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 ♫ I know we'll be alright this time. Darling, just hold my hand, be my girl, I'll be your man. I see my future in your eyes ♫

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Posté le Lun 19 Fév - 21:48


I  know we'll be alright this time. Darling, just hold my hand, be my girl, I'll be your man. I see my future in your eyes(BONNIE & CLYDE)
I found a love for me. Darling, just dive right in and follow my lead. Oh, I never knew you were the someone waiting for me 'Cause we were just kids when we fell in love not knowing what it was. I will not give you up this time. But darling, just kiss me slow, your heart is all I own and in your eyes, you're holding mine. ► Ed Sheeran - Perfect

Ca fait quelques jours que Clyde est comme sur un petit nuage. Autant le dire clairement : il n’est pas vraiment habitué à se sentir aussi bien. La raison de ce changement dans son état d’esprit ? Une chanteuse brune, complètement chiante et qui rend souvent l’Irlandais cinglé, mais dont celui-ci est juste fou amoureux. Depuis que le duo terrible formé par Bonnie et Clyde s’est retrouvé, réellement, ils ne se sont pas beaucoup séparés. La bassiste a passé la semaine précédente chez Clyde, pour le plus grand plaisir du guitariste. Ca lui a fait bizarre, au musicien, cependant, même s’il ne s’en plaint pas. Il serait fou de s’en plaindre, après tout ! Ca lui a fait bizarre d’être de nouveau avec Bonnie, et de pouvoir l’être officiellement. Même face à Alfred, qui s’est arrangé pour ne pas être trop présent dans l’appart’, ces derniers jours. Le batteur se doutant bien que les deux tourtereaux souhaiteraient profiter de ces quelques jours pour se retrouver et se réapprivoiser. Il venait de temps à autre, jamais pour plus d’une après-midi, voir pour un repas. Autant dire que ça aussi, ça avait fait bizarre à Clyde, d’être devant son meilleur pote, avec la sœur de ce dernier dans les bras. En dehors de ces instants, ou des moments où Bonnie devait sortir pour son boulot, voire d’éventuelles courses que l’un ou l’autre avait à faire, les deux tourtereaux ont préférés rester dans l’appart’, en tête-à-tête.

La semaine a pris fin. Retour à la réalité. Celui-ci commence par une conversation que Bonnie tient à avoir avec Matthew, pour mettre un terme à leur relation. Etrangement, Clyde se sent un peu triste pour l’autre gars, quand même. Il sait ce que c’est, que d’être amoureux de la Turner, et d’avoir le cœur brisé par celle-ci. Mais en dehors de ça, il s’en fout, de Matthew : égoïstement, il est heureux, car le Bonnie&Clyde est de retour. Officiellement. Enfin, ça deviendra sans doute encore plus officiel, quand le groupe aura sa prochaine répét’, et qu’ils pourront parler, mettre les choses au clair, notamment avec la pianiste, qui a fait un scandale, lors de la soirée passée tous ensemble, soirée qui a vu les deux musiciens (re)devenir un couple.

La clope au bec, assis sur une chaise autour de la table de la cuisine, Clyde tapote sur son clavier d’ordinateur. Bien qu’il écoute de la musique, assez fort comme à son habitude, il est en train de bosser, là. Il a pris un léger retard, la semaine passée, passant le plus de temps possible avec Bonnie, et quand elle n’était pas là, il doit admettre qu’il avait un peu de mal à se concentrer. Ses pensées partaient dans tous les sens, trop souvent concentrées sur une chanteuse. Il était aussi capable de relire (et retraduire, du coup) plusieurs fois les mêmes phrases… Ayant enfin fini un long chapitre, Clyde s’étire, faisant craquer sa nuque. Il se lève, et va se préparer un café, ayant besoin d’une pause. Il ne sait pas l’heure qu’il est, mais c’est souvent comme ça, quand il est concentré de la sorte. Il se masse la nuque, en attendant que son café soit prêt. Etre traducteur littéraire et bosser à domicile, c’est cool, mais il a la sale manie à ne pas trop bouger, quand il est concentré, alors des crampes ou autre truc du même genre, ça lui arrive souvent. Tandis qu’il se sort une tasse, il entend quelqu’un toquer à la porte. Ne prenant même pas la peine de voir qui c’est (du Clyde tout craché, ça !), il balance juste un : « C’est ouvert ! », avant de mettre une tonne de sucre dans sa tasse. Il s'interrompt cependant, quand il voit qui vient de rentrer. Un sourire étire ses lèvres : « Tu peux vraiment plus te passer de moi, en fait, c'est ça ? », demande-t-il, amusé, à Bonnie, se rapprochant d'elle. Il plaisante, bien entendu, dans l'espoir de tenter de la distraire un peu, se doutant que la conversation qu'elle vient d'avoir avec Matthew n'a pas dû être simple pour elle. Enfin arrivé vers la brune, il l'embrasse, content de la retrouver, mais voulant aussi lui faire prendre conscience de son soutien, pour la conversation très certainement houleuse qu'elle vient d'avoir. Il cherche ensuite dans son regard, à voir comment elle va.

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Posté le Lun 19 Fév - 22:36


I  know we'll be alright this time. Darling, just hold my hand, be my girl, I'll be your man. I see my future in your eyes(BONNIE & CLYDE)
I found a love for me. Darling, just dive right in and follow my lead. Oh, I never knew you were the someone waiting for me 'Cause we were just kids when we fell in love not knowing what it was. I will not give you up this time. But darling, just kiss me slow, your heart is all I own and in your eyes, you're holding mine. ► Ed Sheeran - Perfect

Bonnie, elle s'est sentie sur un petit nuage toute la semaine. La raison ? Le retour du Bonnie&Clyde. Retour de cette relation houleuse et dont elle ne peut pourtant pas se passer. Huit années qu'ils ne s'étaient pas adressés la parole, qu'ils ne s'étaient même pas vus alors qu'ils habitaient dans la même ville. Pire, que le colocataire de Clyde n'est autre que le frère aîné de Bonnie, Alfred... Et il aura fallu d'un seul regard sur le guitariste pour que le cœur de la belle se mette à battre plus vite. Quelques heures en sa compagnie pour que les sentiments qu'elle a enfoui au plus profond d'elle,qu'elle a tenté de faire taire, refassent surface en un éclair. Elle a lutté Bonnie. Pour sûr qu'elle a tout fait pour ne pas céder. Mais... Une seule caresse, un seul baiser de Clyde pour qu'elle se sente défaillir et qu'elle comprenne ne pas pouvoir se passer de lui. Impossible. Clyde, elle l'a clairement dans la peau. Elle l'a toujours eu. A croire qu'ils étaient destinés l'un à l'autre rien que par le choix de leurs prénoms. Et dire qu'au début le guitariste ne voulait rien savoir ! Ils en ont fait du chemin depuis cette époque....

Sauf que voilà. La réalité les a rattrapé en la personne de Matthew. Le photographe est de retour depuis le début de soirée et c'est à contre cœur que Bonnie a dû laisser Clyde. Mais elle a promis de revenir le plus vite possible, décidée à mettre un terme rapidement à son histoire avec Matt... Et, bien évidemment, les complications sont arrivées. Pourtant décidée à terminer cette histoire qui dure depuis quatre ans malgré tout, les choses ne se sont pas passées comme prévues... Et plusieurs heures se sont écoulées quand enfin elle revient à l’appartement du guitariste. Toquant trois coups comme elle le fait d'habitude, elle finit par entrer sur les lieux en entendant la voix de Clyde qui ne cherche même pas à savoir de qui il s'agit. Et quand elle le voit, dans la cuisine avec sa tasse de café, le cœur de Bonnie se serre un peu et c'est un léger sourire qu'elle affiche. Si on l'observe bien, il est facile de remarquer que quelque chose  ne va pas. Désorientée ou comme sous le choc, c'est à peine si elle remarque la musique qui joue bien trop fort. Son attitude contraste totalement avec celle quelques heures plus tôt, ou celle qu'affiche présentement Clyde, qui lui lance une boutade joyeusement. Remarque qui ne manque pas de faire s'emballer le cœur de Bonnie.... qui finit par littéralement se jeter dans ses bras alors qu'il s'approche d'elle. Et c'est presque un baiser désespéré qu'elle lui donne, comme s'ils s'étaient quittés durant plusieurs jours et non pas quelques heures, ses lèvres venant s'écraser avec avidité sur les siennes alors que l'une de ses mains passe dans la nuque de Clyde pour l'approcher un peu plus d'elle. Et finalement, Bonnie finit par s'éloigner. « Al est pas là ? » qu'elle demande subitement, retrouvant contenance, reprenant le contrôle comme si de rien était. Mais encore une fois, si on tend bien l'oreille, on peut distinguer une pointe d'inquiétude dans sa voix. Aussi, si on l'observe, un geste anodin et dont elle n'a pas conscience est en train de la trahir : Bonnie se ronge l'ongle de l'annulaire.

