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 nathan hewitt "beside you"

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in maplewood since : 06/02/2018
gained wars : 65
real face : Kiwi.
faceclaim : Matthew Daddario (ahiṃsā)
age : 29 ans
heart : Célibataire pour mon bien.
your job : Infirmier à l'hôpital de Maplewood depuis le 14 janvier 2018. Affecté à aucun service pour le moment.

Posté le Mar 6 Fév - 22:21

Nathan Hewitt
“ within a minute I was all packed up ”



Nom Complet - Nathan, prénom donné par mes parents à mon adoption, Ioann prénom donné par ma mère à ma naissance, Hewitt. Nathan Ioann Hewitt. Date de Naissance - Je suis né le 21 octobre 1988, ce qui fait que je vais sur ma trentième année. Lieu de Naissance - Je suis né à Bílá, en République Tchèque, dans une ville frontalière avec la Slovaquie, en Europe. Ce qui fait que bien que je sois de Nationalité Américaine, je n'y ai pas vu le jour. Statut Matrimonial - Je suis célibataire depuis quelques années, je ne me juge plus vraiment capable de protéger qui que ce soit et je n'en ai d'ailleurs plus l'envie. Orientation Sexuelle - Hétérosexuelle, bien que pour l'affirmer, j'ai expérimenté tout ce que l'homme aime classifier. Classe Sociale - Je suis né dans la misère, dans la pauvreté, j'ai grandi dans la richesse et l'aisance absolue et aujourd'hui, mon maigre salaire d'infirmier me permet de vivre modestement, et c'est suffisant, l'argent appel l'argent et je sais très bien comment ça se termine. Localisation - Southside, pour être au plus près de l'hôpital. Activité Professionnelle - Malgré certains de mes diplômes, je suis aujourd'hui infirmier, depuis pas suffisamment de temps pour ne plus me perdre dans l'hôpital, mais suffisamment pour ne plus me désigner comme fraichement diplomé. Traits de Caractère - L'on me décrit souvent comme quelqu'un de calme, gentil, travailleur, serviable, poli, patient, déterminé, créatif, doux, mais aussi de perfectionniste, solitaire, peu bavard, détaché, têtu, prétentieux, fermé, blessé, secret, négatif envers lui même, incapable de gérer son stress et ayant un problème avec l'alcool. Avatar - Matthew Daddario by january cosy.

Une - Je suis né en République Tchèque, y vivant jusqu'à mes cinq ans avant d'être placé dans un orphelinat Allemand durant deux ans. J'y serais adopté par un couple d'Américain ayant des difficultés à avoir des enfants. Deux - Comme quoi les miracles existent, mes parents eurent trois filles, Sophia, né deux ans après mon arrivée, Anya quatre ans après mon arrivée et Jane cinq ans après. Il n'y eut jamais de différence entre elles et moi et nous étions très proche. Trois - J'ai apprit à joué du piano avec mon grand père, puis de la guitare et du violon à l'université de Stanford. Quatre - J'étais un très bon élève au lycée, pas le meilleur, mais suffisamment pour donner des cours du soir pour gagner des points à la fac. J'étais aussi un joueur moyen, mais pas mauvais en basket, ce qui fait que j'ai reçu une bourse pour le sport que j'ai refusé au profit d'une bourse du mérite pour Stanford. Cinq - Je suis responsable de la mort de ma mère, de Sophia et Jane, Anya étant dans le coma depuis, je n'ai jamais su me relever, finissant mes études simplement pour mon grand père avant d'aller dans une université de seconde zone au fin fond de l'état de Washington pour devenir infirmier et suivre ma soeur. Six - Cela fait un peu moins de quatre ans que je suis infirmier, ayant commencé à travailler à Seattle, je suivie ma soeur ici lorsque mon père la transféra pour la faire soigner par un ami il y a un peu moins d'un mois. Sept - Je parle quelques mots de ma langues natale, sinon je parle couramment Allemand, Anglais et Espagnole. Huit - J'ai un chat qui s'appel Woody et la tortue à moitié desséché d'Anya qui se balade plus que je ne la vois. Neuf - Je n'ai vidé encore aucun carton dans mon appartement, ni même fait les démarches pour avoir de l'électricité ou le câble, je vis à la bougie dans ma couette. Dix - J'ai un sérieux problème d'alcool que je n'arrive pas à régler et qui me permet de garder à peu près la tête hors de l'eau.

› Si tu étais...
un instrument de musique - Le Piano, car je ne pense pas connaitre d'instrument plus noble. une boisson - Une bière, car il n'y a sans doute plus de réconfort à trouver dans l'alcool que dans un café. un pays - Les États Unis, car ma vie aurait sans doute était bien plus sombre si je n'y avais pas grandi. un objet - Une lettre, car les mots qui y sont couché ne pourront pas s'oublier. une pierre précieuse - L'Obsidienne, car bien qu'elle ne soit pas précieuse, elle nait du déchirement le plus brutale que la terre nous offre. une odeur - Celle d'une forêt aux première lueurs du jour, car elle est synonyme de calme. un pêché capital - L'orgueil sans doute, bien que le péché fut aujourd'hui payé. une friandise - Des M&N'S sans hésité. une saison - L'hiver, car la neige efface tout. un animal - Le chat, car il n'a pas besoin de nous pour survivre.

Irl
“ on tombe les masques ”

Prénom - Camille. Pseudo Web - BHOW. Âge - 26 ans. Pays - France. Où as-tu connu le forum ? - FB. Ton personnage est-il inventé ou un pré-lien ? - Inventé. Est-ce un double-compte ? - Nope. Une dernière confidence - Des bisous ?


