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 ♫ You're like a drug that's killing me ♫ (Bonnie & Clyde)

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Posté le Sam 10 Fév - 0:11


YOU'RE LIKE A DRUG THAT'S KILLING ME (BONNIE & CLYDE)
You and I go rough, we keep throwing things and slamming the door. You and I get so damn dysfunctional, we stopped keeping score. You and I get sick, yeah, I know that we can't do this no more. But baby there you go again, there you go again, making me love you. Yeah, I stopped using my head, using my head, let it all go. Got you stuck on my body, on my body, like a tattoo. ► Maroon 5 - One More Night

Sa clope au bec, Clyde balaie la ruelle du regard. Une fois encore, il se demande pourquoi il a accepté de participer à cette soirée à la con. C’est vrai, qu’est-ce qu’il en a foutre, lui, d’apprendre à mieux connaître le reste du groupe de la Turner ? Il n’est pas ici pour copiner, il en a rien à cirer de ces gens ! Ils ne sont que des collègues à ses yeux. A une époque, il a cessé de chercher à intégrer un groupe, il est ainsi devenu un guitariste indépendant, offrant ses services au plus offrant. Ca lui convenait parfaitement. Il était payé pour jouer. On ne lui demandait pas grand-chose d’autre. Mais, bien entendu, ça ne lui allait pas entièrement. Clyde veut certes être reconnu dans le monde de la musique, mais il veut aussi retrouver le plaisir de faire parti d’un groupe. La cohésion qui regroupe les divers membres. Les délires. Alors il a cessé d’être indépendant, pour se concentrer sur un groupe. Galérant à en trouver un qui supporte longtemps ses sautes d’humeur. Jusqu’à ce qu’il intègre celui monté par Bonnie. Putain, mais qu’il se sent con, d’avoir fait ça. Il croyait que… Il croyait que quoi, sincèrement ? Il n’en sait rien. Il ne veut pas chercher à comprendre. Il a déjà réalisé, il y a quelques jours, qu’il était toujours amoureux de la chanteuse, on ne peut lui demander d’admettre que s’il a passé l’audition pour intégrer son groupe, c’est pour une seule et unique raison. Au fond de lui, il espérait qu’ils se retrouveraient, comme avant, qu’ils finiraient même par officialiser le fait d’être un couple. Mais c’était sans compter sur la maudite fierté de l’Irlandais, qui lui interdise de faire part de ses sentiments à la bassiste. Sans oublier le caractère de merde de celle-ci. Oh, que oui, Clyde se sent con, car Clyde ne veut pas admettre qu’il agonise à petit feu, d’être auprès de Bonnie, simplement en tant que guitariste. Alors il se montre encore plus chiant et con qu’à son habitude. Et ça énerve Alfred, son pauvre meilleur pote, qui use de tous les moyens possibles pour que les deux anciens amants parviennent à renouer. C’est à cause du batteur, que, ce soir, Clyde a finit par daigner se bouger pour rejoindre les autres. « T’es con, Clyde ! Tu t’plains de pas réussir à te sentir à ta place dans l’groupe, mais t’cherches pas à apprendre à connaître les autres. Alors, t’arrête de râler, et tu lèves ton gros cul d’ce canapé, pour venir nous rejoindre, maintenant ! » Le guitariste était en train de se faire une soirée pizza-jeux vidéos, quand Al l’avait appelé. Et lui avait secoué les puces. Il faut dire que depuis 48h maintenant, Clyde a pas mal réfléchi, et parlé avec Al. Pas de Bonnie, non. Malheureusement. Mais de son avenir dans le groupe. Du fait qu’il se demandait s’il avait pas fait une connerie en venant. De ses envies de se tirer. Bien entendu, Al n’est pas con, et même si Clyde ne le lui a pas dit, il a deviné que ça avait à voir avec sa sœur. Avec leur prise de bec, qu’il avait surpris, l’autre matin. Dans l’appart’ qu’Al et Clyde partageaient…

Balançant son mégot, Clyde s’étire. Il s’est demandé quelle mouche l’avait piqué, quand il avait pris la direction du bar où ils s’étaient réunis, une bonne heure plus tôt. Et là, alors qu’il s’apprête à retourner vers eux, après s’être barré pour fumer, il se pose toujours la même question. Il ne se sent pas à sa place. Encore moins depuis l’autre matin. La vérité, c’est qu’il n’a rien à reprocher aux autres membres du groupe. Non, en fait, il est mal à l’aise avec Bonnie. Ca ne se voit pas forcément. Il reste distant comme avant, s’engueule parfois avec elle. Mais il est paumé. Il craint qu’elle n’ait raison, en repensant aux dernières paroles qu’elle a pu lui souffler, avant de partir. Pourra-t-il lui pardonner, un jour ? Lui faire de nouveau confiance, sans s’attendre au pire, sans redouter qu’un beau parleur ne vienne lui retourner le cerveau, comme l’autre connard de producteur a pu le faire, 8 ans plus tôt ? Et putain, le « Tu me manques » de la chanteuse, il ne sait pas comment l’interpréter. Il sait comment il aimerait l’interpréter. Il ignore comment elle, elle veut que ça soit compris. Merde, il se prend la tête. Pour Bonnie. Encore. Comme à l’époque. Clyde en a marre, sérieux. L’Irlandais fend la foule pour retrouver les autres. Il y a un peu plus de monde qu’à l’accoutumée, du fait d’une scène ouverte permettant à ceux qui le souhaitent de venir. Le groupe n’a pas choisi d’en être, préférant attendre qu’ils soient tous plus en « harmonie » en jouant. Et ça emmerde un peu Clyde, qui, en voyant les musiciens s’éclater sur scène, a envie de les rejoindre. Il fait un crochet, avant de retrouver le reste de la clique, pour aller se commander une autre bière. Sa boisson en main, il retourne à la table où ils sont tous rassemblés. Tous, sauf Bonnie. Clyde feint de ne pas le remarquer, mais il l’a bien vu. Buvant un coup, se vautrant mieux sur la petite banquette sur laquelle il est assis, il observe les environs, pour la voir.

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Posté le Sam 10 Fév - 2:02


YOU'RE LIKE A DRUG THAT'S KILLING ME (BONNIE & CLYDE)
You and I go rough, we keep throwing things and slamming the door. You and I get so damn dysfunctional, we stopped keeping score. You and I get sick, yeah, I know that we can't do this no more. But baby there you go again, there you go again, making me love you. Yeah, I stopped using my head, using my head, let it all go. Got you stuck on my body, on my body, like a tattoo. ► Maroon 5 - One More Night

Ils ont décidé de sortir ce soir, tous ensembles, maintenant que le groupe est au complet. Se vider la tête, fêter la formation de ce nouveau groupe et surtout les progrès qu'ils ont pu faire depuis. Ils sont sur la bonne voie, c'est certain. Alors, ce soir, c'est l'occasion de le fêter. Et Bonnie est la première à trouver l'idée géniale. Ou plutôt, la première à émettre cette idée. Enjouée, elle parvient à motiver les plus sceptiques. Ce qu'ils ne savent pas, c'est qu'elle a besoin de se vider la tête la brune. Arrêter de se tourmenter comme elle peut le faire, sans y paraître, depuis plusieurs jours. Depuis cette soirée avec Clyde, depuis ce qu'il lui a dit encore bourré, ce qu'ils se sont dit aussi le lendemain matin alors qu'il a retrouvé toute sa lucidité. Ce que elle, elle lui a dit avant de partir... Il n'y a bien que sur scène quand elle chante qu'elle n'y pense pas. Pas sûr d'ailleurs que ce soir soit le meilleur moyen alors que Clyde sera présent. Mais elle compte bien se vider la tête Bonnie, à coup de grand renforts de shooter et alcools divers, sans pour autant dépasser sa limite. Et le fait que Matthew ne soit pas là pour la réprimander ne la motive que d'avantage. Et elle compte bien en profiter...

Alors, ils ont tous décidé de se retrouver devant le bar, pénétrant à l'intérieur une fois tout le monde là. Et Bonnie remarque l'absence de Clyde bien évidemment, sans pour autant faire la moindre remarque. Personne ne dit rien d'ailleurs. A croire que ce n'est pas surprenant... Et alors qu'ils se prennent une table, la belle se fait à l'idée que le guitariste ne sera pas là ce soir. Et ce n'est peut-être pas plus mal au fond. Sauf qu'il sera bel et bien présent. Et c'est alors qu'ils commandent un mètre de shooters une demi-heure plus tard que Clyde fait son apparition, sous les exclamations de ses comparses. « Heeey ! On y croyait plus ! » que lui lance Bonnie, alors qu'elle lève l'un des verres dans sa direction, comme pour trinquer à sa santé, avant de le boire cul-sec, rapidement suivie par les autres membres du groupe.  Et elle fait comme si de rien était Bonnie, parlant avec tout le monde alors qu'elle ne peut s'empêcher de jeter quelques regards à Clyde posté en face d'elle, un peu à droite. Al juste à côté de lui qui fait la conversation. La soirée se poursuit ainsi, chacun enchaînant les boissons alcoolisées et les shooters. Surtout Bonnie, en fait, qui ne va pas tarder à atteindre sa limite alors que cela va faire une heure et-demie voire deux heures qu'ils sont arrivés. Faut dire aussi, que l'ambiance est là. Le monde également. Tout pour se laisser porter par la soirée ! Et c'est pile quand la fête bat son plein que Clyde s'esquive pour aller fumer. Et la chanteuse hésite un instant à le suivre pour s'en griller une aussi, avant de se raviser, l'observant s'éloigner.