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Posté le Mar 20 Fév - 10:36


I  know we'll be alright this time. Darling, just hold my hand, be my girl, I'll be your man. I see my future in your eyes(BONNIE & CLYDE)
I found a love for me. Darling, just dive right in and follow my lead. Oh, I never knew you were the someone waiting for me 'Cause we were just kids when we fell in love not knowing what it was. I will not give you up this time. But darling, just kiss me slow, your heart is all I own and in your eyes, you're holding mine. ► Ed Sheeran - Perfect

Ca n’est pas le baiser que Bonnie lui donne, qui intrigue Clyde. Cette façon de l’embrasser n’est pas inhabituelle, chez la brune, bien au contraire. Notamment depuis leurs retrouvailles, comme si elle avait peur qu’il ne la fuit, ou que ça ne soit pas vrai, tout ça. Et Clyde n’est pas forcément mieux placé pour dire quoi que ce soit à ce sujet, il agit pareil, bien souvent. Oui, même si ça fait plusieurs jours qu’ils sont ensemble, et qu’ils les ont passés chez lui, parfois, il se demande s’il n’est pas juste dans un rêve. Ca durera encore un petit moment, cette peur, et même après, l’Irlandais le sait, ça n’estompera pas, ces baisers emprunts de passion désespéré. Avoir passés 8 ans loin l’un de l’autre, redoutant de ne jamais pouvoir le retrouver, quand bien même ils habitaient dans la même ville, ça laisse des séquelles. Sans oublier que, de toute façon, on parle de Bonnie&Clyde, alors c’est habituel, ça, d’une certaine manière. « Tu l’as loupé, il est parti y’a une demi-heure environ. », répond-t-il, concernant la présence ou non d’Al dans l’appart’. Il parait anxieux, en observant la brune, qui s’est éloignée de lui, sans prévenir, après s’être jetée sur lui. Non, ce qui lui met la puce à l’oreille, c’est le fait qu’en dépit des années, il la connaît, sa Bonnie, le Clyde, il sent bien, il voit bien, qu’elle semble mal. Il l’entend à sa voix, il le remarque à son recul étrange, il le ressent en la voyant se ronger un ongle.

Attrapant doucement la main qu’elle est en train de malmener, il la serre dans la sienne, et l’entraîne à sa suite. Quelque chose lui fait craindre une conversation loin d’être agréable, il préfère avoir sa dose de café, pour ça. Il attrape sa tasse de café sur le comptoir, non loin de sa clope qu’il a précédemment éteinte dans le cendrier, puis se dirige vers le canapé, la brune à sa suite. C’est en sa compagnie, qu’il s’assied là-bas, ayant entremêlés leurs doigts en cours de route. Sa tasse finie sur la table basse, tandis qu’il conserve la main de la brune dans la sienne. « Bonnie. », dit-il, posant son autre main sur sa joue, l’incitant à le regarder. Du regard, il tente de lui faire comprendre qu’il est là pour elle, de lui transmettre tout ce qu’il n’a pas osé lui dire, ces derniers jours, mais qu’il a fait de son mieux pour lui faire savoir, par le moindre de ses faits et gestes à son encontre, ces derniers jours. « Qu’est-ce qu’il y a ? ». Son inquiétude est trahie, par l’intention de sa voix, par le pli anxieux qui barre son front. Et ce sentiment laisse soudainement place à une colère latente. « Est-ce que… Il t’a fait du mal ? » C’est ça, cette possibilité, qui éveille sa colère. Car il sait parfaitement qu’il y a des gens qui peuvent craquer, lors d’une rupture. Il sait d’ailleurs que lui-même deviendrait fou, si jamais cela venait à lui arriver, si Bonnie venait à lui dire qu’elle préférait tout arrêter. Il ne lèverait pas la main sur la brune, non, l’Irlandais n’est pas comme ça. Cela dit, il pulvériserait tout ce qui se trouve à portée de main, avant, très certainement, de se remettre à se détruire lui-même. Toutefois, même s’il peut « comprendre » qu’une séparation puisse faire dérailler un individu, si jamais ça a été le cas de Matthew, et qu’il a osé lever la main sur la chanteuse, qu’il se prépare à avoir la visite d’un guitariste furax, qui va le lui faire méchamment payer !

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Posté le Mar 20 Fév - 20:15


I  know we'll be alright this time. Darling, just hold my hand, be my girl, I'll be your man. I see my future in your eyes(BONNIE & CLYDE)
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C'est presque un baiser désespéré qu'elle lui donne Bonnie, attirant un peu plus Clyde contre elle avant de finalement s'éloigner. Et malgré tous ses efforts pour contenir son émotion et ne rien laisser paraître dans sa voix, son attitude et ses gestes la trahissent. Il suffit de la connaître un minimum pour voir que ça ne va pas. Que quelque chose – ou quelqu'un – la tracasse. Et comme la brune est présentement en train de se ronger l'ongle du petit doigt de la main droite, signe assez révélateur chez elle, c'est que, peu importe de quoi il s'agit, c'est assez grave pour lui faire perdre son assurance. Bien évidemment, Clyde la connaît mieux que personne. Même mieux que son propre frère avec qui, pourtant, elle a passé une bonne partie de sa vie. Grand frère qu'elle vouait consulter ce soir pour avoir de l'aide, savoir quoi faire et surtout être rassurée... Mais malheureusement, Alfred est retourné chez sa copine juste avant que Bonnie ne débarque à l'appartement... On pourrait se demander pourquoi elle ne souhaitait pas voir Clyde. Question légitime quand on sait qu'ils ont passé les derniers jours collés l'un à l'autre. Mais la situation est beaucoup trop délicate, voire même critique pour en parler avec le guitariste. Sauf que, la brune ne va clairement pas avoir le choix...

Et, en un instant, le guitariste a compris. Il a compris qu'un truc ne va pas. Quand il vient prendre sa main tendrement et la guider jusqu'à la cuisine pour qu'il puisse récupérer son café, Bonnie ne proteste pas. La brune se laisse entraîner comme un zombie, le regard perdu dans le vague. Comme si son esprit était partie ailleurs. Même chose lorsque Clyde retourne dans le salon, entraînant toujours Bonnie avec lui, et prend place sur le canapé, lui faisant signe de faire de même. Pour autant, il ne lâche pas sa main le guitariste. Mais la brune ne réagit pas. Ses doigts ne se resserrent pas sur ceux de Clyde...

Ce n'est que quand il prononce son prénom et qu'elle sent une pointe d'inquiétude dans sa voix que Bonnie relève finalement la tête vers lui. Mais c'est un regard perdu qu'elle lui lance. Et quand il demande ce qu'il lui arrive, la belle reste muette. Elle ne sait pas comment annoncer les choses. Comment formuler correctement ce qui vient de se passer avec Matthew. Parce qu'elle n'arrive toujours pas croire que ça a eu lieu.... Mais quand Clyde émet l'hypothèse que le photographe a pu s'en prendre à elle, c'est comme si toutes les connections se faisaient à nouveau. « Non ! » qu'elle lance avec véhémence tout en secouant la tête de gauche à droite. « Non, non. Il ne m'a pas touchée » qu'elle le rassure, plantant ses prunelles dans celles de Clyde pour qu'il puisse voir qu'elle ne ment pas. Matthew n'oserait jamais lever la main sur elle. Ça Bonnie le sait bien. Malgré son air un peu dur, le photographe n'est pas un violent. C'est plutôt le contraire ! Une force tranquille assez déroutante d'ailleurs. Tellement qu'elle n'a pas vu venir le retournement de situation de ce soir... « C'est...il... » qu'elle bafouille Bonnie, ne trouvant pas les mots alors qu'elle détourne les yeux. A la voir ainsi, il est facile de tirer des conclusions hâtives bien loin de la réalité. Comme par exemple, que Matthew aie eu un accident ou quelque chose dans le genre. Mais ce n'est pas ça que Bonnie n'arrive pas à dire. C'est même pire que ça. En tout cas, pour la chanteuse c'est pire... « Il... il m'a fait sa demande... » qu'elle lance dans un souffle, resserrant ses doigts autour de ceux de Clyde alors qu'elle ose enfin relever ses yeux vers lui. Loin de sauter de joie à cette nouvelle, on peut d'ailleurs clairement déceler dans les prunelles de Bonnie de l'angoisse voire de la panique...

