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 ♫ You're like a drug that's killing me ♫ (Bonnie & Clyde)

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Posté le Dim 11 Fév - 22:09


YOU'RE LIKE A DRUG THAT'S KILLING ME (BONNIE & CLYDE)
You and I go rough, we keep throwing things and slamming the door. You and I get so damn dysfunctional, we stopped keeping score. You and I get sick, yeah, I know that we can't do this no more. But baby there you go again, there you go again, making me love you. Yeah, I stopped using my head, using my head, let it all go. Got you stuck on my body, on my body, like a tattoo. ► Maroon 5 - One More Night

Bonnie s'accroche désespérément à Clyde. Comme si elle avait peur de le perdre à nouveau. Et hors de question que cela arrive. Pas maintenant. Pas après ce qui vient de se produire sur la piste de danse. Pas alors qu'elle se rend compte qu'il tient toujours elle et même plus. Mais elle a peur Bonnie. Elle a peur de sa réaction maintenant que la pianiste a mis le problème Matthew sur le tapis. Elle a peur que Clyde ne la repousse, parce qu'elle est en couple et que ça dure depuis un moment déjà. Et elle comprendrait qu'il le fasse. Oui, elle le comprendrait. Huit ans se sont écoulés. Ce ne sont plus les jeunes idiots d'autrefois, même si idiots ils le sont toujours. Mais ils ont grandi. Sont devenus plus matures. Plus adultes. Même si en les voyant quelques fois ce n'est pas la première chose qui saute aux yeux. En tout cas, Bonnie veut qu'il sache qu'elle n'a pas agi comme elle l'a fait uniquement à cause de l'alcool. Non. Ce qu'elle a bu lui a simplement donné le petit coup de pouce nécessaire pour faire ce qui lui torture l'esprit depuis beaucoup trop longtemps. Ce n'est que quand Clyde prononce son prénom et détache ses mains que la jeune femme rouvre les yeux, cessant de respirer car elle redoute la suite des événements.

Clyde pivote pour lui faire face, ne lâchant pas pour autant l'une de ses mains qu'il garde dans la sienne. Bonnie redoute ce qu'il s'apprête à dire. Plus que tout. Alors qu’elle plonge ses yeux dans les siens, la belle retient toujours sa respiration. Et quand Clyde demande si elle est sûre de son coup, c'est par un hochement de tête qu'elle répond, tout en soupirant de soulagement silencieusement. Mais elle n'a pas le temps de dire quoique ce soit Bonnie, que déjà le guitariste reprend la parole. Énonce ses craintes et ce qui semble le ronger à petit feu. Et dans ses yeux, la brune peut y lire ce qu'elle même tente vainement de cacher. Espoir. Tristesse. Crainte. Le contact des doigts sur sa peau la fait un peu plus frissonner alors que le brun lui caresse la joue. Et quand il parle du fait qu'elle pourrait regretter son choix si elle se décide à le suivre, Bonnie ne le laisse pas finir, lui coupant la parole d'un tendre baiser. Quand elle se recule, la brune capte le regard du guitariste, encre ses prunelles dans les siennes. « J'ai jamais été aussi sûre de toute ma vie. » qu'elle affirme d'une voix déterminée, alors qu'un léger sourire se dessine sur son visage. Mais bien vite, sa faim de Clyde reprend le dessus, alors que son cœur bat à tout rompre. Et, sans attendre, Bonnie revient capturer ses lèvres pour un nouveau baiser beaucoup plus passionné. Se fichant pas mal des regards qui peuvent se poser sur eux. Regards qui ne sont peut-être pas si inconnus que ça... Mais là, Bonnie, elle s'en fout. Elle se fout absolument de tout. Ce qui compte présentement, c'est Clyde et ce qu'elle ressent presque douloureusement pour lui. Et si elle ne parvient pas à pleinement exprimer par des mots ce qu'elle peut éprouver pour lui, Bonnie compte bien lui faire comprendre par ses actes. La brune ne compte pas reproduire les erreurs passées d'il y a huit ans. Erreurs qui ont bousillé sa vie. Leurs vies. Hors de question pour elle de perdre à nouveau Clyde. Elle ne le supporterait pas. « Faudra dire à mon frère de récupérer mes affaires... » qu'elle souffle alors qu'elle se recule, collant son front contre celui du guitariste. Réalisant que si elle n'a pas emporté sa veste, elle n'a pas non plus pris la peine de récupérer son sac à main. Loin de se soucier de son téléphone portable qui se trouve au fond et qui affiche plusieurs appels manqués.

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Posté le Dim 11 Fév - 23:00


YOU'RE LIKE A DRUG THAT'S KILLING ME (BONNIE & CLYDE)
You and I go rough, we keep throwing things and slamming the door. You and I get so damn dysfunctional, we stopped keeping score. You and I get sick, yeah, I know that we can't do this no more. But baby there you go again, there you go again, making me love you. Yeah, I stopped using my head, using my head, let it all go. Got you stuck on my body, on my body, like a tattoo. ► Maroon 5 - One More Night

Il a peur, Clyde, comme il a rarement eu peur. Il est pourtant capable de se produire sans trop flipper, devant de très nombreuses personnes. C’est pas un problème pour lui non plus d’aller dire à une bande de gros bras qu’il les emmerde, si ceux-ci lui ont tapés sur le système. Mais là, devant Bonnie, avec la possibilité qu’elle finisse par ouvrir les yeux sur le fait que le meilleur choix, pour elle, c’est de retourner avec Matthew, il est tétanisé. De son mieux, il tente de lui dire ce qu’il ressent, sans pour autant la pousser à faire tel ou tel choix. Simplement, il lui fait savoir ce qu’il éprouvera, si elle vient à le choisir pour retourner vers son mec par la suite. Quel intérêt aurait-il à lui mentir, de toute façon ? Si là, il ne s’est pas grillé auprès d’elle, il l’a fait, auprès d’Al ! C’est d’un baiser, que la chanteuse le fait taire. Et Clyde se demande comment il est possible que son cœur n’explose pas, là, avec ce simple baiser, de par ce qu’il signifie. Ou avec ce qu’elle ajoute par la suite. Sans le contrôler réellement, il sent ses lèvres qui s’étire en un joyeux sourire. La brune l’embrasse de nouveau, et instinctivement, les bras du guitariste se nouent autour d’elle. Intérieurement, il retient un sourire. Comme un con. En sentant sa veste. Portée par la bassiste. Un truc basique, qu’il n’a pas eu le plaisir de sentir depuis bien trop d’années. C’était récurrent, à l’époque, qu’il lui laisse sa veste, quand elle se la jouait tête-en-l’air et allait faire la fête, oubliant de prendre un pull ou une veste. Il ne se privait pas pour râler, quand il le faisait, qu’ils soient seuls ou non. Alors que ça lui plaisait pas le moins du monde. C’était une manière débile, mais une manière quand même, de repousser les mecs autour de la Turner, laissant à croire qu’elle avait un mec. Officiellement, du moins.

« C’est comme si c’était fait ! », dit-il, embrassant une fois encore la brune, avant d’attraper sa main et d’entremêler leurs doigts. Encore un geste plutôt basique, qui agite son palpitant, alors qu’il prend la direction de son appartement, mains dans la main avec la chanteuse. Il n’adresse pas le moindre regard aux gens qui peuvent se trouver autour d’eux. Qu’ils soient contents ou non pour eux, il en a rien à foutre. Il n’a jamais cherché l’approbation des gens, ça ne va pas changer aujourd’hui. De son autre main libre, il extirpe son mobile de sa poche. C’est un message plutôt succinct qu’il adresse à Al. Pas besoin de s’étaler des heures, alors qu’il le charge de récupérer les affaires de sa frangine. Pas après ce qu’il a vu sur la piste de danse. Rangeant son portable dans une poche de sa veste, encore portée par Bonnie, il finit par taquiner celle-ci, d’un : « Toujours aussi violente, à c’que j’ai pu voir ! ». Bien entendu, il fait allusion à la tarte qu’elle a collée à la pianiste. L’autre ne l’avait clairement pas volé. Et l’Irlandais, il a souvent vu Bonnie faire sa tigresse, à l’époque. Ca l’amusait. Et en un sens, ça l’amuse toujours. Mais là, il veut juste détendre l’atmosphère. Pas tant que ça soit réellement pesant, loin de là. C’est juste déroutant pour lui. Etrange de se balader en tenant Bonnie par la main, dans la ville où ils ont passé pourtant des années à se cacher. Etrange d’être en présence de Bonnie, qu’il a retrouvé depuis peu, pour aller chez lui.

Il n’ajoute pas grand-chose. Il profite juste. C’est irréel, à ses yeux, tout ça, et pourtant, tous ses sens lui indiquent qu’il ne s’agit pas que d’un cruel rêve. Arrivé devant la porte de son bâtiment, il ne se prive pas pour embrasser de nouveau la jeune femme, avant d’ouvrir la porte d’entrée, puis de monter en sa compagnie les quelques escaliers menant à son appartement. Il se râcle la gorge, après avoir allumé la lumière de son salon, peu de temps après avoir enfin atteint celui-ci. Refermant la porte derrière eux, il pose son trousseau de clé sur la table basse du salon. C'est un peu moins le bordel que l'autre jour, les traces de la fête ont disparus, et Clyde s'est fait engueuler par Alfred pour le bordel qu'il s'amusait à laisser traîner. C’est trop intensément, qu’il a conscience d’une présence qui détonne en ces lieux, d’une certaine brune qu’il n’a pas vu ici ces dernières années, et qu’il a vu déjà 2 fois, en l’espace de quelques heures seulement. Et c’est à son tour de l’enlacer, alors qu’elle lui tourne le dos. Délogeant ses cheveux de son épaule droite, il dépose quelques baiser sur son cou, pour admettre par la suite, son front collé contre son arrière-crâne : « Ca m’avait manqué. » La suite de la phrase est superflus : être avec elle, comme autrefois, ça lui avait manqué.