Dernière édition par Nathan Hewitt le Mar 6 Fév - 22:25, édité 1 fois
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Posté le Mar 6 Fév - 22:22

L'Histoire d'une vie
“ I've got a ticket to another world ”


am I still not worth that much?
juin 1995 - Berlin (Allemagne)

J'étais qui au juste ? J'étais qui dans cette masse d'enfant ? Je me le suis si souvent demandé que je finis par n'avoir plus aucune estime de moi, en même temps, je pense que personne n'aurait pu faire semblant ici. Ni moi, ni les autres. Nous étions tous des laissés pour compte, tous des enfants dont personne n'avait voulu, des enfants que l'on avait voulu protéger de leurs familles, ou de leurs pays en les emmenant ici, des enfants qu'on avait pensés aider, mais qui pour la plus part était bien trop jeune pour comprendre cela. J'étais né en République Tchèque et du jour au lendemain, on m'avait arraché de chez moi pour rejoindre un orphelinat Allemand. L'on m'avait poussé dans une nouvelle vie dont je ne parlais pas la langue alors que je n'avais pas pas cinq ans et que les propres bases de ma langue natale m'étaient déjà étrangère. Je ne savais plus exactement quand j'étais arrivé ici, mais je savais simplement que j'étais né dans un foyer avant de finir par le quitter pour mon bien et arriver dans cet orphelinat. Triste ? Oui je l'étais, je ne saisissais pas vraiment pourquoi, mais le fait d'être nombreux dans la même situation du faire de cet enfer quelque chose de moins difficile. Quelque chose de plus supportable. Je n'aimais pas cette situation, je n'aimais pas me sentir seul dans mon coeur, mais j'avais appris à m'y faire. Des amis ? J'en avais plus, à cette époque, c'était plus des frères et des soeurs, une famille d'adoption qui était comme moi, des personnes m'aidant à tenir, tout comme je les aidais… Et en prenant du recul, je pense que ce fut la période la plus simple à vivre. Je n'avais personne, mais pourtant j'avais du monde autour de moi. Je n'avais pas besoin d'un monde pour exister, j'avais besoin de moi et de ma joie de vivre. Un rien faisait un monde à mes yeux, un rien pouvait devenir magique. Innocent sans l'être, mais impatient de partir malgré les liens que je m'étais créer ici. Un orphelinat n'est pas fait pour les enfants, et oui je sais cela peut surprendre, mais un orphelinat est fait pour un temps, mais pas pour les enfants, pas pour qu'ils y restent. L'on ne peut pas y grandir, du moins pas sans passer à côté de chose et les quelques années passées la-bas m'apprirent que la simplicité avait de l'importance. Alors lorsque pour la première fois, un couple refusa de prendre mon dossier pour me rencontrer, je m'étais en quelque sorte fait à l'idée qu'ils seraient important, d'une façon ou d'une autre, pour moi. Généreux, ils l'étaient, gentils aussi, mais plus important, ils ne cherchaient pas un enfant à adopter, mais bien un fils. Je sais, la nuance ne doit pas représenter beaucoup à vos yeux, mais pour moi… Cela faisait toute la différence. Alors bien que je n'eus pas grand chose à raconter, ils restèrent un bon moment avec moi avant de partir. Beaucoup auraient prit ça pour un échec, mais pas moi. Certes j'étais un orphelin, certes j'avais presque sept ans - ce qui faisait de moi un vieux qui, à l'instar des chiots, perdaient en attractivité avec l'âge.-, et je ne savais pas grand chose du monde, mais en cet instant, j'avais l'espoir, l'espoir de ne pas finir ici, un espoir qui se concrétisa quelques jours plus tard lorsqu'il fut question de mettre mes maigres effets personnels dans une valise avant de monter dans une voiture et de voir enfin le monde défiler devant mes yeux. Ce jour là, le jour ou je devins un Hewitt fut l'un des plus important de ma vie.



because I'm just holding on for tonight
décembre 2001 - San Francisco (USA)