Discutant de tout et de rien avec l'autre demoiselle du groupe, Bonnie est subitement prise d'une envie pressante et laisse le reste de la bande à table pour se rendre aux toilettes, remarquant que Clyde n'est toujours pas revenue.... Et quand elle se rend dans le coin femme, c'est la consternation. Cinq ou six nanas attendent leur tour, avant elle. Autant dire qu'elle en a pour un moment, et c'est par un soupire qu'elle s'insère dans la fille. Bonnie n'a jamais compris ça, pourquoi c'est toujours aussi long chez les filles. Certes, elles ne peuvent pas faire debout mais quand même, s'accroupir ne prend pas autant de temps en plus ! Quand elle revient avec les autres, c'est une bonne dizaine de minutes plus tard, exaspérée. Mais son agacement s'envole bien rapidement alors que de nouveaux shooters ont fait leur apparition. Pivotant vers elle, l'autre jeune femme lui en tend un, avec le sourire, et c'est ensembles qu'elles boivent cul-sec. Nouveau coup d’œil vers le reste de la tablée pour remarquer le retour de Clyde, affalé sur la banquette. Et elle se retient de faire une remarque Bonnie, alors qu'un groupe vraiment bon joue présentement sur scène, accaparant alors son attention. De même pour sa comparse qui ne perd pas une minute à l'entraîner avec elle sur la piste. Et c'est une danse en duo qu'elles offrent au reste du bar, et surtout aux regards avides des mâles présents autour. Mais les filles ne les remarquant même pas. S'amusant entre elles, les deux jeunes femmes dansent sensuellement, comme si elles voulaient se séduire mutuellement.

Et bien évidemment, leur danse n'a pas échappé au reste du groupe qui ne se prive pas de faire quelques remarques. Al en remet quelques-uns à leur place, rappelant qu'il s'agit de sa sœur tout de même ! Avant de venir se placer près de Clyde sans un mot, observant tour à tour son meilleur pote qui regarde sa sœur danser, et sa sœur qui s'amuse avec l'autre musicienne. Et les coups d’œil qu'elle lance vers eux de temps en temps n'ont pas échappés à son frère qui a clairement un œil de lynx pour repérer ce genre de chose. « Arrête de baver comme ça tu vas finir par te noyer. » qu'il lance à Clyde pour le taquiner, avant de lui asséner un coup dans l'épaule et lever son verre pour trinquer avec lui. Et il pourrait très bien parler de l'autre demoiselle avec ces mots. Mais ce n 'est pas le cas. Alfred parle bien de sa sœur, révélant ainsi pour celui qui sait interpréter qu'il a parfaitement conscience du béguin plus qu'évident de son meilleur pote pour elle. D'ailleurs, il n'y a plus aucun doute possible lorsque Bonnie se retrouve seule sur la piste de danse, l'autre jeune femme partie très certainement aux toilettes. « Vas-y champion ! » Nouveau coup de coude pour tenter de le faire réagir... Mais une œillade vers la chanteuse et c'est déjà trop tard. Un inconnu a profité de sa solitude sur la piste pour venir la combler, la rejoignant pour une danse en quelques secondes à peine, face au regard inquisiteur du grand frère protecteur et de Clyde.


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Posté le Sam 10 Fév - 14:54


YOU'RE LIKE A DRUG THAT'S KILLING ME (BONNIE & CLYDE)
You and I go rough, we keep throwing things and slamming the door. You and I get so damn dysfunctional, we stopped keeping score. You and I get sick, yeah, I know that we can't do this no more. But baby there you go again, there you go again, making me love you. Yeah, I stopped using my head, using my head, let it all go. Got you stuck on my body, on my body, like a tattoo. ► Maroon 5 - One More Night

A de bien trop nombreuses reprises, le regard de Clyde s’est déporté vers Bonnie, et ce, depuis qu’il s’est décidé à venir rejoindre le reste du groupe. Ils ne se sont pas vraiment parlé, pourtant, il faudrait être aveugle pour ne pas avoir voir qu’ils ont plus que conscience de la présence de l’autre, non loin. Les verres s’enchaînent, les conversations défilent, les rires ponctuent les conversations, et malgré tout, Clyde est sur la réserve. Il parle, sourit et rit, comme si de rien n’était. Mais ses pensées ont du mal à ne pas s’égarer du côté de l’autre matin. C’est sans doute pour ça, qu’il ne boit pas trop. Au lieu de suivre ses comparses, à chaque nouvelle tournée, il met du temps à terminer son verre. Ainsi donc, il boit moitié moins que les autres, mais ça ne le dérange pas. Il n’a pas envie plus que cela, de se mettre la tête à l’envers avec eux. Pas ce soir, du moins. On ne lui en tient pas rigueur, cependant, sans doute parce qu’on sait qu’il est déjà venu ici en traînant des pieds. En général, il ne cherche pas à sympathiser avec les membres des groupes dans lesquels il finit par jouer, là, c’est donc un gros effort, qu’il fait. Et puis, il tente de parler avec les autres, c’est vraiment pas mal. Bien entendu, une telle attitude met la puce à l’oreille d’Al, qui sait que l’Irlandais est plus fêtard que ça en général. Et qu’il saute sur l’occasion de profiter d’une bonne soirée, dès que possible. Le batteur voit bien que Clyde est là, sans vraiment l’être, et que, bien trop souvent pour que ça soit insignifiant, son regard cherche une certaine chanteuse. Comme maintenant, alors que le brun vient de revenir, après s’être éclipsé un long moment pour fumer. Clyde la voit, du coin de l’œil, mais elle ne tarde pas à s’éclipser, pour aller danser.

Echangeant quelques mots avec un autre musicien (ne demandez pas son prénom à Clyde, il a du mal à les retenir et il s’en fout, en plus de ça !), le guitariste feint de ne pas suivre la progression des deux filles, vers la piste. Se passant une main dans les cheveux, jouant avec son briquet, il finit enfin par observer plus franchement les quelques danseurs qui s’éclatent sur ce que joue le groupe qui se produit actuellement. Si le reste de la tablée ne se prive pas pour lancer des remarques sur les deux danseuses, Clyde est moins bavard. Il lance aussi quelques vannes, plus pour suivre le groupe et noyer le poisson, que par réel amusement. Il a un peu de mal à entendre ce que les autres peuvent bien raconter. Sur Bonnie. Ouais, ça l’agace. Mais il ne dit rien. Se contente de faire tournoyer son briquet entre ses doigts, plus vivement que précédemment. Jusqu’à ce qu’Al vienne l’emmerder. Et que le guitariste fasse mine de ne pas comprendre ce qu’il peut vouloir dire. De toute façon, soit Alfred pense que Clyde est attiré par l’autre nana, soit il se doute que c’est plutôt Bonnie qui a les préférences de l’Irlandais. Dans le 1er cas, Al se plante carrément, même si l’autre musicienne est jolie, elle n’est pas vraiment le style de Clyde. Et dans le 2nd cas… Clyde préfère ne pas y penser ! Sans mot dire, il trinque avec lui, reposant sa bière sur la table. Et c’est à ce moment-là qu’Alfred revient à la charge, indiquant, sans l’ombre d’un doute, qu’il opte pour la 2ème possibilité, vu qu’il tente de motiver Clyde à aller rejoindre sa sœur. Désormais seule. « Occupe-toi d’tes affaires ! », peste Clyde, ne désirant même pas chercher à savoir d’où Al est si persuadé que son meilleur pote craque pour sa petite sœur. Il espère surtout ne pas avoir été trop transparent, dans le passé comme plus récemment. D’un air morne, il jette un nouveau regard vers Bonnie. Et à l’unisson d’Alfred, il voit que la brune a désormais de la compagnie. « Elle a déjà toute la compagnie qu’il lui faut ! », ajoute Clyde, blasé. Peu surpris. Bonnie a toujours eu la capacité à attirer les hommes à elle. Ca n’est pas nouveau. Ca l’énervait déjà avant, ça, Clyde, et ça continue à l’énerver maintenant ! Mais ça, Alfred n’en prend conscience que maintenant, après avoir décidé d’accorder plus d’attention à ce binôme, suite aux aveux alcoolisés faits par sa sœur, des semaines plus tôt. C’est bien parce que ça l’énerve, l’aîné des Turner, de voir que les deux veulent la même chose mais sont incapables de se bouger pour l’obtenir, qu’il attrape son débile de meilleur pote par la main pour l’entraîner de force sur la piste de danse. « Arrête de râler et viens t’amuser ! », dit-il, d’un ton sans appel.