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Posté le Lun 12 Fév - 0:06


YOU'RE LIKE A DRUG THAT'S KILLING ME (BONNIE & CLYDE)
You and I go rough, we keep throwing things and slamming the door. You and I get so damn dysfunctional, we stopped keeping score. You and I get sick, yeah, I know that we can't do this no more. But baby there you go again, there you go again, making me love you. Yeah, I stopped using my head, using my head, let it all go. Got you stuck on my body, on my body, like a tattoo. ► Maroon 5 - One More Night

Se balader main dans la main a quelque chose d'étrange. Déroutant. Et pourtant pas désagréable, bien au contraire. A l'époque, le duo ne s'affichait pas en public. Aucun élan d'affection en présence d’autres personnes afin de ne pas se faire griller. Quelques œillades de temps en temps, un geste discret quelque fois, mais ça s'arrêtait là. Alors, qu'ils marchent leurs doigts enlacés, c'est nouveau pour Bonnie. Et si elle avait su, elle n'aurait certainement pas mis tout ce temps à réaliser ce petit geste anodin et qui pourtant lui provoque des palpitations. Comme tout ce qui concerne Clyde d'ailleurs.

Le silence s'installe entre eux alors qu'ils se rendent à l'appartement et que Clyde envoie un message au frère aîné de Bonnie pour lui dire de récupérer les affaires de sa sœur. Et la belle le voit déjà lire le texto, un petit sourire satisfait au coin des lèvres. Ou à écarquiller les yeux en réalisant que sa petite sœur est partie avec son meilleure pote. En tout cas, plus de toute possible quant à l'attirance de l'un pour l'autre. Le duo a été suffisamment explicite sur la piste de danse. Mais ce silence qui a pris place n'est pas gênant, comme ils peuvent y être habitués. C'est même tout le contraire. Encore une première pour le duo qui ne fait décidément pas les choses comme tout le monde. Mais bien vite, Clyde tente de faire la conversation, mettant sur le tapis la gifle que Bonnie a collé à leur pianiste qui l'a amplement mérité. « Elle l'a cherché » qu'elle se contente de répondre alors que ses doigts se resserrent autour de ceux de Clyde. Mais mine de rien, elle a réussi à faire mouche sa copine, blessant la brune qui a réagi au quart de tour sans réfléchir. « Tu vois c'qui t'attends si tu me contraries. Sauf que ce sera pire! » qu'elle ajoute pour le taquiner tout en le poussant légèrement d'un coup d'épaule. A la voir comme ça, on ne dirait pas qu’intérieurement, Bonnie angoisse. Sans réellement savoir pourquoi.

Quand ils arrivent enfin à l'immeuble, Clyde vient voler à baiser à Bonnie, avant de monter en sa compagnie les escaliers qui mènent jusqu'à l'appartement. Lorsque Clyde ouvre la porte d'entrée, Bonnie s'engouffre à l'intérieur avec ce dernier à sa suite. Et encore une fois, elle a l'impression de redécouvrir les lieux la brune, alors que des souvenirs de sa dernière visite lui reviennent en mémoire... Au milieu du salon, Bonnie retire la veste de Clyde qui vient s'échouer sur le canapé. C'est alors que les bras du guitariste viennent enlacer la chanteuse, qui sursaute légèrement avant de se détendre. Posant sa tête sur son épaule alors qu'il commence à l'embrasser dans le cou. Ouvrant les yeux suite aux mots de Clyde, Bonnie se détache légèrement pour lui faire face. Et après quelques secondes à le fixer, yeux dans les yeux, la belle attrape son visage pour venir l'embrasser. Quand enfin elle lui refait face, on peut aisément remarquer que son expression à changé. Détournant le regard, elle hésite Bonnie. S'éloigne de quelques pas. Non pas qu'elle hésite à être là, c'est bien plus compliqué alors qu'une foule de questions sans réponses fusent dans sa jolie petite tête. « J'ai besoin de savoir... » qu'elle commence, cherchant les mots adéquats pour exprimer ce qu'elle veut. « Si tu me pardonnes. » qu'elle termine, osant enfin le regarder à nouveau. Et elle se retient Bonnie, de lui dire qu'ils ont déjà eu cette discussion. Que c'est d'ailleurs pour cela que la main qu’elle vient chercher dans la sienne et qu'elle caresse du pouce a violemment rencontré la fenêtre des jours plus tôt. « Je sais que c'est pas l'moment pour parler de ça et que j'suis probablement en train de tout gâcher comme d'habitude mais... faut que je sache... » qu'elle ajoute d'une traite. Dans l'attente de la réponse du guitariste, le cœur de la jeune femme s'emballe alors qu'une boule se forme dans son ventre. Car elle redoute Bonnie. Elle redoute que le pardon accordé par Clyde il y a plusieurs jours ici-même, ne soit que le fait d'excès en tout genre. Et cette question sans réponse n'a cessé de la torturer depuis, sachant en plus que le guitariste ne se rappelle de rien. Et c'est probablement l'alcool qui parcourt actuellement ses veines qui lui fait ajouter « Tu peux me frapper si ça peut te soulager. »

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Posté le Lun 12 Fév - 2:21


YOU'RE LIKE A DRUG THAT'S KILLING ME (BONNIE & CLYDE)
You and I go rough, we keep throwing things and slamming the door. You and I get so damn dysfunctional, we stopped keeping score. You and I get sick, yeah, I know that we can't do this no more. But baby there you go again, there you go again, making me love you. Yeah, I stopped using my head, using my head, let it all go. Got you stuck on my body, on my body, like a tattoo. ► Maroon 5 - One More Night

Même s’il se demande ce que la pianiste a pu balancer à Bonnie pour finir par se prendre une claque, Clyde retient de poser la question. Il devine aisément quel a été le sujet de leur conflit, à défaut de savoir ce que l’autre a vraiment pu lui balancer. Il se contente juste de protester, prétendument, quand la brune lui donne un léger aperçu de ce qu’il devra endurer, s’il se met en tête de s’opposer à elle. Le duo semble détendu, si on les regarde comme ça, sans s’attarder sur eux. Pourtant, quand on observe plus attentivement, on peut voir que le guitariste a une certaine réserve. Il n’arrive pas totalement à lâcher prise. La seule hantise que tout ça ne soit pas réel, ne le quitte pas d’une semelle. La peur que, tôt ou tard, Bonnie finisse par lui préférer Matthew. La crainte de souffrir, de nouveau, par et pour la Turner, tout simplement. Mais comme toujours, Clyde cache tout ça. Ils en parleront bien. Un jour. Faut pas vouloir aller trop vite. Déjà, là, que la brune vienne, officiellement, chez Clyde, c’est un grand pas. Avant, ils ne se voyaient qu’en cachette, ou toujours rien qu’en tant que potes et membres d’un même groupe. Maintenant, bah, c’est différent, même si Clyde préfère ne pas trop chercher à qualifier ce qu’ils sont.

Un léger sourire débile flotte sur ses lèvres, quand il serre la brune dans ses bras, dans le salon où, il y a peu, ils se sont pris la tête, avant de se… réconcilier, d’une manière toute relative, bien étrange, typique de la dynamique de leur duo. Bonnie&Clyde, où l’art de se battre comme des chiffonniers, des jours plus tôt, pour finalement s’embrasser un baiser, comme si c’était la chose la plus logique qui soit. Et pour Clyde, ça l’est. C’est déroutant, c’est incompréhensible, mais il sait que ça marche ainsi, entre lui et la bassiste. Qu’ils ont beau se prendre la tête, au final, ils se retrouveront toujours, avec cette même soif de l’autre. Mais, là, il y a des points à régler, comme l’atteste la brune, après le baiser échangé. Les sourcils de l’Irlandais se froncent, une fois qu’il réalise qu’elle paraît plus… sérieuse ? inquiète ? La raison de cela ne tarde pas à lui être dévoilé, avec ce que la jeune femme déclare. Les yeux du musicien se ferme quelques secondes, comme pour lui permettre de choisir ses mots soigneusement. Il ne les rouvre qu’avec le trait d’humeur que tente de faire Bonnie. « Jamais d’la vie ! », balance-t-il, sans doute trop rapidement. Et quand il prend conscience de ce qu’on peut déduire de sa réponse, il précise : « Pour te frapper, j’veux dire ! ». Il tient à le préciser. Sans trop savoir ce besoin qu’il ressent de le lui faire savoir, même si elle déconnait. Bien entendu, il ne se souvient pas vraiment qu’il y a peu, il lui a fait peur. Il s’en souvient, juste partiellement, on dirait. Cette soirée est bien trop floue dans son esprit, de toute façon, il ne sait plus ce qui est vrai ou pas, dans les souvenirs qu’il pense avoir retrouvé.