J'avais passé les six premières années de ma vie à San Francisco de façon assez banale. J'avais été un enfant parmi tant d'autres, un enfant construisant des cabanes dans le salon l'hiver avant de le faire dans le jardin lorsque le temps le permettait. Oui, j'étais un enfant, un enfant ayant les mêmes passions que les autres. J'appris à jouer au foot dans la rue, puis au basket lorsqu'il sembla évident que ce sport devenait à la mode. J'étais un enfant, parfois turbulent, parfois sage. Mais contrairement à beaucoup, je n'avais pas trouver ce quelque chose qui me donnerait envie de veiller tard le soir. J'aimais le sport, mais dans un soucis de perfection, je ne me jugeais pas capable d'en pratiquer en club sans être dans le ventre mou d'une équipe, ce qui ne m'aurait pas plu. Un dessin animé ? Un films ? Une séries ? Un livre ? Non plus, aucune oeuvre de ce type ne m'intéressait bien plus que le reste, certes, j'aimais bien écrire, mais c'était tout. Il n'y avait qu'une chose qui m'intéressait peut-être un peu plus… La musique. Mais durant six ans, ce ne fut que la découverte de groupe et de compositeurs, n'ayant pas l'occasion de jouer moi même et étant de toute façon encore trop introvertie à l'époque pour me lancer la dedans, mais j'aimais bien. Comme le basket, les x-men, Tolkien et les cheeseburger… Qu'on soit d'ailleurs d'accords à ce sujet, ce n'est pas juste la meilleure nourriture au monde ?! Enfin pour ma part si, mais attention pas n'importe quel burger, je parle ici de ceux de ma grand mère qui sont juste parfait, les autres, c'est bon, mais c'est pas parfait. Bref, ne nous attardons pas sur ce sujet, du moins pas maintenant. Ainsi donc, j'avais sans doute tout de l'enfant normal, mais qui n'osait pas se lancer dans quoi que se soit. Ce n'était pas un manque de courage, mais à l'époque, je pense que j'avais peur que mes parents me suivent et soient déçu si jamais je venais à abandonner… Pas sure de moi et de mes motivations, je n'entrepris rien, du moins jusqu'à ce Noël. J'aimais sans aimer Noel, en fait je trouvais dommage, à l'époque, d'avoir mon anniversaire si proche de Noël, car oui comme tout les enfant je voyais mon potentiel cadeau descendre assez vite. Toutefois ce Noël là signa définitivement le début de ma vie et le pire c'est qu'il n'était pas question ici de mes cadeaux, mais bien de celui de quelqu'un d'autre. Le 25 venait de pointer son nez et bien que je ne croyais plus au père noël depuis longtemps, j'avais, comme mes soeurs, dévalé les escaliers en entendant les cloches. Oui elles, elles y croyaient encore, mais elles étaient née dans cette famille et personne n'avait été là pour vendre la mèche comme à l'orphelinat. Ne cherchant donc pas à briser les croyances de mes trois soeurs, je les accompagnais jusqu'au salon où le soleil filtré encore difficilement. Le sapin était garnie, mais ce qui m'intrigua le plus fut bel et bien cet énorme cadeau, celui qui était pour mon grand père. Il m'intrigua tellement que je n'ouvris pas mes cadeaux avant tard le soir, restant avec lui pour cette découverte étrange. Moins impatient que moi, j'avais du allait le chercher pour le faire ouvrir le paquet, et il sembla d'ailleurs très émue en voyant ce dernier. Il demanda rapidement à ma grand mère si elle avait fait ça et cette dernière lui répondit dans un sourire que oui. Il s'avança alors pour libérer un piano de son emballage. Un vieux piano qui semblait usé et agé mais qui, lorsqu'il glissa ses doigts sur sa surface, sut raisonner avec une justesse qui lui était propre. Je ne sais pas encore si c'est le fait de voir mon grand père aussi heureux de retrouver un ami qu'il avait du céder il y a des années pour payer les soins médicaux de ma grand mère, ou le fait d'entendre et de sentir l'instrument résonner en moi, mais j'eus un déclic. « Papy… Je peux essayer ? », soufflais-je doucement en m'avançant vers lui. Il se décala alors, me laissant une place sur le siège en face des touches et après un essaie quelque peu chaotique, il m'invita à recommencer en le regardant. Et ce fut cela toute la journée, apprendre à jouer avec le meilleur, du moins à mes yeux étant donné qu'il m'en fallait pas plus que savoir qu'il avait été professeurs de musique par le passé. De longues heures passées la alors que le monde tournait autour de nous, de longues heures pour me prouver une chose. Je n'avais pas peur de me lancer, j'avais simplement peur de me lancer dans quelque chose qui ne m'intéressait pas. Ce qui n'était plus le cas à présent, car depuis ce jours la, il n'y avait plus rien qui comptait si ce n'est de me dépêcher après les cours pour rejoindre la maison de mes grands parents pour reprendre la leçon où on l'avait arrêter la veille, et encore heureux que je courais pour y aller car chaque séance était accompagné de mon repas préféré qui, entre nous, m'aurais fait prendre dix kilo si je n'avais pas été forcé de venir en courant.





we got to live before we get older
mai 2005 - San Francisco (USA)