Arrivé non loin de la bassiste, Alfred lâche la main de son pote, et, prétextant être en train de danser, pousse celui-ci vers la brune, non sans rappeler d’un regard ce qu’il a lancé à Clyde, en rejoignant la piste : « Il la mérite pas ! », ne précisant toutefois pas s’il parlait du type qui danse présentement avec sa petite sœur, ou s’il désignait Matthew. Et si Clyde ronchonne en arrivant vers la chanteuse et l’autre gars, sa mâchoire et ses poings se crispent, en avisant que le type tente de poser ses mains sur la jeune femme. Dans une tentative non dissimulée d’en profiter pour la tripoter, bien entendu. Et il ne se prive pas pour cela, dès que possible ! Sans rien dire, le guitariste va tapoter l’épaule du type, puis lui fait signe de dégager de là. Evidemment, le type ne l’entend pas de cette oreille. « Tu vois pas qu’on danse ? », parvient-il à protester, collant encore plus Bonnie contre lui. « Et toi, t’arrives bien à n’pas voir qu’tu gênes, alors bon… ». Il va de soi que cette réplique ne plaît pas à l’autre gars, qui ne trouve rien de mieux que de demander : « T’es son mec ? », ce qui vaut à Clyde de lever les yeux au ciel, avant de rétorquer : « Va jouer ailleurs ! ». Il n’ajoute rien, se contente de foudroyer le gars du regard, lui montrant bien qu’il ne plaisante pas. Et c’est sans doute parce que l’autre est du genre à fuir les problèmes, ou juste assez observateur pour remarquer que s’interposer entre Bonnie et Clyde est tout sauf une bonne idée, qu’il finit par s’éclipser. Pour se mettre en quête d’une fille facile, qui n’aurait pas un type chiant pour débarquer dans quelques minutes. Maintenant, c’est Clyde qui se sent con. Il se sent con car il n’avait pas d’excuses pour virer l’autre type. Il se sent con aussi car il n’a pas envie de faire la morale à Bonnie quant à ce qui vient de se passer, car l’engueuler pour ça, ça reviendrait à parler de Matthew. Et parler de l’autre débile, c’est bien la dernière chose qu’il ait envie de faire. « T’pourrais faire gaffe, un peu ! », souffle-t-il finalement, avant de tenter de se barrer. Il n’a rien à faire là. Surtout pas alors qu’il ne serait pas contre le fait de danser avec Bonnie, comme l’autre l’a fait avant, comme ils ont pu le faire, de par le passé. Sauf qu'il s'est promis d'éviter de faire le con, Clyde, avec Bonnie, surtout qu'elle a un mec, et que, comme un crétin qu'il est, il feint de croire qu'elle est heureuse. Sauf qu'elle va aussi bien que lui va bien. Les deux vont mal, mais sont incapables de le voir réellement.

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Posté le Sam 10 Fév - 16:23


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Elle a bien du mal à ne pas le regarder quand il est là, Clyde. Feignant de ne pas le voir, de discuter avec les autres. Sauf que pour Bonnie, y'a que lui compte là, même si elle ne le montre pas. Alors, quand il part fumer, c'est un drôle de mélange de sentiments qui l'assaille subitement. Soulagée et en même temps déçue... Parce qu'elle se dit qu'il n'y a qu'elle pour être autant perturbée par leur duo et par ce qu'ils se sont dit il y a quelques jours. Enfin, c'est surtout que Clyde ne se souvient pas de tout, contrairement à Bonnie qui n'a absolument rien oublié de ce qu'a pu dire le guitariste. Sobre ou non. En tout cas, ce soir, la brune compte bien lâcher prise, sans pour autant partir dans des excès comme lui a pu le faire... De toute façon, Alfred sera là pour la recadrer, elle le sait bien Bonnie. Alors, quand l'autre demoiselle du groupe propose d'aller danser, la brune ne se fait pas prier. Et c'est après un dernier coup d’œil discret à Clyde et un dernier shooter bu cul-sec qu'elle suit sa copine pour aller se déchaîner sur la piste. Et si, au début, les deux amies dansent n'importe comment, se lâchant complètement, elles changent bien vite de rythme pour afficher une danse sensuelle en duo, accaparant ainsi les regards de la gente masculine autour d'elles. Et le pire, c'est que les deux en ont parfaitement conscience. C'est même le but recherché !

Sauf que la copine s’éclipse bien vite, laissant ainsi Bonnie, seule sur la piste, qui pense qu'elle est partie aux toilettes. Et si c'est bien le cas, la demoiselle ne revient pas dans l'immédiat, jouant de ses charmes auprès d'un client du bar qui lui a tapé dans l’œil à peine a-t-elle mis un pied dans l'établissement. Elle d'habitude si réservée, se laisse à présent porter par le culot, désinhibée par la quantité d'alcool ingurgitée. Quant à Bonnie, elle ne reste pas seule bien longtemps sur la piste de danse. Car déjà un inconnu en profite pour prendre la place de la pianiste et danser avec la chanteuse. Se laissant aller par la musique, Bonnie ondule au rythme des accords, pour le plus grand plaisir du type qui ne se fait pas prier pour poser ses mains sur ses hanches. Et si, la belle s'apprêtait à les retirer, elle se ravise alors qu'elle remarque l'arrivée de son frère et Clyde. Pire, Bonnie entre dans le jeu de l'inconnu, se rapprochant encore un peu plus de lui. Et si on pourrait croire qu'elle est dans un jeu de séduction et qu'il lui plaît, ce n'est absolument pas le cas. Bonnie fait uniquement ça pour scruter la réaction de Clyde. Tenter de le faire réagir. Sonder son attitude. Mais elle n'a pas pleinement conscience de ce qu'elle fait la brune, alors qu'elle bouge son corps lascivement, fermant les yeux pour se laisser porter, l'alcool faisant doucement son œuvre... Ce n'est pas pour ce type qu'elle bouge ainsi Bonnie, mais bien pou capter l'attention de Clyde. D’ailleurs, elle ne remarque pas tout de suite lorsque ce dernier s'interpose pour intercepter l'inconnu, et le faire déguerpir en quelques secondes à peine.

Ce n'est que quand le guitariste prend la parole pour s'adresser à elle que la belle daigne enfin rouvrir les yeux. Mais elle ne s'arrête pas pour autant Bonnie, au contraire. Elle poursuit dans la même direction, bougeant en rythme, se rapprochant de Clyde comme si de rien était. « J'vois pas d'quoi tu parles... » qu'elle lui répond finalement, d'un air faussement innocent alors que son corps ondule dangereusement près du sien. Et quand Clyde tente de partir, Bonnie lui attrape la main pour l'en empêcher, l'obligeant ainsi à rester avec elle, mêlant ses doigts aux siens alors qu'elle continue de danser. Incitant le guitariste à faire de même, rapprochant son corps un peu plus tout en plongeant son regard dans le sien. Regard encore plus intense de par le maquillage qu'elle a choisi.  A quelques mètres de là, Alfred observe le manège de sa sœur du coin de l’œil, non sans un sourire en coin, à moitié désespéré de voir que son meilleur pote ne fait rien.

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Posté le Sam 10 Fév - 17:32


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Difficilement, Clyde se retient de grogner, énervé par l’attitude de Bonnie. Ou plutôt par les regards que cela attire sur la jeune femme. Oui, il sait parfaitement qu’il doit prendre sur lui, pour ne pas la regarder comme les autres le font. Ca ne rend pas les regards des autre plus supportables, quand Clyde sait parfaitement qu’ils déshabillent mentalement la brune, en l’observant ainsi. Il ne se prive donc pas pour soupirer, en voyant la jeune femme se déhancher en s’approchant de lui, feignant de ne pas comprendre pourquoi il vient de « l’engueuler ». Il sait qu’il devrait bouger, Clyde, partir loin de là, mais pendant quelques secondes, il n’est capable de rien, bien trop obnubilé par le manège de la jeune femme. Avec difficulté, il réussi cependant à détourner le regard, et à prendre la fuite. Ou à amorcer le mouvement visant à le faire s’éloigner de la chanteuse. Celle-ci, bien entendu, ne l’entend pas de cette oreille, et le retient. Elle n’a pas trop de mal, l’Irlandais ne cherche guère à s’enfuir, bien que sa raison lui hurle que c’est la seule chose à faire, la meilleure des décisions. Il est sans doute trop accro à la brune, ainsi que trop accroché au regard qu’elle lui jette, pour parvenir à écouter sa raison. Alors, au bout de quelques secondes, il finit par danser, sans pour autant être pleinement dedans, son cerveau continue à l’emmerder, d’une certaine manière. « Ca t’dérange pas, qu’ils te regardent tous comme si t’étais qu’un morceau d’viande ? », souffle-t-il finalement, le regard toujours plongé dans celui de la jeune femme. Un peu d’ironie, dans ses propos. Il en faut. C’est Clyde, qui parle. C’est Clyde, qui tente de faire comme s’il s’en foutait, des regards qu’elle se prend, que ça l’indiffère, de la voir danser ainsi vers lui. Alors que c’est loin d’être le cas. Qu’il a juste envie de casser la gueule de tous les cons qui matent la brune, sans chercher à se cacher. Qu’il lui est difficile de lutter contre son envie de la serrer contre lui, et de danser avec, comme avant. C’est d’ailleurs bien pour emmerder les autres, qu’il finit par détacher ses doigts de ceux de la bassiste, pour les poser sur ses hanches. Pour bien leur faire comprendre qu’ils n’ont même pas intérêt de tenter quoi que ce soit avec elle. Parce qu’il est possessif, Clyde, il l’est depuis toujours, même s’il l’a caché, à l’époque, et que putain, ça l’a rendu fou. Parce qu’il en meurt d’envie, aussi, depuis qu’il est rentré dans ce bar à la con, et que son regard s’est posé sur la brune, moulée dans une tenue qui la met bien trop en valeur pour qu’il parvienne à se souvenir d’écouter la voix de la raison.

Poussant un soupir, continuant à danser, il approche finalement son visage de celui de la chanteuse, afin de lui souffler dans l’oreille : « T’sais qu’tu mérites mieux », mieux que Matthew, qu’est, pour Clyde, un gros débile bien loin de mériter la jeune femme, mais ça, il ne le dira pas. Même s’il le pense. Même s’il aurait pu le dire. Même s’il voulait le dire. Alors il enchaîne, d’une manière fluide, comme si c’était son idée 1ère, alors qu’il n’en est rien, en réalité : « Qu’d’être vu que comme d’la barback ?». Et comme à chaque fois qu’il danse avec elle, ou qu’il est trop proche d’elle, Clyde, il ne fait plus attention à grand-chose. Une fois de plus, il est dans son monde, et celui-ci ne tourne visiblement qu’autour d’une brune incendiaire. Et comme autrefois, la danse qui les unit est tout sauf platonique, mais bien entendu, ils prétendront le contraire, si on ose dire quoi que ce soit. Ils diront sans doute que ça n'est qu'un jeu, ils osaient bien dire cela, autrefois. Et à l'époque, ça paraissait convainquant, même Al n'y avait vu que du feu. Sauf qu'il n'y a rien de platonique dans la manie avec laquelle Clyde regarde la brune, dans la manière qu'il a de poser ses mains sur elle, ni dans sa façon de se rapprocher d'elle, lui aussi.