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Posté le Mar 20 Fév - 21:07


I  know we'll be alright this time. Darling, just hold my hand, be my girl, I'll be your man. I see my future in your eyes(BONNIE & CLYDE)
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Face au mutisme de la brune, Clyde imagine tout un tas de scénarios. Son imagination est fertile, pourtant, pas une seule seconde, il ne frôle du bout des doigts les contours de la réalité. S’il est rassuré d’apprendre que le photographe n’a pas levé la main sur la bassiste, il n’en reste pas moins que l’inquiétude de l’Irlandais est toujours présente. Rarement, il a vu la brune aussi désemparée, à tel point qu’elle ne réagit pas vraiment à ce qu’il peut dire ou faire. Pire même, elle est restée sans réagir, alors qu’il a capturé sa main pour l’entraîner à sa suite. Oui, Clyde est réaliste, Bonnie ne va pas se pâmer de joie à chaque fois qu’il la touche. Mais elle réagit un minimum, en général, ne serait-ce qu’en serrant sa main un peu plus fortement en réponse. D’autant plus maintenant, qu’ils sont vraiment en mode « retrouvailles », entraînant presque des arrêts cérébraux quand ils se touchent, cela étant accentués par le fait qu’ils ont passés les dernières semaines à étouffer l’attraction qui les pousse l’un vers l’autre. Obligatoirement, le guitariste se sent mal, vraiment, de ne pas savoir ce qui tracasse la jeune femme. Il ne la quitte pas du regard, attendant qu’elle explique alors ce qui la travaille autant. Et sa réponse lui coupe le souffle. Littéralement. Ca, il ne l’avait pas vu venir, vraiment pas. Ses yeux clignent, comme s’il tentait d’assimiler ce que ça implique.

Silence. Quelques secondes, du moins. Puis les yeux de Clyde s’écarquillent, alors qu’il en vient à se poser des questions, qu’il ne va pas tarder à communiquer à Bonnie. Mâchoire crispée, il libère sa main qui tenait précédemment celle de la bassiste. « Il t’a fait sa putain de demande avant ou après que tu lui dises que c’était fini ? ». Sa voix est bien moins chaleureuse qu’elle ne l’était tout à l’heure. Colère. Inquiétude aussi. Et aussitôt après, il ajoute : « Tu peux m’dire pourquoi t’es restée des plombes là-bas ? ». Il ne comprend pas. Et il ne tient pas en place. Il se lève de ce canapé, ayant la sale impression d’étouffer, d’un coup. Sans discontinuer de parler pour autant : « T’vas pas m’dire qu’il t’a retourné l’cerveau ? Ni qu’t’as pas eu l’cran de lui dire c’que t’avais à dire, quand même ? » Les bras croisés sur le torse, il lance un regard interrogatif et craintif sur la brune. Ouais, il a peur que Matthew n’ait trouvé les mots justes pour convaincre la brune de le choisir. Il lui faudra du temps, vraiment, pour se virer ces idées à la con de l’esprit. Mais tant que Matthew sera encore dans l’entourage de la chanteuse, il aura toujours cette peur, irrationnelle, le guitariste, c’est ainsi. Matthew a été là pour Bonnie, ces 4 dernières années. Matthew est posé, plus que Clyde. Matthew est la raison, Clyde est la déraison. Et ça, il le sait. Et ça, ça l’effraie. Le photographe est la promesse d’une certaine stabilité, d’une relation tranquille, Clyde est tout l’inverse. Surtout que bien que l’Irlandais soit prêt à officialiser leur relation, il n’est pas forcément prêt pour plus. Non pas qu’il ne soit pas sûr qu’il ne veut que Bonnie, non, ça, il a finit par ouvrir les yeux sur le sujet. Mais il ne veut pas aller trop vite, il ne veut pas qu’ils finissent par sauter des étapes et se prendre la tête à tout va, au point de se prendre un mur car ils auraient dû ralentir un peu. C’est bien pour ça que, en dépit qu’il soit fou de la Turner, il n’est pas prêt à songer à vivre avec elle, même s’il aime à passer du temps en sa compagnie.  « Il s’est passé quoi ? », enchaîne-t-il. Les épaules basses. Le regard perdu. Ne comprenant pas pourquoi la brune est aussi désemparée : si elle était sûre d’elle, pour eux, elle ne serait pas dans un tel état, n’est-ce pas ? Elle serait peut-être désolée pour Matthew, mais pas aussi désemparée que ça, si ?

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Posté le Mar 20 Fév - 21:57


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La sentence s'abat finalement sur eux alors que Bonnie avoue enfin ce qui la tracasse autant. Le silence prend place, pesant et lourd de sens, quand enfin Clyde réagit. Et c'est de manière un peu brusque qu'il retire sa main de celle de Bonnie, alors qu'il la bombarde de de questions. Entrouvrant la bouche pour répondre, la belle n'en a malheureusement pas le temps car déjà le guitariste l'enchaîne sans lui laisser le temps d'en placer une. Et Bonnie ne saurait dire s'il est en colère ou blessé. S'il a peur ou s'il la hais présentement. Perdue, elle n'arrive plus analyser ses réactions comme elle sait pourtant si bien le faire. Et c'est donc face à une Bonnie à nouveau muette que Clyde se trouve encore une fois. Ce qu'il ne comprend pas, c'est tout le courage qu'il a fallu à la brune pour annoncer ça de vive-voix.... Aveuglé par ses craintes, Clyde se lève d'un bond, sans pour autant s'arrêter de poser des questions. Bonnie le suit du regard, toujours en silence. Et quand elle sent bien la crainte du guitariste quant au fait que Matthew aurait réussi à la récupérer, la belle se lève à son tour vivement pour venir prendre les mains de Clyde dans les siennes et les serrer. « Bien sûr que non ! » qu'elle répond d'une voix ferme, sans avoir écouté la question qui suivait, à savoir si elle a bien rompu avec Matthew ou pas. Parce que la vérité, c'est qu'elle ne l'a pas fait Bonnie. Prise de court, elle n'a pas eu le temps et, encore maintenant, elle accuse le coup de cette déclaration faite par le photographe.

Finalement, la brune relâche les mains de Clyde, car elle sent bien qu'il souhaite rester loin d'elle pour le moment. Elle ferait exactement la même chose si les rôles étaient inversés, évitant ainsi un maximum de contact avec lui. Alors, elle s'éloigne Bonnie, se laisse tomber sur le canapé et regarde droit devant elle. Le froid qui s'installe entre eux lui provoque des frissons désagréables. Ce qu'elle voudrait là, la chanteuse, c 'est qu'il la prenne dans ses bras. L'entendre la rassurer, lui dire qu'il est là et que les choses vont bien se passer. Même si toute cette histoire le place également dans une position plus que délicate... Mais à la place, Clyde demande ce qui est arrivé là-bas, restant toujours trop loin au goût de Bonnie qui sent bien la détresse dans sa voix. « J'ai pas arrêté d'me passer en boucle c'que j'allais lui dire. J'pouvais pas juste me pointer à l'appart, et lui dire 'bon retour, j'espère que ta formation s'est bien passée. Ah et j'te quitte !'! J'ai attendu le bon moment pour le faire. Et quand c'était enfin le cas... Il m'a prise de court et il.. » Bonnie ne finit pas sa phrase, la scène se rejouant sous ses yeux, Matthew se mettant à genoux devant elle, le petit écrin contenant la bague magnifique entre ses doigts et le discours qu'il lui a fait... « J'ai rien dit. J'suis juste... partie. J'ai paniqué et j'suis partie. » qu'elle ajoute d'une voix basse alors qu'elle se passe une main dans les cheveux avant de ronger à nouveau l'ongle de son petit doigt. Bonnie a littéralement paniqué face à la déclaration de Matthew. Ironique quand on sait que ça a également été le cas huit ans plus tôt, face à Clyde et l'aveu de ses sentiments pour elle... Déjà qu'elle se considère comme une horrible personne pour avoir agi ainsi avec le guitariste et avoir trompé Matthew avant-même de mettre un terme à leur relation, maintenant les choses sont encore pires. « J'pensais pas qu'il... J'm'y attendais pas putain ! » qu'elle lance en se plaquant une main sur la bouche alors que les larmes lui montent aux yeux. Mais ce ne sont pas des larmes de joie à l'idée de se marier, mais bien tout le contraire. Ce sont des larmes d'angoisse, de stress et de tristesse à l'idée de briser encore plus le cœur de Matthew qu'elle ne l'aurait cru possible.