L'enfant que j'étais, l'enfant hésitant était bien loin derrière moi. Le piano et la musique m'avaient permi de m'ouvrir et de prendre confiance, un peu trop confiance, et les quatre ans qui suivirent ne m'aidèrent pas à rester humble. Bon à l'école, j'avais réussi à passer une classe, arrivant donc peut-être un peu trop jeune au lycée, je pris conscience de certaine chose qui me poussèrent à changer, à devenir peu-à-peu un autre. Ce n'était pas mauvais, mais lorsqu'il était question de commencer à prendre les gens de haut, de faire comme beaucoup à savoir malmené les minorités, les marginaux juste pour s'amuser ou rester dans le cercle d'amis qui nous intéressait… Ce n'était pas cool, surtout que derrière ça, j'étais comme eux. J'avais simplement eu la chance d'être prit dans l'équipe de basket, d'avoir un physique avantageux et d'être assez malin pour choisir les personnes qui sauraient m'être utile. Je n'étais pas forcement à l'aise avec eux, mais je m'en fichais clairement. Tant que je pouvais faire ce que je voulais, à savoir ne pas avoir à lutter dans un club. Je vivais de basket et des tutorats que je donnais, et du piano le soir en rentrant à la maison. Activité que personne ne connaissait, fort heureusement pour moi. C'était ma passion, mon truc, quelque chose que je voulais garder pour moi et continuer à perfectionner, ce que je fis au point de pouvoir postuler à une grande université pas très loin de la maison, Stanford. Oui j'avais postulé en secret, sachant très bien que si j'étais prit, je refuserais les bourses que l'on m'avait proposer pour continuer à jouer du Basket. Je savais que je ne ferais pas le difficile si cela venait à se produire… Mais en attendant, je me devais sans doute de garder la tête haute, je me devais de continuer à être moi, ou du moins à être cet étudiant qui profitait de la vie jusqu'au bout. J'avais seize ans, je ne me droguais pas, mais j'avais déjà touché à l'alcool et aux filles, souvent même et je me félicitais même de savoir les enchainer sans grande difficulté. Oui, j'étais bel et bien un con. Un con qui comme tout les jours, se trouvait quelqu'un avec qui passer du temps. Et ma copine du moment savait très bien comment agir pour ne pas me laisser voir ailleurs. Elle le savait même très bien. Cela faisait plusieurs mois que j'avais envoyé mon dossier à Stanford, plusieurs mois que je n'avais pas eu de réponse et en toute honnêteté, je me préparais sérieusement au fait que j'allais devoir devenir qu'un simple joueur de deuxième division avec des capacités, mais qui n'eut pas ce qu'il voulait. Un cerveau avec un ballon… Ouais j'espérais plus, mais pour le moment, j'essayais de me convaincre que je saurais vivre ainsi dans les bras de Quinn. J'étais comme tout le monde, la première fois que j'avais couché avec une fille, j'étais mort de peur, mais depuis je m'étais assez bien rattrapé à ce niveau là, au point de ne jamais être à 100% dans ce que j'étais. Surtout lorsque mon avenir semblait si bien tracé et que je me voyais déjà devenir le cliché que j'avais utilisé. Oui, cela m'arrangé d'être le mec populaire qui était une star, mais pas sur le long terme, je ne voulais pas finir avec la pompom girl, je ne voulais pas devoir me cacher du monde, pas devoir sourire et draguer tout ce qui bouge juste à cause d'une réputation. Je ne voulais pas toucher les gens de cette façon, je voulais que sans me voir, sans savoir qui j'étais, ils puissent être touché par ce que j'étais, ils puissent être toucher par ma musique sans s'arrêter à moi. Je voulais être cet inconnu qui se cachait derrière des notes, cet inconnu sans visage qui pourrait vivre sans que l'on attende de lui plus qu'il ne voudrait donner. Mais là, c'était mal partie, tellement mal partie… Je serais un joueur, juste un basketeur que l'on critiquerait si l'on me voyait bourré, ou avec une autre femme que la mienne. Je ne serais qu'un outil de spectacle et encore, c'était si je réussissais à devenir quelqu'un, mais je n'avais pas la passion pour m'engager dans un combat, dans celui de passionner au travers d'un sport que je ne pratiquais que pour paraitre et réussir à gagner des crédit pour la fac. Je voulais devenir une autre personne, une personne qui n'aurait fait que des conneries en étant jeune et qui pourra s'excuser dans l'ombre au travers de quelques notes glissé sur un piano. Mais… J'avais l'impression que je devrais dire au revoir à ce rêve de toucher les gens pour ne faire que les amuser… J'avais voulu ça un temps et au final, si j'avais su choisir autre chose que la sécurité ici, je n'aurais pas prit ce risque, celui de devenir un autre… Alors oui, ça en faisait des choses à penser alors que j'avais la plus belle fille du lycée dans les bras, mais j'espérais encore qu'un jour, ça ne serait pas au physique de ma copine que je pourrais exister, mais bien à ce qui se cachait derrière et soyons honnête, Quinn ne pouvait compter que sur son physique pour espérer s'en sortir en se mariant à quelqu'un qui travaillera pour elle. Mais ne soyons pas médisant… Nous étions donc entrain de nous déshabiller dans sa chambre lorsque mon portable sonna. La lâchant presque aussitôt, je décrochais en m'éloignant un peu, chose qu'elle ne voulait visiblement pas me laisser faire étant donné qu'elle me suivit pour reprendre en s'occupant presque uniquement de moi. Et si cela m'amusait en découvrant que ce n'était que le coach, je perdis clairement patience après. En effet je venais de raccrocher et quelque secondes après, alors que Quinn se faisait un peu plus aventureuse, mon portable vibra à nouveau et cette fois… Je quittais sa chambre en m'habillant avant de rejoindre ma voiture tout en parlant à mon interlocuteur. Tout ce dont j'avais pensé venait de s'effacer et… Autant dire que ce que l'on m'annonçant au téléphone me fit arrêter toute mes conneries, du moins pour un temps, juste pour me concentrer sur mon diplôme, car sans lui, je ne pourrais jamais rejoindre les bancs de Standford qui venait de m'accepter, de me donner une chance d'être et non plus paraitre. Je devais obtenir les meilleures notes, et confirmer mon inscription en musique en allant les voir, mais c'était tout. Je ne devais pas foirer ça





so sorry that's clearly not me
mars 2006 - Palo Alto (USA)

Être Alpha… C'était un peu comme retomber dans le même groupe qu'au lycée, un groupe que j'appréciais, mais avec qui je ne finirais pas ma vie, avec qui je ne pourrais pas passer toutes mes journées, mais je suppose que si j'avais fini là, c'était bien qu'il y avait des raisons, du moins une raison. J'avais toujours voulu profiter maintenant pour ne rien regretter plus tard, et je pense que je n'avais pas volé ma place, du moins pas plus que ça, juste que parfois… Si j'aimais bien cette confrérie, elle restait aussi le meilleur moyen de ne pas avancer ou je voulais et bien que je ne sois pas parmi leurs cliché, il fallait bien reconnaitre que les artistes, ou du moins les personnes ayant une certaine sensibilité ne courrait pas les couloirs de la confrérie. Mais là n'est pas la question, la confrérie n'était rien pour moi, à mes yeux depuis que j'étais à Standford, c'était bien les cours qui demeuraient important. Cours qui me mettaient en difficulté, notamment car je n'avais jamais fait que jouer au piano et que j'avais toujours été plus intuitif qu'autre chose, mais vous savez ce que l'on dit, plus la passion est plus forte, plus la détermination à la continuer le sera. Alors je n'avais jamais abandonné, même si les premiers mois c'était révélé d'une extrême difficulté. J'avais fini par reprendre le dessus, m'ouvrant à d'autre instrument, comme la guitare, mais le piano restait ce qui comptait le plus pour moi. Mais le plus important dans tout ça, c'est bien que je commençais à pratiquer quelque chose qui fut salvateur. La composition, juste coucher des notes sur du papier, laisser la musique faire son office sans rajouter la moindre voix. Juste les notes frappant le silence… Une passion, une façon d'évacuer au delà du reste. Oui, c'était le moyen le plus riche en émotions pour pour, le plus riche en expérience. C'était le moyen de m'exprimer. Je pouvais rester des heures, si ce n'est des week-end enfermés dans une salle de musique juste pour reprendre ce que j'avais écrit, juste pour me parfaire. Je ne dis pas que j'étais le meilleur, mais ma passions et mon amour pour la musique se ressentait dans mon quotidien et faisait de moi quelqu'un de bon, du moins de meilleur. Je ne cherchais pas à percer grâce à la musique, du moins pas au début, mais à mesure que le temps avancé, je compris que je pourrais peut-être faire plus, que je pourrais peut-être essayer de faire connaitre mes composition. Mes compositions, pas moi, c'était bien là la différence. Je savais différencier tout ça, je savais ce que je voulais. Je voulais vivre de ma passion, la continuer dans la misère si il fallait, mais je ne voulais rien faire d'autre que ça, je voulais juste pouvoir me dire un jour que le monde n'était pas uniquement fait d'obligation, mais qu'il pouvait y avoir la possibilité de réussir de soit même. Je voulais réussir ainsi. Utopiste, peut-être, mais j'avais un objectif auquel je me tiendrais. Bien évidemment, parfois je revenais dans le monde des humains si puis-je dire et je profitais de ma confrérie, de l'alcool surtout, mais moins des filles. En fait, je voulais pas être un alpha mélomane pour ces dernières et donc, je préférais nettement vider une bouteille que passer ma soirée à draguer. Je sais, c'était chacun sa vision des choses, mais c'était ainsi pour moi. Le problème dans tout ça, c'est qu'à force de boire, je pense que je devins en partie dépendant à ça et peu à peu, je commençais à m'habituer au fait de boire et de composer derrière. Ok, parfois ca pouvait-être bien, mais ce que je compris plus tard, c'était que je me laissais grisé et que je perdais un peu le sens de tout ça. Je vivais pour la musique, mais je laissais le monde me prendre ce qui me définissait en soit. Jouer, sortir, le résumé de ma vie. Je restais bon dans les deux cas, mais ce n'était plus pareil. Après, c'était forcement ma première année et il était normal que je déconne, mais il devait y avoir des limites, même pour moi. J'avais un problème.