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Posté le Sam 10 Fév - 17:53


YOU'RE LIKE A DRUG THAT'S KILLING ME (BONNIE & CLYDE)
You and I go rough, we keep throwing things and slamming the door. You and I get so damn dysfunctional, we stopped keeping score. You and I get sick, yeah, I know that we can't do this no more. But baby there you go again, there you go again, making me love you. Yeah, I stopped using my head, using my head, let it all go. Got you stuck on my body, on my body, like a tattoo. ► Maroon 5 - One More Night

Bonnie retient Clyde et ne compte pas le laisser filer. Pas maintenant qu'il l'a rejoint sur la piste. Pas alors qu'il s'agissait en réalité de son but premier, ce pourquoi elle dansait langoureusement avec l'inconnu de tout à l'heure. Alors, quand elle a remarqué qu'il a été remplacé par le guitariste, Bonnie n'a pu s'empêcher d'esquisser un sourire, jouant l'innocente face aux propos du brun. Nouant ses doigts aux siens, Bonnie joue de ses charmes avec lui, ondule sensuellement alors que ses prunelles ne se détachent pas de celles de l'irlandais. Oubliant même son frère qui n'est pas bien loin, gardant un œil sur eux l'air de rien. Et à la question de Clyde, Bonnie se contente de hausser les épaules. Bien sûr que ça l’indiffère ces regards posés sur elle. Parce qu'elle les a attisé, à danser comme elle l'a fait avec l’autre musicienne. Et elle se fiche pas mal Bonnie, d'être regardée comme une possible proie. Parce que tous ces mecs, elle s'en fout complètement la chanteuse. Ce n'est pas avec l'un d'entre eux qu'elle souhaite danser, ni même repartir après la soirée. Non, celui qu'elle veut se trouve présentement devant elle, désespérément statique alors qu’elle tente de le faire bouger. Et elle finit enfin par y arriver, Clyde bougeant enfin au rythme de la musique, même si on sent que ça l'emmerde plus qu'autre chose. Et Bonnie lui sourit, satisfaite de le voir enfin lâché prise. Satisfaite d'avoir gagné le premier round de la soirée.  

Clyde finit par détacher ses doigts de ceux de la bassiste, pour venir délicatement les poser sur ses hanches, ce qui lui arrache des frissons en plus de lui rappeler quelques souvenirs. Combien de fois se sont-ils cherchés ouvertement ainsi ? Combien de fois ont-ils essayé de rendre jaloux l'autre jusqu'à ce qu'il cède ? Combien de fois ont-ils cédés à leurs envies l'un de l'autre ? Et là, Bonnie ne demande rien d'autre alors que son regard dévie un court instant vers les lèvres de Clyde... Et quand il s'approche d'elle, la brune retient sa respiration... Sauf que Clyde ne vient pas l'embrasser mais lui  dire quelques mots à l'oreille, remettant sur le tapis les regards qu'elle a pu attiser un peu plus tôt alors qu'elle dansait en duo avec sa copine, mais aussi toute seule avant qu'elle ne soit rejoint par un inconnu que Clyde s'est empressé de faire déguerpir. « J'en ai rien à faire... » qu 'elle répond finalement, se penchant vers Clyde pour qu'il puisse comprendre ce qu'elle raconte. « C'est pas leurs regards qui m'importent... » qu'elle avoue par la suite, se reculant pour de nouveau encrer ses prunelles dans celles du guitariste. Qu'il comprenne où elle veut en venir avec ce regard insistant. Puis, Bonnie se rapproche encore un peu. Réduisant le peu de distance entre eux. Visages bien trop près, pouls qui s'accélère, ses lèvres frôlent celles de Clyde sans pour autant s'y plaquer, alors que l'une de ses mains passe dans la nuque du brun. Bonnie est dans sa bulle, ayant totalement oublié son frère qui est retourné à leur table avec les autres musiciens. Elle a aussi oublié les autres personnes autour d'eux, les autres mecs susceptibles de vouloir la draguer, bien que sa préférence saute désormais aux yeux. Et plus que tout, elle ne pense pas une seule seconde à Matthew, absent encore pendant plus d'une semaine. Matthew qui est présentement en train de lui laisser un message sur le portable laissé dans son sac aux vestiaires... Pour Bonnie, il n'y a que Clyde qui compte en cet instant, et ce désir brûlant qu'elle éprouve pour lui.

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Posté le Sam 10 Fév - 18:38


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You and I go rough, we keep throwing things and slamming the door. You and I get so damn dysfunctional, we stopped keeping score. You and I get sick, yeah, I know that we can't do this no more. But baby there you go again, there you go again, making me love you. Yeah, I stopped using my head, using my head, let it all go. Got you stuck on my body, on my body, like a tattoo. ► Maroon 5 - One More Night

C’est un jeu dangereux, auquel il joue, Clyde, il le sait. Il sait aussi et surtout que là, en dépit des apparences, il ne joue pas. Il aimerait, pourtant, dire que ça n’est qu’un jeu, comme celui auquel il se plie, parfois, avec les nanas qu’il croise. Mais ça serait mentir. Tout comme ça serait mentir de dire qu’il mène la danse, qu’il mène leur petit jeu idiot. Il n’est plus doué, pour ça, il a sans doute perdu l’habitude, au fil des années. Ou sa volonté s’est fissuré, depuis leurs retrouvailles, depuis sa prise de conscience. Le cœur du crétin bat trop vite, à tel point qu’il n’en entendrait presque plus le groupe qui joue. Ne lui demandez surtout pas de vous faire un résumé de leurs chansons, ni de leur prestation, il n’en serait pas capable. Pas qu’il ait trop bu, il a but, certes, mais raisonnablement. Il se trouve juste que son attention est bien trop focalisée sur une certaine chanteuse pour qu’il soit attentif envers autre chose. Et ça ne va pas en s’arrangeant, quand elle lui répond, qu’elle lui fait savoir qu’elle s’en fout, des autres gars. Et le cerveau de Clyde doit sans doute bien trop dérailler, dans sa quête de signes de la bassiste, indiquant que ce qui existait entre eux, il y a 8 ans de cela, est toujours là. Car il a méchamment l’impression qu’elle tente de lui faire comprendre qu’elle ne veut attirer l’attention que de lui. Et ça n’aide pas son cerveau à fonctionner de nouveau, quand elle le regarde de la sorte, pas plus quand elle se rapproche de la sorte. Le souffle de Clyde se fait plus court, comme s’il n’ose pas respirer correctement, de peur de trop sentir le parfum de la brune, qui lui chatouille déjà bien trop les narines. Elle joue avec ses nerfs, la brune, à agir ainsi, à être proche de lui sans l’être trop. A se rapprocher comme ça, sans que la ligne rouge ne soit réellement franchie pour autant. L’Irlandais dégluti, tandis que la Turner pose une main sur sa nuque. Putain, il fait n’importe quoi, ils font n’importe quoi. Clyde le sait. Il le sait, mais très lointainement. Car il en plus rien à foutre qu’autre chose, en réalité. Bonnie, elle a déconnectée son cerveau, quelques jours plus tôt, avec les mots qu’elle lui a lancé au petit matin, avant de partir. Et là, elle veille à ce qu’ils ne se remettent pas en marche. Sans oublier que Clyde ne les laisse pas refonctionner non plus.

Poussant un soupir, une de ses mains coulisse sur les reins de la brune, alors que l’autre glisse du bas de son dos, au creux de celui-ci, l’invitant ainsi à détruire les quelques millimètres qui les éloignaient encore l’un de l’autre. De nouveau, ses lèvres se collent contre l’oreille de la brune : « Tu joues à un jeu dangereux, Bonnie. », déclare-t-il, dans un souffle, sans même prendre la peine de préciser qu’il joue à ce même jeu. Faudrait être aveugle pour ne pas voir qu’il en fait de même, de toute façon. Tout comme lui est actuellement aveugle à ce qui se passe autour d’eux. C’est à peine s’il voit Alfred, qui observe le duo, un grand sourire aux lèvres. Là, il n’a conscience que d’une chose : de Bonnie, qui est très prêt de lui, de leurs souffles qui se mêlent presque, des frissons presque chargés d’électricité que cette situation fait parcourir dans l’ensemble de son corps. Il n’a même pas conscience du fait qu’il ait utilisé le prénom de la jeune femme, pour lui parler, alors qu’il a veillé, depuis l’autre matin, à ne l’appeler que par son patronyme. Et sans doute parce qu’il est un peu maso, ses lèvres frôlent la peau de la brune, alors qu’il se redresse, pour lui faire face. Et lui envoyer un regard de défi, laissant clairement à entendre qu’il n’a pas l’intention de perdre si facilement. Tout n’est qu’apparence, bien entendu, comme l’atteste le fait que son regard ne tarde pas à glisser sur les lèvres de la jeune femme. Mais il parvient à ne pas céder, sachant pourtant que ça ne tardera pas à ne plus être d’actualité, cela. A croire que les vieux réflexes du brun reviennent, sans même qu’il ne s’en rende compte. Car comme autrefois, il va même jusqu’à s’amuser à frôler, volontairement et doucement, les lèvres de la brune. Si des gens les voient maintenant, et les observaient déjà à l’époque, ils pourront noter que rien ne semble avoir changé. Pourtant, il y a du changement, ne serait-ce que dans la manière dont Clyde tient la jeune femme contre lui, d’une façon plus déterminée qu’avant. Ou dans la façon dont il la regarde, ses sentiments à son encontre étant flagrants. Ou encore dans la façon dont ses lèvres finissent par se poser, enfin, sur celles de la brune, là où autrefois, il ne se serait jamais laissé aller à une telle folie en public. Mais comme dit précédemment, plus rien n’existe, pour Clyde, en dehors de Bonnie. Il a passé 8 ans à prétendre ne plus rien ressentir pour elle, a tenté de continuer ce jeu ces dernières semaines, il faut croire que sa résistance est en fumée, désormais.