Il pousse un soupir, et attire ensuite la brune à sa suite, sur le canapé, profitant du fait qu’elle ait repris sa main, en lui parlant. Une fois le duo assit, il déglutit, avant de se lancer. Le coude gauche posé sur le haut du dossier du canapé, son flanc gauche posé sur celui-ci, il fixe Bonnie. « Je… J’sais pas si j’pourrais entièrement te pardonner un jour. », admit-il lentement, alors que sa main droite va capturer une main de la jeune femme. Il sait que ce qu’il dit, et s’apprête à dire, ne sera pas forcément facile à entendre pour elle. Mais ça ne sera pas pour autant facile pour lui, de dire tout cela. « J’aimerai dire que ça se fera, mais ça m’a vraiment détruit, c’qui s’est passé à l’époque. ». Son mutisme à la déclaration qu’il lui avait faite, son éviction du groupe, et le fait que cela survienne peu de temps après qu’il lui ait avoué être amoureux d’elle. Il en est vraiment ressorti dans un état merdique. Il a cependant assez bien caché la chose, car même Alfred a fini par se faire piéger, quand ils ont renoué. Si le batteur a bien remarqué que son meilleur pote avait été marqué par l’événement, il n’avait toutefois pris conscience de l’ampleur de cela, que bien récemment. Une fois avec l’aveu de Bonnie sur le couple que sa sœur et son meilleur pote avait formé, en quelque sorte, au moment des faits. « Mais j’sais aussi qu’ça m’a anéanti, ces 8 dernières années, sans toi. » Tout en parlant, il ne quitte pas la brune des yeux, essayant de lui transmettre ainsi la résolution qu’il éprouve. Oui, il y aura possiblement toujours une part de lui qui lui en voudra, et qui aura peur qu’elle fasse souffrir de nouveau. Mais il tient bien plus à elle qu’il ne peut lui en vouloir ou avoir peur. « J’sais surtout que j’ai pas envie d’passer les 8 prochaines à m’demander c’que tu fais, avec qui, si tu penses encore à moi parfois… » A souffrir à cause d’elle, en imaginant ce qu’ils auraient pu faire, ensemble. « Tu comptes bien plus à mes yeux, qu’le mal qui a été fait. » Les mots sont là. Pas clairement dit. Il n’en a pas la force, Clyde. Pas sobre. Pas aussi vite, pas alors qu’il est encore rempli de craintes en tout genre. Mais les mots sont là, ils flottent dans ce qu’il vient de dire, dans le regard qu’il lance à Bonnie, dans la façon qu’il a de porter la main de la jeune femme à ses lèvres pour la frôler ainsi, et finalement, ajouter : « J’veux pas renoncer à nous comme j’ai pu l’faire à l’époque. ». Un très léger sourire se dessine sur ses lèvres, tandis qu’il repose leurs mains emmêlées sur son genou. Et c’est désormais à lui, d’attendre, anxieux, les paroles à venir de la brune. Est-il parvenu à atténuer ses craintes, sans pour autant lui cacher la vérité, ou a-t-il tout détruit ? Car il s'en veut déjà assez, d'avoir laissé Bonnie lui échapper, à l'époque. Putain, il se donnerait des baffes, à chaque fois qu'il pense à sa fierté, brisée, qui l'a emprisonnée dans une rancune qui l'a poussé à ne rien dire, à ne rien faire, et à juste sortir de sa vie, en la faisant sortir de la sienne au passage. Il n'a pas l'intention de refaire la même connerie, aujourd'hui. Pas alors qu'ils ont visiblement une chance de tenter de tirer des leçons de leurs erreurs passées, pour avancer ensemble. Comme ça aurait dû être le cas, depuis 8 ans déjà. Il le veut, le retour du Bonnie&Clyde. Ca fait 8 ans qu'il l'attend, sans se l'avouer entièrement.

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Posté le Lun 12 Fév - 11:11


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Il faut qu'elle en parle Bonnie. Elle ne peut pas garder ça plus longtemps. Pas alors que le duo se retrouve enfin. Ces questions, elle se les pose depuis des années, et encore plus depuis ces quelques semaines avec Clyde. Alors, le trajet jusqu'à l'appartement, la brune n'arrive pas pleinement lâcher prise. C'est pour cela que, dans le salon, elle ose enfin. Langue déliée par l'alcool qu'elle a bu, Bonnie se lance et demande à Clyde s'il pourra lui pardonner un jour ce qu'elle a fait. Et elle sent bien qu'elle vient de plomber la soirée Bonnie. L'air autour d'eux se fait plus lourd alors qu'un silence tout aussi pesant s'installe. Alors, la chanteuse tente une pointe d'humour, affirmant que Clyde peut lui en mettre une si ça peut lui faire du bien. Et elle ne plaisante qu'à moitié Bonnie, plantant son regard sérieux dans celui de Clyde alors que sa main ne lâche pas la sienne. Au contraire. Sa prise se resserre autour de ses doigts. La réaction du guitariste est bien trop virulente, faisant se figer Bonnie qui écarquille les yeux sous la surprise. Et heureusement que Clyde se rattrape bien rapidement, parce que la brune allait tirer des conclusions beaucoup trop hâtives. « Putain t'es con tu m'as fait flipper ! » qu'elle lance sur le ton de la réprimande, accompagné d'un coup dans l'épaule de Clyde et d'un soupire de soulagement.

Clyde attire Bonnie vers le canapé, et la belle sent bien que la discussion va être beaucoup trop sérieuse et douloureuse à son goût. Mais ils doivent en passer par là. Elle doit passer par là pour aller de l'avant sans se torturer mentalement. Et sans vraiment s'en rendre compte Bonnie retient sa respiration alors qu'elle attend que le guitariste prenne la parole. A peine commence-t-il à parler que les doigts de la jeune femme se resserrent à nouveau autour des siens. Elle l'écoute Bonnie, attentivement. Et à chaque phrase, elle a l’impression que son cœur se fissure un peu plus. Car si elle sait parfaitement qu'elle lui a fait du mal, se détruisant en même temps, elle ne savait pas vraiment jusqu'où, à quel degré. Elle s'apprête à dire quelque chose Bonnie, amorçant le geste. Mais se ravise aussitôt, déduisant avec sagesse qu'elle doit laisser Clyde finir sans lui couper la parole. Et quand il porte la main de Bonnie à ses lèvres, la respiration de cette dernière se fait plus saccadée. Elle savait la chanteuse, elle savait qu'elle l'avait détruit tout comme elle s’était détruite en même temps. Huit années où elle traînait sa coquille, perdant cet éclat, cette presque joie de vivre qui la caractérisait pourtant si bien. L'impression qu'elle a perdu une partie d'elle-même durant tout ce temps. Partie qu'elle vient de retrouver ce soir..

Bonnie se décide enfin à faire quelque chose maintenant que Clyde a fini de parler. Et si on aurait pu croire qu'elle allait à son tour prendre la parole, elle fait tout autre chose la brune. Se mouvant, elle se redresse pour venir à califourchon sur Clyde et poser son front contre le sien, fermant les yeux. « J'suis tellement désolée. » qu'elle finit par dire dans un murmure sans pour autant décoller son front de celui de Clyde. « J'ai jamais voulu ça tu sais. J'ai jamais voulu en arriver là » qu'elle continue d'une voix calme et douce, comme si elle lui confiait un secret. Se décollant de lui, elle l'observe la brune, détaille ses traits alors que ses doigts dégagent quelques mèches de son visage. Et maintenant qu'il est sobre Clyde, que l'occasion s'y prête, elle compte bien lui redire ce qu'elle a déjà confessé, quelques jours plus tôt. Confession dont il ne se rappelle rien. « J'ai eu peur quand... fin, tu vois. J'ai totalement paniqué et j'ai préféré fuir qu’affronter tout ça. J'ai eu peur de ce que ça signifiait... » qu'elle continue sur le ton de la confession, son cœur qui se serre à chaque phrase prononcée. « Quant au reste... J'me suis laisser manipuler par ce... J'étais jeune et conne. » qu'elle affirme alors que sa mâchoire se crispe et que ce souvenir est des plus douloureux. Parce que si Bonnie a cédé aux avances du producteur, elle n'en avait pourtant pas envie. Le truc, c'est que l'histoire n'est pas aussi évidente que tout le monde peut le croire. Ce n'est pas juste l'histoire d'une gamine qui s'est laisser duper. Ce type avait parfaitement compris que Clyde était sa faiblesse. Et une fois le doigt dessus, il en a profité. Si Bonnie ne faisait pas ce qu'il disait, en plus de détruire leur carrière musicale, c'est la vie de Clyde qu'il détruirait. Alors, elle a cédé à ses avances Bonnie. Et c'est elle qui a bousillé la vie du guitariste.. « Je... » mais elle se tait la brune. Les mots sont là putain. Ils sont là depuis longtemps. Depuis huit ans. Mais c'est toujours aussi difficile de les dire à voix haute car leur signification et leur impact sont beaucoup trop importants. A la place, Bonnie vient plaquer ses lèvres sur les siennes pour l'embrasser avec tendresse.