one, two, three, one, two, three... drink
juillet 2006 - Palo Alto (USA)

Il y a des choses qui se fêtent mais, qu'avec un léger recul aurait du être considéré comme normaux. Ce fut le cas de la réussite de ma première année à la fac. Je venais d'avoir les résultats, je passais en deuxième année, et ça… Ça se fêtait. Alors avec le reste des confréries, l'on commença à s'envoyer quelques bières et lentement, à mesure que la soirée avançait l'alcool montait en force. Une soirée, une vrai soirée ou je bus bien plus que de raison, ou je bus au point de draguer la première qui passait pour finir ma soirée avec elle, alternant un peu tout ce qui nous passait par la tête. On avait eu nos années, j'avais eu mon année et ce malgré mon léger problème en arrivant ici, j'avais eu mon année et c'était tout ce qui comptait. Le reste, je l'oubliais un peu. Après tout, qu'y avait-il de plus important en cet instant ? Pas grand chose. Et oui, j'étais arrivé à un stade dans la soirée ou clairement je me sentais tellement fort que j'étais indestructible à mes yeux. Oui, j'étais au sommet, rien ne pourrait m'arrêter, rien ne pourrait non plus me faire reculer. Un dieu parmi les dieu, un dieu qui n'avait plus vraiment de limite pour ce soir, un dieu que l'on ne pourrait pas abattre, sauf l'alcool. Car oui à force de boire, je devins bien rapidement incapable de tenir sur mes jambes et finalement, ce fut dans les bras de ma conquête d'un soir que je finis. Allongé sur l'un des canapés de la confrérie, je ne faisais que l'embrasser et boire, oui, pas très malin, mais soyons honnête, je m'en foutais un peu de ce qui était correcte, malin ou intelligent à faire en cet instant. Je voulais juste m'amuser, et oublier cette année en fêtant la prochaine. Et au final, je finis par m'endormir la, au alentours de quatre heures du matin, m'endormir sans penser au lendemain, sans penser à rien, car de toute façon il était clairement impossible pour moi de penser à quoi que ce soit étant donné que le simple exercice de me souvenir de mon nom était le plus compliqué. Le problème fut sans doute quand ma mère finit par appeler à 5 heures du matin pour me dire qu'elle était arrivé avec mes soeurs il y a une demi heures déjà et que je n'étais toujours pas là… Exacte… J'avais oublié que ma mère et mes soeurs venaient de revenir de vacances chez de la famille à New York. Un détail que j'avais légèrement préféré oublier. Un détail qui me fit ramer à me sortir de la pièce. Ayant déjà beaucoup de mal à me mouvoir, j'eus beaucoup de difficulté à rejoindre ma chambre pour mettre des vêtements à peu près propre comme j'eus du mal à retrouver ma voiture qui pouvait-être clairement n'importe ou. D'ailleurs elle était ou ? Je mis un long moment à la trouver, un très long moment et lorsque cela fut chose faite, j'eus du mal à la démarrer. Première connerie de la journée, avoir réussir à mettre le contact et avoir prit la route alors que je n'avais même pas la capacité de marcher ni même de garder les yeux ouvert. Mais pas grave, je devais y arriver, j'étais déjà assez en retard comme ça… Oui, j'étais en retard, mais prendre le taxi aurait été plus responsable, ce que je n'étais de toute évidence pas en cet instant, j'étais tout… Sauf responsable, après tout je me sentais encore supérieur… Beaucoup trop supérieur… Je n'étais qu'un con. Arrivant donc à la gare, je sortie pour aller les chercher avant d'assurer à ma mère que j'étais en état de conduire, avant de mettre leurs bagages dans le coffre, avant de les faire rentrer et de reprendre la route. Il faisait encore noir à cette ci et clairement, j'avais déjà du mal à me concentrer sur la route, alors entendre mes soeurs s'engueuler pour savoir à qui j'avais le plus manqué, et ma mère insister pour me demander mes résultats ne m'aida pas à garder le contact avec la réalité.