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Posté le Dim 11 Fév - 0:28


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Plus rien n'importe désormais, si ce n'est Clyde et elle. Se fichant pas mal des regards qui peuvent être posés sur eux, de ce que les autres membres du groupes peuvent dire ou ce que son frère pourrait penser. Bonnie oublie tout et tout le monde alors qu'elle danse avec Clyde. Ou plutôt qu'elle cherche à le séduire, le charmer, avec des mouvements plus que suggestifs. A l'époque, la belle s'amusait à ça avec d'autres garçons, juste pour tester la résistance du guitariste et voir à quel point il était jaloux. Mais aujourd'hui, c'est différent. Là, ce soir, Bonnie ne cherche pas à tester Clyde, mais plutôt le faire céder, comme à l'époque où il s'obstinait à ne la voir que comme la petite sœur de. Et au vu de ses réactions, Bonnie sait qu'elle est sur la bonne piste. Que ce qu'elle a cru déceler à l'appartement quelques jours plus tôt, que ce qu'elle a cru interpréter comme étant erroné ne l'est peut-être pas tant que ça finalement. Car face à son déhanché, Clyde finit par l'attirer à lui, plaçant ses mains sur ses hanches. Et c'est instinctivement que Bonnie réduit encore un peu plus la distance entre eux, passant une main dans sa nuque. Ils sont proches. Bien trop proches pour ne pas tirer de conclusion quand on les voit danser ainsi coller-serrer. Désormais dans un jeu de séduction, la belle ne compte pas s'arrêter en si bon chemin alors qu'elle fait comprendre au guitariste qu'elle n'en a rien à faire présentement des autres garçons. Que c'est lui qui importe. Leurs visages se frôlent, leurs lèvres se touchent sans pour autant céder à cette envie irrépressible de l’embrasser qui la dévore depuis le début. Et les mains de Clyde ne tardent pas à dévier de leur trajectoire, rapprochant ainsi le corps de Bonnie du sien, soufflant dans le creux de son oreille qu'elle joue un jeu dangereux. La jeune femme ne dit rien sur le coup, souffle coupé par cette proximité. Le fait qu'il prononce son prénom, faisant battre son palpitant bien trop fort. Des frissons lui parcourant l'échine quand elle sent son souffle et ses lèvres sur sa peau...

Quand enfin, sa langue se délie alors qu'elle secoue la tête de gauche à droite « Sauf que je joue pas... » qu'elle finit par rétorquer, plongeant une nouvelle fois ses yeux dans ceux de Clyde. Regard dans lequel on peut parfaitement lire qu'elle ne ment pas Bonnie. Non, pour le coup, elle n'a jamais été aussi sérieuse de toute sa vie. Bien trop longtemps ils n'ont fait que jouer tous les deux, pour finir par se déchirer. « Je joue pas » qu'elle affirme à nouveau de manière plus déterminée, le cœur qui bat à tout rompre par une telle révélation faite à haute voix. Et ça la fait quelque peu flipper Bonnie, d’avouer un truc pareil. Parce qu'au fond, elle redoute que ce ne soit pas le cas de Clyde. Que lui continue de jouer avec elle, et que c'est bien pour ça qu'il a dit cette phrase, choisi ces mots. Et elle a la sensation étrange mais pas désagréable que cette situation est irréelle, comme dans un rêve, alors que ses doigts viennent effleurer le visage de Clyde, écartant quelques mèches de cheveux qui lui cachent le visage. Sensation due aux mélanges qu'elle a pu faire ces dernières heures. Et pourtant, Bonnie sait parfaitement ce qu'elle fait et pourquoi elle le fait. Elle se perd la belle, dans les yeux du guitariste, luttant contre cette envie dévorante de plaquer sa bouche sur la sienne. Mordant sa lèvre inférieure avec envie bien malgré elle, continuant dans la séduction alors qu'elle poursuit sa danse sensuelle, son corps se collant de manière beaucoup trop suggestive à celui du brun... Quand enfin, il réduit cette infime distance qui les séparait. Et quand ses lèvres se plaquent sur les siennes, Bonnie a l’impression que son cœur va éclater. La chanteuse répond sans attendre à ce baiser, attrapant le visage de Clyde entre ses mains, rendant cet échange plus profond alors que sa langue vient chercher la sienne, son corps comme aimanté au sien. Et elle arrête de danser Bonnie, alors qu'elle embrasse Clyde comme si sa vie en dépendait. S'accroche à lui comme une naufragée le ferait à une bouée de sauvetage. A la dérive depuis bien trop longtemps, elle a l'impression de revivre Bonnie, d'avoir retrouvé son chemin. Dans les bras de Clyde.

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Posté le Dim 11 Fév - 2:03


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En ce moment précis, Clyde ne réfléchit pas, il ne réfléchit plus. Putain, il a bien trop réfléchi, ces derniers jours. Bien trop tourmenté son esprit pour essayer de se tenir loin de cette brune qui hante ses pensées depuis bien trop longtemps maintenant. Et si là, il paraît craquer facilement, il n’en est rien, en réalité. Pas si on remet en situation les choses, en rappelant que ça fait depuis leurs retrouvailles qu’il lutte contre lui-même, contre cette maudite attraction qui le relie à Bonnie. Et c’est fatiguant, ça, putain, comme essayer de résister contre l’attraction terrestre, par tous les moyens possibles. Au bout d’un moment, faut juste arrêter de jouer au con, et percuter qu’on a beau faire preuve d’imagination, et avoir la meilleure volonté au monde, c’est juste pas possible ! Clyde aimerait se maudire de craquer de la sorte, mais la vérité, c’est qu’il en a rien à foutre, à partir du moment où la brune répond à son baiser. Ca lui avait manqué. Même d’avoir l’impression que son cœur est en train d’endurer un marathon, au vu de la cadence avec laquelle il tambourine contre sa poitrine, à tel point que ça en devient douloureux, ça lui avait manqué. Comme la façon qu’a la brune de l’embrasser, ça lui avait manqué. Ou parler avec elle. La voir l’envoyer chier. L’entendre rire. L’avoir dans les bras. Tout, tout ce qu’ils ont pu faire ensemble, ça lui manque. Et c’est bien ça, qu’il tente de lui faire comprendre, alors que le baiser s’intensifie. Jusqu’à ce que la nécessité de respirer s’impose à lui. Il ne détache ses lèvres que quelques secondes de celles de la brune, juste le temps de prendre une nouvelle respiration, de lui laisser le temps d’en faire de même, avant de l’embrasser de nouveau. Intensément. Langoureusement. A la Bonnie&Clyde. Comme ils ont pu le faire à maintes reprises, de par le passé. A la différence prêt qu’autrefois, ils n’étaient pas en public comme ce soir. Et que si jamais ça commençait à trop déraper entre eux, il y en avait toujours un des deux pour attraper l'autre et s'isoler avec lui.

« Moi non plus, j’joue pas. », parvient-il à articuler, quelques secondes plus tard. Si sa voix est essoufflée, son regard est des plus résolus. Et loin d’être un regard qu’un type peut adresser à une nana, en qui il ne voit qu’une pote, ou que la petite sœur d’un pote. « Et toi aussi, tu m’manques. », ajoute-t-il à la suite, suivant le contour des lèvres de la jeune femme du bout du pouce. Bien entendu, ici, il fait allusion à ce qu’elle a pu lui glisser, l’autre matin, avant de prendre la porte. Il aimerait ajouter un « mais ». Car il y en a. Pas qu’un. Il y a Matthew, pour commencer. Il y a aussi les sentiments que l’Irlandais a pour elle, et la peur qu’ils ne soient pas réciproques, et ne le deviennent jamais. Sans oublier la crainte qu’elle ne lui tourne le dos, une fois encore, attirée par une offre des plus alléchantes. Mais ce soir, Clyde envoie chier son cerveau. Il va le regretter, très certainement, car y’a toujours un truc qui finit par s’immiscer entre la chanteuse et lui. Cependant, il en a rien à foutre en ce moment. Et c’est bien pour ça qu’il l’embrasse de nouveau, n’entendant qu’à peine le nouveau morceau que joue le groupe, insensible aux gens qui continuent à se trémousser autour d’eux. Une main toujours plaquée contre les reins de la bassiste, l’autre – celle qu’elle a d’ailleurs soignée l’autre fois – contre le crâne de celle-ci, perdue dans ses cheveux, mêlant sa langue à celle de la brune, Clyde se sent bien. Enfin. Pour l’instant, du moins.

