belle ne fait pas son âge, et elle sait grandement en jouer.

   
⇜ code by bat'phanie ⇝
Revenir en haut Aller en bas
“ Contenu sponsorisé ”
Posté le

Revenir en haut Aller en bas
 
In this blues I'm singing, there's a lesson to be learned you go round smoking, you're gonna get burned
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Mon Ellowyne Moody Blues Enfin là
» Blues, Rock and co ^^
» Graphisme et blues
» L'arrivée de Baubles, Bangles and Blues chez Sandra San (nouvelles photos p. 3)
» Ellowyne Moody Blues

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Partie HJ :: Archives :: RPs-
Sauter vers: