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 ♫ You're like a drug that's killing me ♫ (Bonnie & Clyde)

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Posté le Mar 13 Fév - 11:47


YOU'RE LIKE A DRUG THAT'S KILLING ME (BONNIE & CLYDE)
You and I go rough, we keep throwing things and slamming the door. You and I get so damn dysfunctional, we stopped keeping score. You and I get sick, yeah, I know that we can't do this no more. But baby there you go again, there you go again, making me love you. Yeah, I stopped using my head, using my head, let it all go. Got you stuck on my body, on my body, like a tattoo. ► Maroon 5 - One More Night

C’est plein d’appréhension que Clyde retourne dans le salon, terrifié de le retrouver vide. Il comprendrait si Bonnie avait finit par choisir de partir, pour le laisser souffler, ou juste pour digérer elle, ce qu’il avait bien pu lui dire. En constatant qu’elle est encore là, il pousse un léger soupir, au soulagement indéniable. Un infime sourire étire ses lèvres, en voyant la brune faire comme si elle était chez elle, se préparant un thé, le plus naturellement du monde. Il a beau être encore en colère de la nouvelle annoncée un peu plus tôt, il ne peut nier qu’il aime cela, voir évoluer Bonnie dans son appart’, comme si c’était juste… normal. C’est sans esquisser le moindre geste en direction de la chanteuse, qu’il la laisse passer vers lui, pour se rendre à son tour vers… la salle de bain, à en croire le bruit de la porte qu’elle referme derrière elle. Car oui, Clyde ne l’a pas regardé, la brune. Il a encore besoin de se faire à tout ça, il craint de faire ou dire une connerie, s’il venait à ouvrir la bouche, dès maintenant. Involontairement, il se tourne, juste pour voir la salle de bain, du moins, la porte de celle-ci, tâchant d’assimiler l’idée que Bonnie occupe désormais la pièce. De nouveau, il soupir, se consternant : il est sensé en vouloir à la brune, pour le secret récemment dévoilé. Et au lieu de ça, il ne peut s’empêcher d’éprouver un certain bonheur, de la savoir là. Pour lui. Pour eux. Secouant la tête, il se concentre : il a faim. Se préparer un truc à bouffer, ça lui permettra de penser à autre chose, tout en laissant son cerveau continuer à se faire à tout cela.

L’Irlandais sort tout ce qu’il lui faut, pour se préparer une omelette, dans laquelle il incorpore quelques nouilles et knakis (restes d’un précédent repas), du fromage et même quelques morceaux de tomates. Il sort des assiettes et couverts, pour Bonnie et lui, si jamais la brune a aussi un petit creux, mais surtout pour bien souligner qu’il ne plaisante pas, dans son envie de la voir rester et de tout faire pour qu’ils aient une réelle chance, cette fois. Il vient de couper le feu sous l’omelette, quand Bonnie arrive, et le serre contre lui. Posant la poêle ailleurs que sur le feu qui a précédemment servi, il rétorque : « Ca n’arrivera pas. » Il est plein de détermination, en disant ça. Mais il n’a vraiment pas l’intention de laisser leur histoire périr, avant même d’avoir vu le jour. Pas cette fois. Même s’ils auront bien des difficultés à surmonter, visiblement. Coulissant dans les bras de la chanteuse, il attrape son visage entre ses mains, et l’observe en silence, quelques secondes. Le regard qu’il pose sur elle est indéniablement celui d’un mec raide dingue de la brune, qui ne cesse de se demander par quel miracle ça peut être visiblement réciproque. Il subsiste cependant des traces des émotions par lesquelles il est passé, il y a peu. Le temps devra faire son œuvre, pour atténuer cela. « Promets-moi que, quoi qu’il se passe entre nous, si t’as un problème quelconque : laisse-moi être là pour toi. » Il s’en fout, des gens, en général, Clyde. Mais pas des Turner, et encore moins de Bonnie. Et il s’en veut déjà, bien assez, de n’avoir pas vu que le producteur la manipulait de la sorte. Il s’en veut de n’avoir pu être là pour elle, lors de son avortement. Il espère qu’il aura la chance, à l’avenir, d’être là pour elle, en cas de coup dur. Et ce, même s’ils en sont venus à se prendre tellement la tête qu’ils se sont éloignés l’un de l’autre, quelques jours. Putain, il serait juste prêt à tout, pour elle, il le sait, et ça l’effraie, quand il y pense.

Sans rien ajouter, ni laisser le temps à la bassiste de dire quoi que ce soit, il dépose un tendre et rapide baiser sur les lèvres de cette dernière. Puis il se tourne de nouveau, se libère de son étreinte, attrape l’omelette, et file s’asseoir autour de la table de la cuisine. Se servant un peu d’omelette, il déclare soudainement : « Ma… « mère » est mourante. ». Les guillemets, entourant le mot « mère », n’ont pas été dessiné à l’aide de ses doigts, il n’en avait pas besoin, ils étaient audible à sa façon de prononcer ce mot. Pour lui, sa mère a perdue ce titre, il y a longtemps. Et sa manière d’annoncer cette nouvelle indique bien à quel point le fossé entre la mère et le fils est énorme : il y a du dédain, quand il en parle. D’ailleurs, s’il en parle, c’est bien pour poursuivre dans la lignée de la soirée qu’ils partagent, dans leur volonté de ne pas se cacher des choses importantes. De laisser à Bonnie la chance d’être là pour lui. Même s'ils se sont pris la tête un peu plus tôt, et que c'est encore un peu tendu, entre eux. Même s’il s’en fout complètement, de sa mère, il ne peut nier qu’une partie de lui est choquée. S’il n’a pas vraiment l’intention d’aller renouer avec sa mère, il ne sait pas pour autant quoi faire. Il ne sait tellement pas quoi faire qu’il en a même pas encore parlé à Alfred, à qui il dit pourtant tout. Mais là, Clyde ne voulait pas l’emmerder avec ça, alors qu’il est en plein préparatif de mariage. L’Irlandais pourrait parler aussi de son fils, et de son mariage express : ça resterait dans la lignée. Mais contrairement à sa mère, il estime que ces sujets ne sont pas importants. Que ça ne fait parti de sa vie, que d’une manière bien lointaine. Que ça ne devrait pas interférer dans celle-ci, ou dans sa relation avec Bonnie. Bien entendu, il lui en parlera, un jour, très certainement. Mais ça ne résulte que de conneries, d’une soirée bien trop arrosée, et d’une relation sans intérêt. Il paie le prix de ses conneries, au quotidien, mettant de l’argent de côté pour l’envoyer à cette nana et à leur mioche. Mais ça s’arrête là. Clyde n’est pas père. Par contre, il est un fils, désœuvré.

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Posté le Mar 13 Fév - 18:01


YOU'RE LIKE A DRUG THAT'S KILLING ME (BONNIE & CLYDE)
You and I go rough, we keep throwing things and slamming the door. You and I get so damn dysfunctional, we stopped keeping score. You and I get sick, yeah, I know that we can't do this no more. But baby there you go again, there you go again, making me love you. Yeah, I stopped using my head, using my head, let it all go. Got you stuck on my body, on my body, like a tattoo. ► Maroon 5 - One More Night

La douche n’aide malheureusement pas à calmer les esprits de Bonnie et ses craintes toujours bien trop vivaces. Si elle est déterminée à rester ici, ne pas fuir comme elle déjà pu le faire par le passé, affronter et assumer ses responsabilités, elle redoute que Clyde ne lui pardonne jamais d’avoir caché un secret aussi gros que celui de son avortement. Appuyée contre le carrelage de la douche, elle prie on ne sait trop quelle force supérieure pour que les choses s’arrangent. Rapidement. Parce qu’elle n’est pas sure de pouvoir tenir le coup la brune, si Clyde continue de l’ignorer comme il le fait présentement.

Ce n’est que de longues minutes plus tard qu’elle refait son apparition, uniquement vêtue d’un t-shirt appartenant au guitariste qui est en train de préparer à manger. Et sans s’annoncer Bonnie vient l’enlacer alors qu’il lui tourne le dos. Elle s’agrippe la brune pour lui faire comprendre à quel point elle tient à lui. D’ailleurs elle ne se fait pas prier pour le dire de vive voix. Perdre de nouveau Clyde n’est pas une condition négociable. Bonnie sait que si cela devait arriver de nouveau, elle ne s’en relèverait pas cette fois. Et c’est avec une sincérité déconcertante qui perce sa voix qu’elle énonce les faits. Elle l’a bien dit la brune: elle ne joue pas. Pas cette fois. Plus maintenant. Clyde finit par pivoter afin de faire face à Bonnie, affirme que ce qu’elle redoute n’arrivera pas. Prenant le visage de la brune dans l’étau de ses mains, le guitariste plonge ses prunelles dans les siennes et Bonnie peut y lire tout l’amour qu’il éprouve pour elle. Les mots sont inutiles et futiles. Et quand elle comprend ça Bonnie, quand elle lit tout ça dans le regard de Clyde, son cœur s’emballe furieusement. Mais elle détecte autre chose la brune. Une anxiété certaine. Et encore une fois, les mots sont superflues car elle sait bien de quoi a peur Clyde. Parce qu’elle a peur de la même chose.

Le guitariste reprend la parole. Mais Bonnie n’a pas le temps de rétorquer quoi que ce soit car au moment où elle s’apprête à le faire, Clyde vient poser ses lèvres sur les siennes pour un tendre baiser auquel elle répond sans aucune hésitation comme une droguée qui a besoin de sa dose. Et c’est le cas. Puce que merde, elle ne se lassera jamais de ses baisers! Il n’y a bien que Clyde qui l’a fasse vibrer par le simple fait de l’embrasser. Ou même la toucher. Aucun homme ne lui a jamais fait tant d’effet. Même Matthew n’y est jamais parvenu, bien que ces quatre dernières années Bonnie a tenté de se persuader du contraire. Mais elle se voilait la face... « Promis » qu’elle souffle la brune, alors que Clyde se détache d’elle pour récupérer l’omelette qu’il a préparé et aller s’installer à table. Bonnie hésite, finit par le suivre et... marque un temps d’arrêt en voyant le deuxième couvert. Elle est touchée la brune. Juste par ce simple geste de la part du guitariste  mais qui pourtant a une grande signification pour elle.

C’est donc avec un sourire non feint sur le visage que Bonnie prend place face à Clyde après avoir récupéré sa tasse de thé désormais tiède, comme si c’était la chose la plus naturelle du monde. Eux deux, ensembles dans le même appartement, s’apprêtant à partager un repas. Comme un vrai couple. Et c’est amoureusement qu’elle regarde Clyde servir les assiettes, réalisant subitement qu’en réalité elle crève de faim. C’est bien connu que l’alcool ouvre l’appétit. Et avec ce qu’elle a bu ce soir, elle pourrait engloutir un éléphant. En plus, même si la cuisine de Clyde lui paraît expérimentale en regardant dans la poêle, l’odeur qui s’en dégage lui donne encore plus faim. Et c’est le cœur et l’esprit plus léger qu’elle s’apprêter à goûter cette omelette hors norme.

Sauf que Clyde a coupé Bonnie dans son élan, annonçant que sa mère est souffrante comme si c’était un sujet des plus banal. La brune arrête son geste, fixe le guitariste qui se sert à son tour et ne semble pas du tout perturbé par ce qu’il vient de dire. La mère de Clyde est un sujet sensible que les deux n’ont jamais vraiment abordé. La seule fois où ça aurait pu, la discussion a rapidement dégénéré et Clyde s’est emporté. C’est comme ça que Bonnie a su que la relation entre les deux était plus que tendue. Voire inexistante. Mais qu’il en parle subitement laisse supposer à Bonnie que cette information ne le laisse pas si insensible que ça. Et ça la touche, la brune, qu’il décide de se confier à elle sur ce sujet plus que délicat. « Et... tu comptes aller la voir ? » qu’elle ose finalement demander d’une voix douce, loin de toute provocation ou de tout jugement. Véritable question qu’elle se pose, alors qu’elle prend une bouchée de l’omelette version Clyde. « Ptin, c’est bon! » qu’elle lance Bonnie la bouche encore pleine. « C’est décidé c’est toi qui feras la bouffe ! » qu’elle ajoute avec légèreté alors qu’elle reprend un morceau, laissant ainsi supposer que son avenir elle le voit avec lui. Et c’est le cas, en cet instant. Bonnie ne voit pas le futur avec une autre personne que lui...

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Posté le Mar 13 Fév - 19:10


YOU'RE LIKE A DRUG THAT'S KILLING ME (BONNIE & CLYDE)
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C’est un peu plus soulagé que Clyde se dirige vers la table. A présent qu’il a la promesse de la brune de ne pas le laisser sur le côté, au prochain coup dur qu’elle connaît, et ce, peu importe ce qui a pu se passer entre eux au préalable. Il sait toutefois qu’il va couper court au moment un peu plus léger que le duo vient de partager. Qu’il risque de faire disparaître le sourire qui s’est affiché sur les lèvres de la brune, quand elle est venue le rejoindre. C’est pourtant plus fort que lui. Il ne peut pas ne pas en parler à Bonnie, de sa mère, même si les ponts avec celle-ci sont coupés, depuis de longues années maintenant. Les épaules du guitariste se hausse, clairement paumé, le type, suite à l’interrogation de la bassiste. Il n’en sait rien, vraiment. Il en a pas mal parlé avec son père, pourtant. Car à défaut d’avoir eu une mère de présente pour lui, Clyde a eu la chance d’avoir un père à ses côtés. Et celui-ci lui a fait savoir qu’il risquait de le regretter, s’il n’allait pas voir sa mère avant qu’il ne soit trop tard. Soulignant qu’il avait beau lui en vouloir, elle restait sa mère, et c’était leur dernière chance d’avoir une chance de renouer. Légèrement, les lèvres du brun s’étire, tandis que Bonnie goûte à son plat, s’amusant à dire qu’il se collera à la préparation des repas, à l’avenir. C’est une phrase d’apparence banale, sous des allures de petite vanne, et pourtant, ça agite de nouveau le cœur de Clyde. Bien que ça soit étrange, de s’imaginer dans un réel avenir avec Bonnie, alors qu’il y a seulement quelques heures, ça paraissait totalement improbable. Ca lui plait, à Clyde. Merde, comme ça pourrait ne pas être le cas ? Il s’est menti à lui-même, ces dernières années, mais il continuait à ne vouloir que Bonnie. C’est bien pour cela qu’il est resté ici, et qu’il a été incapable de tenter une relation de plus de quelques jours, avec n’importe quelle nana qui a pu croiser sa route. La poêle désormais posée au centre de la table, il prend à son tour une bouchée de son omelette, pour finalement rétorquer à la chanteuse : « J’protesterais bien, car c’est à la nana de s’occuper de la cuisine !  », bien entendu, il déconne. Il n’est pas si macho que ça. Il a des défauts, mais pas celui-là. « Mais si tes talents culinaires n’ont pas bougés d’un pouce par rapport à avant, j’crois que j’ai pas le choix, il en va de notre survie, après tout ! » Il a un sourire taquin sur les lèvres, alors qu’il fixe la brune, bien amusé de la situation. Un moyen comme un autre, pour lui, de faire un lien avec leur passé et les vannes qu'il lui lançait autrefois quant à ses talents de cuisinière, avec leur présent. Si pas mal de choses ont changées, certaines vieilles habitudes perdurent.

Une nouvelle bouchée de sa mixture, puis il pousse un soupir. « J’sais pas quoi faire, pour ma mère. Mon père m’dit que si j’y vais pas, je le regretterais par la suite, mais… » C’est compliqué, tout ça. Vraiment. Déjà qu’il doit concilier sa vie ici, avec la présence de son frère, et de sa demi-sœur. Ca fait beaucoup à digérer, vraiment. Il veut juste souffler, Clyde. « Si jamais j’y vais… Tu viendras avec moi ? », finit-il par demander, se servant un verre d’eau, évitant de regarder la brune. Il est pas super à l’aise, de demander ça, de se montrer aussi fragile que ça. Même face à elle. Même s’il n’est pas sûr de bien aller en Irlande pour voir sa mère. Mais il sent juste que, s’il le fait, il aura besoin de soutien. Et quel meilleur soutien que celui de sa Bonnie ? Cela dit, c’est pas anodin, une telle chose, il le sait bien. Alors qu’ils viennent à peine de se retrouver, qu’ils vont devoir trouver leurs marques en tant que jeune couple officiel, voilà qu’il émet la possibilité d’aller voir sa mère mourante, avec la chanteuse. Pour le coup, ça, ça peut la faire fuir en courant, à l’instar de sa déclaration d’il y a 8 ans. Car même s’il n’a pas prononcé les mots fatidiques, là, il faudrait être débile pour ne pas les voir, derrière cette demande, dans le rôle qu’il veut donner à la brune.

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Posté le Mer 14 Fév - 15:37


YOU'RE LIKE A DRUG THAT'S KILLING ME (BONNIE & CLYDE)
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La pression semble retomber alors qu’ils s’installent tous deux à table pour manger. Et c’est d’un air léger qu’ils parlent de leur avenir, comme s’il s’agissait de la chose la plus banale du monde. Pourtant, quand Bonnie évoque le fait que ce sera à Clyde de faire à manger, son cœur s’emballe un peu alors qu’elle s’imagine vivre avec lui. A les voir, on ne penserait jamais qu’une forme de dispute a éclaté entre eux quelques instants plus tôt. Ni même que cela fait près de huit années qu'ils ne se sont pas revus... C’est un regard faussement noir qu’elle lance à Clyde, lorsqu’il semble affirmer que c’est aux femmes de s’occuper des tâches ménagères. Et quand il met ses talents de cuisinière en avant, affirmant bien évidemment qu’elle n’est pas douée pour ça, Bonnie affiche un air faussement outré. « Tututuh je suis un vrai cordon bleu moi monsieur ! » qu’elle lui répond d’un air un peu guindé, se redressant en relevant le menton, prenant une posture de quelqu’un de la haute société. Mais très vite, Bonnie craque et retrouve sa position initiale en rigolant. « Les pizzas, y’a qu’ça d’vrai ! » qu’elle lance tout en reprenant une bouchée de l’omelette expérimentale de Clyde.

Mais la discussion redevient vite sérieuse quand les deux parlent de la mère du guitariste. Bonnie n’a jamais vraiment su le fin mot de l’histoire quant à la relation qu’entretiennent mère et fils. Sujet sensible, même à l'époque. Sujet qu’elle n’a jamais osé aborder pour ne pas faire sortir Clyde de ses gonds. La chanteuse sait simplement que c’est compliqué entre eux, et qu’ils entretiennent une relation spéciale, voire quasi inexistante. Mais cette femme reste et restera la mère de Clyde. Ce n’est pas pour rien que Bonnie demande d’une voix douce si Clyde compte aller lui rendre visite. Bonnie se contente de hocher la tête en silence lorsque le guitariste révèle avoir eu une discussion avec son père à ce sujet. Et quand il demande à Bonnie si elle voudra bien l’accompagner si jamais il se décidait à aller rendre visite à sa mère, en Irlande, la jeune femme se fige dans son élan pour reprendre une bouchée, relève ses prunelles vers lui tout en reposant sa fourchette. La réponse de la brune est immédiate. « Bien sûr ! » qu’elle répond d’une voix affirmée, comme si la réponse était évidente, avant de prendre la main de Clyde dans la sienne pour qu’il la regarde. « J’suis là pour toi. J’serai toujours là pour toi. » qu’elle ajoute d’une voix calme, essayant de capter son regard, avant d’afficher un léger sourire. Et du bout du pouce, Bonnie lui caresse le dos de la main.

La situation est presque irréelle, trop belle pour être vraie et une crainte taraude toujours Bonnie qui redoute que tout ceci ne soit le fruit de son imagination et que demain matin, elle se réveillera seule dans son appartement avec un mal un de crâne et une gueule de bois… Sans un mot, visage qui semble se refermer, Bonnie relâche la main de Clyde avant de faire glisser sa chaise en arrière pour se lever. Et, toujours sans rien dire, la jeune femme s’approche du guitariste, l’obligeant à se reculer à son tour de la table. Une fois fait, Bonnie s’installe sur ses genoux avant de plonger ses yeux dans les siens. Elle reste un moment comme ça la brune. Comme si elle voulait imprimer son visage dans son esprit. Et elle s’apprête à dire quelque chose. Moment propice pour se déclarer. Sauf qu’à nouveau, les mots se retrouvent bloqués dans sa gorge. Elle amorce le geste pour parler, mais se ravise finalement. A la place, elle vient déposer ses lèvres sur celles du guitariste. Un doux baiser, qui se fait plus pressant au fil des secondes qui s’égrainent alors que la belle passe une jambe de l’autre côté de la chaise pour de nouveau se retrouver à califourchon sur Clyde.


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Posté le Mer 14 Fév - 21:03


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Encore une fois, le duo fait du grand Bonnie&Clyde : ils se vannent, pour finalement s’aimer, puis ils s’engueulent, avant de finir par s’aimer de nouveau. Et recommencer ce cycle infernal, encore et encore. C’est ainsi, entre eux, faut pas chercher à comprendre. A les voir se charrier, on a du mal à réaliser qu’ils se sont pris la tête, il y a peu, ou qu’ils sont à peine ensemble. Clyde agit comme si la scène n’avait rien d’étonnant, alors qu’il n’a pas pleinement conscience que ça se produit réellement. Il marche un peu sur des œufs, là, tâchant de faire redescendre la pression avec son humour à la con. Surtout, ne pas retourner dans le conflit de tout à l’heure : tout a été dit, de toute façon, d’un côté comme de l’autre. Ils ont largement mieux à faire ! Un petit rire amusé résonne, provenant de Clyde. Un rire presque sincère. Presque. Oui, il est encore un peu fâché, mine de rien. Et encore un peu sur ses gardes : son imagination sait se la jouer pétasse, par moment. « Ah nan, j’crois que j’vais changer d’avis en fait : j’veux pas bouffer que des pizzas, moi ! J’tiens à ma ligne de Dieu vivant ! » Son visage arbore un air sérieux, démenti par la lueur railleuse de son regard. Clyde n’est sûr de lui qu’en apparence. Il le cache certes très bien. Mais Bonnie sait que ça n’est que de la poudre aux yeux, tout ça. Et c’est bien pour ça qu’il s’en amuse, l’Irlandais, ce soir. Car ça n’a pas changé, en dépit des années qui les ont vu s’éloigner l’un de l’autre. Et puis, c’était lancer cette connerie, ou opter pour une autre, visant à s’étonner de savoir que la Turner est une adepte de la malbouffe et est toujours aussi canon. Les compliments lancés d’un air débile, Clyde les réserve pour plus tard. Faut pas qu’il grille trop toutes ses cartes d’un coup ! Ca serait con que la brune se lasse du guitariste trop rapidement, quand même, non ?

C’est sans vraiment réfléchir à ce que ça peut impliquer, que Clyde met le sujet de sa mère malade sur le tapis. Il ne sait pas trop quoi faire, à ce propos, Clyde, et ne le cache pas à la chanteuse, tout en lui demandant si elle sera là, à ses côtés, s’il se décide à aller en Irlande. Et entendre la réponse qu’elle lui fait, du tac-au-tac, ça lui fait du bien, à Clyde. Le regard de celui passe du verre qu’il vient de remplir, à la main de Bonnie, présentement dans la sienne. C’est avec un très faible sourire aux lèvres qu’il fini par regarder la brune, la remerciant, sans un mot, du soutien qu’elle lui apporte. Les mots lui manquent. Et oui, ça arrive à tous, même à Clyde. Si en général, ça le gêne, d’être à court de mots, ça n’est pas le cas ce soir, pas face à Bonnie, du moins.

Les sourcils de Clyde se froncent, quand il voit l’attitude de Bonnie, le changement dans son faciès. Intrigué, il se demande ce qui vaut un tel volte-face. Il ne perd pas la brune du regard, lorsque celle-ci quitte la table, pour se diriger vers lui, et le forcer à faire reculer sa chaise de quelques centimètres. Happé par ce que fait la Turner, l’Irlandais cogite malgré tout, redoutant d’avoir dit ou fait une boulette, qui a conduit à cela. Et bien entendu, il est pas mal troublé par la tenue de la chanteuse. S’il avait remarqué, quand elle est sortie de la douche, qu’elle avait reprit le t-shirt qu’elle lui avait emprunté l’autre coup, il ne s’était pas attardé dessus, plus que cela.  Un peu trop pris par sa colère, c’était pas le moment. Le cerveau du musicien commence à avoir du mal à fonctionner, quand elle s’assied sur ses genoux, et le fixe avec une telle intensité qu’il en a presque le souffle coupé.  Nulle parole n’est proférée, mais en réalité, il n’y en a pas vraiment besoin, l’essentiel est dit durant cet échange visuel. Putain, elle ne le touchait pas plus que cela, en ce moment même, et pourtant, le cœur de Clyde s’agitait dans sa poitrine, rien que par ce qu’il lisait dans les yeux de Bonnie. C’était presque étourdissant pour l’Irlandais, de constater l’effet qu’elle avait sur lui, et de percuter qu’elle tenait à lui, autant que lui à elle. Sans rompre ce contact visuel, Clyde noua ses bras autour de Bonnie, juste avant que celle-ci ne s’accapare les lèvres du musicien. Baiser qu’il ne se fit pas prier pour approfondir, pas plus qu’il ne se fit prier pour rapprocher la brune de lui, en appuyant de ses mains sur le dos de celle-ci, alors qu’elle s’installait à califourchon sur lui. Le cerveau de Clyde commença à dérailler, lorsque ses mains eurent la bonne idée de glisser sur les cuisses dénudées de Bonnie. Le cerveau de Clyde dérailla plus encore quand ses mains se firent plus avides de la brune et se faufilèrent sous le t-shirt qu’elle portait. Putain, sous son t-shirt à lui, et même s’il savait qu’elle n’avait rien en dessous, y’avait une différence entre le savoir et le constater réellement, par soi-même. Après n’avoir pas pu, pendant 8 ans, ne serait-ce qu’effleurer la peau de la jeune femme. Ouais, là, littéralement, Clyde était en train de perdre son cerveau. Plus aucune pensée du musicien ne se posaient sur un autre sujet que Bonnie. Plus de Matthew (faut quand même l’évoquer lui, le pauvre !), plus de rancune ni de souffrances de la longue séparation qu’ils avaient connues, plus de déceptions d’avoir été mis de côté lors de l’avortement de la brune. Plus rien, sauf l’envie d’elle, qui paraissait envahir la moindre fibre de son être. Trop longtemps, il avait dû se priver d’elle, et tenter de trouver un semblant de souffle ailleurs, alors qu’il ne respirait correctement qu’avec elle.

Sauf que voilà… On parle de Bonnie&Clyde, et on sait tous que rien ne va comme ils le souhaitent entre eux. Là, l’interruption prit la forme d’un Alfred qui rentra, comme une fleur, dans l’appartement. La porte d’entrée donnant directement sur le salon et la cuisine ouverte. Oui, sinon, ça ne serait pas drôle, s’il ne pouvait pas surprendre sa sœur et son meilleur pote. « J’fais que passer ! », fit-il savoir, sachant que le duo l’avait entendu. Car Clyde avait mis un terme à ce baiser, en entendant la porte s’ouvrir. C’était pourtant pas inhabituel qu’Al vienne faire chier quand Clyde était avec une nana. Mais c’était un peu gênant, quand même, quand la nan en question n’était nulle autre que la sœur du batteur. Posant sa tête sur l’épaule de la brune, Clyde soupira, pour pester : « C’est quand déjà qu’tu t’installes chez Lexa ? ». Non sans agacement, il avait fini par sortir ses mains de sous le haut de la brune, ne tenant guère à se faire casser la gueule par Al parce que ses mains étaient trop curieuses au sujet du corps de sa sœur. Qu’Al semble partant pour que Bonnie et Clyde soient ensemble était une chose (que Clyde ne comprenait toujours pas vraiment, mais bon !), mais il savait qu’il ne fallait pas non plus abuser (lui aussi, s’il avait une sœur, sait qu’il frapperait n’importe quel gars qui s’amusait à la tripoter trop ouvertement devant lui. Ouais, la discrétion, parfois, c’est bien !). De l'agacement, il y en avait aussi dans la voix du guitariste, qui ne goûtait guère à l'amusement d'une interruption, peu importe comment se serait poursuivi le baiser partagé par le duo. Al avait vraiment l'art de faire chier son monde : il devait bien se douter que Bonnie était avec Clyde, vu le SMS que celui-ci lui avait envoyé. Et qui avait pour résultat que l'aîné des Turner avait déposé les affaires de sa soeur sur la table basse du salon.

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Posté le Jeu 15 Fév - 17:15


YOU'RE LIKE A DRUG THAT'S KILLING ME (BONNIE & CLYDE)
You and I go rough, we keep throwing things and slamming the door. You and I get so damn dysfunctional, we stopped keeping score. You and I get sick, yeah, I know that we can't do this no more. But baby there you go again, there you go again, making me love you. Yeah, I stopped using my head, using my head, let it all go. Got you stuck on my body, on my body, like a tattoo. ► Maroon 5 - One More Night

Cette angoisse qui taraude Bonnie est bien vite chassée alors qu’elle s’approche de Clyde décidée et s’installe sur ses genoux. Plongeant ses prunelles dans les siennes, elle tente de faire passer dans son regard tout ce qu’elle peut ressentir pour lui, tout ce sur quoi elle ne parvient pas à mettre les mots. Et finalement, elle l’embrasse Bonnie. D’abord de manière légère, puis plus poussé, sa langue venant chercher celle du guitariste. Et quand ce dernier lui empoigne les cuisses, le corps de la belle se cambre spontanément alors qu’un courant électrique lui parcourt le corps. Effet immédiat dont seul Clyde est capable alors qu’il a juste touché sa peau. Un simple geste, basique, et qui pourtant lui fait déjà ressentir beaucoup de choses.  Clyde est comme une drogue. A chaque prise, aussi petite soit-elle, Bonnie en veut toujours plus. Et c’est présentement le cas, jamais rassasiée, la brune dévie ses baisers dans le cou du guitariste alors que ce dernier passe les mains sous son t-shirt. Quand il la touche, Bonnie ne peut s’empêcher de pousser un léger gémissement contre sa peau alors qu’elle continue d’y semer des baisers.

Mais elle en veut plus Bonnie. Toujours plus. Lâchant totalement prise, elle compte bien le faire comprendre à Clyde. C’est pourquoi elle redresse son visage pour venir mordiller sa lèvre sensuellement. Putain ce qu’elle a envie de lui, là tout de suite. Et l’idée de se faire surprendre par son frère ne lui traverse absolument pas l’esprit. Bonnie ne pense plus à rien, si ce n’est à ce qui est en train de se passer présentement. Capturant à nouveau les lèvres de Clyde pour un baiser plein de passion, ses doigts se glissent à leur tour sous le t-shirt du guitariste, venant doucement caresser son torse avant de légèrement le griffer. Et quand elle retire ses mains la brune, s’apprêtant à lever les pans dudit t-shirt pour que Clyde le retire, elle se trouve coupée dans son élan.

La porte de l’appartement s’ouvre à la volée alors que Clyde cesse le baiser ardent qu’ils échangeaient. Et Al déboule dans le salon, affirmant qu’ils n’ont qu’à faire comme s’il n’était pas là. Bonnie sursaute de cette apparition subite, ses joues s’empourprant à l’idée de s’être fait surprendre par son propre frère, alors que Clyde vient coller son front contre son épaule en soupirant, sans se faire prier de lancer une remarque à l’aîné Turner. Et c’est un rire quelque peu frustrée qui s’échappe des lèvres de Bonnie face au comique de situation. « Ce n’est que partie remise... » qu’elle murmure à Clyde avec un sourire alors que son frère disparaît tout aussi vite qu’il était apparu, les laissant de nouveau seuls dans l’appartement. Sauf que voilà. Il vient clairement de gâcher l’instant. Bonnie prend le visage de Clyde entre ses mains, lui sourit avant de déposer un léger baiser sur ses lèvres et se détacher de lui, direction la petite table du salon où Al a déposer ses affaires. Rapidement, la brune vérifie qu’il ne manque rien, jusqu’à tomber sur son téléphone où un nombre incalculable d’appels en absence et SMS non lus ont pris place sur l’écran d’accueil. « Merde... » qu’elle souffle la brune, parcourant rapidement les messages Matthew qui s’inquiète, sans prendre la peine d’écouter les messages sur la messagerie vocale. Elle sait déjà ce qui l’y attend. Dure retour à la réalité pour le Bonnie&Clyde.... sans attendre, Bonnie compose le numéro de Matthew qui décroche dans l’instant. Inquiet et furax, sa voix s’élève dans le téléphone, faisant esquisser une grimace à Bonnie. « Désolée j’ai pas vu le temps passer... oui... crie pas s’il te plaît, je vais t’expliquer. » qu’elle commence, tentant de calmer Matthew alors qu’elle pivote vers Clyde pour lui faire signe qu’elle n’en a pas pour longtemps. Et la belle disparaît dans la chambre de ce dernier pour se justifier auprès de son supposé petit ami. Ce n’est que dix minutes après qu’elle réapparaît, soufflant alors qu’elle éteint son téléphone pour le remettre dans son sac à main sur la table basse. « Désolée... » qu’elle lance à Clyde, mal à l’aise, alors qu’elle replace ses cheveux derrière l’oreille, signe distinctif chez elle quand elle est gênée. Et elle ne sait plus quoi faire là, tout de suite. N’ose même plus aller vers Clyde alors que la réalité l’a rattrapée bien trop tôt. Bien trop vite.

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Posté le Jeu 15 Fév - 21:41


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Clyde adore Alfred. Sincèrement, c’est plus qu’un frère de cœur à ses yeux, ce type. Et pourtant, là, tout de suite, l’Irlandais, il peut pas le supporter, le bassiste. Franchement pas. Non mais il pouvait pas choisir un autre moment pour revenir ici ? De toute sa vie, le guitariste a rarement été aussi frustré. Clairement, il ne comptait pas en rester là, avec Bonnie : 8 ans passés à ne rêver que d’elle, comment aurait-il pu ne pas vouloir d’elle lors de cette soirée ? Un grognement de frustration échappe des lèvres du brun, quand Bonnie déclare que ça n’est que partie remise. Bon, en même temps, depuis le temps qu’ils attendent, ils ne sont plus à ça près, mais sincèrement : « Al, t’fais chier ! », ronchonne-t-il, juste avant que l’aîné des Turner ne parte, en ricanant de la déception de son meilleur pote. Il se sent bien plus léger, Al, depuis qu’il a assisté à cette scène : ses plans ont fini par fonctionner, à force de patience ! C’est qu’il commençait presque à perdre patience, et à être à court d’idées, en fait, là ! Clyde pousse un soupir sonore, lorsque la chanteuse le délaisse. Rien de surprenant en soi, vu qu’Al a tout foutu en l’air, mais bordel, c’est frustrant, tout ça. Le regard du musicien se pose sur son assiette, son omelette lui paraissait désormais bien fade. Il reprend sa fourchette, et mange une bouchée de sa préparation, quand un juron se fait entendre, en provenance de Bonnie. Intrigué, Clyde tourne son regard vers sa comparse, et la voit, son portable entre ses mains. Aïe. Ca ne présage rien de bon. Faut pas vraiment être un génie pour percuter ce que ça peut indiquer, ça. Et il réalise qu’il a vu juste, lorsque la brune passe un coup de fil. La grimace qu’elle fait, ainsi que ce qu’elle déclare, sont autant d’éléments montrant à Clyde que oui, là, c’est bien Matthew qui est concerné. Et qui va flinguer leur soirée. C’est avec un hochement de tête, bien vague, qu’il répond au petit signe fait par Bonnie, avant qu’elle ne s’éclipse.

Levant les yeux au ciel, le brun ne peut s’empêcher de se demander ce qu’il a bien pu faire, pour mériter un tel enchaînement d’emmerdes. Faisant claquer sa langue contre son palais, tandis que Bonnie se glisse dans sa chambre pour converser plus tranquillement avec son débile de mec, Clyde attrape son assiette. Il a beau éviter de jeter de la bouffe en règle général, là, pour le coup, son appétit s’est fait la malle. Il balance, au passage, le contenu de l’assiette de Bonnie. Et il s’occupe de la vaisselle. Pas vraiment par nécessité immédiate. Juste pour s’occuper l’esprit. Pour éviter de se tourmenter sur ce que la brune peut bien dire à l’autre crétin, et à ce que ledit crétin peut bien lui dire. Il a peur, Clyde. Il craint qu’elle ne change d’avis, que Matthew ne trouve les mots juste pour la faire revenir sur sa décision. Une partie de lui sait que ça ne peut se dérouler ainsi, mais son manque de confiance en lui-même n’aide pas vraiment. D’autant moins que la situation est encore difficile, entre eux, alors, tout est possible, malheureusement. Il est tellement en flippe, qu’une fois les verres, couverts, assiettes, et même la poêle de lavés, il les essuie et s’attèle au nettoyage de la table. Un Clyde, dans une telle frénésie de ménage (sans que ça ne soit nécessaire à l’instant présent !), en général, ça indique pas un super bon état d’esprit, mais une belle fuite en avant. Clyde fuit ce qui l’emmerde de toutes les manières possibles. Il s’essuie les mains, une fois cela terminé, alors que Bonnie réapparaît.