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Posté le Mar 20 Fév - 22:35


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La protestation de Bonnie, quand il est question de rassurer Clyde au sujet de Matthew qui aurait réussi à la faire changer d’avis, ne fait pas mouche. Pas maintenant, pas alors qu’elle parait perdue comme ça, pas alors que Clyde ne comprend pas ce qui se trame ce soir. Quand la brune libère les mains du guitariste qu’elle avait alors attrapé, il grimace. Là, tout de suite, il en a marre. Ses bras se croisent sur son torse, comme un bouclier qu’il tenterait de mettre autour de lui. Les yeux de l’Irlandais se lève au ciel, lorsqu’elle lui annonce avoir attendu le bon moment pour larguer Matthew. Est-ce qu’il existe seulement un bon moment, pour une telle chose ? Il en doute. Les bras de Clyde retombent le long de son corps, ses poings se crispant compulsivement, au fil des mots de la Turner. Ok, parfait : elle est toujours avec le photographe, du coup. C’est génial, vraiment ! Clyde pousse un soupir sonore, attrapant entre ses doigts l’arrête de son nez, qu’il pince vivement. Comme si ça allait changer quelque chose. Bon, ça peut peut-être éviter le mal de crâne de venir le faire chier, car là, il en sent poindre un. « Donc, t’es en train d’me dire qu’en théorie, t’es toujours avec lui ? » Il secoue la tête, libérant son nez, avant de se mettre à applaudir, faussement amusé : « C’est cool, vraiment ! ». Terminant d’applaudir, il attrape le paquet de clopes qui se trouve sur la table basse. Il n’a même pas envie de regarder la chanteuse, en ce moment précis. Aussi ne voit-il pas les larmes qui envahissent le regard de celle-ci.

Il se laisse tomber sur le fauteuil, se trouvant non loin du canapé. Si le canapé est contre le mur, le fauteuil, par contre, ne l’est pas, sur la largeur de la table basse, là où le canapé est posé dans la longueur de celle-ci. Ainsi donc, assit et adossé contre le fauteuil, à moins de tourner le regard vers la brune, il ne la voit pas, hormis vaguement, de biais. Il sort une clope du paquet, qu’il balance par la suite sur la table. Son lancé est un peu trop fort, le paquet finit par glisser de la table jusqu’au sol. Mais il s’en fout. Sortant un briquet de sa poche, il ajoute : « Et du coup, là, t’vas faire quoi ? Vu qu’c’est tout sauf l’bon moment, t’vas l’épouser, p’têtre, pour pas lui briser trop l’cœur ? ». Tout en parlant, il met la cigarette entre ses lèvres, pour s’affairer à l’allumer. De fait, son discours est prononcé d’une manière assez bizarre, obstrué par la clope, mais ça reste audible. Et ouais, il est froid, pour le coup, mais il en a juste marre. Il est un peu trop furax pour admettre qu’il peut comprendre la brune, qu’il aurait sans doute été aussi étonné, à sa place. Mais il n’aurait sans doute pas fui. Ca, ça reste visiblement la spécialité de la Turner, à ce qu’il ne peut s’empêcher de penser, amer. Non, Clyde, il aurait quand même craché le morceau, car il en a marre, de ces 8 ans passés à se mentir et à mentir à tous sur le fait qu’il voulait encore la bassiste. Mais Clyde est clairement égoïste et j'm'en-foutiste, quand il est question de blesser possiblement des gens, alors ça n'est pas comparable. Et il le sait. Et il s'en fout. Et il fume. Un cancer des poumons, ça se travaille soigneusement, notamment quand on a l'impression que tout part en vrille. Continuellement. Même quand ça semble se stabiliser. Non, y'en a toujours qui se rajoute. Ca serait pas drôle, sinon.

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Invité
Posté le Mer 21 Fév - 18:38


I  know we'll be alright this time. Darling, just hold my hand, be my girl, I'll be your man. I see my future in your eyes(BONNIE & CLYDE)
I found a love for me. Darling, just dive right in and follow my lead. Oh, I never knew you were the someone waiting for me 'Cause we were just kids when we fell in love not knowing what it was. I will not give you up this time. But darling, just kiss me slow, your heart is all I own and in your eyes, you're holding mine. ► Ed Sheeran - Perfect

Ce n'est que quand Clyde applaudit, adressant des mots pleins de sarcasmes à Bonnie, que cette dernière relève enfin la tête vers lui. Toujours pas remise de ses émotions, le guitariste n'arrange clairement en rien la situation à agir comme un con. Et c'est un regard qui lance des flammes que la chanteuse lui assène. « Parce que partir sans rien dire et ne pas revenir c'est pas assez explicite comme réponse à une demande en mariage peut-être ? » qu'elle répond d'une voix sérieuse, loin d'entrer dans le jeu de Clyde en agissant à l'identique. Mais bien sûr, ça, le musicien s'en fout. Même pas sûr qu'il ait écouté ce que vient de dire Bonnie alors qu'il prend place dans le fauteuil non loin d'elle mais orienté de telle manière à ce qu'il ne puisse pas la voir. Et avec nonchalance, Clyde s'allume une cigarette comme si de rien était. Sauf que ses gestes le trahissent alors qu'il lance le paquet un peu trop fort sur la table, de telle sorte qu'il glisse et atterrit sur le tapis. Mais le brun agit de façon tellement exécrable que Bonnie n'arrive pas relativiser sur sa manière d'agir. Alors, quand il lance une nouvelle pique, c'en est trop pour la chanteuse qui roule des yeux en se levant d'un bon. Trop d'émotions contradictoires l'assaille alors qu'elle se dirige vers la cuisine, passant devant Clyde sans même un regard, et se met à fouiller les armoires. Besoin d'un remontant plus fort que la bière qui se trouve dans le frigo. Et quand elle met la main sur une bouteille de vodka déjà entamée, un léger sourire illumine son visage. Bingo. Prenant un verre, la belle se serre l'équivalent d'un shooter qu'elle boit cul-sec, non sans esquisser une grimace de dégoût. Le liquide lui brûle la gorge. Mais elle s'en fout là, tant que ça lui calme les nerfs. A fleur de peau, il ne faut pas grand chose pour que Bonnie s'enflamme. Et l'attitude de Clyde n'arrange clairement pas les choses... « P'tete que c'est c'que j'devrais faire ouai. » qu'elle répond finalement après de longues minutes au guitariste tout en se resservant un nouveau verre. « Quelle excellente idée! J'y aurai jamais pensé toute seule ! » qu'elle ajoute pleine d'ironie et de sarcasme, levant son verre vers Clyde comme si elle buvait à sa santé. Et alors qu'elle boit son verre d'une traite avec une nouvelle grimace, Bonnie se rend compte de l'ironie dans laquelle elle se trouve. Comme une impression de déjà-vu par rapport à la situation. Huit ans plus tôt, la belle a aussi pris la fuite face à une situation délicate... Et pas une fois depuis, elle n'a pas regretté son geste. Et la situation actuelle ne fait malheureusement pas exception. Bonnie regrette déjà d'avoir paniqué et être partie. Elle a agit sans réfléchir une nouvelle fois, agissant sous le coup de la panique, tous ses sens en alerte. Sauf qu'à la différence d'il y a huit ans, elle ne compte pas faire marche arrière quant au fait de rompre avec Matthew. Non. Ce qu'elle voudrait faire différemment, c'est amener la chose. Ce pourquoi elle n'est pas entrée dans le vif du sujet directement en allant voir le photographe... Mais si elle avait su putain. Si elle avait pu anticiper sa demande... Et pour le coup, Bonnie regrette d'être revenue ici,dans cet appartement où elle se sentait pourtant en sécurité. « Si j'avais su j'serais directement allée chez Alex » qu'elle souffle en prenant un nouveau verre, pas certaine que Clyde l'ait entendue. De toute façon, elle s'adressait plus à elle-même qu'à lui. Mais clairement, si Bonnie avait pu éviter cette confrontation avec le guitariste, elle l'aurait fait sans hésiter. Oh bien sûr, la brune aurait fini par lui en parler, mais après avoir demandé conseil à son frère aîné qui connaît parfaitement Clyde. Chose qu'en fait, elle voulait faire au début. Mais Al n'étant pas à l'appartement et Clyde l'ayant invitée à entrer, elle n'a pu rebrousser chemin... Et que le guitariste ne comprenne toujours pas qu'il n'y a que lui qui compte et qu'il n'y aura toujours que lui, ça lui bousille littéralement le cœur. Mais trop bornée, la brune ne fait rien pour arranger les choses. Pire que ça. Elle provoque le musicien, comme elle le fait toujours. Incapable d'exprimer clairement ce qu'elle peut ressentir pour lui.