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Posté le Lun 12 Fév - 15:00


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You and I go rough, we keep throwing things and slamming the door. You and I get so damn dysfunctional, we stopped keeping score. You and I get sick, yeah, I know that we can't do this no more. But baby there you go again, there you go again, making me love you. Yeah, I stopped using my head, using my head, let it all go. Got you stuck on my body, on my body, like a tattoo. ► Maroon 5 - One More Night

Si la situation était moins sérieuse, Clyde aurait très certainement rigolé de la peur qu’il a involontairement fait connaître à Bonnie, en répondant aussi vivement qu’il l’a fait. Mais la situation ne s’y prête pas, l’heure n’est pas vraiment à rire, mais plutôt à tenter d’aplanir les choses entre eux. Au lieu de ça, il l’amène avec lui, sur le canapé, et lui parle sincèrement. Bien une chose qu’ils n’avaient pas réellement l’habitude de faire, jusqu’à présent. Ils fuyaient les conversations trop sérieuses, celles où il fallait trop se dévoiler, dévoiler ses pensées et sentiments. C’est donc d’autant plus difficile pour l’Irlandais, de s’y mettre, car le sujet abordé est loin d’être des plus facile. Et il redoute que tout ne prenne fin, avant même d’avoir redémarré. Suspendu aux lèvres de la chanteuse, dès la fin de son discours, il ne bouge pas d’un pouce, attendant qu’elle dise ou fasse quelque chose. Et enfin, elle fait quelque chose, en s’installant à califourchon sur Clyde, qui pousse un soupir de soulagement : au moins ne le repousse-t-elle pas, alors c’est bon signe. A l’instar de la brune, ses yeux se ferment, quand elle met son front contre le sien. Les mains du musicien se pose sur le bas du dos de la jeune femme, signe inconscient de son envie de ne plus jamais la voir s’éloigner de lui. Les quelques mots qu’elle prononce sont douloureux à entendre pour Clyde, car les deux ont soufferts, des années durant, alors qu’ils voulaient la même chose, en réalité. Lui a subit tout ça, elle, elle s’est fait manipuler pour agir ainsi. Le guitariste rouvre les yeux, en sentant Bonnie se « séparer » de lui. Il y a de la tristesse, dans le regard de Clyde. Un peu d’amertume aussi, pour les épreuves traversées, qu’ils ont endurés, séparés de l’autre. Des regrets de n’avoir rien fait pour la récupérer. Un zeste de culpabilité également, pour n’avoir pas compris, à l’époque, qu’elle n’était qu’un jouet entre les mains de ce pervers de producteur. Et la douleur envahie plus complètement son regard, au fil des mots qui parviennent à s’échapper des lèvres de Bonnie. Bien entendu, il sait à quoi elle fait référence, il sait ce qui l’a effrayée, tout comme il sait qu’elle n’a pas été maîtresse de ses pensées, à l’époque. Comme pour la rassurer, lui faire parvenir qu’il la comprend, il lui caresse tendrement le dos. Ca le ronge, de la voir aussi mal en point, alors qu’elle lui dit tout ça, ça le détruit, de voir les remords voiler son regard. Son cœur s’agite, prenant peu à peu conscience de ce qui se passe en cet instant précis. Et ça devient plus le bordel dans sa poitrine, avec ce que la brune tente d’ajouter, préférant toutefois l’embrasser que de poursuivre cette conversation. Clyde ne se fait pas prier pour lui rendre son baiser. Il est pire qu’un drogué, pour le coup, qui retombe dans ses anciens travers, après avoir essayé de s’en débarrasser durant de longs mois. Une addiction dont il n’a désormais plus envie de se débarrasser.

« Bonnie. », souffle-t-il, ses lèvres toujours contre celles de la jeune femme. « Arrête de t’en vouloir, OK ? », demande-t-il,  tenant son visage entre ses mains, plongeant son regard dans le sien. « J’peux comprendre que t’ai flippé. », même s’il a été blessé de son silence, et de la suite des choses, il peut comprendre. Leur histoire n’a jamais été basique, et peut-être aurait-il dû faire les choses autrement, avant de lui annoncer ses sentiments pour elle, afin qu’elle n’ait pas peur. Qu’elle ne pense pas qu’il voulait jouer. « Et un gros con de manipulateur est venu foutre la merde. » Putain, lui, il mériterait vraiment la taule. Clyde l’y aurait bien mené, mais il n’avait pas de preuves. Le producteur était bien trop malin pour laisser l’Irlandais avoir la moindre preuve contre lui, n’ayant évoqué son petit jeu pervers qu’une seule et unique fois. Tâchant d’étouffer la colère qu’il ressent contre l’autre gars, les mains de Clyde glisse du visage de la brune, aux bras-nu de celle-ci, pour caresser sa peau du bout des doigts. « J’aurai dû chercher à t’comprendre, au lieu d’être vexé d’ton silence et d’avoir été viré du groupe. », regrette-t-il en poussant un profond soupir. Il est persuadé que s’il n’avait pas été déprimé d’une confession à sens unique, il aurait tenté de découvrir d’où venait réellement l’envie de le mettre à la porte. Mais il n’en saura rien, le passé est révolu, les choses ne peuvent pas être réécrites. « T’es pas la seule à avoir merdé, j’ai fais l’con aussi, et j’t’ai laissé entre les mains d’un vieux con. » Son front se colle contre celui de la brune, tandis que ses yeux se ferment, et qu’il digère son envie, toujours vivace, de dégommer le producteur, de détruire sa vie, comme il a détruit celle du duo, comme il a profité de la crédulité et des rêves de gloire de Bonnie, pour que celle-ci couche avec lui. « C’est derrière nous, tout ça, maintenant. », termine-t-il, pour finalement embrasser le cou de la brune. Qu’ils laissent tout ça derrière eux, qu’ils tentent de reconstruire des choses plus saines, sur ces bases qui ont été amoindries par les aléas de la vie, mais qui sont pourtant toujours là. Et cette fois, il n’a pas l’intention de laisser leur histoire se détruire comme la précédente, Clyde. Pourtant, il ne se doute pas une seule seconde que tout ne va pas être simple entre eux, notamment avec la présence de Rebecca, sa demi-sœur, dans la ville, ou encore le retour de son ex-femme, dans sa vie, pour la santé de leur fils. La 1ère n'a que peu d'importance aux yeux du guitariste, et la 2nde fait parti d'un passé qu'il ne s'attend pas à revoir débarquer, alors il n'en parle pas, préférant déposer des baiser sur la naissance du cou de la jeune femme. La seule qu'il ait réellement voulu, toutes ces années.

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Posté le Lun 12 Fév - 15:52


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Bonnie finit par se confier sur ce qui la ronge depuis des années et qu’elle a tenté tant bien que mal de cacher au fil du temps qui passe. Sauf que le retour de Clyde a tout fait remonter à la surface, et les choses s’en sont retrouvées encore plus difficile à supporter. Et c’est d’autant plus dur d’en parler maintenant car ce n’est pas la première fois, même si le guitariste ne s’en souvient pas. Bonnie s’en souvient, elle, parfaitement sobre alors qu’elle a explosé dans ce même appartement, quelques jours plus tôt. Et là, ce soir, même si elle a picolé à son tour, elle se souviendra de ce qui s’est dit entre eux. Elle se souviendra de tout Bonnie…

Sentant les doigts de Clyde dans son dos, un frisson lui parcourt l’échine. Et si le moment est presque idéal pour dire ce qu’elle n’a pas réussi à avouer huit ans plus tôt, répondre enfin à la déclaration du brun, les mots ne franchissent malheureusement pas les lèvres de la jeune femme. Cette dernière amorce la phrase, mais sa voix se coupe presque instantanément. Cette peur irrationnelle toujours présente et qui ne l’a finalement jamais quittée. Alors, à la place, elle l’embrasse. Baiser qui traduit ce qu’elle peut ressentir pour Clyde. Ce qu’elle ressent vraiment pour lui. A défaut de parvenir à mettre véritablement des mots dessus. Et c’est la première fois qu’elle ressent autant de choses pour quelqu’un. Qu’elle est véritablement amoureuse Bonnie. Car même Matthew n’a pas réussi à faire naître ce sentiment chez elle et ce, malgré les quatre ans de vie de couple à leur compteur…

Quand Clyde prononce son prénom, un nouveau frisson parcourt le corps de la belle. Décidemment, l’entendre de sa bouche lui fera toujours autant d’effet ! Et elle se tait la brune, redoutant la suite, redoutant les paroles de Clyde qui poursuit cette conversation bien trop sérieuse. Le guitariste expose les faits, expose ses regrets et les actes manqués qui l’ont bouffé aussi durant ces années écoulées. Plus il avance dans son récit, et plus le palpitant de Bonnie s’emballe. Et quand le brun affirme que toute cette merde est du passée alors qu’il vient à nouveau coller son front à celui de Bonnie, c’est un léger sourire, bien qu’un peu triste, qui vient étirer les lèvres de la chanteuse. Le silence s’installe entre eux, alors que Clyde vient déposer de légers baisers dans le cou de la jeune femme qui penche légèrement la tête en arrière pour lui donner un meilleur accès.

Mais, si on y regarde de plus près, on voit bien que Bonnie hésite sur quelque chose. Hésite à dire autre chose. Une chose qu’elle a gardée pour elle durant huit ans. Un acte dont elle ne s’est jamais vraiment remise et qui l’a bousillée un peu plus. Une épreuve traversée seule, douloureuse et difficile.  Et elle sent bien qu’elle doit en parler Bonnie. Ici et maintenant. « Y’a un truc que j’t’ai pas dit. » qu’elle souffle à voix basse alors que ses doigts se crispent autour des avant-bras du guitariste. Mais il a le droit de savoir la vérité. « Je… » qu’elle commence avant de marquer une pause. Et on sent bien qu’elle a peur Bonnie. Peur de la suite des événements, peur de la réaction de Clyde. Peur de tout briser à nouveau alors qu’ils viennent enfin de recoller les morceaux. Mais il faut qu’elle en parle. Qu’elle se libère de ce poids qui pèse bien trop lourd sur ses épaules depuis huit années maintenant. Prenant une profonde inspiration, la brune se lance enfin. « Je suis tombée enceinte… » qu’elle avoue finalement d’une petite voix qui se brise au fur et à mesure. Et avant qu’il ne se fasse de fausses idées sur le père de ce bébé… « De toi… » qu’elle précise dans un souffle alors qu’elle détourne les yeux, le trop plein d’émotions qui la submergent d’un coup lui faisant monter les larmes aux yeux. Et finalement, elle finit par bouger Bonnie. Elle se lève, coupant ainsi tout contact avec Clyde qui doit digérer cette information. Debout, et prise d’une angoisse démesurée, la jeune femme fait les cent pas devant lui. « J’aurais dû t’en parler. Mais j’l’ai appris après et… » et elle se tait Bonnie, parce que se souvenir de tout ça est bien difficile à supporter. Un fardeau qu’elle a porté seule durant de longues années, sans jamais en parler à qui que ce soit. Enfin, c’est ce qu’elle croit… « J’t’en prie me déteste pas… » qu’elle parvient difficilement à articuler d’une voix suppliante, alors que la pression retombe et qu'elle ne parvient plus à contenir ses larmes qui perlent sur ses joues.