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Posté le Dim 11 Fév - 10:14


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Enfin, le moment arrive. Leurs lèvres qui se cherchaient jusqu'à maintenant finissent par se trouver enfin. Bonnie&Clyde se retrouvent enfin. Des semaines qu'elle lutte contre cette envie qui la dévore, alors même que le guitariste passait la porte du local pour l'audition. Et pourtant, ils n'ont fait que s'envoyer chier ce jour là. Mais ça n'a rien changé. Dès l'instant où Clyde a mis les pieds dans la même pièce qu'elle, dès le moment où ses yeux se sont posés sur lui, c'était fini. Bonnie l'a sentie, l'a toujours su d'ailleurs, même si elle l'a incroyablement bien caché sous des airs de princesse condescendante. A l'intérieur, c'était un tourbillon de tourments pour ne pas laisser paraître ce qu'il en était vraiment. Mais ce soir... ce soir, Bonnie s'en fout. Elle se fout de tout. Il n'y a que Clyde qui compte pour elle et ce qu'il parvient à éveiller en elle. Des sentiments enfouis si profond qu'elle avait presque réussi à les oublier Bonnie. Presque... Matthew n'est à présent qu'un lointain souvenir dans son esprit un peu embrumé par l'alcool. Mais ce n'est pas uniquement l’œuvre de l'alcool alors que son corps se rapproche de celui de Clyde et que leur baiser s'intensifie. Bonnie sait ce qu'elle fait, reste maître de ses actes même si en repartant d'ici elle risque de ne pas marcher très droit vu tous les mélanges qu'elle a ingurgité depuis plusieurs heures. Mais là, sur cette piste de danse, elle sait ce qu'elle fait. Et elle a parfaitement conscience qu'elle risque de s'attirer des emmerdes. Mais elle s'en fiche pas mal parce que là, là... Elle a juste l'impression de revivre Bonnie.

Mais il faut bien reprendre sa respiration à un moment et, c'est presque à contre-cœur qu'elle se détache de Clyde, ce dernier faisant bien évidement de même. Pas trop longtemps cependant. Juste ce qu'il faut pour repartir à l'assaut de ses lèvres qu'elle aime beaucoup trop. Putain. C'est si intense et tellement bon que Bonnie se sentirait presque sur le point de vaciller. Et quand Clyde affirme qu'il ne joue pas non plus, la belle sent que son cœur va exploser. Plongeant son regard dans le sien, Bonnie le sonde, cherche à savoir s'il ment ou s'il est sérieux. Parce qu'elle tout à l'heure, elle ne mentait pas quand elle a affirmé la même chose. Et ça lui crèverait le cœur de savoir que Clyde ne pense pas ce qu'il dit. Mais la détermination qu'elle parvient à lire dans ses yeux fait s'envoler ses craintes en un instant, et si elle s'est figé sur le coup, c'est un sourire qui vient bien vite illuminer son visage quand le guitariste affirme qu'elle lui a manqué aussi. Et sans attendre, Bonnie l'attrape par la nuque pour de nouveau l'embrasser passionnément, intensément avant de poser sa tête dans le creux de son épaule et fermer les yeux, humant son parfum qu'elle n'a jamais pu oublier en huit ans. Et elle voudrait pouvoir stopper le temps la brune, rester là, comme ça, pour toujours. Bien loin des soucis quotidiens et du passé tumultueux qu'ils partagent. Dans les bras l'un de l'autre, les deux paraissent danser un slow au milieu de gens qui se déchaînent sur un morceau de rock. Y'a pas à dire, le Bonnie&Clyde détonne dans le paysage. Mais Bonnie n'en a rien à carrer. Elle n'y pense même pas. Elle ne pense même pas au fait qu'il faudra s'expliquer au reste du groupe qui ne connaît pas leur histoire, hormis Alfred qui a tout mis en œuvre pour que ce moment arrive, sans que les deux ne s'en rendent vraiment compte. Bien dans les bras de Clyde, déposant de léger baisers dans son cou, Bonnie se fiche des qu'en-dira-t-on et du fait qu'elle pourrait se faire surprendre par des amis de Matthew. Matthew, bien loin dans son esprit, aussi loin que lui ne l'est dans la réalité et ce pour une longue semaine encore...

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Posté le Dim 11 Fév - 17:21


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Il a un léger sourire idiot sur les lèvres, Clyde. Mais ce sourire est sincèrement heureux, et est l’un des 1ers du genre, qu’il affiche, depuis des années à présent. Avoir Bonnie, enfin, dans les bras, et voilà que l’Irlandais parait plus léger. Encore dans leur bulle, il n’a pas totalement conscience que tout n’est pas vraiment arrangé pour l’instant. Sur un rythme qui ne se joue que dans leurs têtes, le duo danse, collés l’un à l’autre. Comme pour mieux se couper du reste du monde, le guitariste a les yeux clos. Tendrement, il caresse le dos de la jeune femme. Ne voulant pas briser l’insouciance de l’instant, il préfère ne rien dire. Mais bien entendu, y’en a qui ne l’entendent pas de cette oreille. Et c’est comme ça que l’autre musicienne du groupe débarque vers eux. Al ne l’a pas vu à temps, sinon, il l’aurait retenu d’aller faire chier son monde. Mais elle s’est faufilée entre la foule de danseurs, dès qu’elle a aperçu Bonnie&Clyde, dans les bras l’un de l’autre. Elle arrive vers le binôme, et leur tapote simultanément sur l’épaule, afin d’attirer leur attention. « Hey, mais vous foutez quoi là ? », demande-t-elle. Bien entendu, elle sait ce qu’ils font, elle ne comprend juste pas d’où ça sort. Et elle a peur que ça ne fasse exploser le groupe. « T’as pas l’impression d’abuser un peu d’elle ? Elle a bu, merde ! Et vous avez oublié Matthew ? », proteste-t-elle, craignant que le duo n’ait pas les idées claires. De ce qu’elle sait, après tout, la chanteuse est plutôt bien, avec Matthew. Et si Clyde ne venait juste pas ici pour foutre le merdier ?

Le guitariste la foudroie du regard, n’aimant que très peu d’être vu comme un type pouvait chercher à abuser d’une file éméchée (sans l’être au moins autant qu’elle, bien entendu, car là, il ne va pas chercher à comprendre : si elle ne le repousse pas, il se pose pas trop de questions !). « T’as pas l’impression d’juste faire chier ton monde ? », grogne-t-il. Il déteste ce soudain retour à la réalité. Et il déteste par-dessus tout qu’on ait ramené Matthew sur le tapis, dès maintenant… La bulle a explosée, à cause d’elle. Plus encore quand le regard du brun finit par croiser celui d’Alfred, qui est retourné à la table avec les autres. Et bien entendu, l’ensemble du petit groupe les observe, parlant clairement d’eux. « Et merde… ». Et voilà, d’un coup, il se remet à stresser. On ne le voit pas forcément, mais il a peur que Bonnie ne lui fasse comprendre qu’elle a fait une erreur. Qu’elle veut Matthew. Mais avant qu’il ne puisse dire ou faire quoi que ce soit, l’autre musicienne attrape Bonnie par la main, pour l’entraîner à sa suite, loin de Clyde, vers le petit groupe. Sans que Clyde ne s'y soit attendu, clairement, elle l'a pris au dépourvu. Elle ne le sentait pas vraiment, cet Irlandais. Et il est chiant, d’ailleurs, à emboîter le pas des deux nanas, en pestant contre elle. Mais il galère, car la foule des danseurs ralenti sa progression, bien entendu, d'autant plus qu'ils s'agitent dans tous les sens.

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Posté le Dim 11 Fév - 18:09


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You and I go rough, we keep throwing things and slamming the door. You and I get so damn dysfunctional, we stopped keeping score. You and I get sick, yeah, I know that we can't do this no more. But baby there you go again, there you go again, making me love you. Yeah, I stopped using my head, using my head, let it all go. Got you stuck on my body, on my body, like a tattoo. ► Maroon 5 - One More Night

Bonnie se perd dans les bras de Clyde. La belle ne pense plus à rien, tête totalement vide de tous les tracas qui ont pu la tourmenter jusqu'à ce soir. Elle revit alors qu'il la serre un peu plus contre elle, ses doigts lui offrant quelques caresses au niveau du dos. Bonnie ferme les yeux pour profiter un peu plus de l'instant, s'abandonner pleinement à ces retrouvailles qu'elle attendait désespérément depuis plusieurs semaines. Luttant contre ses envies et ses pulsions d'embrasser Clyde. Mais ce soir, la chanteuse envoie valser ses principes. Tente de faire comprendre au guitariste que non, elle n'a pas réussi à tourner la page malgré les apparences qu'elle a pu laisser voir. C'est même tout le contraire. Clyde n'est pas juste un nom de plus sur sa liste. C'est beaucoup plus que ça. Tellement plus que ça. Premier amour, premiers émois, Bonnie a bien essayé de l'oublier après lui avoir planté un couteau dans le dos et le cœur. Elle pensait y être parvenue. Mais à peine son regard s'est-il posé sur lui que tous les sentiments enfouis sont remontés à la surface. Comme un bouchon de champagne qui sauterait sous pression. Mais elle ne dit rien Bonnie. Ne prononce pas les mots que Clyde attend désespérément depuis huit ans. Des mots qu'elle aurait dû lui dire à l'époque, alors qu'il se déclarait. Et pourtant, ils sont là ces mots. Cette simple phrase reste bloquée dans la gorge de la brune qui compte bien lui faire comprendre d'une autre façon. Et alors qu'elle relève la tête pour venir une nouvelle fois embrasser Clyde, l'autre fille du groupe les rejoint sur la piste, obligeant les deux tourtereaux à lui faire face.