C’est vers le frigo que Clyde se dirige, au lieu d’aller vers la brune. Ouvrant le frigo, il en sort 2 bières. Une qu’il dépose en direction de Bonnie, sur le comptoir, et une autre qu’il s’ouvre, avant d’en boire une bonne rasade. C’est seulement après cela qu’il prend la parole : « Dis-le moi maintenant. S’il a réussi à t’faire comprendre qu’il était bien mieux pour toi qu’moi : dis-le moi maintenant, s’te plaît. » Et il boit de nouveau. Contrairement à ce qu’on pourrait attendre, dans sa voix, il n’y avait pas de traces de colère contre Bonnie. Juste des relents de ce manque de confiance qui le ronge, qui lui fait penser qu’il est loin d’être digne d’elle, surtout pas en comparaison à ce demeuré qui a partagé les 4 dernières années avec la bassiste. Des échos du choix que Bonnie a fait, 8 ans plus tôt, et que, même s’il peut le comprend, ne cesse de lui faire penser qu’il n’est pas au niveau. En tant que musicien, en tant que mec, tout simplement. Quand il est dit qu’avec Clyde, les apparences sont plus trompeuses qu’on ne peut le penser, ça n’est pas des mensonges. Et le pire, c’est qu’il ne chercherait pas forcément à retenir la chanteuse, si elle lui annonçait, dans les minutes à venir, qu’elle préférait retourner vers Matthew, que de tenter sa chance avec lui. Même si ça le tuera certainement.

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Posté le Ven 16 Fév - 16:30


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Bonnie s’éclipse dans la chambre de Clyde pour pouvoir discuter avec Matthew, tenter de le rassurer et surtout lui expliquer pourquoi elle n’a pas répondu à ses textos ni même ses appels durant des heures. Et c’est un petit copain furieux auquel elle doit faire face au bout du fil. C’est pour cela qu’elle ne reste pas dans le salon Bonnie. La belle ne veut pas que Clyde entende ce qu’elle va dire à Matthew. Car si elle compte lui fournir une explication, elle ne compte pas lui dire toute la vérité, omettant bien évidemment de préciser qu’elle est avec le guitariste, se contentant de dire qu’elle est sortie avec le groupe, et qu’elle n’a pas vu le temps passer. Que présentement, elle est chez son frère – ce qui n’est pas faux – et qu’elle n’a pas pensé à regarder son téléphone. Tout ce qu’elle raconte est parfaitement plausible connaissant la brune qui ne fait pas partie de ces gens qui ont besoin de leur smartphone comme on a besoin d’air pour respirer.  Et heureusement pour elle, Matthew ne cherche pas plus loin. Le cœur de Bonnie se sert de voir à quel point il peut lui faire confiance. Une pointe de culpabilité faisant son apparition alors qu’il lui dit je t’aime et qu’elle raccroche sans même lui répondre… Mais à bien y réfléchir, elle n’est pas sûre de lui avoir déjà dit ne serait-ce qu’une seule fois en quatre ans. Ce ne sont pas des mots qu’elle arrive à dire facilement Bonnie. Pas certaine d’ailleurs de les avoir déjà prononcé ne serait-ce qu’une fois. Pas même à son frère ou à ses parents. Ou alors, peut-être quand elle était plus jeune, mais dans ce cas, elle ne s’en souvient pas.

Quand elle revient dans le salon, c’est une Bonnie beaucoup moins enjouée et quelque peu gênée qui fait son apparition. Brusque retour à la réalité alors qu’il y a quelques minutes à peine, elle s’apprêtait à aller plus loin avec Clyde. Redécouvrir ce corps qui lui a tant manqué depuis huit ans. Enfin, si Al n’avait pas tout interrompu en déboulant sans s’annoncer. Mais maintenant, elle ne sait plus quoi faire la brune. Se sentant quelque peu perdue et désorientée alors qu’elle s’excuse, observant Clyde qui se rend à la cuisine pour sortir des bières. Et sans qu’elle ne s’en rende vraiment compte, un soupir de soulagement s’échappe de ses lèvres lorsqu’elle voit la deuxième bière, rassurée de voir que Clyde souhaite la voir rester, malgré le revirement de situation… S’approchant du comptoir, Bonnie se saisit de la bière pour en boire une longue gorgée… manquant de s’étouffer face aux mots de Clyde qui la font avaler de travers. « De quoi ? » qu’elle commence, alors qu’une quinte de toux la prend. « Mais non, bien sûr que non ! » qu’elle rétorque rapidement pour le rassurer, malgré sa voix qui monte d’un cran. Pour le coup, Bonnie le regarde interloquée, ne comprenant pas comment il peut demander ça après ce qu’il vient d’arriver à table et surtout ce qu’elle lui a dit quand ils dansaient sur la piste de danse. Chose qu’elle s’empresse de lui rappeler. « Je t’ai dit que je jouais pas. » qu’elle lui rappelle d’une voix plus calme et pourtant ferme, montrant ainsi qu’elle ne plaisante pas et est très sérieuse. Bonnie tente de capter le regard de Clyde, en vain. Rendant les armes, la belle reprend une longue gorgée de sa bière, alors que le silence s’installe entre eux. Son cerveau carbure à cent à l’heure pour trouver quoi dire ou comment agir pour rassurer le guitariste. Car le perdre la tuerait à coup sûr. Et même si, jusqu’à maintenant, elle s’est voilée la face la belle, elle sait pourtant qu’elle ne peut pas poursuivre ainsi. Qu’elle ne peut pas continuer à jouer sur deux tableaux. « Je lui parlerai quand il rentrera... » qu’elle souffle finalement, annonçant ainsi à Clyde, sans réellement le dire ouvertement, qu’elle le choisi lui et non pas l’homme qui partage sa vie depuis maintenant quatre ans… Visage fermé rien qu’à imaginer la confrontation à laquelle elle va devoir faire face. Mais elle ne peut pas continuer à fuir éternellement ses responsabilités. « Mais je veux… » qu’elle commence, pour finalement s’arrêter et boire une nouvelle gorgée de bière histoire de lui donner du courage. Et après avoir inspiré profondément, elle poursuit, sans pour autant parvenir à regarder Clyde dans les yeux. « Je veux être la seule. Te savoir avec d’autres nanas c’est au-dessus de mes forces… » qu’elle avoue finalement alors que sa voix devient presque un murmure au fil des mots prononcés.

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Posté le Ven 16 Fév - 18:39


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On peut changer d’avis en un rien de temps : Clyde a appris cette leçon, au fil de ses rapports aux autres. Alors, naturellement, quand Bonnie sort de sa piaule, après avoir parlé avec son mec, l’Irlandais n’est pas rassuré. Naturellement, ou plutôt d’une façon irrationnelle, ça dépend du point de vue qu’on adopte. Mais il lui faudra sans doute un moment, pour bien se rentrer dans le crâne que ça n’est pas un rêve, tout ça, et que la brune le veut lui, et pas un autre. En attendant, Clyde est bouffé par ses incertitudes, et il en parle à la chanteuse, qui est étonnée de l’entendre dire une telle chose. Il se contente de hausser les épaules, face au rappel effectué par Bonnie, sur le fait qu’elle n’est pas en train de jouer. Pour ce qu’il en sait, la Turner peut très bien agir comme ça, uniquement parce que son esprit est partiellement obscurci par un peu d’alcool. Et quand celui-ci aura quitté son organisme, elle verra les choses sous un jour nouveau. Quand l’effervescence de l'instant se sera dissipé. Son choix pourrait alors être différent, en réalisant, le cerveau plus éveillé, ce que ça pouvait impliquer. Quitter le confort d’une vie passée avec un mec plus rangé que ne le sera sans doute jamais Clyde. Retourner dans une histoire qui ne sera décidément jamais totalement lisse, comme l’atteste la soirée en cours.