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Posté le Lun 12 Fév - 17:13


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De nouveau, Clyde ne pense plus à grand-chose. Il s’en fout, de la possibilité qu’Alfred rentre soudainement, et sa sœur, à califourchon sur son meilleur pote, sur le canap’. L’Irlandais s’en fout, il veut juste profiter de l’instant, et retrouver sa Bonnie. Ca fait des années qu’il en crève d’envie, et des jours qu’il réprime cette maudite envie. Là, il en a juste marre. Déjà qu’il garde pour lui ce qu’il ressent pour la brune, en dépit des années écoulées et du mal de fait. Il ne parle pas de ses sentiments, il tente juste de les transmettre. Par ses baisers, ses mains qui se posent de nouveau sur son dos. « Hum ? », marmonne-t-il, intrigué, quand la jeune femme reprend la parole. Pas de grand discours pour le brun, qui est encore trop occupé à déposer des baisers dans le cou de la chanteuse. Il fini par s’arrêter, quand les mains de celle-ci atterrissent sur ses avant-bras, comme pour réclamer son attention plus complète. Un dernier baiser est donné sur la naissance du cou de la brune, avant qu’il ne se décolle, pour la regarder, et lui laisser le temps de s’exprimer. Elle semble mal à l’aise, il peut le voir, et là, une fois encore, il flippe. Il se demande ce qu’elle va lui annoncer. Pas le temps d’envisager une tonne de scénarios possibles, car elle ne tarde pas à poursuivre. Les sourcils du guitariste se froncent. Elle a été enceinte ? Hein ? Et là, la suite arrive : enceinte, oui, mais de lui. Le verdict tombe, à l’instar des mains du brun, qui s’écroulent sur le canapé, un peu avant qu’elle ne se lève. Abasourdi, complètement interdit, il l’observe, sans vraiment la voir, alors qu’elle fait les 100 pas. Posant ses coudes sur ses cuisses, le jeune homme maintient sa tête dans l’étau de ses mains ainsi croisées. Il ne sait pas quoi dire, il ne sait même pas quoi penser. « T’en as fait quoi ? », s’écrie-t-il, d’une voix blanche, la tête toujours cachée entre ses mains.

Ses dents se resserrent sur ses lèvres, quand il extirpe enfin sa tête de sa cachette. L’esprit en ébullition, il quitte à son tour le canapé. Il marche, sans réelle nécessité, vers la cuisine ouverte. S’adossant contre le plan de travail, pour foudroyer la brune du regard, il ajoute : « Putain, ça t’es jamais venue à l’idée d’me le dire, à l’époque ? J’méritais pas d’le savoir ? J’avais pas mon mot à dire ? ». Ca n’aurait sans doute pas changé grand-chose. Car ouais, il ne sait pas trop ce qu’elle a fait du môme. Rappelons qu’il est resté un moment sans vouloir parler à un seul Turner, même Alfred. Et quand il a renoué avec son meilleur ami, il lui a bien fait comprendre qu’il ne voulait plus rien savoir de la brune. Alors elle a très bien pu accoucher et le faire adopter. Pas forcément en restant à Maplewood, mais elle a bien pu aller ailleurs, s’exiler quelques mois, et faire adopter le mioche au passage. Car si elle était restée, en cloque, ici, Clyde l’aurait forcément su ! Elle a aussi pu avorter, ça reste une solution, bien entendu. Mais là, l’Irlandais s’en fout, de ces possibilités. Il lui en veut juste de ne pas le lui avoir dit. Il avait son mot à dire, merde ! Même s’il était clairement pas prêt pour être père, à l’époque. Du haut de ses 21 ans, il était encore bien trop gamin dans sa tête pour être père. Même aujourd’hui, 8 ans plus tard, il se sent trop gamin pour ça, à tel point qu’il n’a pas reconnu le gosse qu’il a eu avec une nana qu’il connaissait à peine. « T’avais une image aussi merdique qu’ça de moi, pour m’avoir fait ça ? », râle-t-il à la suite. Il ne comprend pas. Il ne comprend vraiment pas. Qu’elle ait pris peur quand il lui a dit être amoureux d’elle, il peut comprendre. Ils avaient passé de nombreux mois à enchaîner les relations, chacun de leur côté, sans le cacher à l’autre. Il est normal qu’elle ait eu peur, peur que ça change trop de choses, dans le groupe, avec Alfred, avec Clyde aussi. Il comprend aussi qu’elle a été manipulée par le producteur, qui savait manier les mots avec succès. Mais ça, non, il ne comprend pas. Il ne comprend tellement pas qu’il en vient même à se demander si c’était bien lui, le père. Et, si, pour l’instant, il retient cette réplique, il n’est pas dit qu’il ne la lui balance pas, plus tard. Clyde est blessé, et il s’apprête à faire le con. Comme d’hab’. Même s'il voit que la brune va mal, tellement mal que quelques larmes coulent le long de son visage.

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Posté le Lun 12 Fév - 18:53


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Elle a l'impression de manquer d'air Bonnie, alors qu'elle révèle ce secret qui la pèse depuis si longtemps. Rien qu'à son attitude et sa voix, on sent bien que ça réveille en elle des souvenirs douloureux. Il en a fallu du courage, là tout de suite, pour avouer un truc pareil. Avouer qu'elle était enceinte de Clyde huit années plus tôt. Mais elle sait que les choses vont mal tourner. Elle le sent Bonnie. C'est pour ça qu'elle s'éloigne du guitariste, n'osant même plus le regarder en face. Le silence s'installe entre eux, lourd et pesant, alors que Clyde digère l'information, prenant sa tête entre ses mains et que Bonnie fait les cent pas d'angoisse devant lui. Et quand enfin le guitariste prononce quelques mots, la jeune femme se fige en un instant. Ce qu'elle en a fait ? La réponse n'est-elle pas évidente ? Bonnie ne répond pas, laissant un silence lourd de sens planer entre eux.

Clyde se lève à son tour, va à la cuisine sous les yeux d'une Bonnie complètement désemparée. Elle ne sait pas quoi faire pour arranger les choses. Pour ne pas que Clyde la déteste d'avoir fait ce qu'elle a fait. Mais elle n'a pas eu le choix, quoiqu'il puisse penser. Et quand il pose enfin ses yeux sur elle... Si un regard pouvait tuer, pour sûr Bonnie serait morte dans l'instant. Elle déglutit difficilement, alors que Clyde explose. Et si, dans un premier temps, Bonnie offre un signe de soumission, elle se rattrape bien vite. Se redresse, le visage baigné de larmes qu'elle n'arrive pas contenir, pour s'approcher de Clyde d'un air déterminé. « Et tu voulais que je t'annonce les choses comment exactement ? On a coupé tout contact, tu me haïssais plus que tout. J'allais pas rappliquer et te dire 'coucou c'est moi tu vas être papa ' ! » qu'elle s'emporte à son tour bien malgré elle. Huit ans que Bonnie souffre de ce qu'elle a fait à ce bébé même si, à ce stade de développement, ce n'en était pas vraiment un. Huit ans que ses nuits sont hantées par des cauchemars à ce sujet. « J'étais une gamine Clyde. J'étais pas prête à devenir maman. » qu'elle ajoute d'une voix plus calme, se taisant bien de dire qu'elle n'était pas non plus prête à laisser son gosse à quelqu’un d'autre. En plus des problèmes que cela aurait causé de conduire cette grossesse à terme. Oui, elle aurait bien évidemment pu le faire adopter. Mais comment poursuivre sa scolarité en étant enceinte ? Bonnie était encore lycéenne à l'époque et pour sûr que sa grossesse aurait fait jaser les foules en plus de lui apporter des ennuis, que ce soit à la maison ou en dehors...