Mettant son grain de sel dans ces retrouvailles, elle éclate leur bulle de bonheur en quelques mots, les faisant tous le deux redescendre sur Terre. Et quand elle prononce le prénom de Matthew, Bonnie se fige bien malgré elle, ses doigts pourtant toujours enlacés à ceux de Clyde qu'elle serre un peu plus fort sans réellement s'en rendre compte. Et elle n'a pas le temps de dire ou faire quoique ce soit d'autre Bonnie, que déjà l'autre nana l'oblige à la suivre, l'attrapant par le bras pour la forcer à quitter la piste et rejoindre le reste du groupe. Dernier regard en arrière vers Clyde. Regard désolé avant de lui tourner le dos pour suivre à contre coeur la demoiselle. « De quoi tu te mêles. » qu'elle lui lance une fois avec les autres, se défaisant vivement de la prise qu'elle exerce sur son bras. « Putain, t'as bu, tu sais pas c'que tu fais ! » qu'elle répond l'autre, pleine de remontrances. « Je sais exactement c'que je fais ! » que lui rétorque Bonnie, alors qu'elle perd patience. « Ouai ? T'es juste une traînée alors !» qu'elle lance la pianiste qui a elle aussi, et surtout, beaucoup trop bu. Les mots fusent comme une claque que se serait prise Bonnie. Et elle réagit instantanément la belle, sa main venant rencontrer la joue de la demoiselle, lui assénant ainsi une gifle sonore et douloureuse. Le reste du groupe, quant à lui, n'a rien dit, assistant à cet échange en silence. Jusqu'à ce que la baffe retentisse et qu'une réaction de surprise unanime ne s'élève. Et c'est un regard noir que lui lance Bonnie, à défaut de dire quoique ce soit. Pourtant, ce n'est pas l'envie qui lui manque de lui dire que, de elles deux, ce n'est pas elle la traînée à allumer tous les mecs qu'elle croise ! Mais la chanteuse reste muette, poings serrés, blessée par ce que vient de dire son amie. Certes, sous les effets de l'alcool, mais elle l'a dit quand même. Et finalement,  sans un mot de plus, Bonnie quitte le petit groupe. S'éloigne prestement pour se diriger vers la sortie, sans passer par la case vestiaire. Besoin pressant de prendre l'air. Parce qu'elle manque d'air subitement la brune. L'impression d'étouffer au milieu de tous ces gens. Et elle n'entend pas son frère qui tente désespérément de l'appeler et la faire revenir.  « Bravo, t'es contente ? » qu'il lance à l'autre jeune femme qui vient de tout gâcher alors qu'il a tout fait pour que ce moment entre sa sœur et son meilleur pote arrive. «T'es sérieux ? Va pas me dire que tu cautionnes ça ? » qu'elle demande sur la défensive, sa main frottant toujours sa joue douloureuse. « Mais tu sais même pas de quoi tu parles putain! » que répond Al dont on sent clairement la perte de patience. « Et puis, t'es sacrément gonflée ! C'est pas toi qui draguait ouvertement un inconnu tout à l'heure ? Que je sache, t'es en couple non ? » qu'il lui demande, des accusations à peine voilées dans la voix. Révélant ainsi au passage qu'il sait qu'elle a un copain. Information qu'elle n'avait encore jamais révélée, cachant au reste du groupe le fait qu'elle est en couple. Et ses joues s'empourprent alors qu'elle réalise avoir été prise en flagrant délit, elle qui pensait pourtant avoir été discrète, avoir pris ses précautions et ne pas courir le moindre risque. Parce que s'il y a bien une chose qu'elle ne sait pas faire la pianiste, c'est être fidèle. « C'est bien c'que j'pensais. » que termine Al d'un ton dur qui ne laisse plus place à la discussion, face aux regards médusés du reste du groupe.

Dans le même temps, Bonnie a atteint la sortie. Dehors, la jeune femme inspire l'air à plein poumons alors que sa respiration reste difficile. S'éloignant de quelques pas, elle s'adosse au mur de l'établissement, claquant deux ou trois fois sa tête contre, le corps qui commence à grelotter sous le froid qui lui mord la peau. Un sentiment de culpabilité vis-à-vis de Matthew s’abat sur elle en un instant. Pourtant, à l'époque, elle n'avait aucun scrupule à aller voir ailleurs pour rendre jaloux Clyde. Lui ne se faisait d'ailleurs pas prier non plus pour faire de même. Relation non exclusive qui semblait leur convenir même si ce n'était le cas ni pour l'un ni pour l'autre. Et c'est peut-être bien ça la différence. Parce que depuis quatre ans, depuis qu'elle est avec Matthew, Bonnie a tout fait pour ne pas reproduire les erreurs passées. Jusqu'à ce soir. Et le pire ? Si c'était à refaire, elle le refait Bonnie. Sans hésiter.

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Posté le Dim 11 Fév - 18:55


YOU'RE LIKE A DRUG THAT'S KILLING ME (BONNIE & CLYDE)
You and I go rough, we keep throwing things and slamming the door. You and I get so damn dysfunctional, we stopped keeping score. You and I get sick, yeah, I know that we can't do this no more. But baby there you go again, there you go again, making me love you. Yeah, I stopped using my head, using my head, let it all go. Got you stuck on my body, on my body, like a tattoo. ► Maroon 5 - One More Night

D’un seul coup, Clyde a le sentiment que son monde s’écroule, tandis que le monde se rappel à lui. Non, la terre n’a pas cessée de tourner. En dépit de son envie de voir disparaître la foule de problèmes qui gravitent autour de lui et de la chanteuse, ils sont là, toujours, et la pianiste vient de les ramener auprès d’eux. Elle a de la chance d’être une fille, sinon, Clyde aurait été nettement moins gentil. Même si elle a raison. Ils ont merdé, clairement. Ils ont pensé à rien, juste à eux, et c’est bien là le problème. Et c’est sans doute ça, cette culpabilité d’avoir fait n’importe quoi, qui ralenti Clyde, qui fait qu’il ne bouge pas aussi vite qu’il le ferait, normalement. Il parvient à sortir de la masse de danseurs qui se trémoussent dans tous les sens, quand ça explose entre les deux musiciennes. Il n’est pas réellement étonné de voir Bonnie mettre une tarte à l’autre. Il fait encore quelques pas vers la tablée, avant que Bonnie ne s’éclipse, laissant le reste du groupe, étonné de ce qui vient de se passer. Il marque un temps d’arrêt, ne sachant trop quoi faire. Les yeux fermés, il se passe une main dans les cheveux, essayant de remettre de l’ordre dans ses pensées chaotiques. Un soupir décidé lui échappe finalement. Il prend la direction de la table, pour récupérer son portable, qu’il a laissé, n’ayant eu le temps de le prendre avec lui, quand Al l’a entraîné sur la piste de danse. Hautain, il ignore les regards que les autres peuvent bien lui lancer, et prétend même ne pas les entendre. Il n’a pas envie de leur expliquer quoi que ce soit. Encore moins à la pianiste, qui semble sous le choc. De la baffe qu’elle vient de se prendre ? Clyde l’ignore. Clyde s’en fout. C’est d’un pas décidé qu’il prend la direction des vestiaires, dans le but de récupérer sa veste. Et bien entendu, Alfred ne l’entend pas de cette oreille, le voilà qui le suit : « Toi, au lieu d’aller courir après ma frangin, tu récupères tes affaires ? », s’étonne-t-il, d’un ton railleur, tentant de provoquer son meilleur pote, de le secouer. « Et toi, au lieu d’vouloir me casser la gueule pour avoir embrassé ta sœur qu’est en couple, tu veux qu’j’lui coure après ? », râle-t-il, en récupérant enfin sa veste. C’est à peine s’il regarde l’employé qui lui tend son vêtement, car il jette un regard noir à Alfred. Tendant une main en sa direction, il lui coupe clairement la parole qu’il tente de reprendre : « Occupe-toi juste de tes affaires, OK ? Ca changera ! », râle l’Irlandais, ignorant encore pour l’instant à quel point il a bien raison, à quel point son pote a tout mis en œuvre pour rapprocher les anciens amants terribles. « Va retrouver tes potes, ta nana, ou j’sais pas qui, et fous-moi juste la paix. J’aurai vraiment jamais dû accepter d’venir dans votre groupe à la con. »

Il ne lui laisse pas le temps de répondre, il se barre. Et au regard qu’il a lancé à Alfred, celui-ci comprend qu’il vaut mieux ne pas tenter de le suivre, le guitariste. Et pourtant, il aimerait ajouter quelque chose. Car ce qu’il lit dans les yeux du brun, ainsi que dans ses dernières paroles, ça lui plait vraiment pas. Clyde regrette, Clyde songe à faire machine arrière. Car il a l’impression d’avoir foutu un merdier monstre, qui n’aurait jamais vu le jour, s’il n’était pas venu. C’est dans un drôle d’état d’esprit qu’il sort du bar. Une seule destination en tête : son appart’. Pour la suite, il avisera. Il commence à faire quelques pas, quand il aperçoit, du coin de l’œil, une silhouette. Bien trop familière pour qu’il ne la remarque pas. Même dans la nuit. Même à peine éclairée par les quelques lampadaires présents, dans les environs. Toutefois, il poursuit sa route. De quelques pas. Avant de se raviser. Ses poings se crispent. Ses dents se resserrent sur l’intérieur de sa joue. Putain, il se sent con, là, à faire demi-tour, pour aller la rejoindre. Mais ne lui a-t-il pas dit, un peu plus tôt, qu’il ne jouait pas ? S’il se tire sans rien dire, elle va croire quoi ? Qu’il jouait. Encore. Clairement pas ce qu’il veut. Même s’il ne sait pas trop ce qu’il veut. Enfin, à part qu’il veuille Bonnie, du moins. « T’ferais mieux d’rentrer chez toi. Ou d’aller retrouver ton frère. », conseille-t-il, en se plantant devant elle. « T’vas attraper la crève, là. », ajoute-t-il, en lui tendant sa veste, au cas où elle préfère rentrer chez elle, sans aller récupérer ses propres vêtements. « Et y’a pas des masses d’chanteuses qui t’arrivent à la cheville. », dit-il en esquissant un petit sourire. Il plaisante, mais il est pourtant sérieux, à ses yeux, c’est le cas. « Rentre. », termine-t-il, en déposant un baiser sur son front. Il est sage, le Clyde, parfois. Mais il veut lui faire comprendre qu'il est sérieux, que comme 8 ans plus tôt, leur histoire est autre chose, à ses yeux, qu'une simple histoire de sexe unissant deux personnes ayant une alchimie un peu trop forte. C'est ainsi qu'il finit par tourner les talons, se préparant à faire une petite marche, pour rentrer chez lui. Tenter de réfléchir à tout ça.