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Posté le Mer 21 Fév - 20:53


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Il serait bon que le duo apprenne à se parler, un jour, sans que le ton ne hausse à la 1ère difficulté. Ca parait mission impossible, au vu du caractère des deux. Clyde ne répond pas aux propos de Bonnie. Il grince des dents, quand Bonnie feint de s’étonner sur le fait qu’un départ sans un mot n’est pas assez explicite quant à la réponse apportée à une telle demande. Il ravale les mots qui lui viennent, qui lui mordent même les lèvres, pour tenter d’en sortir. Mais cet effort fourni augmente son envie de clope, qu’il ne tarde pas à assouvir le plus rapidement possible. Il ne regarde même pas la brune quand elle se lève. Trop énervé pour ça. Ce con ne réfléchit même pas réellement à ce qu’elle peut bien lui dire, à ce que ça peut bien signifier. Non, là, il est juste trop dans l’instant présent. Comme toujours. C’est ça, le souci, avec Clyde, il est peut-être trop entier, trop intense aussi. Couplé au fait qu’il n’aime pas le moins du monde parler de ce qu’il peut éprouver, on ne peut qu’imaginer le désastre que ça peut être ! Ce con, au lieu de dire clairement à la brune qu’il est perdu, qu’il est tout sauf bien, il lui lance des piques. Dès qu’il se sent mal, en fait, il ne peut s’en empêcher. A croire qu’il veut aussi bien faire du mal aux gens qui peuvent lui en faire, que juste détruire ce qui peut le rendre heureux. Un peu autodestructeur, l’Irlandais. Il ne lève les yeux que quand la brune brise le silence, après s’être servi un verre, qu’elle torche d’un seul coup. Le regard que le musicien lui lance est digne de ceux qu’il pouvait lui balancer, à l’époque, ils se prenaient la tête, ou même plus récemment, quand ils tentaient vainement de conserver leurs distances.

Ses doigts se crispent sur les accoudoirs, tandis qu’il tente de prendre sur lui pour ne pas en ajouter une couche. Mais c’est difficile. Et ça devient impossible, avec ce qu’elle ajoute, plus doucement. Voici comment il finit par rétorquer, tout en se levant prestement :  « Oh mais c’est pas trop tard, t’sais ! La porte t’est grande ouverte !  », raille-t-il en lui montrant cette dernière, en se dirigeant à son tour vers la cuisine. Puis il lève les mains, comme s’il se dédouanait de se merdier, comme s’il indiquait qu’il s’en foutait complètement, comme s’il voulait laisser à entendre qu’il baissait les bras, comme s’il ne ressentirait rien en la voyant partir, en ce moment précis. A présent arrivé dans la cuisine, sans s’intéresser le moins du monde à la brune qui s’y trouve, il attrape son ordi et le prend sous le bras. « Et non, j’suis désolé, mais partir sans rien dire, c’est pas assez explicite comme réponse. Pour preuve : t’m’as rien dit après qu’j’t’ai dit c’que je ressentais pour toi, et ça m’a pas empêché d’stagner pendant 8 ans, hein. », dit-il, en quittant la cuisine. Oui, c’est pas forcément comparable, lui, il a « juste » dit à la brune qu’il l’aimait, il lui a pas demandé sa main. Mais il sait pertinemment que ça n’aurait pas été différent, pour lui, s’il avait fait sa demande. Il sait bien, trop même, ce que ça fait, d’être amoureux de Bonnie, et de la voir se terrer dans un mutisme douloureux, qui vous rend littéralement cinglé. Son visage est de nouveau fermé. Retour au Clyde qui parait indifférent au-dessus de tout. Tout ça parce qu’il est juste en train de se prendre la tête, une fois de plus, avec la bassiste. Bassiste à qui il vient juste de laisser à entendre qu’il l’aimait encore, même à l’heure actuelle. Il se mettrait des baffes. Vraiment. « Maintenant, sois gentille : tu t’tais si tu restes, ou tu t’barrres, mais moi, j’dois bosser… », lance-t-il en retournant s’asseoir sur le fauteuil qu’il occupait précédemment, posant son PC sur la table, et reprenant là où il en était tout à l’heure. Il ne l’a pas dit, il n’en avait pas besoin, mais flotte dans les parages un petit mot de reproche à l’encontre de la brune, qu’il a fait passer avant son boulot. Il ne le regrette pas, mais ce soir, tout est bon pour la pousser à bout. Tout comme laisser à entendre qu’elle le fait chier. Sauf qu'il est loin d'être aussi indifférent qu'il tente de le laisser croire, comme l'atteste ses mains, qui tremblent presque de rage, et le fait qu'il lise sans arrêt la même ligne, incapable de vraiment la traduire, là où en général, ça se fait rapidement, presque instinctivement.

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Posté le Mer 21 Fév - 22:16


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La situation prend des proportions hors norme et les esprits s'échauffent rapidement. A croire que le duo est dans l'incapacité d'avoir une discussion calme et posée dès qu'il s'agit de sujets pour le moins sensibles. En particulier celui dont il est questions. Et si de base, Bonnie est revenue à l’appartement dans l'espoir de parler à son frère, elle pensait malgré tout trouver du réconfort auprès de Clyde. Aveu délicat qu'elle vient de lui faire en révélant la demande en mariage inattendue de Matthew. Mais Bonnie pensait que le guitariste comprendrait son attitude. Après tout, ne la connaît-il pas sur le bout des doigts ? La chanteuse espérait trouver un peu de réconfort dans les bras rassurants de l'irlandais. Et pourquoi pas qu'il l'aiderait à faire face à cette situation houleuse. Parce que Bonnie, elle est plus que décidée à quitter Matthew si cela signifie être avec Clyde. Ou du moins, elle l'était... Jusqu'à ce que le brun ne s'enflamme et lui hurle à la figure. Pire encore lorsqu'il émet l'hypothèse qu'elle pourrait tout aussi bien retourner avec le photographe... Les mots sont piquants, et Bonnie a bien du mal à cacher qu'il a réussi à la toucher. Alors, comme d'habitude, elle fuit la chanteuse. Se rend dans la cuisine pour étouffer ses sentiments à coup d'alcool fort. Mais Dieu seul sait que ce n'est pas l'idée du siècle car, si déjà la belle a un fort caractère, alcoolisée c'est encore pire. Bonnie a tendance à ne pas avoir sa langue dans sa poche et dire tout ce qui lui passe par la tête. Et au vu de la rapidité à laquelle elle enchaîne les shoot de vodka pure, ce soir risque de ne pas faire exception.

D'ailleurs, c'est tout juste si elle se rend compte avoir pensé à voix haute en affirmant qu'elle aurait mieux fait de se rendre directement à l'appartement que partage son frère avec sa fiancée. Et pour couronner le tout, Clyde a entendu alors même qu'il est à l'autre bout de la pièce. A croire que le karma se délecte de leur duo... Le guitariste réagit au quart de tour, haussant le ton alors qu'il affirme que Bonnie peut très bien partir que ça le rend indifférent. Plantée comme un piquet, la brune l'observe sans un mot, les yeux ronds, l'information faisant tout doucement son chemin jusqu'au cerveau. Muette, elle se contente de le suivre des yeux lorsqu'il approche, poings serrés sur le plan de travail, mâchoires crispées pour ne pas lui cracher un flot d'insultes. Putain de cauchemar qu'elle ne peut s'empêcher de penser alors que Clyde continue d'attaquer, remettant sur le tapis leur historie vieille d'il y a huit ans. Sauf que Bonnie est tellement aveuglée par la rage qu'elle peut éprouver à l'heure actuelle – et l'ivresse qui commence doucement à faire son œuvre – qu'encore une fois, elle ne parvient pas à lire entre les lignes. Tout ce qu'elle retient, c'est qu'il ne veut pas d'elle ici. Et confirme ses paroles par les gestes, prenant son ordinateur pour retourner dans le salon et bosser. Bonnie reste scotchée, comme clouée sur place, incapable de bouger. Poings tellement serrés que ses phalanges sont en train de blanchir. « Connard.... » qu'elle marmonne à travers ses mâchoires toujours serrées. Et finalement, après avoir inspiré un grand coup et face à l’indifférence du guitariste, elle bouge enfin. « Ok, j'me tire. J'sais même pas pourquoi j'suis rev'nue t'façon. » qu'elle répond finalement de vive-voix. Et elle sait bien que ce n'est pas une bonne idée. Ou plutôt, quelque part dans son esprit embrumé, une petite lumière clignote sur le fait qu'elle a bu et qu'elle ne peut pas prendre le volant. En plus d'ajouter de l'huile sur le feu par ses mots. Mais cette réflexion est ensevelie sous un brouillard si épais d'amertume et de colère que Bonnie n'en a pas conscience là tout de suite. Tout ce à quoi elle pense alors qu'elle se dirige d'un pas décidé vers la sortie, tout ce qu'elle se demande présentement, c'est comment ils en sont arrivés là. Et surtout, pourquoi ne peuvent-ils pas passer plus de quelques jours ensembles sans se déchirer. Et alors qu'elle tourne la poignée de la porte d'entrée pour sortir, elle s'arrête pour pivoter vers Clyde qui est bien plus accaparé par son ordinateur que par le fait qu'elle comptait partir. « Et puis non j'vais nul part. J'vais pas te faire ce plaisir ! » qu'elle lui lance bras croisés, essayant vainement d'attirer son attention. Et elle a subitement chaud Bonnie. A cause de la vodka et de ses émotions. Elle étouffe dans cette pièce qui lui semble subitement exiguë. Et après de longues seconde d'un silence pesant... « Tu veux que j'te dise quoi hein ? Tu crois vraiment que j'ai voulu tout ça ? J'voulais faire les choses biens pour une fois. Et pas reproduire les mêmes erreurs qu'à l'époque. Mais il a fallu qu'il fasse ça merde ! J'ai paniqué. Qui n'aurait pas paniqué ? Mais tu veux qu'j'te dise ? Y'a qu'un truc auquel je pensais à ce moment là. A nous deux. » Le flot de paroles s'échappe d'une voix sérieuse. Bonnie lâche tout ce qui lui passe par la tête, désinhibée par la vodka qu'elle vient d’ingurgiter et qui fait doucement son œuvre. « J'pensais à toi putain. Le mec avec qui je suis depuis quatre ans fait sa demande et j'pense à toi ! Je t'ai dit que je jouais pas. J'suis revenue pour toi. Et toi, tout c'que t'arrives faire c'est m'en mettre plein la gueule et me foutre à la porte parce que j'ai pas plaqué Matthew alors qu'il se tenait à genoux devant moi ? » et elle se met à ricaner Bonnie. Un rire forcé, presque effrayant. « Qu'est c'qui tourne pas rond chez toi ?! »