Et les derniers mots de Clyde manquent de l'achever Bonnie. Respiration plus rapide, elle s'approche en quelques pas de lui pour attraper ses mains dans les siennes et le forcer à la regarder malgré les larmes qui ruissellent toujours sur ses joues. « Mais non ! Bien sûr que non ! » qu'elle répond de manière un peu trop virulente quand le guitariste semble affirmer qu'elle avait une sale image de lui. « J'ai paniqué. Seize ans et apprendre que j'allais être maman... Une maman célibataire qui plus est. Tu voulais que j'fasse quoi ? » qu'elle demande finalement, anticipant la réaction de Clyde en lâchant ses mains et s'éloignant de quelques pas. « Comment j'aurais pu t’annoncer un truc pareil après ce qui s'était passé entre nous ? »

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Posté le Lun 12 Fév - 20:43


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Sincèrement, il ne s’était pas attendu à ça, Clyde. Il est presque assommé, même s’il trouve encore la force de râler sur Bonnie. Il a besoin de comprendre pourquoi elle a fait ça, pourquoi elle l’a tenu à l’écart. Agacé, il lève les yeux au ciel, avec le début d’explication fournie par la chanteuse. Bien entendu, la situation n’aurait pas été facile, mais merde, il aurait aimé le savoir, pour… Il ne sait pas trop quoi, mais pour faire quelque chose, quoi. Et c’est bien en réaction du mot de la brune, au sujet de son immaturité à l’époque, qu’elle n’était pas prête à être mère, qu’il enchaîne, lançant l’hypothèse qu’elle ne devait pas le juger digne d’être mis au courant. Le regard du guitariste est toujours sombre, plein d’une colère qu’il ne contient qu’avec peine, alors qu’elle s’approche de lui, prenant ses mains dans les siennes, pour tenter de défendre sa cause. De nouveau, il la fusille du regard, n’appréciant pas vraiment ce qu’elle lui dit. Il entend son discours et ses raisons, mais il n’empêche qu’il se sent trahi, par ce qu’elle a pu lui faire, en lui refusant de lui en parler. Ses mains désormais libérées de l’emprise de celles de la chanteuse, l’Irlandais pousse un soupir. Il se décale du plan de travail contre lequel il est, pour ouvrir la fenêtre de la cuisine. De l’air. Putain, il a besoin d’air, là, tout de suite, maintenant. Il a la sale impression d’étouffer, d’un coup. Ils étaient en train de s’embrasser, y’a pas si longtemps que ça, et là, ils sont en train de se prendre la tête ? Encore une fois. Putain, ils ont tenté d’aplanir les erreurs du passé, Clyde pensait que là, c’était bon, mais non, y’en fallait encore. Bien entendu. On parle de Bonnie&Clyde, pas de n’importe quel binôme amoureux qui court les rues. « J’méritais d’le savoir ! », persiste-t-il, après quelques secondes de silence, à avoir inspiré à maintes reprises, comme si de l’air froid allait lui remettre les idées en place, comme si la morsure du froid nocturne pouvait lui être utile.

Se retournant, il fait quelques pas vers son paquet de clopes, qu’il a balancé sur la table basse du salon, un peu plus tôt. Ce faisant, il ignore volontairement Bonnie, histoire de bien lui faire comprendre que là, en ce moment précis, ouais, il lui veut. Putain, il lui en veut méchamment même. « Ca aurait été compliqué car c’était déjà la merde entre nous. » Même s’ils n’étaient plus ensemble. Il y a de la rage dans ses gestes, alors qu’il extirpe une clope de son paquet. « Mais t’aurais dû m’le dire. C’était aussi… » C’est tremblant, qu’il tente d’allumer sa cigarette. Paradoxal : il a toujours besoin d’air, et éprouve le désir puissant de s’intoxiquer de nouveau les poumons. Mais là, s’il s’est interrompu dans ses propos, c’est pas tant à cause de la colère qu’il ressent. Non, c’est juste parce qu’il est incapable de poursuivre. Incapable de dire que ce môme, c’était aussi le sien, c’était le leur, putain. Sa cigarette enfin allumée, ayant toujours le briquet en main, il retourne vers la fenêtre encore ouverte. Et de nouveau, alors même qu’il passe non loin de la bassiste, il ne lui adresse pas le moindre regard. Il se met contre la fenêtre, appuyé contre son bras droit, ayant toujours la brune dans son champ de vision, même si que partiellement, car de « profil ». « J’étais pas plus prêt qu’toi, mais putain, j’méritais d’savoir. Et d’être là pour toi quand… » Et là non plus, il n’arrive pas à continuer. Il n’arrive pas à parler de l’avortement qu’elle a visiblement subi. C’est au-dessus de ses forces, ça, en cet instant précis. Il ignore comment il aurait réagi, à l’époque. Mais il aurait voulu savoir, au moins pour tenter de soutenir la brune, pour éviter qu’elle affronte seule, un tel événement, une telle prise de décision. Car s’il ne voulait pas de gamins à l’époque, il faut avouer que quand il se projetait dans des futurs possibles, les seuls où il s’imaginait père de famille, il ne voyait que Bonnie pour être celle qui lui donnerait des gosses. Mais là, apprendre qu’elle a été enceinte de lui, et ne lui en a pas parlé, bah, ça le fout en l’air. Il sait que c’était à l’époque, ça. Mais une voix s’infiltre dans sa tête, lui demandant si la Turner ne ferait pas les mêmes choix, s’ils venaient à vraiment se remettre ensemble, et qu’elle se retrouvait de nouveau en cloque. « Tu m’l’aurais caché, aussi, si t’l’avais découvert avant.. ? » Avant que leur couple n’explose. Encore un truc qu’il arrive pas à dire, pas ce soir, pas après la bombe qu’elle vient de lâcher. Il a l’impression d’être de retour à l’époque, d’être de nouveau envahi par les sentiments datant d’il y a 8 ans. Et au lieu de tenter de poursuivre cette conversation qui le gave déjà, Clyde fume. Et la pauvre clope, elle prend chère, elle est à peine allumée, que Clyde en a déjà fumé presque la moitié. Et tout dans l'attitude de Clyde, ou dans sa voix, qui s'est faite moins assurée, plus attristée, au cours des secondes passées, trahi son état d'esprit. Il gueule et est furax, ouais. Mais non, il ne va pas bien, il ne va pas mieux que la brune, même s'il ne pleure pas.

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Posté le Lun 12 Fév - 21:20


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La situation s'aggrave à une vitesse folle. Et si Bonnie paye les conséquences de se choix passés, elle ne pouvait garder ce secret plus longtemps pour elle. Huit ans qu'elle s'est tue. Huit années qu'elle a traversé seule. Il était temps ça s’arrête. Et si elle n'en avait pas parlé ce soir, Dieu seul sait quand elle aurait trouvé le courage de le faire. Évidemment, Clyde prend mal la chose. Comment pourrait-il en être autrement ? Bonnie ne lui a strictement rien dit. Mais encore une fois, comment aurait-elle pu au vue de la situation qu'ils traversaient ? Pouvait-elle vraiment venir le voir pour lui annoncer la nouvelle ? Et c'est après s'être torturée l'esprit durant de nombreux jours qu'elle a fait le choix de ne rien lui dire la brune. Endossant la responsabilité seule... « J'suis désolée... » sont les seuls mots qu'elle parvient à articuler. Mais sa voix est faible, à peine audible alors qu'elle plaque une main sur sa bouche, parvenant difficilement à maîtriser ses sanglots face aux souvenirs qui reviennent, face à Clyde qui l'ignore délibérément, face à la douleur qu'elle peut ressentir alors que son cœur se serre atrocement. Des larmes qu'elle n'a pas laisser couler durant huit longues années.  Elle s'est toujours montrée forte la chanteuse. Qu'elle pleure n'est pas quelque chose que beaucoup peuvent se venter d'avoir vu. Même Clyde n'y a jamais eu droit malgré leurs nombreuses disputes et les horreurs qu'ils ont pu se jeter à la figure. Mais cette fois, Bonnie ne parvient plus à se maîtriser. Un trop plein qui finit par déborder. « J'suis désolée.. » qu'elle énonce à nouveau d'une voix brisée alors que Clyde ne lui accorde pas un seul regard, appuyé contre la fenêtre pour fumer.

Le silence reprend alors que Clyde tire sur sa clope comme si sa vie en dépendait. Sa manière à lui de faire face à ce qu'il vient d'apprendre, à la colère qu'il ressent mais qu'il souhaite contrôler. Bonnie le connaît par cœur le guitariste, et sait parfaitement que c'est sa façon de maîtriser la situation. Et pourtant, elle ne s'approche pas. Comme si elle le craignait. Mais ce n'est pas le cas. Au contraire. Elle craint surtout qu'il ne la rejette violemment si elle s'approche de lui. Animal sauvage qu'il ne faut pas approcher. En plus de ça, la belle est comme pétrifiée sur place, ne parvenant pas à esquisser le moindre mouvement. Chose paradoxale alors que quelques minutes avant, elle faisait des allers-retours dans le salon.

Durant de longues minutes, aucun des deux ne prononce le moindre mot. Un froid vient de s'installer, et ce n'est pas uniquement dû au fait de la fenêtre qui est ouverte. Quand enfin, Clyde reprend la parole. « Non ! Bien sûr que non ! » qu'elle répond au quart de tour Bonnie, d'une voix affirmée. Et elle bouge enfin la brune, s'approche de Clyde resté près de la fenêtre ouverte. « Tu penses vraiment que j't'aurais rien dit ? » qu'elle demande d'une voix surprise alors que Clyde ne lui adresse toujours pas le moindre regard. Essuyant ses yeux et le mascara qui a coulé, Bonnie s'approche un peu plus, entre dans de le champs de vision du guitariste pour l'obliger à lui faire face. « Tu m'crois capable d'un truc pareil ? » qu'elle demande à nouveau alors qu'elle tente de planter son regard dans celui de Clyde.