Tout en buvant, il joue avec une imperfection du plan de travail, la grattant du bout du doigt. Sa bière, fraîche, goutte sur le meuble, mais il ne s’en soucie guère. Il n’y a bien que lorsque la bassiste prend de nouveau la parole, qu’il montre un signe d’intérêt face à ce qui se passe, en cessant de gratter cette débile d’imperfection qui accaparait son attention jusqu’alors. Disons qu’il faudrait qu’il soit fou pour ne pas se concentrer sur ce que Bonnie lui dit, alors qu’elle est en train de sous-entendre qu’elle va mettre un terme à son histoire avec Matthew, pour Clyde. Et là, pour le coup, le brun en est à écarquiller les yeux. Surpris. Ne comprenant pas un tel choix, qu’il ne juge pas réellement logique. Et pourtant, il en est soulagé, à tel point qu’il en pousse un soupir, rempli de cette émotion. La brune a l’attention entière du guitariste lorsqu’elle semble chercher ses mots pour formuler ce qu’elle cherche à lui dire. Les sourcils de Clyde se froncent : elle fuit son regard, ça doit être plutôt sérieux, du coup. Et un fin sourire étire ses lèvres, quand enfin, elle poursuit sa phrase. Il tend sa main, pour attraper celle de Bonnie, sur le comptoir qui les sépare l’un de l’autre, et entremêle leurs doigts, tout en prenant la parole à son tour : « Y’en a pas d’autres. Et y’en aura pas d’autres. », confesse-t-il, cherchant à croiser le regard de Bonie. Il ne le dit pas, que ça a été le cas un long moment. Que ses histoires ne duraient qu’une nuit, pour oublier Bonnie. Mais que ça ne fonctionnait même pas. Car ça n’est pas Clyde, de dire ça, des trucs qui sonnent aussi romantiques, aussi mièvres même, en un sens. Même si le sens est là, il faut toutefois creuser, pour le découvrir. Alors ouais, il a eu des conquêtes, mais rien d’aussi officiel que Matthew et Bonnie. Ainsi, lui n’aura pas à avoir une conversation comme celle qui attend la brune, au retour de l’autre débile. « Mais.. T’es sûre de toi ? ». Et oui, il ne peut s’empêcher de poser la question, c’est plus fort que lui, il doit savoir. Alors il explicite sa pensée : « Pour Matthew : t’étais avec depuis un moment, quand même. C’est pas rien. » Qu’on ne dise pas qu’il fait l’enfoiré pour piquer la nana d’un autre, même si cette nana, ça fait des années qu’il la convoite. Pour autant, il n’est pas en mode solidarité masculine, là, il veut juste voir si la brune a bien pesé le pour et le contre, qu’elle n’ait pas regret, par la suite. Et, bien entendu, y’a tout ce que l’Irlandais ne dit pas, ses craintes de ne pas être à la hauteur des attentes de Bonnie, sans doute idéalisées avec le temps écoulé, ni des attentes qui ont pu naître en elle, après avoir fréquenté un type comme Matthew. Car même si Clyde l’aime pas, il sait reconnaître qu’il a quelques qualités, d’après ce qu’il a pu voir ou entendre à son sujet. Pas sûr de faire le poids, par bien des égards. Clyde mériterait des baffes, à se sous-estimer de la sorte, en fait. « Et t’crois qu’on est prêts pour l’exclusivité ? », demande-t-il, un petit sourire aux lèvres, un éclat de rire dans la voix : tentative de détendre un peu l’atmosphère. Car pour lui, le choix est vite fait : il ne veut que Bonnie. Et il n’a pas l’intention de la partager. Plus maintenant. Et il le fait bien comprendre à la brune, en resserrant l’emprise de ses doigts autour de sa main, ainsi que par l'emploi d'un mot qui semblait les faire flipper avant : exclusivité. Mot qui à présent ne fait plus peur à Clyde, du moins, il se sent prêt à une telle relation, avec Bonnie. Car retourner dans ce qu'ils connaissaient avant, ça ne lui convient plus, il le sait bien, il l'a remarqué rien qu'en imaginant la brune dans les bras de son mec, alors même que le Bonnie&Clyde n'étaient que de vieilles connaissances.

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Posté le Ven 16 Fév - 19:35


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Bonnie a choisi Clyde, et à voir la réaction de celui-ci, il ne s'y attendait pas. Vraiment pas. Sauf qu'il n'a pas compris un truc, plus évident qu'il ne peut bien le croire : Bonnie le choisira toujours. On pourrait penser le contraire en se rappelant qu'elle est en couple avec le même gars, depuis bientôt quatre ans. Sauf que Matthew servait d’échappatoire. Elle s'en rend compte maintenant la brune, alors qu'elle annonce à Clyde qu'elle ne veut le partager avec personne d'autre. C'était déjà le cas à l'époque, mais elle n'a jamais osé le dire Bonnie, ravalant sa jalousie maladive, et faisant de même de son côté en allumant ouvertement les mecs devant le guitariste. Et si elle ne l'a jamais montré, ça la tuait à petit feu ce jeu malsain. Cette sensation que son cœur se rétracte en voyant Clyde avec une autre fille, en le voyant l'embrasser et la toucher... jusqu'à ce qu'il revienne vers elle et que ce poids immense s'envole... Cette fois, la brune ne compte pas refaire la même erreur. Et c'est avec une certaine gêne qu'elle annonce la chose à Clyde, se sentant subitement très vulnérable. Ce n'est que quand le guitariste attrape ses doigts pour les mêler aux siens qu'elle ose enfin relever la tête vers lui et le regarder. Et les mots du brun font battre la chamade à son cœur. Son sourire et ce regard intense aussi. Putain. Et quand Clyde demande si elle est sure de son choix, Bonnie hoche vivement la tête sans même attendre le reste de sa phrase qui arrive par la suite. Mais quand le prénom de Matthew est évoqué, ainsi que sa longue relation avec, un voile de tristesse vient obscurcir le regard de la chanteuse. De la honte aussi. « J'suis une horrible personne... » qu'elle lance tout à coup comme si l'évidence lui sautait subitement aux yeux, énonçant sa pensée à voix haute sans vraiment s'en rendre compte, ne réalisant pas que Clyde a resserré ses doigts autour des siens, ni même ce qu'il a dit ensuite. Bonnie a brisé les rêves et le cœur du brun huit ans plus tôt, et voilà qu'elle s'apprête à refaire la même chose avec un homme qui ne mérite clairement pas d'être traité ainsi. Bonnie lui a rendu la vie dure ces quatre dernières années, et pourtant, Matthew n'a jamais baissé les bras.. « T'es vraiment sûr de vouloir de moi ? » qu'elle demande en levant les yeux vers Clyde alors que son inquiétude perce dans sa voix. La question lui paraît légitime, et surtout, elle ne plaisante pas Bonnie. Elle demande vraiment, souhaite réellement savoir si Clyde est sûr de son coup. Parce que s'il devait le regretter ensuite, elle ne le supporterait pas la chanteuse. Parce que elle, même si elle se considère comme une ignoble personne en ce moment, est absolument certaine de faire le bon choix cette fois. Même si cela signifie briser le cœur de Matthew... Et les dernières paroles du guitariste lui parviennent seulement. Bonnie réagit finalement à ce qu'a demandé Clyde, comme si elle venait enfin de comprendre ce qu'il lui a demandé. Exclusivité. Ce mot fait manquer un raté à son cœur alors qu'elle accentue à son tour la pression de ses doigts autour de ceux du guitariste. « Je l'étais déjà à l'époque... » qu'elle finit par révéler sur le ton de la confession. Ce soir, Bonnie se révèle à Clyde, lui parle à cœur ouvert comme elle ne l'avait encore jamais fait. Et, un peu trop vivement, la jeune femme retire sa main de celle de Clyde, avant de contourner le comptoir et se diriger vers le guitariste d'un pas décidé, venant attraper son visage et brusquement plaquer ses lèvres sur les siennes sans qu'il n'ait le temps de dire ou faire quoique ce soit.


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Posté le Sam 17 Fév - 1:26


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Si l’instant paraissait chargé émotionnellement, Clyde redescend, lorsque Bonnie se qualifie de personne horrible. Ca lui fait mal, d’entendre la brune se décrire ainsi. Même s’il comprend ce qui peut la motiver à penser cela, du fait du parallèle qu’elle doit faire, entre sa décision prise 8 ans plus tôt, et celle qu’elle annoncera à Matthew. Dans les 2 cas, elle a blessé, et va blesser, quelqu’un. Le guitariste secoue négativement la tête, refusant que la chanteuse pense cela d’elle. « Plus que sûr même ! », répond-t-il. Ouais, il n’a même jamais été aussi certain d’une décision à prendre, l’Irlandais : c’est Bonnie, qu’il veut, pas une autre, mais juste elle. C’est vraiment pas faux d’avoir essayé de se mentir, de se convaincre qu’il pouvait très bien être heureux sans elle, qu’il pouvait même être bien mieux sans elle. Mais ça n’était que des apparences qu’il se forçait à voir, les derniers jours lui ont fait prendre conscience à quel point il se mentait. Plus qu’il ne mentait aux autres, même. Souhaitant lancer la conversation dans un sujet plus léger, il s’interroge pour savoir s’ils sont prêts à franchir le cap d’une relation exclusive. Fausse interrogation, bien entendu, car pour lui, c’est même pas discutable, s’ils veulent recommencer une histoire ensemble. Un soupir assez triste accueille la réponse de la Turner. Prête à une relation exclusive, elle l’était, à l’époque. Et merde, mais Clyde l’était aussi. Il avait juste trop peur pour en parler à la bassiste. Car plus que tout, plus que la peur de perdre Al, ou du regard des autres sur eux, il craignait que Bonnie ne le détruise, en réalisant à quel point il tenait à elle. Et à cause de ça, il avait attendu, sans doute trop, avant de se déclarer. Il aurait peut-être mieux fallu qu’il propose de passer à une relation exclusive, même si toujours secrète, avant de lui dire qu’il l’aimait. Clyde ne savait pas vraiment ce qui aurait été mieux, ce qui aurait réussi à moins effrayer Bonnie. Il constatait juste, encore un peu plus, qu’ils avaient perdu du temps.