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Posté le Mer 21 Fév - 23:15


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Le duo parle fort, trop fort, aidé très certainement par la musique, qui continue à tourner. Fortement. Comme à l’habitude de Clyde. Et ils sont en colère l’un contre l’autre, car ils ne font pas l’effort de se comprendre, et c’est pire du côté de Bonnie, qui rajoute de l’alcool dans l’équation, comme pour être sûre de ne pas comprendre du tout l’Irlandais. Mais c’est pas pour ça que le brun retourne à son boulot, feignant de vouloir mettre un terme à cette conversation. C’est juste qu’il estime avoir fait le tour de ce qu’il avait à dire. Sauf que, bien entendu, la Turner ne l’entend pas de cette oreille. Ca n’aurait pas été marrant, sinon, voyons. Si l’insulte qui lui échappe n’est pas captée par le guitariste, par contre, il entend quand elle prétend vouloir partir. Néanmoins, c’est à peine s’il lève la tête pour la voir partir. Pire même, il se contente de lui lancer un cinglant : « Bon débarras ! Et t’sens pas obligée d’revenir, puisque t’tu t’demandes c’que tu peux bien foutre là ! ». C’est cruel. Il le sait. Partiellement. Mais bordel, il veut juste lui faire mal, là, autant qu’elle lui a fait mal. Elle n’a pourtant rien fait, réellement. Mais c’est bien ça, le problème : elle n’a rien fait. Elle n’a rien fait pour qu’il s’enlève réellement ces doutes à la con du crâne, pas plus qu’elle n’a fait quoi que ce soit pour larguer enfin le Matthew. Là, concrètement, en ce moment, il se demande surtout comment ils ont pu faire la connerie de croire qu’ils se prendraient pas la tête, passé ces quelques jours dans leur petit cocon, une fois que celui-ci eut explosé, en les ramenant à la réalité. « T’comprends vraiment rien hein ! », crache-t-il, quand la brune change d’avis, et reste, au lieu de se tirer. Mais lui ne comprend pas plus les choses. Il ne se comprend déjà pas le moins du monde, de fait, ça n’aide pas les choses, ça non plus ! Précédemment, il était irrité qu’elle s’apprête vraiment à partir, qu’elle baisse les bras à leur 1ère grosse difficulté. Et là, maintenant, il est excédé parce qu’elle reste… Et dans le même temps, très profondément enfoui en lui, il est content qu’elle reste. Toutefois, il ne la regarde pas. Trop énervé pour ça. Au lieu de ça, il continue à tenter de bosser. Mais il galère. Car il n’a pas la tête à décrypter du japonais, là, tout de suite maintenant.

Il tente de sauver les apparences, par contre. Fierté oblige. Alors il tape sur son clavier. Tout ce qui lui passe par la tête. Clairement pas la traduction de ce roman qu’on lui a transmis. Il ne s’arrête que pour boire un peu de café, ou virer les cendres de sa clope. Il continue son petit jeu, alors même que la bassiste reprend la parole. Elle a beau lui dire qu’il n’est pas sorti de ses pensées durant la demande de Matthew, ça ne le fait pas redescendre en pression. Bien tenté, mais non. « C’qui tourne pas rond chez moi ? », reprend-t-il en reposant sa tasse sur la table. Trop violement. Du café en ressort. S’échoue en partie sur sa main (celle-là même qui a été blessée lors de leur dernière dispute.). Et en partie sur la table. Par chance, ça n’atteint pas l’ordi. Mais ça s’est joué de peu. « Et merde tiens ! », râle-t-il, en secouant sa main. Bah ouais, le café est encore chaud, quand même, alors ça fait mal. Continuant à pester, il se lève, pour attraper du sopalin dans la cuisine, en vue de nettoyer la table. En se rendant vers son objectif, il continue sa conversation : « Tu t’fous d’moi ? Genre, t’prendrais bien la situation, si les rôles étaient inversés ? Si j’avais passé des plombes chez celle que j’devais larguer pour être enfin avec toi, alors qu’elle m’faisait sa putain d’demande ? » C’est avec une mauvaise humeur flagrante qu’il se découpe un morceau de sopalin, puis reprend le chemin en sens inverse. Mais en aucun moment il ne regarde Bonnie. « Si j’l’avais pas larguée ? Si j’avais déjà pris la fuite, 8 ans plus tôt, quand t’as enfin mis ta putain d’fierté d’côté pour m’dire c’que tu ressentais pour moi, avant d’changer d’avis ? Genre, à aucun moment t’aurais les boules qu’tu puisses t’retrouver, dans 8 ans, à la place d’la nana larguée pour toi, parce qu’en fait, j’ai choisi qu’elle était c’que j’voulais, ou une autre ? » Tout en lui indique à quel point il est furax, en ce moment précis, alors qu’il tapote avec rage la table qui a la mauvaise idée de ne pas aimer le café. « Mais t’as raison, c’est moi qui divague ! Navré d’flipper d’me retrouver une fois encore à la place du con à qui t’tournes le dos sans un mot, pour quelqu’un ou quelque chose qui t’paraît mieux qu’moi. » Il tourne la tête vers la brune. Enfin. La foudroie du regard. Encore. La détaille des pieds à la tête avec dédain. Et termine : « T’aurais mieux fait d’penser à ton prochain verre d’alcool, vu qu’c’est la seule chose dont t'ai visiblement besoin. ». Jolie pique sur le fait qu’elle boive trop. En dehors des soirées. Ca, il l’a bien vu. Il est con, mais pas à ce point-là, non plus. Il n’est pas un saint, il sait qu’il picole aussi pas mal. Mais là est la différence entre eux : il ne fuit pas à tout va avec un verre à la main. Non, lui, il préfère les clopes. Son esprit est toujours sous contrôle. Mais ça lui pulvérise la santé également. Il aime avoir le contrôle de ses pensées. Il est incontestablement suicidaire sur les bords. Le mélange parfait pour lui. Il malmène entre son poing resserré, le sopalin imbibé de café, avant de le balancer dans la cuisine. Sans vraiment viser la poubelle, il peut pas l'atteindre, de toute façon. Il a juste envie de balancer un truc. Il souffle. Il souffre. Il n'ajoute plus rien. Se contentant de fixer Bonnie. Tristement en colère.

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Posté le Jeu 22 Fév - 19:26


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Bonnie semble vide alors qu'elle vient de dire tout ce qui lui passait par la tête. Elle observe Clyde, debout comme un piquet, à se demander comment ils ont fait pour en arriver là encore une fois. Comment, alors que quelques heures plus tôt, ils étaient dans les bras l'un de l'autre et le monde n'existait plus en dehors de leur cocon. Maintenant ? Ils se prennent à nouveau la tête. Le ton monte, les mots sont durs. Et encore une fois, Clyde ne lit pas entre les lignes. Ne semble pas comprendre -ou ne veut pas comprendre – ce que Bonnie est en train de lui dire présentement. Tout comme elle n'a pas su capter la subtilité de ses mots dans la cuisine tout à l'heure. Le guitariste se brûle la main en reposant un peu trop violemment sa tasse de café sur la table. En d'autres circonstances, la brune aurait sûrement accouru pour l'aider, apporter une serviette humide ou simplement regarder l’ampleur des dégâts, essayer d'apaiser la douleur à l'aide d'une caresse ou d'un baiser.... Mais là, elle ne fait rien Bonnie. Strictement rien. Pire même, alors qu'elle se dit que c'est bien fait pour lui.