Et finalement, je finis par hausser le ton, pour demander un peu de silence avant de tourner la tête vers ma mère pour m'excuser de mon état, mais qu'il serait préférable qu'elle conduise car là, j'allais m'endormir… Un sursaut de conscience qui arriva trop tard, beaucoup trop tard quand la voiture nous percuta à pleine vitesse… L'impact fut tellement violent que les deux voitures furent entrainé sur plusieurs centaines de mettre avant de faire des tonneaux et de se réduire en morceau. Je ne sais plus exactement ce qui se passa, mais lorsque tout s'arrêta, je sentis du sang couler sur mon visage, du sang dans ma gorge aussi et une douleur qui n'avait rien de commun. Je dus perdre connaissance quelques instants, du moins je le pense, car il y eut ce grand moment de calme, cet instant ou tout semble suspendu et ou l'on pense que rien n'a eut lieu, ce moment ou l'on pourrait presque dormir avant un retour à la réalité tout aussi violent… Ouvrant les yeux brusquement, je sentis une douleur me traverser le buste avant de réaliser que tout était étrangement calme. Tournant donc la tête je vis le visage de ma mère couvert de sang, je la vis immobile… Je vis ce morceau de fer figé dans son corps et là… Les larmes commencèrent à couler, brusquement, et avec autant de violence que l'accident lui-même. « Maman… Maman réveilles toi ! Maman ! », et puis je me souvenus que nous n'étions pas seul, que mes soeurs étaient là et que… Elles ne disaient plus rien… À cet instant j'aurais préféré ne pas être là, j'aurais préféré ne pas être vivant ou ne pas être conscient, j'aurais préféré ne pas pouvoir sentir l'odeur, j'aurais préféré ne pas avoir à affronter ça… Et j'aurais préféré ne pas avoir à attendre, je pas avoir à attendre qu'on vienne m'aider ou que je m'en sorte… J'aurais préféré ne pas avoir à hurler, ne pas avoir aussi mal en cherchant à ouvrir la porte et à sortir, j'aurais préféré ne pas avoir à faire tout ça, ne pas avoir à tomber sur le sol en essayant de me mettre debout, ne pas sentir le verre des vitres percer ma peau… J'aurais préféré ne rien sentir de ça… Et j'aurais préféré ne pas avoir à appeler les secours, à ne pas leurs supplier de venir, ni même devoir les attendre… Il y a tant de chose que j'aurais préféré ne pas avoir à faire à ça… Tout ces souvenirs, tout ceux qui vennairent me hanter au moment où je me redressais pour atteindre les fenêtres passager, cette vision, cette des mes trois soeur inconsciente, celle de la plus grande avec ce qui avait aussi traversé ma mère en elle… Et cet instant d'espoir, celui en voyant les deux plus jeunes respirant encore. La douleur de vouloir ouvrir la porte, cette douleur de chercher à casser la seule vitre ayant tenu et finalement la prise de conscience, celle que je n'y arriverais pas, celle que je ne pourrais pas les sortir de là, et celle que j'étais responsable… J'étais responsable et j'aurais préféré ne pas pouvoir voir ça, j'aurais préféré me réveiller à l'hôpital, j'aurais préféré qu'on me l'annonce et non devoir faire face… En fait, j'aurais préféré que cela soit moi et non elles… Pourtant je n'eus pas d'autre choix que de les garder, d'espérer dans le fond que ce n'était qu'un mauvais film, et pourtant… Lorsque les secours finirent par arriver, lorsqu'ils cherchèrent à ouvrir pour les sortir, pour les sauver, je compris que j'étais le pire frère, le pire fils au monde… L'autre conducteur était mort, je me rappel avoir vu les sauveteurs mettre un linge sur lui alors qu'ils essayaient de me soigner en me triant des infos que je n'arrivais même pas à prononcer, tout comme je fus incapable de regarder autre choses que ces quatre corps couvert… Quatre ? « Elles étaient vivantes… Elles étaient vivantes… » soufflais-je en comprenant qu'il y avait là deux de mes soeurs, que l'une était partie car j'avais été incapable de l'aider… Pleurant à nouveau l'on m'attira dans une ambulance avant que je ne perde connaissance. Trop, beaucoup trop, tous comme mon réveil ou les seuls choses que l'on me dit furent que je n'étais pas responsable, que j'avais été victime d'un homme bourré qui avait volé une voiture et qui nous était rentré dedans. Si j'étais responsable, j'avais bu, si j'avais été en pleine possession de moyen j'aurai pu faire quelque chose, j'aurais pu rien qu'essayer de l'éviter et… J'étais en tort, je n'aurais jamais du conduire, je n'aurais jamais du toute les tuer… Et le fait de savoir qu'il n'y avait plus qu'Anya en vie, plus qu'elle qui se battait encore me tua un peu plus. Mon père était là, il avait pleuré, mais devant moi et ma soeur il ne montrait rien, il… Il se contentait de m'embrasser en me disant qu'il était content que je sois encore en vie, tout comme Anya, qu'il allait rester ici le temps que je puisse sortir de l'hôpital… Il était brisé, si ce n'est plus que moi et… Je fus assez lâche pour ne rien dire, pour ne pas dire que j'étais responsable… Que l'autre n'avait fait qu'accélérer un accident que j'aurais de toute façon provoqué. J'avais tué ma famille… J'étais censé faire comment ? J'étais censé faire quoi de ça ? Je n'arrivais même plus à regarder ma soeur sans pleurer, sans fondre en larme, sans me maudire d'avoir était si stupide. Si j'avais été un minimum responsable, si j'avais su faire la part des choses j'aurais pu la sauver… Toutes les sauver et non pas la condamner à un combat dont elle ne pourrait pas en sortir indemne… J'étais responsable, de tout et je le serais toujours car je n'avais pas su faire preuve d'intelligence, car j'avais cru que rien ne m'arriverait, car j'avais oublié… Que je n'étais qu'humain.