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Posté le Lun 12 Fév - 21:55


YOU'RE LIKE A DRUG THAT'S KILLING ME (BONNIE & CLYDE)
You and I go rough, we keep throwing things and slamming the door. You and I get so damn dysfunctional, we stopped keeping score. You and I get sick, yeah, I know that we can't do this no more. But baby there you go again, there you go again, making me love you. Yeah, I stopped using my head, using my head, let it all go. Got you stuck on my body, on my body, like a tattoo. ► Maroon 5 - One More Night

C’est du grand n’importe quoi, ce qui se passe, ce soir. Et cette pensée n’arrête pas de tourner en rond, dans son esprit. Il se demande si ça s’arrêtera, un jour, si les merdes cesseront de leur tomber sur la gueule, les unes après les autres, dès qu’ils se parlent à cœur ouvert, et mettent un terme à ce jeu débile de flirt sans plus. Il a les nerfs, Clyde, et les passe sur sa cigarette, à défaut d’hurler sur la chanteuse, de taper dans un mur ou dans une fenêtre, ou de casser des trucs. Ignorant comment il réagirait en voyant les larmes de la jeune femme, qu’il peut deviner aux bruits de sanglots retenus qu’elle laisse parfois échapper. Et qui, dans le silence de la pièce, silence seulement entrecoupé par les quelques bruits de circulation provenant de la fenêtre entrouverte, parviennent aisément aux oreilles du guitariste. C’est léger, mais c’est présent, même si continu. Et faut pas être un génie pour comprendre ce que c’est, d’autant plus qu’il a bien vu, Clyde, que Bonnie avait les larmes aux yeux. Ca lui tape sur les nerfs, Clyde, ce bruit. Plus parce qu’il sait qu’il est la cause de ces putains de larmes, que parce qu’il en a marre, ou qu’il juge ça con, ou faible, ou autre merde du même genre. C’est pour ça qu’il en remet une couche. En posant une question qui lui brûlait les lèvres. Une question parmi tant d’autres, que la révélation de la bassiste a fait apparaître dans son esprit. D’un air peu convaincu, ou juste bien trop brisé, il secoue la tête, refusant de regarder la brune. Il ne le fait que lorsqu’elle s’approche encore plus de lui. Mais s’il la regarde, il n’accepte pas l’échange de regards.

Ses yeux se ferment, alors qu’il inspire profondément, avant de se décider à affronter Bonnie. Droit dans les yeux. Et de déglutir en voyant l’état dans lequel elle est, l’état dans lequel leur dispute vient de la mettre, l’état dans lequel les mots de l’Irlandais l’ont mise. Sans qu’il ne le cherche vraiment, une de ses mains se lève pour se poser sur le visage de la brune, et tenter finalement d’essuyer, du bout du pouce, une partie de ses larmes. « J’en sais rien, bordel… », admet-t-il, avant de tirer une nouvelle latte. « Mais j’te pensais pas capable de m’briser le cœur, et tu l’as fait. », ajoute-t-il, retirant sa main du visage de Bonnie. Sa mâchoire se crispe, ses yeux se lèvent au ciel, dans une tentative de fuite visuelle, alors qu’il parvient à ajouter rapidement après : « J’pensais pas non plus qu’on serait capable de s’détruire autant qu’on a pu l’faire et qu’on continue à l’faire, mais force est d’constater que j’me suis lourdement trompé… ». Il secoue la tête, alors que sa voix est le porte-étendard de la souffrance qui l’assaille, et des doutes qui le rongent sur le fait qu’ils sont visiblement condamnés à se blesser mutuellement. Et sa fuite se poursuit, prenant corps dans le fait qu’il s’éloigne de la brune, pour aller s’appuyer contre la table de la cuisine, tournant le dos à la jeune femme. Il est fatigué, de ce conflit, de ces emmerdes, d’être blessé par la brune et de la blesser également.  Et ça se voit, cette fatigue, à la façon dont son dos est courbé, comme s'il portait le poids du monde sur les épaules. Sauf qu'il porte juste le poids d'une relation qui parait compromise, en permanence.

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Posté le Lun 12 Fév - 22:56


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You and I go rough, we keep throwing things and slamming the door. You and I get so damn dysfunctional, we stopped keeping score. You and I get sick, yeah, I know that we can't do this no more. But baby there you go again, there you go again, making me love you. Yeah, I stopped using my head, using my head, let it all go. Got you stuck on my body, on my body, like a tattoo. ► Maroon 5 - One More Night

Clyde fuit son regard alors même que Bonnie essaye de l'obliger à faire le contraire. Mais elle doit bien reconnaître qu'elle se sent impuissante face à la réaction plus que normale du guitariste suite aux aveux qu'elle vient de lui faire. Il ne parvient plus à la regarder en face, telle une paria qui aurait commis un acte sans commune mesure. Et ça lui crève le cœur Bonnie, encore plus alors qu'ils venaient enfin de se retrouver. Alors qu'ils s'apprêtaient à enfin tourner cette putain de page rester bloquer huit ans plus tôt. Et contre toute attente, la main de Clyde vient contre la joue de la chanteuse, essuyant du bout du pouce les larmes qu'elle ne parvient toujours pas à maîtriser. Et elle ne sait pas quoi dire Bonnie, ne sait pas quoi lui répondre. Pour sûr qu'elle lui a brisé le cœur à l'époque. Mais Clyde ne semble toujours pas avoir compris qu'elle a brisé le sien par la même occasion. Il ne comprend pas non plus qu'il était impossible à la brune de revenir vers lui, avouer être enceinte. Comment aurait-elle pu après sa non réponse à sa déclaration, après l'avoir trompé et évincé du groupe ? Mais qu'il pense qu'elle aurait été capable d'une chose pareille s'ils avaient toujours été ensembles au moment des faits... ça la tue. Littéralement. Et Clyde la fuit de nouveau, alors qu'il focalise toute son attention sur la rue bruyante et le ciel étoilé. « J'te l'aurais dit. » C'est tout ce qu'elle parvient à répondre, d'une voix ferme, au bout de longues secondes de silence.

Clyde s'éloigne à nouveau, ne la regarde pas une seule seconde. Comme si elle n'existai pas. Comme si Bonnie n'était pas là. Le guitariste lui tourne délibérément le dos pour s'appuyer sur la table de la cuisine. Et Bonnie l'observe, le regarde faire, interdite. Dépitée, et blessée. Et elle ne sait pas quoi faire, là tout de suite. Qu'est-elle supposée faire ? Rester et se faire ignorer, ou partir et risquer de réduire en poussière les prémices d'une nouvelle histoire entre eux ? Histoire qui semble, pour le coup, sur le point de se terminer avant même d'avoir réellement commencée.... « J'ai fui y'a huit ans. Et j'referai pas la même erreur deux fois. » qu'elle énonce Bonnie d'une voix déterminée alors qu'elle se dirige vers Clyde qui lui tourne toujours le dos. « Alors, tu peux continuer à faire comme si j'existais pas, penser c'que tu veux. Mais j'bougerai pas d'ici. » qu'elle poursuit sur le même ton alors qu'elle croise les bras, tout en prenant place devant Clyde qui évite toujours de la regarder. Si le guitariste est une vraie tête de mule quand il veut, Bonnie l'est tout autant. Et, face au mutisme de Clyde qui se poursuit, la belle finit par décroiser les bras, faire un signe de main comme pour dire 'laisse tomber' avant de se diriger vers le canapé où elle se laisse tomber. Assise, la brune retire enfin ses escarpins qu'elle envoie valser un peu plus loin, avant de ramener ses jambes contre sa poitrine, les encercler de ses bras et poser sa tête sur ses genoux, dans l'attente d'une réaction du guitariste. Et elle commence à fredonner Bonnie. Pour ne pas pleurer de nouveau. Pour essayer d'atténuer la tristesse et le chagrin qu'elle ressent présentement. Elle fredonne, mais pas n'importe quelle mélodie. Elle fredonne l'air sur lequel Clyde et elle se sont embrassés pour la première fois. C'est idiot, futile et pourtant, elle n'a jamais oublié cette chanson ni ce moment. Souvenir parfaitement encré dans son esprit. Même après plus de huit ans.

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Posté le Lun 12 Fév - 23:56


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You and I go rough, we keep throwing things and slamming the door. You and I get so damn dysfunctional, we stopped keeping score. You and I get sick, yeah, I know that we can't do this no more. But baby there you go again, there you go again, making me love you. Yeah, I stopped using my head, using my head, let it all go. Got you stuck on my body, on my body, like a tattoo. ► Maroon 5 - One More Night

Il est perdu, Clyde, franchement paumé, comme il l’a rarement été. Et il déteste ça, ne pas savoir quoi dire, quoi faire. Mais là, il lui faut du temps pour digérer la nouvelle, et c’est pas facile. Il comprend les raisons qui ont poussé la brune à ne rien lui dire, mais ça le blesse quand même. Il comprend aussi qu’elle aurait agit autrement, s’ils avaient encore été ensemble, quand elle a appris pour sa grossesse, mais ça n’enlève en rien le goût de trahison qui se répand en lui. Il pensait n’avoir qu’à faire avec le silence de la brune, après qu’il lui ait avoué ses sentiments. Oui, maintenant, il comprend qu’elle avait eu peur, mais ça le hantera toujours, ou du moins, un long moment, cette apparente non-réciprocité, car ça a été la 1ère fois, la seule, même, où il prononçait de tels mots. Car le problème, avec Clyde, c’est qu’il dit rarement des trucs qu’il pense pas. Que ce soit positif ou négatif. Et il pensait n’avoir à digérer, en plus de ça, que l’éviction du groupe, ainsi que les remords de n’avoir su protéger la brune des envies lubriques d’un vieux con. Des trucs qu’il avait plus ou moins en tête, depuis des années, sur lesquels il avait déjà commencé à travailler, d’une certaine façon. Mais là, cette grossesse cachée, cet avortement qu’il apprend que maintenant, c’est trop, pour lui. Pour l’instant. Trop pris dans l’instant, dans la colère éprouvée, dans la trahison qu’il ressent, il secoue négativement la tête, quand Bonnie annonce qu’elle ne compte pas partir, pas refaire la même erreur qu’à l’époque. Et pourtant, une partie de Clyde est content de l’entendre dire ça, de voir qu’elle tient assez à lui, à eux, pour tenter d’affronter cette nouvelle tempête qui vient les faire chier, bien trop rapidement. Néanmoins, il ne daigne pas la regarder, alors qu’elle vient se planter vers lui, cherchant à affronter son regard, à lui faire part de sa détermination à rester, même s’il fait sa tête de con. Ostensiblement, Clyde tourne la tête de l’autre côté, rendant impossible toute confrontation visuelle. S’il s’écoutait, là, soit il laisserait éclater sa colère en envoyant valser une chaise contre le frigo, soit il laissera couler quelques larmes de rage, de dépit, de bien trop de choses. Mais il serre les dents, et regarde ailleurs.