Et encore une fois, la situation qu'ils ont vécue des années plus tôt revient sur le tapis alors que Clyde s'emporte à son tour. A nouveau, et alors qu'il va à la cuisine chercher ce qu'il faut pour nettoyer la catastrophe qui vient d'avoir lieu, passant près de Bonnie sans un regard, le guitariste lui met dans les dents sa lâcheté d'il y a huit ans alors qu'il venait de lui avouer ses sentiments. Et si jusqu'à présent la brune est restée muette, ses poings et mâchoires serrés comme unique visuel de l rage qui l'habite présentement, elle finit par exploser telle une bombe qui n'aurait pas été désamorcée à temps. « Mais, j'me suis déjà excusée putain ! J't'ai déjà dit que je regrettais plus que tout c'que j'ai fait ! Qu'est c'qu'il te faut de plus sérieux ? Tu veux que j'te dise quoi à part que j'suis désolée ? Tu veux que j'te dise que j'ressentais la même chose mais que ça m'faisait trop peur pour l'avouer ? Parc'que j'avais peur que tu finisses par tirer partie de mes sentiments pour me faire du mal et que du coup j'ai flippé ? Que j'ai pas réfléchi et que j'ai tout détruit ? Que cette décision a foutu en l'air le reste de ma vie et que j'ai pas réussi à t'oublier les huit ans qui ont suivi ? Que y'a toujours eu que toi merde, y'a toujours eu que toi et peu importe qui je fréquentais ? Et que même ma relation avec Matthew ça n'a pas marché ? C'est ça qu'tu veux entendre ? Et que je sache, c'est pas moi qui ai fini tellement torché la dernière fois à ne pas se souvenir de la soirée et à passer ses nerfs sur la fenêtre !» qu'elle s'emporte en flot de questions qui n'en sont pas vraiment, finissant sur une pique à l'encontre de Clyde qui vient de mettre le doigt sur l'alcoolisme visible de Bonnie. Le tout accompagné de grands gestes.

Le silence retombe, uniquement brisé par la musique qui continue de jouer, musique dont Bonnie avait fait abstraction, réalisant seulement maintenant que la mélodie a continué tout le temps de leur dispute. Silence  lourd de sens et gênant pour la chanteuse qui voudrait dès à présent se terrer dans un trou. Car, mine de rien, là, elle vient de balancer toute la vérité à Clyde, même si c'est sous une forme quelque peu détournée comme elle sait si bien le faire. Et quand enfin la brune se rend compte de ce qu'elle vient de dire, elle se tait. Tendue jusque maintenant, ses épaules s’affaissent alors que ses yeux s'écarquillent légèrement en comprenant qu'elle vient d'avouer à Clyde avoir toujours eu des sentiments pour lui.. Et ça lui pète à la gueule aussi. Évidence qui n'en était pas forcément une pour elle. Vérité qu'elle cachait sans vraiment oser se l'avouer pleinement. Jusqu'à ce soir. Jusqu'à ce que Matthew pose un genou à terre...  Sans parler de la tristesse qui l'habite de par les mots du guitariste qui a pris un malin plaisir à la blesser intentionnellement en clamant de manière non dissimulée qu'elle a un problème d'alcool du haut de ses vingt quatre ans... Dans sa colère, Bonnie n'a même pas remarqué que des larmes perlaient sur ses joues, larmes qu'elle essuie d'un revers de manche rageur. Un truc bizarre et unique chez elle et dont elle se passerait bien. Car à chaque fois qu'elle s'énerve Bonnie, qu'elle s'emporte vraiment à telle point qu'on parvient aisément à voir qu'elle est blessée et qu'on a touché un point sensible, les larmes finissent toujours par couler.

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Posté le Jeu 22 Fév - 21:14


I  know we'll be alright this time. Darling, just hold my hand, be my girl, I'll be your man. I see my future in your eyes(BONNIE & CLYDE)
I found a love for me. Darling, just dive right in and follow my lead. Oh, I never knew you were the someone waiting for me 'Cause we were just kids when we fell in love not knowing what it was. I will not give you up this time. But darling, just kiss me slow, your heart is all I own and in your eyes, you're holding mine. ► Ed Sheeran - Perfect

Il faudrait songer à donner un décodeur à ces deux idiots, un jour, ça pourrait leur éviter bien des engueulades. Normalement. Malheureusement, une telle chose n’existe pas, aussi semblent-ils donc condamnés à ne pas se comprendre. Du moins, tant qu’ils ne font pas des efforts pour mettre un terme aux malentendus débiles qui prennent des proportions inimaginables. Les épaules du guitariste se haussent : ce qu’il aimerait qu’elle lui dise, Bonnie ? Il n’en sait rien, et c’est bien ça, le problème. La déferlante que lui réserve la  bassiste continue. Et il secoue la tête, de temps à autre, incertain, ne sachant ce qu’elle devrait faire. Il se noie, sous ce flot de paroles. Son regard est rivé sur la chanteuse. Son esprit n’est pourtant pas enfouie sous des brumes alcoolisées, contrairement à Bonnie, et pourtant, il ne comprend pas vraiment les sous-entendus dissimulés derrière les mots de celle-ci. Pas alors qu’ils sont en train de se prendre la tête, et qu’il a vraiment les nerfs à vifs. Et en soi, les paroles de la jeune femme ne parviennent pas entièrement à le calmer. Ca amorce un retour au calme, chez lui, toutefois, mais s’il n’y avait pas eu des larmes débarquant du côté de la Turner, il est clair que Clyde aurait pu continuer à jeter de l’huile sur le feu. Ou à moins tenter de parler calmement qu’il n’essaie de le faire quand il finit par reprendre la parole, après quelques secondes de silence. Un soupir lui échappe, comme s’il laissait échapper la colère qui s’est entassée en lui ces dernières secondes. Par automatisme, tel un besoin de faire quelque chose, il passe une main dans ses cheveux, les ramenant en arrière, ôtant ce qui se trouvait sur son visage jusqu’à présent. « J’sais pas c’que j’aimerai qu’tu m’dises. J’sais même pas si y’a vraiment un truc qui marcherait. » admit-il, ponctuant cela d’un petit rire, dans lequel ne brille aucune joie. Ses yeux se lèvent au ciel, cherchant comment poursuivre. Si ça ne tenait qu’à lui, il mettrait un terme à cette conversation ici et maintenant. Sauf qu’il est pas con, Clyde. Il sait que s’il garde ça pour lui, un conflit de cette même nature se remettra de nouveau entre eux. Tôt ou tard. « J’ai passé 8 putains d’années à m’demander pourquoi ça avait pu s’finir comme ça entre nous. » Même si, dans les faits, leur histoire n’a jamais pris fin, du moins, aucun des deux n’a dit à l’autre clairement que c’était fini. Ca c’est fait de manière indirecte, avec le silence de la brune à la déclaration de l’Irlandais, et son éviction du groupe. Avec tout ça, bien entendu, ils ont cessé de se voir et de se parler. « Pour apprendre qu’t’as passé 4 ans en couple avec quelqu’un. Alors ouais, du coup, j’pète les plombs d’savoir qu’il t’a demandé ta main et qu’t’as pas rompu. 4 ans. C’est largement plus que c’qu’on a vécu ensemble. », ajoute-t-il. Son discours a commencé avec des traces audibles d’agacement dans la voix, mais celles-ci ont fini par se dissiper, au fil des mots, au gré des secondes. Tout en parlant, il s’était avancé vers elle. Il est désormais en face d’elle, alors qu’il vient de terminer cette partie de son discours. C’est sans doute loin d’être l’idée du siècle. Il le sait. Mais il s’en fout. Il attrape les mains de la brune, pour l’attirer dans ses bras. Ce faisant, il lance un simple : « T’peux comprendre que j’flippe qu’vous ayez vécu tellement d’choses qu’tu finisses par retourner vers lui. Ou juste voir qu’j’ai trop changé, ou pas assez, par rapport à avant. Et que j'te convienne plus. », qui se termine alors qu’il la prend dans ses bras, ne se souciant pas le moins du monde des éventuelles gestes de protestations que la brune peut faire ou non. En cet instant précis, il lui en veut un peu, étrangement. Alors qu’il tente de la réconforter. Parce qu’il a été contraint de parler, un peu trop à cœur ouvert. Loin d’être un exercice dans lequel il se sente à l’aise. Mais la brune avait les larmes aux yeux, ils s’étaient dit des horreurs, et il a donc utilisé la dernière carte qui lui restait, pour éviter d’envenimer les choses. Pour ne surtout pas mettre un terme à cette histoire qui vient à peine de redémarrer. Il ne dit rien, plus rien. Se contentant de la serrer contre lui. Aussi bien pour l’apaiser elle que pour s’apaiser lui-même.