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Posté le Dim 11 Fév - 19:34


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Il faudrait qu'elle retourne chercher sa veste la brune, sinon elle va attraper là mort à rester dans cette tenue dans le froid. Mais elle ne veut plus remettre un pied dans ce bar. Pourtant, ce serait simple. Entrer, aller aux vestiaires, ressortir. Les autres ne la remarqueraient même pas et ne lui en voudraient pas de déguerpir après ce qu'il s'est passé. Sauf que Bonnie, elle est comme clouée sur place dans l'air glacé qui lui fait malgré tout un bien fou. Remettant ses idées en place qui fusent à nouveau bien trop vite alors qu'un mal de crâne se fait sentir. Putain, elle va faire quoi maintenant ? Et si elle se fiche pas mal de ce que le reste du groupe peut penser, ce n'est pas le cas en ce qui concerne Clyde. Que pense-t-il d'elle maintenant, alors qu'elle à de nouveau pris la fuite sans attendre ? A coup sûr, le guitariste doit penser qu'elle s'est payée sa tête ce soir, même si la gifle qu'elle a collé à l'autre indiquait tout le contraire... Perdue dans ses pensées, regard qui vers le sol dans le vague, elle ne le voit d’ailleurs même pas passer devant elle. Elle ne fait plus attention à personne Bonnie là. Et ce n'est, en plus, pas la première silhouette qui passe à proximité. Ce n'est que quand un voix s'élève, une voix bien trop familière à ses oreilles, qu'elle se décide enfin à relever la tête et se redresser. Et son cœur se serre presque instantanément avant de manquer un raté alors que Clyde dépose sa propre veste sur les épaules de Bonnie puis l'embrasse sur le front pour finalement tourner les talons.

Et elle l'observe la chanteuse sans rien faire alors qu Clyde s'éloigne de plusieurs mètres, semble-t-il déterminé à rentrer chez lui. En tout cas, c'est la direction qu'il prend. Interdite, la jeune femme ne réagit pas dans l'instant, et ce n'est que quand elle réalise enfin qu'il s'en va, qu'elle se décide à dire quelque chose. « J'en avais envie. » qu'elle lance finalement alors qu'elle fait quelques pas dans sa direction, espérant ainsi le faire s'arrêter. « J'ai bu oui, mais c'est pas l'alcool qui a fait que. » qu'elle ajoute, affirmant ainsi avoir eu pleinement conscience de ses actes dans le bar, avec lui. Même si elle doit bien reconnaître que l'alcool l'a aidée à faire sauter ses barrières. Mais elle en crevait d'envie. Depuis le début... Et elle continue d'avancer Bonnie, ses talons claquant sur le bitume, venant l'enlacer alors que Clyde lui tourne toujours le dos, ses doigts qui s’agrippent légèrement à sa chemise, comme si elle avait peur qu'il disparaisse. Et elle reste ainsi un court instant, sans un mot, partie gauche du visage collée contre le dos du guitariste. « J'veux rester avec toi. » qu'elle annonce finalement d'une voix déterminée. Elle ne veut pas rentrer Bonnie. Elle ne veut pas se retrouver seule dans son appartement minable. Et plus encore, elle ne veut pas aller dans celui de Matthew. Pas après ce qu'il vient d'arriver. Pas après ce moment partagé sur la piste de danse. Et elle a l'impression que l'air devient plus lourd alors que le silence s'installe et que ses doigts resserrent un peu plus leur prise... L'angoisse de se faire rejeter prenant le dessus.

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Posté le Dim 11 Fév - 21:28


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Glissant ses mains dans ses poches, Clyde prend le chemin menant à son appartement, tâchant de garder en tête qu’il a fait ce qu’il fallait. C’était forcément ce qu’il fallait faire, de laisser à Bonnie du temps pour souffler un peu, et tenter d’y voir plus clair ? Surtout, une fois son esprit allégé du poids de l’alcool. Car elle a bu. Bien plus que Clyde. Du moins, ce soir. Elle n’a pas forcément bu autant qu’elle pouvait s’amuser à boire autrefois, l’Irlandais n’a pas non plus scruté avec attention sa consommation d’alcool. Et si même ça avait été le cas, ça n’aurait servi à rien : il ne sait pas ce qu’elle est capable de supporter, désormais, sans perdre trop son contrôle sur ses faits et gestes. La possibilité que la chanteuse n’ait agit de la sorte, que sous l’effet de l’alcool, reste présent, et c’est bien pour cela que Clyde ne s’arrête pas immédiatement, lorsqu’elle s’approche de lui en parlant. Son allure se fait moins rapide, par contre, pour le voir se figer totalement, alors qu’elle ajoute n’avoir pas été guidée uniquement par une prise trop effrénée de verres multiples. Sa main droite, portant encore les stigmates de sa dernière soirée trop arrosée, se porte jusqu’à son visage. Comme si le simple fait de se pincer l’arrête du nez allait l’aider à y voir plus clair. Evidemment, il n’en est rien. Sa main se dirige vers ses cheveux, qu’il bascule en arrière, ôtant ainsi ceux qui lui tombaient sur les yeux. Et c’est ce moment-là que choisi Bonnie pour venir l’enlacer. Un léger sursaut le parcours, il ne s’attendait pas à cela. Ses lèvres se retrouvent mordillées, quand la bassiste agrippe sa chemise. C’est à peine s’il ose respirer. Il cherche juste ce qu’il faut faire, la meilleure réaction à avoir. Et ça ne l’aide pas des masses, ce que finit par ajouter la brune. C’est à son tour, de laisser apparaître un temps de silence entre eux. Putain, pourquoi c’est si compliqué ? C’était moins prise de tête, quand ils étaient chiants. Pour autant, c’était pas forcément mieux, vu qu’ils jouaient de la jalousie de l’autre, dès que possible, prisonniers d’une maudite relation non-exclusive qui avait perdu ses apparences d’excellente idée, en cours de route.

Le cerveau en ébullition, Clyde pousse finalement un soupir. « Bonnie », souffle-t-il doucement, tout en attrapant les mains de la jeune femme, lentement, pour les « détacher » de sa chemise. Il se tourne alors pour lui faire face, veillant à avoir une main de la brune dans l’une des siennes, tâchant de lui indiquer par là qu’il n’est pas en train de la repousser, même s’il ne l’entraîne pas de suite, avec lui, pour aller chez lui. « T’es… sûre de toi ? », demande-t-il, pas aussi facilement qu’il l’espérait, mais il craint la réponse qu’elle pourrait lui faire. Toutefois, il parvient à la regarder dans les yeux, comme pour décrypter les pensées de la chanteuse, alors que celles-ci lui sont bien floues, depuis leurs retrouvailles, là où il parvenait aisément à la comprendre, autrefois. « J’ai pas envie qu’tu fasses un choix sur un coup d’tête, dirigée par l’alcool ou la colère contre une d’tes potes, ou j’sais pas quoi d’autre… », explique-t-il, posant son autre main sur la joue de la brune, comme s’il lui était difficile de ne pas la toucher. « J’pourrais pas digérer un volte-face, demain ou après-demain, quand tu t’demanderas si ça vaut la peine qu’tu foutes en l’air une relation qui dure depuis… ». Il pousse un soupir, incapable de poursuivre, trouver bien trop difficile d’aller plus loin. C’est atroce, pour lui, de dire depuis combien de temps elle est avec ce gros naze. C’est déjà bien assez compliqué de se montrer honnête, au point de faire savoir qu’il serait plus qu’anéantit si elle venait à changer d’avis, prochainement. Car il sait que ça ne sera pas forcément facile, entre eux, s’ils décident de se lancer, mais bordel, il est prêt à prendre ce risque. Ca fait 8 ans qu’il est prêt à ça, en même temps. Mais c’est parce qu’il a besoin de savoir ce qu’elle pense, qu’il l’interroge, maintenant. Qu’il serait facile de faire l’autruche et d’accéder à sa requête. Mais ça le boufferait de l’intérieur, car, tôt ou tard, il leur faudrait parler. Ou du moins, commencer à parler, comme il tente de le faire, maintenant. Et, aussi bien dans son regard, que dans son attitude, on voit clairement qu’il redoute de se faire éconduire, comme à l’époque. Il n’est toutefois pas conscient qu’ils ont déjà eu une conversation de ce genre, il y a peu, et que les rôles étaient inversés : elle était sobre, il ne l’était pas. Espérons juste que l’issue ne soit pas la même, cette fois.

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