Temps que la brune semble décidée à rattraper, ou du moins, à atténuer la douleur d’une séparation qui les avait tous deux détruits. Car Bonnie finit par rejoindre Clyde, et l’embrasser. De nouveau. Et n’importe qui pourraient voir la scène, ne seraient en mesure de se voiler la face sur les sentiments qu’ils ressentent l’un pour l’autre, sur le fait que, clairement, ils soient fous l’un de l’autre. Alors que sa langue cherche celle de la brune, il la serre dans ses bras. Il ne tarde pas à soulever Bonnie du sol, l’incitant à nouer ses jambes autour de sa taille, la maintenant avec ses mains sous son fessier. Sans interrompre le baiser, il la dépose sur le comptoir (qu’il sait « désert » par là, bien entendu). Ca n’est qu’une fois cela fait qu’il finit par mordiller la lèvre inférieur de la chanteuse, en interrompant leur baiser. « T’es loin d’être une personne horrible, crois-moi. », souffle-t-il, encore contre ses lèvres. Posant son front contre celui de la jeune femme, il ajoute : « Ca fait quasi 10 ans que j’veux que toi, même si j’l’ai compris qu’y’a un peu plus de 8 ans d’ça, et que j’l’ai recompris que récemment. ». Au fil de sa répartie, il s’est décollé de la brune, la gardant dans ses bras, mais se reculant quelque peu pour bien accrocher son regard. Bordel, ça lui donnerait presque envie de se foutre des claques, de réaliser que ça fait une dizaine d’années qu’il veut Bonnie, même s’il n’est pas forcément amoureux d’elle depuis tout ce temps. Mais il tenait déjà à elle, à l’époque. Bien plus qu’il n’aurait dû tenir à la petite sœur de son meilleur pote. « J’étais trop immature et con pour te l’dire à l’époque. », regrette-t-il, en fermant les yeux, consterné par le temps gâché. Sa phrase est à peine finie depuis le temps d’un souffle, qu’il reprend possession des lèvres de Bonnie. Pour bien lui faire comprendre qu’il n’y a jamais eu qu’elle et que ça sera sans doute le cas encore longtemps. Pour bien se faire comprendre que c’est réel, ça, et que c’est bien le corps de Bonnie, qu’il sent sous ses mains, à travers le t-shirt qu’elle porte. Corps qu'il est avide de redécouvrir, à en croire sa tentative pour soulever le haut de la brune, actuellement coincé en partie sous ses fesses. Bon, là, Clyde sait aussi qu’il dégomme quiconque interrompt le duo. Qu’on se le dise ! Aussi sûrement qu'un drogué pourrait dégommer quiconque vient l'emmerder alors qu'il se prépare une nouvelle dose à consommer incessamment sous peu. Sauf que là, le drogué, c'est le musicien, et la drogue, c'est Bonnie.

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Posté le Sam 17 Fév - 15:00


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You and I go rough, we keep throwing things and slamming the door. You and I get so damn dysfunctional, we stopped keeping score. You and I get sick, yeah, I know that we can't do this no more. But baby there you go again, there you go again, making me love you. Yeah, I stopped using my head, using my head, let it all go. Got you stuck on my body, on my body, like a tattoo. ► Maroon 5 - One More Night

Clyde répond à son baiser avec ardeur, la rassurant sur le fait qu'il est sûr de vouloir redonner une chance à leur couple. Qu'il est certain de la vouloir elle malgré ce qu'elle a pu lui faire, malgré ce qu'elle s'apprête à faire subir à Matthew. Malgré le fait qu'elle soit une mauvaise personne. Car c'est ce qu'elle pense Bonnie. Elle ne mérite pas tout ça. Tout l'amour que peut lui offrir Matthew, et tout ce que peut lui offrir Clyde, même si elle n'ose pas mettre le mot amour dessus, de peur de faire éclater cette bulle qu'ils sont en train de se recréer. Sauf qu'elle a besoin de plus de preuves la brune, même si elle n'en dit rien. Mais il suffit de l'observer et de la comprendre un minimum pour le savoir. Son expression parle à sa place. Et à croire que Clyde a lu dans ses pensées, il l'embrasse à nouveau, baiser plus profond alors que sa langue vient chercher celle de Bonnie pour une danse endiablée. Et ses craintes s'envolent alors qu'il la soulève sans attendre et sans effort, passant ses mains sous les fesses de la brune, les jambes de cette dernière s'enroulant automatiquement autour de guitariste, pour finalement la déposer délicatement sur le comptoir de la cuisine. Clyde coupe cour à ce baiser, collant son front contre le sien, restant ainsi en silence un court moment. Et quand il prend la parole, c'est pour affirmer qu'elle n'est pas une mauvaise personne la brune. Que c'est même tout le contraire. Mais Bonnie ne le croit pas, et c'est un demi-sourire teinté de tristesse qu'elle lui offre.

Clyde finit par s'éloigner de Bonnie qui, bien que pantelante par le nouveau baiser qu'il vient de lui donner, resserre la prise de ses jambes autour de lui, comme si elle avait peur qu'il s'en aille, la laissant ainsi avec sa frustration. Mais ce n'est pas le cas, et Bonnie comprend bien vite qu'il s'est reculé uniquement pour pouvoir la regarder dans les yeux. Pour autant, elle ne lâche pas sa prise la brune. Front contre front, les mots du guitariste font battre la chamade à son cœur. Et elle comprend que Clyde se déclare, affirmant ainsi qu'il n'y a qu'elle et qu'il attend aussi l'exclusivité dans leur couple. Et c'est un regard remplit d'amour qu'elle lui lance, alors qu'elle lui caresse tendrement la joue. « Y'a que toi. Y'a toujours eu que toi... » qu'elle lui murmure finalement. Et c'est bien la seule chose qu'elle parvient à lui dire Bonnie, car déjà Clyde capture de nouveau ses lèvres pour un baiser plus pressent, plus passionné. Quand il tente de retirer son t-shirt, Bonnie se soulève légèrement, lui facilitant ainsi la tâche. Et la brune n'est alors uniquement vêtue que de sa culotte en dentelle, ses longs cheveux bruns couvrant sa poitrine, le vêtement emprunté au guitariste venant s'échouer sur le sol de la cuisine.  Et elle se sent rougir Bonnie, à être ainsi très peu vêtue sous les yeux avides de Clyde. Elle a l'impression d'avoir remonté le temps la brune. D'être revenue à une époque où elle était encore jeune, insouciante et inexpérimentée. A son tour, la chanteuse saisit le pan du t-shirt de Clyde pour le remonter et le lui retirer. Et l'envie se lit dans ses yeux alors qu'elle mordille sa lèvre inférieure et qu'elle regarde le torse nu de Clyde avec envie. Presque une dizaine d'année qu'ils ne se sont pas vus. Et elle le redécouvre Bonnie, alors que ses doigts parcourent sa peau nue, dessinent les musclent de son torse d'homme. Putain. Le guitariste toujours pris dans l'étau de ses jambes, la belle l'approche de lui, venant à nouveau capturer ses lèvres pour un baiser passionné. En même temps, ses mains descendent plus bas, jusqu'à l'élastique de son caleçon. « T'es encore trop habillé » qu'elle souffle contre ses lèvres, prenant à nouveau possession de ces dernières. Impossible pour elle de s'empêcher de l'embrasser à nouveau, comme si ses baisers la maintenaient en vie. Sa langue vient s'enrouler autour de celle de Clyde pour une danse endiablée, avant que ses lèvres ne glissent sur sa mâchoire et dans son cou pour y déposer un chapelet de baisers. « J'ai envie de toi... » qu'elle murmure au creux de son oreille Bonnie, alors qu'elle vient doucement lui mordiller le lobe.

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Dernière édition par Bonnie Turner le Sam 17 Fév - 23:34, édité 1 fois
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Posté le Sam 17 Fév - 19:22


YOU'RE LIKE A DRUG THAT'S KILLING ME (BONNIE & CLYDE)
You and I go rough, we keep throwing things and slamming the door. You and I get so damn dysfunctional, we stopped keeping score. You and I get sick, yeah, I know that we can't do this no more. But baby there you go again, there you go again, making me love you. Yeah, I stopped using my head, using my head, let it all go. Got you stuck on my body, on my body, like a tattoo. ► Maroon 5 - One More Night

C’est presque trop beau pour être vrai, ce qui se passe. A aucun moment, les mots tellement redoutés, de par leur sens et leur puissance, ne sont dit, et pourtant, ils flottent dans l’air. A tel point que Clyde les sent, ces mots, de la part de la brune, et que ça accélère les battements de son cœur. Ca lui fait du bien, d’entendre ça, même si c’est pas clairement dit, ça lui fait quand même du bien. Presque quant que ça lui fait du bien de pouvoir redécouvrir le plaisir des baisers de la brune, ou la sensation de sa peau sous la pulpe de ses doigts. Les yeux du brun s’écarquillent, quand enfin tombe le t-shirt que portait la jeune femme jusqu’alors. Il laisse échapper un : « Bordel ! », qui peut paraître assez incongru au vu de la situation, mais qui reflète juste l’émotion qui l’étreint, en cet instant précis. S’il gardait des souvenirs plutôt flatteurs sur la chanteuse, la réalité et le temps sont tout autre, bien au-dessus de ce que son esprit a gardé en tête. Et s’il ne poursuit pas pour dire à quel point la brune est magnifique selon lui, son regard le dit, clairement. C’est à son tour de se voir séparé de son t-shirt, et de faire face au regard de la Turner. Encore un autre truc qui lui avait manqué, à Clyde, cette lueur qui flamboie dans les yeux de la brune, cette capacité à faire naître, du bout de ses doigts, comme des décharges électriques, lorsqu’elle les pose sur lui.

Le cœur de Clyde bat vite, bien trop vite, après un nouveau baiser. « Toi aussi. », grogne-t-il : ouais, y’a encore des tissus gênants, là. Et quand la brune lui dit avoir envie de lui, Clyde ne dit rien, se contentant de reprendre possession de ses lèvres. Sans discontinuer le baiser, il la soulève de nouveau, et, précautionneusement, se rend vers sa chambre. Al les a emmerdé une fois, il ne tient pas à ce qu’il leur fasse le coup une 2nde fois ! Ca ne devrait pas, le batteur doit bien se douter qu’il est préférable pour lui d’aller dormir chez Alexanne, mais le guitariste préfère être prudent. Et puis, il se dit qu’ils seront plus confortablement installés dans son lit que n’importe où dans cette pièce. Il y a une certaine émotion, dans la redécouverte du corps de Bonnie. Il ne précipite rien, l’Irlandais, cette reconquête devant se savourer, à son sens. Et c’est avec un subtil mélange de douceur et de passion que se poursuit la soirée, dans l’intimité de la chambre de Clyde.