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Posté le Jeu 22 Fév - 21:45


I  know we'll be alright this time. Darling, just hold my hand, be my girl, I'll be your man. I see my future in your eyes(BONNIE & CLYDE)
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Bonnie pose de fausses questions. Ce qu'elle dit là, c'est ce qu'elle ressent pour Clyde. Et quand enfin elle s'en rend compte, la brune se tait et le silence se fait. Oui, elle a bu plusieurs verres, mais pas assez pour ne pas savoir ce qu'elle fait ou ce qu'elle dit. La vodka lui a permis de parler à cœur ouvert sans avoir peur. Langue déliée, un flot de paroles sans discontinuer, sans laisser le temps à Clyde de dire quoique ce soit. De toute façon, il en a déjà dit bien assez au goût de la chanteuse qui a les larmes aux yeux. S'il voulait la blesser, c'est réussi. Parce qu'en plus d'être en colère, elle se sent complètement désemparée. L'air de rien, le guitariste a réussi à la toucher et lui faire mal. Sauf que leur duo ne serait pas ce qu'il est si Bonnie ne rendait pas les coups. Ce qu'elle vient de faire en retournant sa critique sur ses excès. Mais c'est pas ça le plus important. Le plus important, c'est qu'elle vient de se déclarer Bonnie. A sa manière, mais elle vient de le faire. Et à présent, elle hésite entre rester ou juste partir. Sauf qu'elle est incapable de bouger. Comme si ses membres se retrouvaient collés au sol.

Clyde reprend la parole. Plus calme, il expose être perdu et ne pas savoir ce qu'il aurait voulu. Et c'est une Bonne dépitée qui lui fait présentement face. Car si elle s'est rendue compte de la portée de ce qu'elle a pu dire, de l'impact de ses paroles, cela ne semble pas être le cas de Clyde qui n'en a pas compris le sens. Et elle voudrait dire quelque chose Bonnie. Rétorquer des mots cinglants pour qu'il se réveille. Mais aucun son ne sort de sa bouche lorsqu'elle entrouvre les lèvres tandis que le guitariste s'approche d'elle tout en continuant son discours. Et quand il la prend dans ses bras, la brune ne bouge pas. Ne l'enlace pas. Elle voudrait le repousser pourtant. Mais elle ne fait rien. Strictement rien. Bonnie le laisse faire comme une simple poupée inanimée alors que son cœur bat pourtant plus vite quand les bras de Clyde se referment autour d'elle. « Tu comprends rien. » qu'elle souffle d'une voix las au bout de longues secondes d'un nouveau silence. « T'as entendu quand j't'ai dit que ça marchait pas avec lui ? » qu’elle demande sans vraiment attendre de réponse car elle la connaît déjà. Clyde n'a pas du tout compris la portée des mots de la brune, ni même leur sens. Et elle se demande s'il a seulement écouté tout ce qu'elle a dit. Quatre ans de vie de couple oui. Mais quatre ans à se mettre des œillères, comme toutes les autres relations, bien qu'éphémères qu'elle a pu avoir avant Matthew. Elle a tenté de se persuader que c'était le bon. Que tout roulait entre eux. Mais elle se voilait la face tout ce temps. Même si d'une certaine façon leur couple fonctionnait bien. Si on lui avait demandé si elle était heureuse à ce moment, Bonnie aurait très certainement répondu oui avec un grand sourire de circonstance. Mais ça aurait sonné faux. Parfait mensonge qu'elle n'a cessé de se répéter durant des années. Mensonge dont elle a même réussi à se persuader elle-même. Jusqu'à il y a quelques semaines...

Et elle cherche Bonnie. Elle cherche comment ouvrir les yeux de Clyde d'une autre manière. Mais il n'y en a qu'une. Celle qui l'angoisse depuis toujours. Celle qui signifie se mettre à nue, exposer sa faiblesse au risque que l'autre n'en tire partie. Et cette fois, la brune sait qu'elle n'a pas le choix si elle ne veut pas le perdre à nouveau. « J'suis amoureuse de toi.... » qu'elle rétorque finalement d'une petite voix, alors qu'elle vient poser son front sur l'épaule du guitariste, bras toujours le long du corps. Fermant les yeux, Bonnie retient son souffle alors que son cœur est à deux doigts de lâcher et que son corps se met à trembler imperceptiblement dans les bras de Clyde. Elle se sent faible et exposée. Une fragilité et surtout une sensibilité qui contrastent avec la force de caractère dont elle fait habituellement preuve.

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Posté le Jeu 22 Fév - 22:34


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Alors qu’il l’enlace, la chanteuse ne réagit même pas. Mais Clyde ne la libère pas de son étreinte pour autant. C’est qu’il sait se montrer têtu, ce con. Un peu débile, aussi, comme là, en ne parvenant pas à lire entre les lignes. Et bien entendu, ça dépite la brune, qui ne se prive pas pour en parler à l’Irlandais. Nul besoin pour Clyde de répondre : Bonnie sait parfaitement ce qu’il en est. La preuve, avec les mots qu’elle finit par prononcer. Et qui font que Clyde se fige. Ou presque. Disons qu’il s’interrompt, alors qu’il était occupé à nouer ses bras autour de la brune, pour la rapprocher de lui. Faut le temps qu’il percute. Qu’il réalise que c’est pas une projection de son esprit. Ces mots, ça fait quand même 8 ans qu’il les attend, alors bon, qu’il ait du mal à les assimiler, à prendre conscience qu’ils sont réels, ça peut se comprendre. A croire que plus rien ne fonctionne, en Clyde, tant il ne bouge pas. Même son souffle est coupé. En cet instant précis, il n'y a bien que son coeur, qui tambourine fortement, qui indique au guitariste que son corps n'a pas complètement cessé de fonctionner. Et enfin, l'Irlandais finit par se ressaisir, réalisant qu’il ferait bien de dire quelque chose. Là. Maintenant. Sinon, la brune risque de croire qu’il sait pas quoi dire, car il n’a pas grand-chose à dire, ne ressentant pas la même chose, n'éprouvant plus la même chose, en cet instant précis. Et pourtant,ses sentiments pour la Turner, il les a sous-entendus des dizaines de fois, au cours des jours passés avec elle, la semaine passée. Que ce soit dans la façon qu’il avait de lui parler, de la toucher, de la vanner, de la regarder, d’aménager son planning pour passer le plus de temps avec elle. Il sait ce que ça a pu coûter à la jeune femme, de dire cela. Il le sait trop bien, il a eu la même peur, 8 ans plus tôt. La peur débile que l’autre prenne ses mots pour en tirer un certain pouvoir et briser celui qui s’est déclaré. Quels débiles, les deux, quand même ! « Moi aussi. », souffle-t-il, simplement, tournant sa bouche vers l’oreille de la brune, qui a reposée sa tête contre son épaule. Bon, sémantiquement parlant, il vient juste de dire qu’il était aussi amoureuse d’elle, mais on ne va pas jouer sur les mots, le sens de ces deux mots est clair, non ? Sans un mot, il se décolle de la brune. Pas beaucoup non plus. Juste ce qu’il faut pour lui faire face. Pour ancrer son regard dans le sien. L’espace de quelques secondes, seulement. Comme pour leur laisser le temps de digérer, cette dispute à la con, et les aveux qui en ont découlés. C’est sans rien ajouter qu’il pose ses lèvres sur les siennes. C’est en douceur qu’il l’embrasse. Etrange contraste avec ce qui se tramait dans cette pièce, il y a peu. Mettant un terme à ce baiser, ses lèvres s’éloignant de celles de la brune, il lance juste un simple : « Je t’aime, Bonnie. », tandis que son front se colle sur le front de la brune. Oui, cette déclaration, en un sens, il l’a déjà faite. Mais il avait juste envie de dire clairement ces mots. Il les a contenus en lui, ces derniers jours, de crainte de voir la brune se barrer, une fois encore, en stress complet. Et bordel, il se sent plus léger, pour le coup, rien que parce qu’il a enfin pu les lui dire. Même si son coeur bat toujours comme un débile, encore sous le choc de ce que lui a dit la bassiste. Il ne s'attendait pas à ce qu'elle lui dise ça un jour. Ou pas si tôt, du moins, depuis qu'il a assimilé qu'ils se sont vraiment laissé une nouvelle chance.

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