guess I'm always not good enough
juin 2010 - Seattle (USA)

Beaucoup de choses avaient changé en quatre ans, et d'autres n'avaient même pas chercher à aller mieux, continuant à me rappeler mes erreurs, continuant à me poignarder en plein coeur. Ma soeur n'était pas sortie du coma, elle continuait à dormir sans vouloir me revenir et mon père, il était rentré, ne pouvait rester ici et ne pouvant pas rester en deuil. Il avait chercher à avancer alors que moi, je cherchais juste à me sauver de façon à essayer de nettoyer ma dette. Comment ? Tous simplement en oubliant ma passion pour devenir réaliste et emprunter une voie plus… Non tous simplement pour me donner une chance de ne plus être l'assassin. J'allais abandonné pour passer un simple baccalauréat en soin infirmier, juste quatre ans… Comment pouvait-on renoncer à ses passions au point de ne plus pouvoir les approcher sans y repenser, sans ressentir le vide, le manque de l'abandon ? Je ne sais pas, je ne pourrais même pas expliquer comment je faisais pour vivre, ou essayer de vivre dans un monde ou je ne pouvais plus faire ce que j'aime. La musique me manquait, mais mes soeurs bien plus, tellement même que chaque jours étaient une épreuve. J'avais fini mon Baccalauréat de musique car mon grand père m'avait conjuré de le faire lorsque j'étais sortie de l'hopital. Mais je ne metterais plus jamais les pieds dans un conservatoire. Je sais bien qu'il fallait avancer, qu'il fallait aller de l'avant, mais souvent, accepter les choses et reprendre c'était les abandonner. Mais je n'arrivais pas, je n'y arrivais plus. J'ai pourtant essayer de faire comme si, mais le sens de tout ça avait bien disparu à mes yeux. J'avais été trop choqué pour certain, pour d'autre, l'envie avait simplement disparu et si les deux pouvaient avoir raison, je savais qu'au fond de moi, oublier mes rêves était le seul moyen pour m'occuper d'elle, pour être là, et enfin la surveiller, pour la protéger comme j'aurais du. Quatre ans c'était donc écoulé, quatre ans à son chevet, quatre ans à lui parler, à essayer d'aider… Et aujourd'hui… Je quittais l'université de Stanford pour rejoindre Seattle avec elle, pour pouvoir suivre des études moins chère et continuer à être avec elle. Je savais que je resterais ici et je savais aussi que j'aurais mon diplôme. Mais pas de fête cette fois ci, juste le commencement de mon premier service, juste ça. Raisonnable, je l'étais devenu, comme beaucoup de chose. L'accident m'avait changé, réellement. Je ne sortais presque plus, je n'avais plus eut de copine ou même de conquête depuis, mais je n'arrivais pas à ne pas toucher un verre d'alcool, j'étais faible. J'étais devenu discret, passant du mec que l'on reconnaissait à celui qu'on évitait, le mec gentil, mais qui ne souriait plus autant, le mec qui semblait avoir passé une mauvaise journée, mais qui ne le montrait pas… Ouais, j'avais passé une mauvaise journée il y a quatre ans… Et je la revivais régulièrement le soir, ou sous la fatigue, je m'endormais au chevet de ma soeur. J'aurais aimé avancer, j'aurais aimer accepter les conclusions de l'enquête, accepter le fait que je n'étais pas responsable, mais j'aurais pu l'éviter, j'aurais pu nous éviter ça, j'aurais pu éviter l'abandon et le mort, et j'aurais pu continuer à jouer, à composer et à vivre. Mais à la place, j'avais du faire un choix, celui d'abandonner ma passion pour me donner une chance de revivre un jour, ou continuer, et ne faire que ressasser sans jamais m'en relever. J'avais peut-être fait le mauvais choix, j'avais peut-être fait un abus de faiblesse, mais je ne croyais plus en moi. Je préférais être l'infirmier gentil et disponible qu'être le garçon brulant sa vie et qui finirait par se tuer. Car le suicide n'était pas une solution… Fuir non plus, mais c'était la seule que je pourrais supporter. Je ne savais pas si mes choix étaient bon, pas plus si ils le seront à l'avenir, mais je savais au moins une chose, si jamais Anya venait à se réveiller, si jamais elle venait à ouvrir les yeux, je serais au plus près d'elle pour l'accueillir, je serais là pour elle, pour m'excuser et l'aider. Je ne voulais plus la laisser et si je devais vivre pour elle, si je devais vivre pour l'aider, je le ferais, car je n'avais pas d'autre choix. C'était ma soeur, ma petite soeur, celle que j'avais vu naitre, celle que j'avais guidé et qui jusqu'au bout avait été la pour moi, qui jusqu'au bout m'avait suivi. J'avais fait ça pour me racheter une conscience, mais je l'avais surtout fait pour pouvoir rester avec elle. Oui, au final, je refusais d'avancer, je m'étais donné une perspective d'avenir, mais elle ne serait jamais la bonne, du moins elle ne ferait jamais de moi quelqu'un. Je ne toucherais personne, je n'atteindrais jamais la sensibilité de quiconque avec mes compositions, mais je serais là comme une aide, ou un baton de vieillesse. Je ferais quelque chose, pas ce que j'aurais voulu, mais je ferais quelque chose pour atteindre son monde.