Le jour se lève, quand Clyde s’éveille. Ses sourcils se froncent, quand il redoute que tout n’ait été qu’un rêve, cruellement réaliste. C’est presque avec crainte, qu’il ouvre les yeux, et tourne la tête sur le côté. Pour découvrir une Bonnie endormie, qui a dû s’échapper d’entre ses bras, au cours de la nuit. Un sourire, sacrément niais, illumine le visage du brun. Avec un soupçon de possession dans son geste, il passe un bras autour de sa taille, avant de déposer un baiser sur sa nuque, pour finalement mordiller le lobe de l’oreille de Bonnie, et de lui murmurer, par la suite : « Salut, jolie marmotte. » ». Il ne sait même pas quelle heure il est vraiment, il s’en fout, Bonnie est bel et bien là, dans son lit. En cet instant, il est heureux, Clyde. Et son cœur tambourine contre sa poitrine, en se souvenant de la soirée passée. Pas uniquement de sa conclusion, mais aussi de ce qui s’y est dit. Car il serait faux de croire que Clyde ne veut Bonnie que pour ses courbes séduisantes, c’est bien plus vaste que ça. Il l’aime, tout simplement. Même si elle est la pire chieuse qu’il lui ait été donné de voir ! « Me semble que c'est l'heure du p'tit déj' ! », ajoute-t-il. Ayant du mal à croire qu'il ait dit cela à la brune. Non pas qu'ils n'aient jamais petit-déjeuner ensemble avant. Mais c'était différent. L'exclusivité n'était pas là. Il ne pouvait pas dire que la brune était sa petite-amie. Là, il peut le penser. Et comptez sur lui pour s'amuser à qualifier Bonnie ainsi, dès que l'occasion se présentera à lui. Rien que pour voir la réaction de la jeune femme. Et rien que pour le plaisir d'utiliser ce terme au sujet de la bassiste.

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Posté le Dim 18 Fév - 0:46


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La soirée lui paraît encore plus irréelle alors qu'elle se retrouve à moitié nue devant Clyde. Et si, dans un premier temps, Bonnie apparaît comme étant gênée alors que ses joues rosissent sous le regard du guitariste, une certaine pudeur naissante, ce sentiment s'envole un peu lorsqu'elle réalise que sa longue chevelure cache une partie de son corps, mais surtout, lorsqu'elle entreprend de les mettre sur un même pied d'égalité en retirant à son tour le t-shirt de Clyde. Plutôt du genre farouche, Bonnie n'a pourtant jamais été gênée de sa nudité. A l'époque, elle en jouait plutôt, surtout pour faire céder le guitariste à ses avances. Mais là, elle ne saurait dire pourquoi, elle ne peut pas s'empêcher de cacher sa poitrine qui l'a toujours fait complexer. On ne dirait pas comme ça, quand on la connaît. Et pourtant... Mais le regard de Clyde, et surtout, le juron qu'il pousse en la découvrant, dessinent un petit sourire sur ses lèvres et lui font retrouver confiance en elle. Avides l'un de l'autre, pressés de se redécouvrir, le guitariste soulève à nouveau Bonnie, véritable poids plume, pour la conduire jusqu'à la chambre où le confort du lit du brun les attend. Et encore une fois, la belle oublie tout. Dans sa bulle, elle redécouvre le corps de Clyde, ses baisers, ses caresses, sa peau nue. Les deux musiciens prennent leur temps, se réapproprient le corps de l'autre en douceur et avec tendresse, comme jamais ils ne l'avaient fait auparavant. Et elle se retient Bonnie, de lui dire les trois mots qu'il attend depuis de nombreuses années. Simple phrase qui lui brûle les lèvres et qu’elle n'arrive pourtant toujours par dire de peur de ce que cela impliquerait. Peur irrationnelle malgré ce moment d'intimité qu'ils partagent. Mais il est facile pour Clyde de le lire dans ses yeux et de l'interpréter dans ses gestes.

Attirance irréfutable, désir incontrôlé et plaisir merveilleux qui les a réuni une partie de la nuit.

Au petit matin, Bonnie dort toujours. Allongée sur le côté, dos à Clyde, le drap ne recouvrant que partiellement sa nudité uniquement cachée au niveau de son intimité par sa petite culotte en dentelle. Et elle ne sent pas tout de suite quand le brun passe un bras autour d'elle. Ce n'est que lorsqu'il lui mordille l'oreille en lui susurrant quelques mots, qu'elle émerge non sans un grognement, alors que sa peau se couvre d'une fine chair de poule. Et il n'y a bien qu'avec lui que son corps réagit aussi rapidement. Que sa voix et ses caresses pour lui provoquer autant de sensations en un instant. Même s'il lui faut un petit moment pour réaliser où elle se trouve. Clignant des yeux plusieurs fois pour comprendre et surtout se rendre compte qu'elle n'a rien inventé et que tout ça a bien eu lieu. C'est donc avec un sourire sincère et soulagé qu'elle pivote son visage vers Clyde alors qu'elle ne l'écoute qu'à moitié quand il parle de petit déjeuner. Pas encore bien réveillée la chanteuse. Mais quand le guitariste s'apprête à la laisser, elle le retient d'un geste rapide en saisissant son bras, pour finalement se lover contre lui. « J'ai pas faim » qu'elle répond, alors qu'elle parsème des baisers légers sur son torse. « Pas de nourriture en tout cas... » qu'elle ajoute alors qu'elle remonte jusque dans la nuque de Clyde avant de plonger ses yeux dans les siens, une lueur de malice brillant au fond de ses iris... Pour finalement déposer avec la même légèreté un baiser sur ses lèvres. Puis, la belle se blottit à nouveau contre lui. « On a tout notre temps non ? » qu'elle demande d'une petite voix, ne sachant pas vraiment quelle heure il est. En tout cas, elle n'a rien programmé pour la journée et ne travaille pas ce soir ni même cette nuit.... Mais peut-être que Clyde a prévu autre chose aujourd'hui ? Elle n'en sait rien Bonnie, mais elle ne demande pas non plus. Pas tout de suite. A la place, la musicienne ferme les yeux pour profiter de l'instant et de cette béatitude qu'elle ressent. Peau contre peau, ses doigts faisant des cercles sur le torse de Clyde et ses jambes venant s'emmêler aux siennes, comme si elle redoutait qu'il ne la laisse.  

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Posté le Dim 18 Fév - 18:16


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Le cœur de Clyde raterait presque un battement, rien qu’à la vue du sourire de Bonnie. Ca a encore un goût d’irréel, et pourtant… C’est qu’il pourrait bien prendre goût à ça, Clyde, à se réveiller avec la brune à ses côtés, à la voir le retenir pour flemmarder encore un peu, à prouver qu’elle embrase entièrement son être, en quelques baisers seulement. Le sourire qu’affiche l’Irlande semble ne pas vouloir se dissiper, encore moins face à la réplique malicieuse de la bassiste. Un bras passé derrière la brune, il la serre contre lui, alors qu’elle se blottie de nouveau contre lui. Du bout des doigts, il caresse son dos. « Ouais, on a tout notre temps. », rétorque-t-il, sans même avoir vraiment regardé l’heure. Son sourire a gagné en ampleur, avec le « on ». C’est con, mais c’est ainsi, fort perturbant pour lui de l’utiliser, pour désigner Bonnie et lui. Le guitariste a la chance de bosser à domicile. Ses traductions, il les fait comme il le souhaite. Son planning, c’est lui qui le gère à sa guise. Tant que le boulot est fait, en temps et en heure, en haut lieu, on s’en fout. Comme il ne dort pas forcément des heures et des heures, et qu’il a un rythme de vie plutôt décalé par rapport à la norme, il lui arrive de travailler n’importe quand.

Se tournant vers la jeune femme, pour déposer un baiser sur son front, il souligne simplement : « Si tu passes la journée ici, y’a juste une règle ! » Son ton sérieux se dissipe lorsqu’il poursuit : « Interdiction d’remettre tes fringues si tu sors du lit. Hormis en dehors de l’appart’. » S’il n’a rien contre le fait de la voir très peu vêtue, il n’est cependant pas aussi emballé par l’idée de la voir déambuler ainsi n’importe où. Il étouffe un rire, en se montrant faussement clément : « J’ai plein de t-shirt que t’as pas encore essayé, t’sais. » Il remet sa tête correctement sur son oreiller, continuant à effleurer son dos du bout des doigts. Il espère juste qu’Alfred n’ait pas besoin de venir chercher un truc ici. Le connaissant, il serait bien capable de trouver une excuse à la con, pour débarquer, et juste s’assurer que sa petite sœur a bien passé la nuit ici, avec Clyde. « J’crains que tu n’sois obligée d’revenir souvent ici pour tous les enfiler, en fait !», poursuit-t-il, son autre main se glissant sur la hanche de la brune, Clyde n'ayant pas la moindre intention de se priver de sentir encore plus la peau de Bonnie contre lui. « Et comme j’ai l’intention d’en racheter plein, de temps à autre… » Il ne termine pas sa phrase, se contentant d’hausser les épaules, comme pour souligner le fait qu’elle paraisse tristement condamnée à le supporter encore très longtemps. Les yeux du brun se ferment, non pas de fatigue, juste de bien-être. « Et j’crains qu’aujourd’hui, j’risque de pas te laisser les porter bien longtemps. » Oui, il n’est pas fatigué, comme ça a été dit, alors fallait bien qu’il précise ça. Il parait être l’innocence même, en cet instant précis, en dépit de ce qu’il vient de s’amuser à préciser. Bon, sa prétendue mise en garde risque d'être valable aussi pour d'autres jours à venir, mais elle le redécouvrira avec le temps, ça.

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