Il n’y a bien que lorsque la chanteuse abandonne la partie, en apparence, du moins, et finit par aller sur le canapé, qu’il lâche un soupir. Et se vautre sur la chaise, celle-là même qu’il rêvait d’envoyer valdinguer, un peu plus tôt. D’un air absent, il termine de fumer sa clope. Y’a rien de mieux que de travailler un possible futur cancer, quand on en veut à la terre entière, selon l’Irlandais. Son regard se lève au ciel, quand il écrase enfin sa cigarette sur le cendrier trônant sur la table, tandis que la jeune femme chantonne un air qu’il connaît. Putain, ouais, il le connaît bien, le souvenir de ce 1er baiser l’a hanté des jours durant, après qu’il ait craqué. Après qu’il se soit maudit d’avoir cédé face à la petite sœur de son meilleure pote. Et ce souvenir, comme tant d’autres, revenait souvent le tourmenter, ces dernières années, lorsqu’il ne pouvait retenir ses pensées de se perdre au sujet de la Turner. Bruyamment, il se lève, faisant grincer les pieds de la chaise sur le sol en la reculant. Sans un mot, il va fermer la fenêtre. Puis il se retourne, s’adossant momentanément contre le mur, observant en silence la brune. Quelques secondes plus tard, il prend la parole, tout en faisant quelques pas en direction du salon, pour faire savoir à la bassiste que : « Tu fais chier Bonnie. Franchement. » Et il est honnête, comme bien souvent. Même s’il s’empresse d’ajouter : « Mais c’est surtout moi qui m’fait chier, parce qu'malgré tout c'merdier, je… ». Il s’interrompt, poussant un soupir, alors qu’il se trouve désormais face à la jeune femme, recroquevillée sur elle-même, dans le canapé. Pourquoi ça ne peut pas être simple, entre eux ? Pas non plus trop simple, car ça ne leur correspond pas, mais juste moins compliqué ? Et il n'ose pas poursuivre ses propos plus en avant. Peur de voir la brune se braquer, s'il lui dit clairement ce qu'il continue à éprouver pour elle. Impression que c'est franchement pas le bon moment pour lui dire ça, en plus. Alors il se la ferme, ravale ses paroles, qu'il enferme au plus profond de lui, ces putains d'aveux sur le fait qu'il a beau lui en vouloir, en cet instant précis, ça n'étouffe clairement pas ce qu'il éprouve pour elle. Il garde ça pour lui. Pour l'instant. « Laisse-moi juste un peu d’temps pour digérer tout ça. » La grossesse cachée, l’avortement, le fait de se prendre tout ça en pleine gueule, ce soir. Supplique qu’il lui murmure, se baissant de manière à déposer un baiser sur le crâne de la jeune femme. Il reste quelques secondes comme ça, en silence, contre Bonnie, tentant de trouver une certaine quiétude en sentant l’odeur de la brune.

Un nouveau soupir lui échappe, alors qu’il se redresse. « J’vais me doucher. » Excuse à la con, il veut juste pouvoir souffler quelques minutes, sans avoir Bonnie dans son champ de vision. « Si t’veux boire un coup, ou manger un truc : fais comme chez toi. » Il ne veut pas qu’elle parte pour autant. Alors il lui dit ça. Espérant qu’elle comprendra. Mais ça ne l’empêche pas d’ajouter un léger : « Ca m’ferait plaisir qu’tu restes. », depuis le seuil de la porte menant au couloir. Et c’est sans attendre la réponse de la brune qu’il se dirige dans sa chambre, pour prendre ce dont il a besoin, et finalement aller dans la salle de bain. Une douche, d’une bonne dizaine de minutes, ça devrait être un bon début, pour tâcher de composer avec cette nouvelle, et commencer à mettre de l’ordre dans ses idées. Mais sa douche ne le détend pas pour autant, il a peur, Clyde, il flippe de voir, une fois sorti de sa douche, que la bassiste est partie. Et c'est rempli de cette appréhension qu'il retourne dans le salon, en caleçon et en t-shirt, songeant méchamment à se prendre un café. Ca l'aide à y voir plus claire, en général, et de toute façon, là, il se sent pas fatigué des masses. Ou il songe à bouffer un bout. Il hésite. Et il traîne des pieds.

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Posté le Mar 13 Fév - 9:09


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La situation entre eux s’est envenimée à une vitesse improbable. A tel point que Clyde ne parvient plus à regarder Bonnie en face. Mais elle ne compte pas partir la brune. Pas cette fois. Décidée, elle affirme qu’il en faudra plus pour la voir déguerpir de l’appartement. Encore un peu alcoolisée, c’est pourtant d’un pas déterminé qu’elle va vers le canapé, retire ses chaussures et se recroqueville dans l’attente d’une quelconque réaction du guitariste. Et s’il faut qu’elle passe la nuit sur le canapé, Bonnie le fera. Fredonnant une chanson qui a beaucoup trop de signification pour elle, pour eux, c’est ce moment que Clyde choisit pour enfin réagir. Les pieds de la chaise raclant le sol, Bonnie ne lève pourtant pas la tête, même si elle sursaute sur le coup. Elle n’arrête pas non plus de chanter, ses pensées qui partent en tous sens. Putain, pourquoi ça ne peut pas aller entre eux, comme un couple normal, ne serait-ce qu’une fois ? Elle qui pensait que leur histoire ne pouvait pas connaître pire que ce qu’ils ont traversé il y a huit ans, voilà que le karma lui prouve le contraire en un instant ! Mais il fallait qu’elle en parle. Et même si elle a tout gâché entre eux à nouveau, elle ne voyait pas d’autre moment que celui-ci pour avouer son avortement. Et Bonnie ne sait pas du tout ce que le guitariste s’apprête à faire. Va-t-il l’envoyer balader ? Va-t-il la forcer à déguerpir d’ici ? S’il ne parvient même plus à la regarder, c’est mauvais signe… En tout cas, si Clyde veut qu’elle s’en aille il va falloir qu’il utilise la force. Têtue et bornée, Bonnie ne bougera pas de ce canapé ! Ce n’est que quand le brun prend la parole que la belle rouvre les yeux et relève la tête, cessant désormais de fredonner. « Je sais… » qu’elle se contente de souffler lorsque Clyde affirme qu’elle est chiante. Mais Bonnie ne serait pas Bonnie si ce n’était pas le cas !

Clyde finit par s’approcher, reprend la parole mais ne finit pas sa phrase alors qu’il se pose devant Bonnie. Mais inutile d’en dire plus, la brune a parfaitement compris et ne lui en veut pas de ne pas pouvoir finir. Elle-même n’y est pas parvenue tout à l’heure. Ni même huit ans plus tôt. Alors, elle ne peut pas lui en tenir rigueur. Mais elle a compris. Du moins, elle espère ne pas se tromper. Et c’est le cœur battant la chamade et les yeux encore humides qu’elle relève la tête vers le guitariste alors qu’il vient déposer un baiser sur son front. Et elle se contente de hocher la tête lorsqu’il affirme avoir besoin de temps. Ça aussi, elle peut le comprendre. Il lui a fallu huit ans pour elle-même s’en remettre. Et encore. La blessure n’est pas pleinement cicatrisée…

Quand Clyde se rend dans la salle de bain, affirmant qu’il souhaiterait la voir rester, c’est un soupir de soulagement qui s’échappe des lèvres de Bonnie alors qu’elle déplie ses jambes. Et elle reste un moment comme ça, tête appuyée sur le dossier du canapé en fermant les yeux, alors que le son de l’eau qui coule de la douche lui parvient. Après cinq bonnes minutes, la belle se lève pour aller dans la cuisine et se préparer un thé, fouillant les armoires à la recherche de la fameuse boîte contenant toutes sortes de saveurs différentes. Et c’est quand elle verse l’eau bouillante dans une tasse, imbibant ainsi le sachet de thé sélectionné, que Clyde sort de la salle de bain pour venir la rejoindre. A son tour, elle se rend dans la salle d’eau, passant devant le guitariste sans un mot. Elle ne demande pas la permission Bonnie. Agit comme elle le veut et compte prendre elle aussi une douche, affirmant de nouveau par ce geste qu’elle n’ira nulle part ce soir. Porte refermée, c’est un nouveau soupir qui s’échappe alors qu’elle se pose devant le miroir et s’observe un moment. Elle fait peine à voir la chanteuse, avec ses yeux rougis et son maquillage coulé. Et elle finit par se détourner de son reflet pour ouvrir l’armoire et prendre une serviette propre. Et alors qu’elle se déshabille, c’est un sourire léger qui vient étirer ses lèvres lorsqu’elle voit le t-shirt de Clyde, qu’elle a porté quelques jours plus tôt.

Quand elle revient dans le salon de longues quelques minutes plus tard, vêtue du t-shirt de Clyde qui lui arrive mi-cuisse et de son shorty en dentelle, sans maquillage et les cheveux encore mouillés de la douche qu’elle vient de prendre. Clyde lui tourne le dos quand elle débarque dans la cuisine et, sans attendre, sans lui laisser le temps d’esquisser le moindre geste, elle vient l’enlacer comme elle a pu le faire dans la ruelle près du bar. « J’supporterai pas de te perdre encore une fois. » qu’elle avoue finalement dans un murmure alors que ses doigts resserrent leur prise sur le t-shirt du guitariste.


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