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“ Invité ”
Invité
Posté le Mar 6 Fév - 22:40

Bienvenue parmi nous ! (Un autre musicien ! Héhé !)
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“ Invité ”
Invité
Posté le Mar 6 Fév - 22:41

Woaw, quel personnage...! J'aime beaucoup, il est super complet et équilibré, puis sa bouille ** Oui j'adore !! Bienvenue en ville mon grand, trouve ton chemin et soigne plein de gens <3
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in maplewood since : 03/10/2017
gained wars : 1448
real face : belle âme (jenn).
alter ego : aucun.
faceclaim : m. elashiry (blue comet).
age : dix-sept années à rêver.
heart : aussi libre que le vent, petit cœur fragile qui rêve de trouver le prince charmant.
your job : encore sur les bancs du lycée, tenue de cheerleader sur le terrain et danseuse à mes heures perdues, un passion depuis l'enfance.


- EUX, ELLES -
marvin › grand frère.
mimi › cousine germaine.
allison › meilleure amie.
arthur › intrigante rencontre.
clyde › prof de guitare.
lullaby › amie
Ewenne › insupportable.
Posté le Mar 6 Fév - 23:34

je te souhaite la bienvenue sur le forum I love you
très bon choix d'avatar.

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wanderlust - You've gotta dance like there's nobody watching. Love like you'll never be hurt. Sing like there's nobody listening. And live like it's heaven on earth.
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“ Invité ”
Invité
Posté le Mer 7 Fév - 2:16

Oooooooh. Tu as choisis le chat. Nah mais ils sont trop mignon ces compagnons de vie.

Bienvenue sur le forum ! Très intéressant comme personnage Et puis l'histoire, j'ai adoré la lire. J'adore le drame. ça ma fait vibré.
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in maplewood since : 21/01/2018
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alter ego : le petit bourge jacob, et la force tranquille reggie
faceclaim : cole sprouse (halcyon days).
age : dix-sept ans
heart : célibataire
your job : lycéen, aux dernières nouvelles

○ cillian (twin)
○ bevin (special person)
○ bonnie (heart sis)
○ mimi (rich and crazy)
○ lullaby (new intriguing face)

» bevin + mimi + charlie + lullaby + toi peut-être ?
Posté le Mer 7 Fév - 9:12

Quelle belle gueule ! Quel personnage ! Quelle histoire ! Et quelle plume ! C'est un super combo que tu nous présentes là, j'ai beaucoup aimé ta façon de présenter les choses, on a vraiment l'impression de tout vivre avec ton personnage, tout en comprenant exactement ce qu'il ressent et comment il est. J'adore ! Hâte de suivre l'évolution de ce Nathan Bienvenue chez toi !

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Nous sommes de ceux
qui cherchent à désarmer la mort à coup de grenades lacrymo, pour l'effrayer et la maintenir à distance. Nous sommes de ceux qui espèrent croiser la vie un soir, au détour d'une avenue pour la séduire, la ramener et lui faire l'amour de façon brûlante. Fauve.
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in maplewood since : 06/02/2018
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faceclaim : Matthew Daddario (ahiṃsā)
age : 29 ans
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your job : Infirmier à l'hôpital de Maplewood depuis le 14 janvier 2018. Affecté à aucun service pour le moment.

Posté le Mer 7 Fév - 11:41

Clyde > Merci, assumes si tu a de la concurrence, tu as ouvert la porte des enfers en nous attirant ici !

Seth > Le prénom et Ben, tu es un peu parfait, je t'aime bien toi. Merciiiiii

Bevin > Merciiiii

Jennie > Team chat ! xD Merci en tout cas

Arthur > Moooooh Merci tout plein !

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“ Invité ”
Invité
Posté le Mer 7 Fév - 12:50

UN PIANISTE.
Un copain pour ma Meryl pianiste .
Bienvenue parmi nous.
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your job : Infirmier à l'hôpital de Maplewood depuis le 14 janvier 2018. Affecté à aucun service pour le moment.

Posté le Mer 7 Fév - 14:22

Meryl > Pianooooo Merci Smile

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Aidan Howard


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faceclaim : Ji Chang Wook 지창욱
age : 29 ans
heart : En couple avec une charmante jeune femme avec qui il vit, mais son coeur est prit par une autre, par sa petite soeur dont il est amoureux depuis son plus jeune âge. Mais c'est un amour tabou et interdit, alors il veut le vivre dans l'ombre.
your job : Adjoint du Shérif, mais son but utlime et d'un jour se retrouver à la place du chef, il sera sans pitié pour y parvenir.

Meryl Howard - Ma petite sœur, mais aussi le grand amour de ma vie, malgré les interdits. Elle est mon péché, je ne peux pas lui résister.

Meryl Howard + RP + RP
Posté le Mer 7 Fév - 14:30

Bienvenue sur le forum !

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tentation interdite
qu'importe l'interdit, la passion me consumera jusqu'en Enfer s'il le faut. Mais je t'aimerais dans le péché ▬ dieu accorde moi ton pardon...
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Posté le Mer 7 Fév - 14:40

Merci Wink

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“ Invité ”
Invité
Posté le Mer 7 Fév - 16:12

Bienvenue parmi nous beau gosse!
(C'est la première fois depuis longtemps que je vois Daddario hétéro )
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Posté le Mer 7 Fév - 16:15

Merci Bonnie
(Écoute, cet homme à le droit d'avoir des femmes à ses pieds parfois xD)

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age : dix-sept années à rêver.
heart : aussi libre que le vent, petit cœur fragile qui rêve de trouver le prince charmant.
your job : encore sur les bancs du lycée, tenue de cheerleader sur le terrain et danseuse à mes heures perdues, un passion depuis l'enfance.


- EUX, ELLES -
marvin › grand frère.
mimi › cousine germaine.
allison › meilleure amie.
arthur › intrigante rencontre.
clyde › prof de guitare.
lullaby › amie
Ewenne › insupportable.
Posté le Jeu 8 Fév - 10:11

j'ai beaucoup aimé te lire, vraiment très bien écrit.
je te valide avec plaisir et je te souhaite de passer de bons moments par ici.

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nathan hewitt "beside you"
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